Conflit d’intérêts

Responsabilités nationales obligent le maire de Charleville-Mézières doit revoir ses engagements au plan local. C’est ainsi que lors du dernier conseil municipal il a fait voter la création d’un poste de maire-adjoint supplémentaire. En période de « disette financière » ce n’était pourtant pas une priorité.

C’est donc à un jeu de chaises musicales auquel nous avons assisté ce 9 février. Le conseiller municipal F. Jolion est devenu maire-adjoint en charge du CCAS. Problème Monsieur Jolion est président de la CAF des Ardennes. Avec son récent mandat de vice président du CCAS carolomacérien il risque d’y avoir conflit d’intérêts………Monsieur Jolion doit choisir.

Sylvain DALLA ROSA

Hôpital de Sedan : l’application des lois santé d’austérité !

Les lois successives concernant la santé, celle de Bachelot, celle de Touraine, celle de Buzyn en dernier ont construit le rapprochement entre les hôpitaux d’un même territoire avec un objectif très clairement explicité dans la dernière : rassembler dans les chefs-lieux des départements les services actifs et transformer les autres en hôpitaux pompeusement appelés hôpitaux de proximité, dépourvus de maternité, de chirurgie, d’urgences, de services de spécialités et ouverts sur l’extérieur, un abus de langage pour dire ouverts sur le privé pour mieux déconstruire la notion de service public hospitalier.

La seule véritable raison en est la volonté de réduire les dépenses de santé, en s’appuyant sur la pénurie de médecins, construite depuis trop d’années dans ce but.

C’est cette politique qui est mise en œuvre dans notre département, favorisée par la soumission des maires (Charleville-Mézières, Sedan, Fumay – à Fumay, le maire a été battu aux dernières élections municipales) qui ont accepté la fusion administrative de tous les hôpitaux du Nord Ardennes.

Comment s’étonner donc des menaces de fermeture de la maternité de Sedan, de son service de néonatalogie, de son service de surveillance continue ? Tout a été fait pour ne pas anticiper les départs à la retraite des médecins anesthésistes. Curieusement, on entend parler de relancer la chirurgie ambulatoire à Sedan ! Il y aurait des anesthésistes pour cela : ceux du privé ! Cela répond tout à fait aux perspectives du plan Ma Santé 2022 traduite dans la loi Buzyn !

Grace à la mobilisation, encore ce lundi 27 février devant les archives départementales, où la directrice générale de l’ARS Grand Est avait cru bon se cacher pour rencontrer élus et médecins, aucune annonce de fermeture n’est encore faite ! Notons le mépris pour les personnels dont les organisations syndicales ont été tenues hors des discussions ainsi que les usagers. Cette mobilisation doit encore s’amplifier.

La proposition de loi Darmanin, la réduction du droit d’asile

Le projet de loi «  pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » appelé couramment projet de loi Darmanin se traduirait dans la réalité par « comment réduire le droit d’asile et utiliser les personnes migrantes dans les métiers en tension ».

Toutes les lois depuis 1980 ont eu le même objectif : réduire les droits des étrangers. Celle-ci arrive en plus dans une période où l’on voudrait nous faire croire que les murs, les barbelés empêchent les mouvements de population et cela en niant la « mondialisation » des phénomènes de migrations et les effets des dérèglements climatiques à ce sujet. Certes, elle favoriserait quelques régularisations de travailleurs « sans-papiers »

Mais ce qui est très inquiétant dans ce projet de loi, c’est la volonté de mettre un nouveau coup au droit d’asile. Pour ce gouvernement, contrôler l’immigration passe par la réduction drastique du droit d’asile et la multiplication des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Cette partie de la loi nous montre l’influence idéologique de l’extrême droite depuis les dernières élections présidentielle et législatives.

De multiples associations constatent que le droit d’asile est régulièrement bafoué aux frontières françaises et européennes et restent très inquiets de ce qui restera du droit d’asile après cette nouvelle loi.

Pourquoi de nouveau durcir l’accès au droit d’asile alors que la France n’accepte que 30% des demandes faites ?

Devons-nous rappeler au gouvernement l’article 33 de la convention de Genève qui garantit le principe de non-refoulement à la frontière et qui impose un examen individuel, raisonnable et objectif de leur potentielle demande d’asile ?

Les insécurités humaines sont multiples et les pays du nord ont la responsabilité d’une nouvelle solidarité, d’une politique ouverte et accueillante et de sécurisation des parcours migratoires. La migration ne constitue pas un délit et elle nécessite le retour à une culture de paix dans une société accueillante et solidaire respectant le droit international et les droits des personnes étrangères.

Encore cette semaine, un canot a chaviré dans la Méditerranée : une soixantaine de morts.

Tous les Jours, à partir de 15 h 40, les femmes travaillent gratuitement!

Les femmes touchent une retraite inférieure de 40 % à celles des hommes. Quand on parle de « retraités pauvres », il faut écrire en réalité et parler de retraitéEs, au féminin. De même, lorsqu’on parle des aidants, dont 80 % sont des aidantEs, lorsqu’on parle des familles monoparentales en précarité, 86 % sont des femmes seules avec enfants…   

En France il existe depuis 1972 de multiples lois pour l’égalité salariale et professionnelle qui ne sont pas appliquées. C’est un véritable scandale d’État, car ces lois sont non contraignantes. Dans un système d’inégalité systémique, seules des réformes coercitives peuvent permettre de lutter contre le système patriarcal.

En France, dans leur vie professionnelle, les femmes subissent de nombreuses contraintes au travail, qui ne permettent pas de construire une carrière dans de bonnes conditions. Cela prive le monde du travail d’inventivité, de créativité, et de forces considérables. Selon l’Insee, le revenu des femmes reste inférieur en moyenne de 22 % à celui des hommes.

Derrière la bataille pour les retraites, tout le monde voit bien qu’il s’agit d’un choix idéologique de société majeur pour l’ensemble des salariéEs, pour la société.

La réforme des retraites de E. Macron est un recul pour les droits des femmes. Pour survivre les femmes seront incitées à travailler jusqu’à 67 ans pour avoir accès à une pension à taux plein ; alors qu’en moyenne l’espérance de vie en bonne santé des femmes est de 64 ans. C’est un enjeu de classe, car cet âge en bonne santé est évidemment moindre pour les femmes dans les métiers avec beaucoup de pénibilité qui ne sont pas reconnus : les métiers d’aides à la personne, les crèches, les ménages et d’autres à horaires décalés… La double peine serait organisée contre elles car elles ne peuvent pas cotiser tous leurs trimestres !

Des solutions existent : égalité salariale, égalité professionnelle, mixité des métiers, reconnaissance de la pénibilité pour les métiers féminisés…

Portons la proposition que Fabien Roussel a faite pendant l’élection présidentielle, de création d’une nouvelle fonction publique, la fonction publique du lien : assistantes sociales, aides à domicile, assistantes maternelles, aides aux enfants handicapé·e·s, femmes de ménage. Ces emplois sont appelés à se développer. La crise sanitaire a révélé le rôle et l’importance de ces métiers, de ces héroïnes du quotidien. Malgré leur forte utilité, ces professions sont dévalorisées, sous payées, précarisées, bien souvent en temps partiel ou avec des horaires inconciliables avec une vie de famille.

Le 7 mars, mettons la France à l’arrêt !

Le 8 mars, on continue, dans la rue pour l’égalité et les retraites des femmes. Dans notre département, la CGT appelle à un rassemblement à 15h40 place ducale à Charleville.

Les inégalités socio-économiques de genre ne sont pas la seule cause, mais elles favorisent les violences faites aux femmes ! A l’initiative de la cellule du centre de Charleville du PCF, une soirée ciné/débat est organisée le 8 mars à 19 h au centre social de la Houillère, ouverte à toutes et tous, avec la projection du film « J’irai crier sur vos murs » suivi d’un débat avec la réalisatrice Élodie Sylvain.

Succès du repas des vétérans

Après les prises de paroles de Jean-Claude pour les vétérans, de Michèle pour la fédération et de Anthony pour la Jeunesse Communiste, nous avons fait une minute de silence pour nos camarades décédés dans l’année et puis nous avons levé nos verres avec l’Internationale.

Le repas s’est déroulé dans une très bonne ambiance conviviale.

Ce repas «  Paella » concocté par notre chef cuisinier Sam et le service à table fait par nos militantes et militants pleins d’enthousiasme.

Cette activité nous a rapporté 1263,93€ dont 684,00€ de souscription.

Nous préparons déjà le prochain repas.

Jean-Claude DAMMEREY

Surendettement, des chiffres à prendre avec des pincettes

Encore trop méconnue c’est la Banque de France qui gère les dossiers de surendettement pour les ménages. Cette institution vient de publier son bilan. Comme c’est le cas dans la plupart des situations, les Ardennes sont nettement plus détériorées que la moyenne nationale. Faute d’un débat publique la Banque de France livre un comparatif entre 2014 et 2022.

On s’aperçoit que malgré une situation sanitaire (COVID) très compliquée ces deux dernières années dans notre département le nombre de dossiers déposés diminue de pratiquement moitié. Cela passe de 1044 dossiers en 2014 à 476 en 2022. Alors que le chômage est toujours nettement plus élevé que nationalement et que la situation économique est très fragile les chiffres annoncés par la Banque de France son surprenants. Tous les paramètres ne sont peut être pas intégrés ?

Quand on regarde d’un peu plus prés on s’aperçoit que prés de 30% des personnes pouvant prétendre à bénéficier d’aides (RSA-APL-CAF…) ne font pas la démarche pour activer leurs droits. Il serait intéressant de connaître le nombre de ménages qui sont en surendettement et par complexité des démarches ne déposent pas de dossiers à la Banque de France. Ou est-ce les effets induits de la loi de 2014 qui prévoit un meilleur encadrement du surendettement ? Il devrait être du rôle des CCAS de suivre les plus précaires afin de les orienter vers la constitution de dossiers de surendettement.

Sylvain DALLA ROSA

Loi sur les énergies renouvelables : une occasion manquée !

La loi sur les énergies renouvelables a été adoptée définitivement par l’Assemblée Nationale le 31 janvier.

C’est une véritable occasion manquée : alors que la crise énergétique s’enkyste, fragilisant l’économie, obligeant des salariés à travailler la nuit, pour faire faire des économies à leur entreprise, comme à Bogny sur Meuse, le gouvernement n’en a pas profité pour reprendre la main sur la construction des prix de l’énergie. Pourtant l’Espagne et le Portugal ont obtenu de sortir des règles européennes : pour rappel, le prix de l’électricité est fixé sur les marchés européens par le principe du « coût marginal » : c’est à dire que le prix correspond au prix le plus élevé, celui de la dernière capacité de production utilisée pour équilibrer le réseau, celui des centrales à gaz.

Mais en plus, le gouvernement a refusé tous les amendements qui auraient pu permettre de relever le niveau d’’exigence environnementale, qui auraient permis de structurer des filières de production made in France. De même, il a gravé dans le marbre des reculs démocratiques et environnementaux, toujours au nom du marché qu’il faudrait satisfaire. La planification envisagée pour les énergies renouvelables est complètement alambiquée et floue et n’interviendra pas avant mai 2024. Il y a même un risque que les porteurs de projets n’accélèrent leur mise en œuvre avant que la loi n’empêche les moins souhaités d’entre eux !

Michèle LEFLON

Transports ferroviaires, la concertation s’impose

En 2016, la région Grand Est a créé 15 comités régionaux des services de transports (COREST) en remplacement des anciens CLAD. Cette mise en place avait pour but d’améliorer le dialogue avec tous les acteurs liés aux transports (cheminots-élus-usagers…). A cette occasion la région précisait même, je cite : ces lieux de concertation, d’information et d’échanges sur les questions de mobilité ont notamment pour objectif de permettre une rencontre entre Région et les partenaires locaux.

Malheureusement cette bonne intention n’a pas duré longtemps. Depuis sa création le COREST a du se réunir deux fois au grand maximum. Pourtant les sujets à débattre ne sont pas secondaires. A l’exemple du récent questionnement qui a porté sur la réouverture de la ligne Givet/Dinant, sur le maintien en activité des gares situées sur la ligne Charleville/Givet, sur le cadencement des TER pour les Ardennes ou les multiples retards du TGV.

Autant de sujets qui concernent des milliers d’Ardennais pour lesquels l’amélioration des transports est une question vitale.

Le nouveau président de la région Grand Est sera t-il plus sensible à ce débat que ne l’était son prédécesseur ?. En tous les cas il a urgence que les forces intéressées par ce débat fassent le forcing afin que le Corest se réunisse.

Sylvain DALLA-ROSA

Le 7 mars on met la France à l’arrêt !

C’est encore une superbe manifestation qui a envahi la rocade et gagné la place ducale le 16 février ! Les Ardennais ont montré que la mobilisation ne faiblissait pas ! Sans même un vote sur l’article 7, celui qui reporte l’âge légal de la retraite à 64 ans, le projet de loi est parti de l’Assemblée Nationale pour le Sénat, réécrit à la pure sauce gouvernementale.

Le monde du travail n’a pas d’effort supplémentaire à faire. C’est au capital de payer !

On peut gagner : le 7 mars à l’appel de l’intersyndicale, amplifions le mouvement, mettons la France à l’arrêt, pour contraindre Macron à retirer sa réforme. Et le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes, poursuivons la mobilisation. Les femmes ont des pensions 40% inférieures à celles des hommes. Elles seront les premières victimes de la réforme Macron.

Ukraine : notre seul horizon doit être la paix

Un an le 24 février que le sinistre Poutine a fait le choix irresponsable d’envahir l’Ukraine, le choix du sang et des larmes, violant les règles du droit international, mettant en péril la sécurité en Europe et relançant une désastreuse course aux armements.

Il y a eu des centaines de milliers de morts, ukrainiens et russes !

Le seul horizon concevable est celui de la paix : le soutien à l’Ukraine passe par la recherche d’une solution diplomatique la plus rapide possible, comme le demandent les mouvements pacifistes de l’Ukraine et de la Russie. À l’inverse d’une escalade guerrière, dans laquelle aucune limite ne serait plus posée à l’utilisation des armes les plus destructrices, il faut ouvrir les chemins de la paix. Il est urgent de remettre l’ONU au centre des discussions. Membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la France a un rôle important à y jouer. La France doit engager des moyens diplomatiques plus importants auprès de l’ONU pour parvenir à la définition d’un cadre de sécurité collective, durable, et acceptable par toutes les parties impliquées.

André Chassaigne, président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine, avec Fabien Roussel, a demandé l’organisation à l’Assemblée nationale d’un débat sur la position de la France en matière de livraison d’armes.

Sans réponse à ce jour : sur ce sujet, comme sur les retraites, le gouvernement préfère éviter le débat parlementaire !