C’est la rentrée scolaire, un moment toujours important pour les jeunes et leurs familles. L’enseignement public est sacrifié sur l’autel des réductions budgétaires. Au lieu d’utiliser la baisse démographique (qui n’existe d’ailleurs ni à tous les niveaux, en particulier pas à l’université, ni dans tous les territoires) pour une amélioration qualitative avec la diminution des effectifs de chaque classe, une augmentation du temps scolaire pour les élèves tout en réduisant le temps enseignant face aux élèves, le gouvernement préfère supprimer des moyens ! En plus il dissimule ses politiques austéritaires derrière une polémique sur l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, une réforme bâclée qui préfère la coercition à l’éducation !
Parcoursup et MonMaster ont entraîné un nouvel été de stress et d’insatisfactions qui confirme l’incapacité actuelle de l’enseignement supérieur à rendre possible tous les projets de poursuite d’études. Le tri social qui en résulte renforce les inégalités et signe le renoncement politique à une véritable démocratisation de l’accès aux études supérieures. Au-delà des injustices créées, un tel choix nous prive des ressources de formation pourtant nécessaires à notre avenir économique et social.
Pour le PCF, il faut investir dans l’éducation pour permettre une démocratisation réelle qui, à l’opposé des politiques de tri social, promeut l’accès aux savoirs et à la pensée critique pour toutes et tous. Il en va de l’émancipation intellectuelle, culturelle et sociale des citoyen·nes et de la capacité de notre pays à répondre aux enjeux climatiques, économiques et sociaux. Ces propositions peuvent être retrouvées dans le « projet communiste pour l’école de demain »
Cela nécessite des enseignants en nombre, considérés ! Comme vient de l’écrire Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dans une adresse aux enseignants : « Vous faites l’un des plus beaux métiers du monde mais il n’est pas reconnu comme il le devrait. (…) Votre rôle dans la société est immense, la question de l’attractivité des métiers de l’éducation est un enjeu majeur. Bien sûr il y a la question des salaires, mais aussi celle des conditions d’enseignement, du statut, notamment pour les AESH, de la formation initiale. Sur toutes ces questions, il faut des changements profonds, à la hauteur de vos missions et de l’enjeu de la démocratisation des savoirs dans toute la société. Vous seuls savez les moyens importants que la Nation doit avoir l’audace de mobiliser pour faire vivre une belle et grande école publique, garantissant la réussite scolaire à tous nos enfants, qu’ils grandissent dans l’hexagone ou dans les territoires dits d’Outre-mer, en ville ou à la campagne, qu’ils soient en situation de handicap ou pas. Votre engagement au service de l’école de la République n’est hélas pas reconnu à sa juste valeur : d’ailleurs, tous les ans, vous vous mobilisez pour vos salaires, pour vos conditions de travail et nous sommes à vos côtés. »
Michèle LEFLON
