Au sortir des élections municipales marquées par une abstention préoccupante, le Parti communiste français s’affirme comme une des principales forces politiques du pays avec des centaines de municipalités communistes élues, malgré notre absence totale des médias que nous dénonçons. Je veux saluer en particulier la victoire à Nîmes avec le maire communiste Vincent Bouget pour une ville de plus de 100 000 habitants.
À Charleville-Mézières, le conseil municipal d’installation de la nouvelle municipalité s’est tenu vendredi 20 mars dernier. Avec quatre conseillers municipaux d’opposition à gauche (2 PS Damien Lerouge et Muriel Laval et 2 PCF Daniel Masson et moi-même), nous avons pris notre place en réaffirmant nos valeurs humanistes et le sens de notre engagement lors de l’intervention de Damien Lerouge. Il s’agit pour tous les quatre de construire une opposition exigeante dans l’intérêt des habitantes et des habitants de notre ville, dans l’intérêt de tous les quartiers. Nous serons vigilants au maintien et au renforcement des services publics, au traitement juste de chacune et chacun. Il ne peut pas y avoir des parties de la population laissées pour compte dans notre commune. Justice sociale et renforcement des services publics sont les valeurs qui nous porterons tout au long de ce mandat face à une majorité municipale de droite. Nous serons vigilants à ce que cette majorité ne se laisse pas tenter par les sirènes de l’extrême-droite représentée par deux élus d’opposition au conseil municipal, ces sirènes qui sont celles de la division, de la peur et de la médiocrité.
Nous voulons porter des projets exigeants de qualité pour des services publics forts, c’est à dire pour l’ensemble des habitantes et des habitants.
Cela sera également notre credo au conseil communautaire d’Ardenne Métropole où nous serons 3 conseillers communautaires d’opposition à gauche (2 PCF, Daniel Masson et moi-même et 1 PS avec Damien Lerouge) pour Charleville-Mézières.
Irène Perrin Toinin
Conseillère municipale et communautaire communiste d’opposition

A Sedan, Anne du SOUICH, tête de liste, vient d’être élue au sein d’une liste d’Union regroupant des Écologistes, Communistes, Insoumis et citoyens sans attache politique ou membres d’associations.
Les élections municipales appartiennent au passé. Au lendemain de ce type de scrutin les partis politiques se sentent dans l’obligation d’annoncer que leur camp sort vainqueur de cette campagne, se raccrochant aux victoires acquises, même les plus courtes et dans les plus petites communes, en guise de preuves irréfutables. En se gardant bien d’avouer le plus souvent que ses pseudos victoires sont dues à des alliances improbables sous l’œil bien veillant de médias complices.
La guerre au Moyen Orient, cette politique de la force et du chaos, portée par deux gouvernements d’extrême-droite, celui de Trump et de Netanyahou, et les surenchères de la dictature islamiste iranienne ne feront comme victimes que les peuples.
Le Premier ministre s’était engagé à ne pas augmenter les franchises médicales pour obtenir des députés un vote pour son projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. Il tient parole, pour l’instant, en faisant payer autrement les malades : c’est une forme de parjure ! C’est par décret que les décisions sont prises : des augmentations de 15 à 33% ! Elles touchent dès le 1er mars le forfait journalier hospitalier et le forfait patient urgence, comme si les malades étaient responsables de venir aux urgences pour une pathologie ne nécessitant pas d’hospitalisation alors que trouver un médecin en urgence est souvent une gageure. Et au 1er avril, ce sera la « participation forfaitaire » facturée en cas de soins lourds et coûteux !
Dès le premier tour, des centaines de maires communistes ont été élus ou réélus, dans au moins 72 communes de plus de 3500 habitants, parmi elles Montreuil en Seine St Denis, une ville de plus de 100 000 habitants et Saint Amand les Eaux, où le secrétaire national du PCF a été réélu dès le premier tour. D’autres succès sont à attendre dimanche prochain.
Suivant le contexte dans lequel on se place, le résultat des élections municipales où il n’y aura pas de second tour, peut être interprété de plusieurs façons.