Le PCF fait une rentrée politique en continuité de la volonté exprimée par ses adhérents et ses instances dirigeantes. L’Humanité titrait il y a quelques semaines : « Le PCF, une rentrée dans les starting-blocks ». Il faut bien dire que les communistes se sont déjà mobilisés massivement durant l’été au travers la Caravane des Jours Heureux. A peine sortis de la campagne des élections départementales et régionales, ce ne sont pas moins de 1500 communistes qui ont été à la rencontre des vacanciers, des habitants, des travailleuses et travailleurs saisonniers, en somme, du peuple de France. Une initiative inédite : une caravane aux couleurs du PCF et de son candidat Fabien Roussel qui parcourt plus de 6000km sur le littoral Français, de Marseille à Malo-les-Bains ; avec un objectif concret : replacer l’agora au cœur de la cité (et non pas l’église au milieu du village) ! Cette usine à démocratie ambulante a permis de rencontrer quelques 5000 personnes, dans un cadre populaire liant jeux en bois (pour les grands et les moins grands), musique, discussion politique, débats. Le constat est simple : les Français veulent du pouvoir d’achat et faire de la jeunesse une priorité ; ils n’hésiteront pas à glisser le bulletin de vote communiste qui leur propose concrètement de rendre toute sa dignité à la France et à son monde du travail qui lui est si cher.
Avec le PCF, son candidat Fabien Roussel et la dynamique populaire derrière lui, c’est l’augmentation immédiate et générale des salaires de 20%, c’est un revenu étudiant allant jusqu’à 850€ par mois, c’est le retour à un Grand Service Public du Secteur de l’Énergie – par des nationalisations – couplé à un grand plan de rénovation des passoires thermiques, permettant d’encadrer les prix et de baisser de 50% la facture d’énergie des Français. N’acceptons plus que des caissières gagnent 1200€ après 12 ans d’ancienneté, n’acceptons plus que la majorité de nos anciens vivent en dessous du seuil de pauvreté après 40 années à cotiser, n’acceptons plus que les étudiants passent des bancs de la fac. aux queues des banques alimentaires.
C’est cette France que décrit Fabien Roussel dans son livre sorti le 2 septembre dernier : « Ma France, Heureuse, Solidaire et Digne ».
La rentrée politique du PCF, c’est aussi les Universités d’Été, organisées cette année à Aix-en-Provence pour la seconde fois. Des centaines d’ouvriers, de professeurs, d’infirmiers, de retraités, d’étudiants, de cheminots, de policiers et j’en passe qui se forment dans le débat pendant 3 jours. Car oui, avec les communistes l’objectif est bien l’émancipation humaine, qui passe par la formation théorique.
Enfin, notre volonté pour la France et pour la République sera partie prenante de la plus grande fête populaire – la Fête de l’Humanité. Bien qu’en jauge réduite, pour des raisons évidentes, cette fête sera comme toujours le lieu de rencontre entre le monde du travail, les jeunes et le Parti Communiste Français, dans un cadre grandiose, grandiose par les idées qu’elle porte et dans ce qu’elle accomplit.
Auteur/autrice : Karine Haas
Pourquoi je m’oppose à des mesures aussi inefficaces que liberticides par André Chassaigne, député PCF du Puy de Dome Président du groupe GDR
Le 12 juillet, le Président de la République a pris la parole devant les Françaises et les Français parce qu’une quatrième vague épidémique s’apprête à déferler sur notre pays et le continent européen. (…)
Les solutions préconisées par le chef de l’État tiennent en trois points : la vaccination obligatoire pour toutes les personnes qui travaillent dans le soin, un élargissement considérable du « pass » sanitaire et la fin du remboursement des tests.
L’élargissement du « pass » sanitaire, assorti d’un contrôle généralisé, et la fin du remboursement des tests convergent de fait pour rendre la vaccination obligatoire pour tous. Mais cette obligation ne veut pas dire son nom. Et elle est instaurée par le pire des détours : celui de la contrainte individuelle en mettant en avant une vision utilitariste et consumériste du vaccin. Il n’y a pas de doute sur le message envoyé par le Président de la République : vaccinez-vous pour pouvoir consommer, manger, vous distraire et voyager ! La protection des plus fragiles et l’immunité collective suivront.
Cette inversion, qui place l’intérêt collectif au second rang, n’est en réalité guère surprenante. Depuis quatre ans, le Président de la République et sa majorité appliquent avec méthode des politiques néolibérales qui détricotent, maille après maille, notre contrat social et ses valeurs collectives. Cette idéologie individualiste anime Emmanuel Macron en toutes circonstances. C’est pourquoi il lui est si facile d’évoquer dans la même séquence le « pass » sanitaire, la réforme de l’assurance chômage et celle des retraites. Pour le Chef de l’État, le collectif n’a pas sa place. Seuls comptent les individus soucieux de maximiser leurs propres intérêts.
Pourtant, la France porte en elle assez de générosité et de ressorts collectifs pour se mobiliser autour d’une stratégie vaccinale altruiste, fraternelle et acceptée par le plus grand nombre. À la double condition évidemment de s’en souvenir et de s’en donner les moyens.
Il faut d’abord rappeler l’importance des vaccins dans notre histoire. Les grandes campagnes de vaccination que notre pays a connues ont eu des motivations pour l’essentiel altruistes, protégeant autant, sinon davantage, la collectivité que l’individu lui-même. Les vaccins contre la rubéole et la coqueluche en sont les exemples les plus caractéristiques (…). La vaccination contre le Covid-19 ne déroge pas à la règle puisqu’elle vise à freiner la circulation du virus et à nous prémunir contre l’apparition éventuelle de nouveaux variants potentiellement plus dangereux.
Il faut ensuite mener une politique de santé publique qui permette à tous de pouvoir se faire vacciner en toute conscience et en toute confiance. La campagne de vaccination menée par le Gouvernement dans le cadre de la vaccination contre la Covid, c’est un fait, laisse sur le bord de la route une partie de nos concitoyens et essentiellement les « non connectés », ceux qui vivent dans l’isolement social, la pauvreté et la précarité.
Nous devons, de plus, regagner la confiance des Françaises et des Français. Le gouvernement a nourri un climat anxiogène aux effets délétères. Les retards, les mensonges et les atermoiements dans la gestion de cette crise en sont les premiers responsables.
Il faut enfin revendiquer une autre vision philosophique de la liberté que celle qui prédomine aujourd’hui, fruit de décennies de politiques libérales qui ont écrasé nos valeurs et divisé notre société. Non, la liberté ne se résume pas à l’absence de contraintes. Si tel était le cas, que devrions-nous penser de l’instruction obligatoire pour les enfants ? Que devrions-nous penser du Code du travail ? Ces mesures ne sont pas coercitives pour le plaisir de l’être. Dans notre État démocratique, elles ont été discutées, parfois âprement, contre la volonté des puissants et pour lever les réticences individuelles, puis votées et appliquées pour permettre à nos concitoyennes et concitoyens d’exercer leur liberté. Dans un pays démocratique, la liberté est le fruit d’un approfondissement constant de la relation entre les citoyens et la communauté nationale. En ce sens, elle est toujours l’objet d’une recherche, d’une tension et d’un travail de conviction pour que les contraintes soient admises comme un progrès et non pas un affaiblissement démocratique. La liberté est toute à la fois équilibre et mouvement.
C’est pourquoi la vaccination ne peut être un acte liberticide. Elle doit être conçue comme un instrument mis à disposition par la puissance publique pour, à la fois, garantir l’intérêt général et préserver chacun des sévices de la maladie. Elle ne peut avoir comme objectif que de sortir de la crise sanitaire et éviter un nouveau confinement, (…) N’écartons donc pas le principe d’une vaccination qui pourrait devenir obligatoire pour tous, plus respectueuse de nos principes républicains que ne peut l’être un « pass » sanitaire, mesure de police et outil de contrôle social.
Gageons que cette obligation s’appuierait sur une responsabilité retrouvée si elle était mise en place dans un climat de confiance, donc sans occulter d’éventuelles contre-indications médicales et en établissant un plan de gestion des risques pour parer à des évènements indésirables. Il serait alors inutile de recourir à des moyens coercitifs pour que 90 % de la population soit vaccinée et que nous atteignions ensemble l’immunité collective.
Cette approche altruiste nous oblige également à agir au-delà de nos frontières. La France a un rôle essentiel à jouer au sein de l’UE afin qu’elle plaide pour une levée des brevets sur les vaccins à l’OMC, condition indispensable pour faciliter la diffusion de la vaccination dans les pays qui en sont encore exclus. Tirons les enseignements de l’histoire : l’éradication de la poliomyélite n’a été possible que grâce à la mise en place d’un vaccin non breveté permettant sa large diffusion dans la population.
La levée des brevets sur les vaccins Covid reste donc une priorité. Elle n’est, hélas, pas celle d’un Gouvernement pour lequel la vaccination n’est qu’un outil au service du retour à un consumérisme sans frein, pour le grand bonheur des multinationales du médicament.
Édition 2021 de la Fête de l’Humanité une fête militante
Plus que jamais l’édition 2021 de la Fête de l’Humanité sera une fête militante ! Situation sanitaire oblige, il ne pourra pas y avoir plus de 40 000 participants par jour. La diffusion des bons de soutien permettant l’entrée est uniquement militante !
Avant son déploiement dans l’Essonne l’année prochaine, la Fête de l’Huma aura lieu à La Courneuve, sur un espace réduit par rapport à l’édition 2019. Le nombre de stands du PCF y sera limité et vous n’y retrouverez donc pas de stand de la Fédération des Ardennes, mais comme d’habitude le Village du monde, l’Agora de l’Humanité, carrefour des débats sur les enjeux brûlants de l’actualité, le Forum social, le Village du livre. L’espace du conseil national du Parti communiste permettra de porter des propositions nouvelles dans le cadre des échéances à venir.
Fête, politique, culture : cette alchimie sera présente comme d’habitude avec IAM, Alain Souchon, Tryo, Soso Maness, Boulevard des Airs, Louis Chedid et bien d’autres.
Les bons de soutien seront à votre disposition très prochainement au siège de la Fédération (ouverte l’après-midi) et pourront être défiscalisés à hauteur de 66 %, dès lors que le versement sera labellisé au fonds de dotation « l’Humanité en partage ». Fidèle à sa vocation solidaire, la Fête de l’Humanité reversera 1 euro sur chaque bon au Secours populaire français pour l’aider à financer ses actions. Rappelons l’importance de ce soutien financier au journal l’Humanité.
Si vous souhaitez transformer ce bon de soutien en entrée sur le site de la fête il faudra gratter et s’inscrire sur le site pour obtenir une invitation valable pour les 3 jours : à faire sans délai !
Maintien des repas U à 1 euro pour les étudiants
Depuis des années nous alertons sur la précarisation grandissante des étudiantes et étudiants de notre pays. Depuis plus d’un an nous alertons sur l’explosion du mal-être de ces derniers dû à la crise sanitaire.
A la suite d’une forte mobilisation étudiante à l’initiative de l’Union des Étudiants Communistes nous avions arraché une mesure : les Repas U à 1€ pour toutes et tous. Bien qu’insuffisante, cette mesure conquise permettait de pallier à minima la précarité étudiante. Rappelons tout de même que depuis la crise sanitaire, nombre d’entre eux sont dans l’obligation de se tourner vers les organismes d’aide alimentaire.
Nous avons appris qu’à la rentrée prochaine, le caractère universaliste de cette mesure dite « d’exception » sera supprimé. Nous disons à Frédérique Vidal que la précarité étudiante, elle, n’est pas exceptionnelle, elle grandit de jour en jour depuis de nombreuses années. Ce n’est pas la rentrée qui mettra fin à la précarité et qui signera la sortie de crise.
Nous contestons cette annonce indigne, qui plonge les étudiantes et étudiants dans une précarité toujours plus forte et qui est un obstacle à leur réussite. Nous rappelons que l’État se doit de soutenir les jeunes, l’avenir de notre pays.
Nous exigeons le maintien des Repas U à 1€ et nous appelons à un investissement massif dans le CROUS afin d’ouvrir des restaurants universitaires sur le territoire, notamment à proximité des lieux d’études et des résidences étudiantes.
C’est en donnant des moyens aux services publics que nous pallierons la précarité étudiante !
Mangez ou volez !
Le président sortant LR, réélu aux élections régionales Grand-Est, soutenu par le maire de Charleville-Mézières LR mais se déclarant hors partis aux élections municipales, fait le plein de démagogie et un coup de communication « vert de gris ».
Le 15 juin, pendant la campagne électorale, la société « Global Bioénergies » organisait à grand renfort de communication un vol « vert » international partant d’Allemagne pour atterrir à l’aérodrome de Reims-Prunay avec un avion alimenté d’agrocarburants. Cette énergie est composée à 97% d’essence renouvelable, alternative au carburant utilisé habituellement. En France, cette essence renouvelable c’est de l’éthanol extrait de céréales ou de betteraves sucrières. Certes sa combustion émet moins de CO2 mais, quand on additionne les labours (mise en culture, engrais) puis l’extraction de l’éthanol, le bilan carbone de ce carburant « vert » est supérieur à celui des énergies fossiles. De plus, l’augmentation des volumes de ce carburant fait croître les prix alimentaires et accélère la déforestation dans le monde.
La région Grand-Est, sous l’ancienne mandature du nouveau président a aidé financièrement au développement de la production céréalière et betteravière représentant 40% de la production nationale de carburant agricole.
Faut-il continuer à privilégier les réservoirs des véhicules au détriment de l’alimentation humaine avec un bilan carbone pour le moins discutable ?…
Une fausse bonne solution ? A vous de juger !
Corine Postal
Trois conseillers régionaux PCF dans le Grand Est
L’effondrement démocratique que symbolisent les élections départementales et régionales mobilise les communistes pour résister à la soumission du pouvoir exécutif au capital et pour placer au cœur du débat politique les réponses aux besoins fondamentaux du peuple de France. Il est urgent de promouvoir une démocratie nouvelle, avec de nouveaux pouvoirs et de nouvelles institutions, afin que les citoyens et les salariés puissent décider.
Le PCF se félicite du succès de ses candidates et candidats et des forces de gauche et écologistes rassemblées, qui remportent cinq des treize régions métropolitaines, de la magnifique victoire à La Réunion de notre camarade Huguette Bello, de Gabriel Serville en Guyane, et de la réélection de majorités de gauche dans les départements. Nous remercions les électrices et les électeurs qui ont permis ces succès qui conduisent nationalement à un doublement du nombre de conseillers régionaux communistes, passant de 29 à 62 élus, et à l’entrée d’élus communistes dans 17 conseils départementaux où nous étions absents. Ces résultats constituent une progression inédite pour le PCF au scrutin régional depuis de nombreuses années et une extension de notre implantation départementale. Le PCF reste la troisième force politique en implantation d’élus locaux sur l’ensemble du territoire national. Bravo à tous les élus communistes à ces scrutins.
Dans le Grand Est, c’est aussi un retour des communistes dans l’hémicycle régional avec 3 élus : Sandra Blaise (Vosges), Bora Yilmaz (Meurthe et Moselle) et Hülliya Turan (CEA).
Esteban Evrard
« Gagarine » !
C’est un film pour mémoire qui rend hommage aux militants associatifs, aux rêveurs et aux incompris.
Gagarine était une cité d’Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne qui est aujourd’hui démolie. Ce film qui lui est dédié a été écrit et tourné avec ses habitants avant son évacuation. Le regain d’activité associative a beaucoup aidé les deux réalisateurs, Fanny Liatard et Jérémy Trouilh.
Les habitants, après quelques craintes, ont compris que le but de ce film était de les valoriser. Du coup, ils ont participé avec beaucoup d’enthousiasme, notamment aux scènes collectives.
A l’époque, le PCF a suivi Youri Gagarine qui a inauguré la cité mais qui a aussi fait le tour de la banlieue rouge pour donner son nom à des stades, des piscines et des écoles.
Cet immeuble où les gens ont eu accès à l’eau chaude et au chauffage, symbolise le rêve spatial, le progrès et l’utopie d’une époque. Les utopies se concrétisaient avec l’idée de vivre ensemble dans un confort moderne avec des gens mélangés et justement, les personnages principaux, c’est la mixité : un adolescent noir qui rêve d’espace, une Rom et une Maghrébine.
La cité Gagarine n’est plus, le relogement s’est bien passé.
Les réalisateurs de ce film ont essayé de décaler le regard de la surmédiatisation des problèmes de violences et de trafics pour montrer la force et la beauté des lieux qui rendent fiers et heureux des habitants qui, du coup, sont prêts à les défendre.
La conclusion de la réalisatrice : « si des récits multiples naissent et qu’en plus, politiquement, on prend soin de ces territoires, peut-être que les choses pourront-elles aller un peu mieux ».
Le Symposium Mondial des Partis Politiques Marxistes s’est déroulé il y a quelques semaines
L’événement a rassemblé quelque 70 représentants de 58 partis politiques de 48 pays. Il a été accueilli et parrainé par le département international du Parti communiste chinois (PCC) pour ses 100 ans. Chacun est intervenu avec un rapport politique essayant d’apporter une réflexion originale sur les innovations dans le domaine de l’idéologie et de la pensée marxiste. Parmi les personnes présentes, il y avait des partis au pouvoir tels que le Parti communiste de Cuba et le Parti communiste du Vietnam ; les partis au gouvernement de leur propre pays tels que le Parti communiste d’Afrique du Sud, le Parti communiste du Népal, ainsi que les partis espagnols et syriens, mais bien sûr aussi des partis d’opposition tels que le Parti communiste de la Fédération de Russie, Parti communiste des États-Unis d’Amérique, etc.
Assez d’hésitation : il faut plus de coopération entre les partis ! Xi Jinping, qui est également secrétaire général du Parti communiste chinois, a déclaré que le marxisme n’est pas seulement « plein de vitalité dans la Chine du XXIème siècle », mais qu’il s’agissait d’une « théorie scientifique qui révèle les modèles derrière le développement de la société humaine ». Et qui représente « un formidable outil théorique que nous utilisons pour comprendre le monde et pour opérer son changement ».
Ce qui manque, et auquel Xi Jinping a expressément fait appel, c’est une collaboration plus étroite entre les partis communistes, le renforcement du dialogue et des échanges, et à cet égard – a confirmé le dirigeant chinois – « le PCC est prêt à promouvoir conjointement la cause du progrès humain et la construction d’une communauté avec un avenir partagé pour l’humanité entre les partis politiques marxistes du monde entier ». Et ceci selon les principes « d’indépendance, d’égalité, de respect mutuel et de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres » a souligné le dirigeant chinois qui a explicitement invité les personnes présentes à « s’unir et s’opposer à la nouvelle guerre froide. Le monde veut la justice, pas l’hégémonie ». Xi Jinping – qui a réitéré son rejet d’une nouvelle division du monde dans des champs géopolitiques opposés – a commenté : « ceux qui marchent seuls vont plus vite, mais avec des amis ils vont plus loin ». Bref, de Pékin, ils semblent dire que, dans le contexte de la nouvelle guerre froide en cours et de sinophobie, le moment est venu pour ceux qui se reconnaissent dans le marxisme et aspirent à un monde multipolaire et pacifique d’abandonner toute hésitation et toutes les distinctions intellectuelles et de s’organiser politiquement dans les partis communistes pour les renforcer.
Esteban EVRARD
Convois exceptionnels et passages à niveau Deux accidents en moins de deux ans dans les Ardennes !
L’accident survenu près de Boulzicourt le 16 octobre 2019 entre un TER et un convoi exceptionnel est encore dans toutes les têtes. Du fait de l’absence de contrôleur dans ce train, le conducteur, blessé, était seul pour alerter, protéger l’obstacle que constituait l’accident et s’occuper des voyageurs. La suppression des contrôleurs dans les trains était une mesure d’économie, décidée par le conseil régional présidé par Jean Rottner, en concertation avec la SNCF. Il y avait eu 11 blessés et les cheminots avaient, fort justement, exercé dans les jours suivants leur droit de retrait. Le procès qui s’est déroulé il y a moins d’un mois a rappelé que le convoi exceptionnel n’aurait pas du être là. Le verdict doit être rendu le 30 juillet.
Les ressemblances sont frappantes avec l’accident survenu le 16 juin entre Liart et Rumigny. Ce n’était pas un TER, mais un train de wagons citerne. Et à nouveau un convoi exceptionnel était bloqué sur le passage à niveau. Le conducteur du train a été blessé. Le contenu des citernes s’est répandu : de l’acide phosphorique avec d’importantes conséquences environnementales.
La circulation des convois exceptionnels était très réglementée. Puis pour faire des économies, elles ont été progressivement simplifiées et une loi de 2006, s’appuyant sur les dérives antérieures, a mis fin aux dépôts obligatoires d’itinéraires impératifs, finie la prise en charge – sauf cas exceptionnels dans l’exceptionnel aux escortes motocyclistes.
Ce ne sont plus les services de l’État qui pilotent … mais des sociétés privées !
D’après nos sources, à la demande faite pour que ce convoi exceptionnel passe par ce passage à niveau, la SNCF avait mis deux conditions : que la traversée des voies se fasse de jour et qu’un cheminot soit présent pour assurer la sécurité des circulations ferroviaires et routières. L’accident a eu lieu à 3h du matin !
Un bien triste exemple que l’humain et la nature sont, dans notre société capitaliste, soumis aux profits !
Brèves
Le gouvernement désavoué par le Conseil d’État !
Le Conseil d’État, saisi par les syndicats, a suspendu la réforme de l’Assurance Chômage qui devait entrer en vigueur le 1er juillet et pénaliser lourdement les demandeurs d’emploi. La lutte continue !
Hôpitaux dans le Grand Est pénalisés
Alors que le Grand Est représente 8,2 % de la population française, c’est seulement 4,8 % des crédits débloqués par le gouvernement pour l’investissement dans les hôpitaux qui sont attribués dans la région. Motif : une part plus importante est attribuée pour « restaurer la capacité financière des hôpitaux ». Cela témoigne de l’importance de l’endettement de nos hôpitaux. Cela va être fait sous contre-partie de « contractualisation ». Gare aux fermetures de services et nouvelles suppressions de postes !
