Les urnes ont parlé 

Suivant le contexte dans lequel on se place, le résultat des élections municipales où il n’y aura pas de second tour, peut être interprété de plusieurs façons.

Pour ce qui concerne Charleville-Mézières, on peut considérer du point de vue communiste qu’il y a un certain progrès. Certes progrès minime, mais qui démontre que l’engagement des communistes, tout au long de la campagne, a été reconnu et se trouve quelque peu récompensé.

Si l’on ose comparer avec les élections de 2020, toutes proportions gardées suite au COVID, nous passons d’un élu communiste, municipal et communautaire, Sylvain DALLA ROSA, à deux communistes conseillers municipaux et communautaires, Irène PERRIN TOININ et Daniel MASSON.

Élus à qui nous souhaitons bon courage et avons une totale confiance pour porter clairement la vision et la parole communiste sur la gestion d’une municipalité et d’une agglo de communes.

La liste ‘’Ensemble : une autre ville’’, composée sur les mêmes bases politiques qu’en 2020 avec l’apport d’une association de citoyens, a obtenu 20% des suffrages exprimés contre 12,24% en 2020. Avec, malgré une abstention remarquée dans les quartiers Ronde Couture, la Houillère et Manchester une progression significative en nombre de voix.

Ce résultat n’est pas une fin, loin s’en faut, il constitue une étape. Il ouvre et montre la voie à de nouvelles perspectives et prépare le terrain pour les prochaines échéances électorales qui nous attendent dès l’année prochaine.

Les résultats de cette élection traduisent également une autre caractéristique, le rejet de l’extrême droite. Malgré une abstention, encore trop importante notamment dans les principales villes du département, aucune cité ardennaise n’est tombée dans les filets et les promesses mensongères de cette politique réactionnaire.

Cette issue ne doit pas être perçue comme une victoire ni un aboutissement, mais comme une prise de conscience et une responsabilité collective. Elle nous invite à poursuivre les efforts pour se faire mieux entendre et comprendre par les citoyens que nous sommes les plus aptes à répondre à leurs attentes.

Ces résultats serviront de promontoire aux prochains objectifs des militants communistes de tout le département et les aideront fortement à faire des propositions concrètes lors de leurs prochains congrès locaux et nationaux.

Patrick LATTUADA

Eric Zemmour, l’extrême droite à la manœuvre

A six mois de l’élection présidentielle, l’espace politique et médiatique est saturé par le racisme nauséabond des déclarations d’Eric Zemmour, ce nouveau champion de l’extrême-droite la plus réactionnaire nous abreuve de saillies sexistes, racistes, voire révisionnistes. Le trublion néo-fasciste multiplie les outrances, surpassant le Rassemblement National en matière de xénophobie, comment ses positions affectent-t-elles le débat à six mois de l’élection présidentielle ?
Une des propositions récurrentes de l’extrême-droite est la préférence nationale, ce concept qui a été théorisé par Jean-Yves Le Gallou, cofondateur du Club de L’Horloge, célèbre think tank d’extrême droite, devrait selon les leaders de l’extrême droite française s’appliquer en matière d’aide sociale, d’accès à l’emploi ou de logement social, or cela serait anticonstitutionnel, constituerait une discrimination et serait contraire au principe d’universalité du service public.
Par ailleurs, une certaine forme de préférence nationale existe de fait déjà dans plusieurs secteurs : les étrangers extra-communautaires ne peuvent être recrutés dans la fonction publique, les postes dans la police, la justice et la défense sont strictement réservés aux français. L’accès aux aides sociales connaît déjà des limitations strictes mais malgré le durcissement des conditions d’obtention de l’aide sociale, aucun effet sur les flux migratoires n’a été observé et pour cause : les déplacements de population sont liés aux raisons qu’ont les migrants de quitter leur pays d’origine, pas aux conditions d’accueil. En outre la préférence nationale est sans effet sur le chômage, la main d’œuvre immigrée occupant les emplois que les travailleurs nationaux délaissent. La mise en avant de ces thèmes n’est pas innocente, quelles sont les stratégies politiques à l’œuvre derrière ces coups d’éclat médiatiques ?
Eric Zemmour a réalisé une habile manœuvre en se positionnant d’emblée à la droite du Rassemblement national, il a pris le parti d’aller au-delà des propos tenus habituellement par le parti de Marine Le Pen, jouant délibérément la carte d’un discours ouvertement raciste, décomplexé et assumé, faisant fi des condamnations pour incitation à la haine dont il a fait l’objet. Ce positionnement a eu pour conséquence une focalisation du débat politique de la présidentielle sur les thèmes de prédilection de l’extrême droite, contraignant les autres candidats à mener campagne sur ces thèmes, à agir en réaction aux propos de Zemmour. Autre conséquence de ce coup médiatique : certains candidats se sont laissés entraîner dans une dynamique de surenchère xénophobe mortifère, qui au bout du compte ne profitera qu’à l’extrême droite, les électeurs préférant toujours l’original à la copie. Enfin, la focalisation du débat politique sur les thèmes préférés de l’extrême droite que sont l’insécurité et l’immigration a aussi eu pour effet d’occulter les thèmes socio-économiques cruciaux que sont le chômage, les délocalisations, la pauvreté grandissante, problèmes que l’extrême-droite est bien incapable de résoudre, et sur lesquels elle n’a rien à dire.
Eric Zemmour, avec ses outrances et ses provocations à réussi à en quelques sortes confisquer le débat préparatoire à l’élection présidentielle, évacuant les thèmes socio-économiques au profit des questions soulevées par l’extrême droite, une fois de plus on assiste au triomphe de la politique du bouc émissaire : l’extrême droite qui n’a pas l’ombre d’une vraie solution pour lutter contre la désindustrialisation et le chômage accable les immigrés pour mieux dissimuler son incompétence.

La machine de mort néo-libérale

La machine de mort néo-libérale

Quand l’austérité tue

Au sortir de la crise du COVID-19, l’exécutif n’a eu de cesse de se répandre en excuses, promesses, mea culpa et autres exercices de contrition, on a vu Emmanuel Macron à la Pitié-Salpêtrière, promettre une « revalorisation des rémunérations et des carrières » aux soignants en colère qui l’ont interpellé lors de sa visite. (1) Le gouvernement se veut rassurant et prétend avoir pris acte de la détresse des personnels mais concrètement, quelles réformes sont à l’agenda gouvernemental ?
La crise de l’hôpital public, si l’épidémie de COVID l’a mise en évidence, ne date pas d’hier : 25 ans d’austérité budgétaire ont contribué à appauvrir l’hôpital et à dégrader les conditions de travail des personnels soignants. Depuis l’adoption de la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » (HPST) en 2009, les gouvernements successifs ont régulièrement réduit les budgets de l’hôpital public, durcissant les conditions de travail des personnels. (2)
Une tendance qui ne semble pas devoir s’inverser : en pleine crise du COVID, le directeur de l’ARS Grand Est a tenu des propos scandaleux sur le maintien de la suppression de 589 postes et 178 lits au CHRU de Nancy, propos qui lui ont coûté son poste sans pour autant que le projet qu’il évoquait ne soit remis en cause. Le projet en question dit « Plan du Comité Interministériel de Performance et de la Modernisation de l’Offre de soins », surnommé « Plan Copermo », prévoit une restriction extrêmement dure des financements pour l’hôpital public, inspirée des orientations ministérielles. Ces mesures sont très similaires à d’autres antérieures qui ont largement contribué à dégrader la situation des services d’urgences, entre autres, le gouvernement a superbement ignoré les nombreuses grèves qui ont eu lieu afin de résister à ces réformes. Il est prévu depuis l’adoption par l’ARS en juillet 2019 de la déclinaison locale des plans nationaux pour l’hôpital que 598 emplois soient supprimés, de même que 174 lits au CHRU de Nancy. En pleine crise du COVID, l’ancien directeur de l’ARS avait affirmé que le plan Copermo n’était aucunement remis en question, au grand dam des élus locaux et régionaux, qui ont alors vigoureusement protesté, au point que le ministre de la santé a dû intervenir pour préciser que les plans de restructuration de l’hôpital étaient suspendus. Suspendus mais pas supprimés… (3)
Et pourtant le lourd bilan de la crise du COVID devrait faire réagir : au 17 mai 2020 on déplorait pour la région Grand Est 2806 personnes hospitalisées, 234 patients en réanimation et 3272 morts dans les hôpitaux et il faut y ajouter les 1707 personnes décédées dans les EHPAD. La région Grand Est a été une des plus touchées par l’épidémie, et les morts, s’ils sont décédés du coronavirus ont aussi payé le prix de 25 ans de réformes néo-libérales d’appauvrissement de l’hôpital public, un hôpital mieux doté en moyens et en personnel aurait peut-être été plus à même d’accueillir et de soigner les victimes de l’épidémie. (4)
L’austérité a tué, et malgré la lourdeur du bilan, le gouvernement ne remet pas en question les mesures d’économie. Jusqu’où va-t-on poursuivre dans la violence économique ? Le gouvernement reste sourd, aveugle et indifférent aux souffrances voire à la mort de la population.
L’austérité budgétaire a un coût humain : elle tue les plus pauvres, les plus fragiles et les plus vulnérables. Nous nous rappelons tous de ces moments dramatiques au cours desquels le virus a emporté parfois jusqu’à la moitié des effectifs dans certains EHPAD. Tout en menant des opérations de communications qui ne trompent personne, et surtout pas le personnel soignant, le gouvernement ne change pas d’un iota sa politique budgétaire, combien faudra-t-il encore de morts pour que l’exécutif entende la détresse de la population et infléchisse réellement sa politique ?
Christine
Bibliographie

1. http://www.leparisien.fr/politique/hopitaux-gilets-jaunes-emmanuel-macron-face-au-risque-du-reveil-social-17-05-2020-8318496.php
2. « Hôpital public à vendre » Anne Gervais, André Grimaldi, le monde diplomatique, novembre 2010, p 1, 20-21.
3. https://nvo.fr/macron-vire-le-directeur-de-lars-grand-est-mais-pas-son-plan-hospitalier/
4. https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/infographies-coronavirus-4979-morts-du-covid19-2806-patients-hospitalises-234-reanimation

Lycéens : une répression indigne

Plus d’un an après la violente répression qu’ont subit les lycéens partout en France durant les mobilisations face à la politique gouvernementale en termes d’éducation (réforme des lycées, Parcoursup etc.), le ministère de l’intérieur joue encore une fois la carte de la répression face aux jeunes. Lycéennes, Lycéens, membres du corps enseignant et parents d’élèves dénoncent ensemble des conditions de passation des examens indignes : locaux non adaptés, sujets non cohérents avec le travail effectué depuis la rentrée, rupture d’égalité entre les élèves… Face à cela, depuis plusieurs semaines, on ne compte plus les lycéennes et lycéens parfois mineurs placés en garde à vue quelquefois plus de 24 h, sans qu’aucune nouvelle ne soit donnée à leurs parents. On ne compte pas non plus les tirs de gaz lacrymogènes devant les lycées, ou l’accès de brigades de la police à l’intérieur des établissements. Lorsque la répression n’est pas policière, elle est administrative. Dans certains lycées, des élèves mobilisés se sont vu refuser l’accès aux épreuves et se sont ainsi vu attribuer un zéro à une épreuve comptant pour le baccalauréat.

Le MJCF (jeunes communistes) apporte son soutien à toutes les lycéennes et tous les lycéens mobilisés et victimes de la répression policière et administrative.

Le MJCF appelle le gouvernement et les établissements à suspendre tous les actes de sanctions visant les élèves mobilisés. Enfin, le MJCF appelle l’ensemble des lycéennes et lycéens à amplifier la mobilisation pour combattre cette réforme injuste et imposée par la force du gouvernement.

Le mépris de l’Etat français pour les habitants de la Pointe !

Les malades du nord du département n’ont pas choisi de se faire soigner en Belgique : c’est la seule solution de proximité pour eux.

Après avoir permis cette coopération transfrontalière à la suite de la fermeture de la maternité de Revin en 2001 « pour calmer les esprits » les habitants de Givet et des environs sont progressivement abandonnés.

Dernière en date : des malades transférés en urgence de Dinant vers d’autres hôpitaux belges reçoivent la facture des transports, non pris en charge par la sécurité sociale ni par leur mutuelle.

Heureusement que l’ASMUP est là et merci à elle et à sa présidente pour exiger l’accès aux soins de toutes et de tous à Givet comme partout en France !

Pour la liberté d’expression

Les adhérents de la Fédération des Ardennes de la Libre Pensée réunis le 5 Février en Assemblée Générale apportent leur soutien total à la lycéenne Mila.

« Cette dernière a reçu de très nombreux messages de menaces ; y compris de menaces de mort suite à sa critique virulente contre L’islam. La Libre Pensée tient à rappeler le droit imprescriptible à la liberté d’expression et à l’exercice du droit d’exprimer son opinion et ceci à l’encontre de toutes les religions. Il ne saurait y avoir aucune entrave de quelque nature qu’elle soit à l’exercice de cette liberté fondamentale. En France même si certains propos peuvent heurter des croyants dans leur foi, le « délit de blasphème. » n’existe plus. La Libre Pensée condamne les propos tenus par le délégué général du culte musulman accusant cette lycéenne de « récolter ce qu’elle a semé » autant dire qu’elle l’a bien cherché. Cela légitime les appels au meurtre. Juridiquement les injures contre les religions et les croyances sont légales, à l’exclusion de celles qui viseraient nommément des citoyens croyants qui méritent le respect dans la pratique de leur foi. La Fédération des Ardennes de la Libre Pensée rappelle que l’essence même de son mouvement est la Liberté, liberté de conscience, liberté d’opinion, liberté d’expression. Elle s’oppose aux contraintes et interdictions religieuses qui sont des obstacles à l’émancipation de la pensée et au progrès de la civilisation. »

Intervention de la JC au repas des vétérans du 2 février

Il y a 1 an, s’est reformé le Mouvement des Jeunes Communistes de France dans notre département des Ardennes. Aujourd’hui, forte de plus de 50 adhérents, de plus de 50 militants convaincus et déterminés, la JC redonne l’espoir de jours meilleurs pour les jeunes ardennais.

En France, la Jeunesse Communiste se mobilise partout face à ce capitalisme toujours plus destructeur, face à cette bourgeoisie toujours plus motivée à détricoter les conquis sociaux et à faire son profit sur le dos des travailleurs. Ces conquis arrachés après de longues luttes que nous n’oublierons jamais.

Tout comme le grand Parti Communiste Français, la Jeunesse Communiste entre dans sa 100ème année. Cent ans de lutte auprès du Parti Communiste, cent ans de lutte auprès de la CGT, cent ans de lutte auprès de la CNL, cent ans de lutte auprès de l’ARAC, cent ans de lutte auprès de notre journal l’Humanité, cent ans de lutte auprès des travailleuses et des travailleurs.

La Jeunesse Communiste a toujours été au front pour combattre la classe exploiteuse, le fascisme et la guerre. Grâce à vous, aujourd’hui cet héritage révolutionnaire traverse nos esprits. C’est pourquoi au nom de la Jeunesse Communiste des Ardennes, je tiens à vous dire que nous défendrons ces 100 ans de lutte, ainsi que nos racines.

Vaillants de 2020, nous sommes fils de montagnards, fils de la 1ère République et de la constitution de 1793, fils de Robespierre, de Saint-Just et de Babeuf. Fils de la grande république sociale qu’ont défendu les révolutionnaires du XIXe siècle. Fils de Blanqui, nous sommes, tant le Parti Communiste que la Jeunesse Communiste, les héritiers des communards. Les héritiers de 36 et du maquis, de tous les résistants, de tous les Jeunes Communistes morts pour la liberté en Espagne comme en France. Fils de Rol Tanguy, de Guy Moquet, de Duclos, de Thorez. Fils du programme des jours heureux. Fils de 68, de 95. Et j’en passe.

Jamais, Jamais, Jamais nous ne renieront cet héritage, nous le connaissons et le défendons.

Pour un prolétariat uni, la jeunesse doit s’inscrire pleinement dans la lutte ! Lycéens, étudiants et jeunes travailleurs doivent se lever et se lèveront face aux réformes mortifères des gouvernements successifs. Voilà ce que certains appellent la démocratie. Entre la droite réactionnaire et la gauche sociale-libérale, le vote communiste est le seul vote possible.

Pour finir, dans sa perspective internationaliste la jeunesse communiste défendra corps et âme, les républiques populaires et démocratiques tant en Amérique du Sud, en Afrique qu’en Asie. Notre amour de la partie s’allie parfaitement à notre internationalisme sans faille. Nous ferons toujours le choix de ce qu’ils appellent dictature face à ce qu’ils nomment démocratie si la première est du prolétariat et la deuxième de la bourgeoisie.

Merci à vous, merci pour toutes vos conquêtes, toutes vos luttes, tous vos jours de grèves.

Aujourd’hui nous nous battons pour le retrait de la réforme des retraites. Demain nous fêterons l’avènement d’une société nouvelle !!!

Ces sur les mots de Krasucki que je terminerai, dans son livre Syndicats et lutte de classes il écrivait :

« Aimer la classe ouvrière, combattre pour elle de tout l’élan dont on est capable, cela ne demande pas l’aveuglement, mais la lucidité. C’est apprendre à le faire bien pour la conduire non à la défaite, mais au succès.

Nul n’est plus riche de sentiments élevés que ceux qui s’y consacrent, sinon comment le pourraient-ils ? Mais nul ne réagit aussi vivement lorsque l’on prétend opposer ces sentiments à la raison et à la connaissance sans lesquelles ils sont voués à l’enfer des bonnes intentions.

Et s’il n’y a rien de plus beau, de plus digne d’être vécu que cette vie-là et ce combat, c’est parce que son but est grand et qu’il y faut tout à la fois le cœur et l’intelligence. »

C’est bien pour cela que la JC est indispensable, sa beauté réside dans son indépendance. Elle se doit de former les futurs militants et les futurs cadres de toutes les organisations révolutionnaires et communistes citées plus tôt qu’elles soient politiques, syndicales ou associatives.

Discours de notre Secrétaire Fédéral Esteban EVRARD au repas des vétérans du Parti Communiste.

Le PCF a cent ans et tout son dynamisme

Une centaine de convives ont participé le dimanche 2 février au repas du PCF en l’honneur des vétérans. Préparé par un collectif animé par Thierry Debaty, cette journée devait tenir toutes ses promesses. Ce fut l’occasion de remettre la carte de vétérans du PCF (35 années de cotisations) à plusieurs convives.

A près des interventions, notamment celle du Maire de Nouzonville qui nous accueillait, les participants pouvaient découvrir une exposition sur l’Histoire du journal L’Humanité. Cette initiative a été également l’occasion d’évoquer le centième anniversaire de la création du PCF. Fort de 1 400 adhérents au moment du congrès de Tours en 1920 , fondateur du PCF, les militants ardennais avait voté très majoritairement, pour l’adhésion à l’Internationale communiste. Ce sont trois délégués qui représentaient les Ardennes (Jardot- Guillardelle et Boutet).

L’acte de naissance du PCF était écrit pour un long engagement dans les luttes et avoir contribué au progrès social dans notre pays. Fidèle à son engagement de toujours et en solidarité avec les grévistes qui défendent leur retraite une collecte a été organisé récoltant 650 euros.

La bataille du logement social

La loi de finances 2018 comprenait un dispositif de réduction de loyer de solidarité, ce dispositif a coûté aux bailleurs sociaux 10% de leurs recettes, leur imposant de rechercher d’autres sources de financement. La loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, dite loi « ELAN » pour « l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique », impose aux bailleurs sociaux dont le parc immobilier comprend moins de 12000 logements de fusionner avec un ou plusieurs groupes pour atteindre la taille requise, et ce avant le 1er janvier 2021.
On constate d’ores et déjà localement les effets pervers de ces lois : au niveau du Conseil Départemental, d’aucuns défendent une fusion d’Habitat 08 (bailleur public) avec Espace Habitat (bailleur privé géré par le MEDEF), ce qui aurait pour effet de privatiser partiellement, du moins au début, le principal pourvoyeur de logement social. Il y a de toute évidence une absence de volonté politique de protéger le caractère public du logement social : Habitat 08 ne construit pas un logement de plus que ce que prévoit la loi ANRU (qui stipule qu’il faut démolir les logements devenus insalubres, et en reconstruire autant de nouveaux). D’autre part, Habitat 08 ne rachète pas de logements, alors qu’il suffirait d’en racheter environ 350 pour atteindre les 12000 logements requis et ainsi préserver l’autonomie de la structure. Il est à noter que certains membres du conseil d’administration d’Habitat 08 sont aussi par ailleurs promoteurs immobiliers en privé, faut-il voir derrière les beaux discours sur la préservation de l’unité des territoires, qui cautionnent la fusion avec Espace Habitat, la défense d’intérêts privés ? On peut légitimement se poser la question.
La CNL pour sa part est fermement opposée à la fusion, ainsi qu’à la loi ELAN qui pourrait bien, faute de combat politique, signer l’arrêt de mort du logement social sur fonds publics.
Dernièrement, en conseil d’administration d’Habitat 08, la création d’une société de coopération-coordination a été évoquée, cette structure devrait être chargée de piloter un éventuel rapprochement entre Habitat 08 et Espace Habitat, néanmoins jusqu’à présent, aucune décision n’a été actée.