Ce mardi 9 novembre, le Président de la République a parlé. On le savait prêt à tous les mensonges, mais là il a battu un record ! Il s’attribue le mérite de l’augmentation des retraites des agriculteurs. Quelle honte ! A-t’il oublié tout ce que son gouvernement et les députés LREM ont fait contre la proposition de loi d’André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale et la ténacité qu’il a fallu à André pour arriver à la faire passer ! S’il veut pouvoir continuer à se vanter de sa politique des retraites, sans doute lui faut-il nommer André Chassaigne ministre de la Sécurité Sociale ! Mais il faudrait aussi qu’il change radicalement sa vision du travail : ce n’est pas le travail qui coûte cher, mais le capital et c’est lui qu’il faut taxer comme le propose Fabien Roussel.
Honte au Président de la République aussi quand il accuse l’assurance chômage de contribuer à la non satisfaction des offres d’emplois. Il faut les analyser ces offres : très peu de CDI, mais des contrats à durée déterminée, souvent très courts avec un nombre non négligeable d’offres d’emploi d’une seule journée ! Comment les jeunes peuvent ils s’installer dans la vie dans ces conditions, simplement faire un prêt pour acheter une voiture leur permettant d’aller travailler ? La proposition du PCF de Sécurité Emploi Formation est de plus en plus d’actualité.
Et quel mépris pour les soignants ! En pensant tout résoudre par des augmentations de salaires (d’ailleurs insuffisantes et souvent bien inférieures au chiffre avancé dans son discours) E. Macron méconnaît la réalité : une étude des services du ministère de la santé lui-même souligne les conflits de valeur à l’origine du malaise des soignants. Ils n’en peuvent plus qu’on leur impose d’être rentables plutôt que de soigner. Quant aux milliards annoncés pour les investissements une part va servir, même pas à rembourser les dettes, mais à aider les hôpitaux à payer les intérêts des emprunts engagés, à enrichir les banques en fait !
Actualités
Eric Zemmour, l’extrême droite à la manœuvre
A six mois de l’élection présidentielle, l’espace politique et médiatique est saturé par le racisme nauséabond des déclarations d’Eric Zemmour, ce nouveau champion de l’extrême-droite la plus réactionnaire nous abreuve de saillies sexistes, racistes, voire révisionnistes. Le trublion néo-fasciste multiplie les outrances, surpassant le Rassemblement National en matière de xénophobie, comment ses positions affectent-t-elles le débat à six mois de l’élection présidentielle ?
Une des propositions récurrentes de l’extrême-droite est la préférence nationale, ce concept qui a été théorisé par Jean-Yves Le Gallou, cofondateur du Club de L’Horloge, célèbre think tank d’extrême droite, devrait selon les leaders de l’extrême droite française s’appliquer en matière d’aide sociale, d’accès à l’emploi ou de logement social, or cela serait anticonstitutionnel, constituerait une discrimination et serait contraire au principe d’universalité du service public.
Par ailleurs, une certaine forme de préférence nationale existe de fait déjà dans plusieurs secteurs : les étrangers extra-communautaires ne peuvent être recrutés dans la fonction publique, les postes dans la police, la justice et la défense sont strictement réservés aux français. L’accès aux aides sociales connaît déjà des limitations strictes mais malgré le durcissement des conditions d’obtention de l’aide sociale, aucun effet sur les flux migratoires n’a été observé et pour cause : les déplacements de population sont liés aux raisons qu’ont les migrants de quitter leur pays d’origine, pas aux conditions d’accueil. En outre la préférence nationale est sans effet sur le chômage, la main d’œuvre immigrée occupant les emplois que les travailleurs nationaux délaissent. La mise en avant de ces thèmes n’est pas innocente, quelles sont les stratégies politiques à l’œuvre derrière ces coups d’éclat médiatiques ?
Eric Zemmour a réalisé une habile manœuvre en se positionnant d’emblée à la droite du Rassemblement national, il a pris le parti d’aller au-delà des propos tenus habituellement par le parti de Marine Le Pen, jouant délibérément la carte d’un discours ouvertement raciste, décomplexé et assumé, faisant fi des condamnations pour incitation à la haine dont il a fait l’objet. Ce positionnement a eu pour conséquence une focalisation du débat politique de la présidentielle sur les thèmes de prédilection de l’extrême droite, contraignant les autres candidats à mener campagne sur ces thèmes, à agir en réaction aux propos de Zemmour. Autre conséquence de ce coup médiatique : certains candidats se sont laissés entraîner dans une dynamique de surenchère xénophobe mortifère, qui au bout du compte ne profitera qu’à l’extrême droite, les électeurs préférant toujours l’original à la copie. Enfin, la focalisation du débat politique sur les thèmes préférés de l’extrême droite que sont l’insécurité et l’immigration a aussi eu pour effet d’occulter les thèmes socio-économiques cruciaux que sont le chômage, les délocalisations, la pauvreté grandissante, problèmes que l’extrême-droite est bien incapable de résoudre, et sur lesquels elle n’a rien à dire.
Eric Zemmour, avec ses outrances et ses provocations à réussi à en quelques sortes confisquer le débat préparatoire à l’élection présidentielle, évacuant les thèmes socio-économiques au profit des questions soulevées par l’extrême droite, une fois de plus on assiste au triomphe de la politique du bouc émissaire : l’extrême droite qui n’a pas l’ombre d’une vraie solution pour lutter contre la désindustrialisation et le chômage accable les immigrés pour mieux dissimuler son incompétence.
Une délégation ardennaise au banquet des 100 ans de la Dépêche de l’Aube
La délégation Ardennaise présente ce dimanche 31 octobre pour le banquet célébrant le centenaire de la Dépêche de l’Aube en présence de Fabien Roussel. Près de 300 participants pour fêter la pérennité du journal de la classe ouvrière du département, mais aussi pour continuer cette histoire au travers du défi des jours heureux que nous relèverons tous ensemble.
Merci à Jean Pierre Cornevin et aux camarades de la Fédération de l’Aube pour cette magnifique organisation.
Le gouvernement se fait du beurre sur le dos des collectivités
Sous le prétexte de favoriser le tri sélectif des déchets ménagers la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), augmentera de 400% en 2025, c’est la double peine qui nous est appliquée. Dans les Ardennes nous avons fait le choix de stocker nos déchets ménagers dans un centre d’enfouissement situé à Eteignières. A la fin des années 1990, il était question de construire une usine d’incinération pour les déchets ménagers. Majoritairement, à l’époque, nous avons refusé cette solution dans la mesure où une usine d’incinération nécessite des tonnages dont nous ne disposons pas et qui de fait aurait concurrencé le tri sélectif. Le centre d’enfouissement d’Eteignières est respectueux de l’environnement. Il n’est pas juste que la TGAP s’applique à nous alors que l’incinération y échappe par de multiples exonérations. Pour l’agglomération Ardennes-Métropole, qui dispose de la compétence déchets, la TGAP représente 148 000 euros en dépense annuelle.
Sylvain DALLA ROSA
Pacte territorial de relance et de transition écologique
Le Conseil communautaire « Ardenne Métropole » s’est réuni le 26 octobre dernier. A cette occasion les élus ont débattu de la mise en place d’un Pacte territorial de relance et de transition écologique. Voici mon intervention dans ce débat :
« Ce Pacte de relance qui se fixe trois objectifs, la relance, la transition écologique, la cohésion territoriale et sociale, est séduisant sur le papier. S’il est appliqué il va aider au développement de notre territoire tant dans le domaine économique qu’environnemental. Il peut permettre d’initier des projets indispensables au développement de notre territoire. Cependant, j’ai bien regardé les fiches actions et nulle part je ne trouve trace d’un engagement financier de l’État qui est pourtant signataire de ce Pacte au coté de notre agglomération, de la Région et du département. Il est évoqué des moyens financiers renforcés. Je ne crois plus en la parole du gouvernement tellement ces dernières années nous avons souvent été roulés dans la farine. Je ne vais pas revenir sur les promesses de création d’entreprises comme CEVITAL à Charleville-Mézières ou encore Mercier à Revin.
Concernant la volonté de réindustrialiser notre territoire pour que cet engagement ne reste pas un vœu pieux il est nécessaire de préserver l’existant. Je pense particulièrement à l’entreprise Stellantis ex PSA. Celle-ci, qui est une fonderie aluminium, risque dans les années qui viennent de voir considérablement diminuer sa production en raison du changement de motorisation des véhicules. Les voitures électriques vont progressivement remplacer les voitures à essence ou diesel et par conséquent voir diminuer les pièces d’aluminium dans la composition des moteurs.
Enfin, concernant le financement de ce Pacte je ne peux m’empêcher de penser que le gouvernement nous reprend d’une main ce qu’il envisage de nous donner de l’autre. Puisque la transition énergétique et écologique est au cœur de ce dispositif je considère que les collectivités sont pressurées financièrement notamment avec la Taxe générale des activités polluantes (TGAP). Celle-ci va augmenter de 400% en 2025. Alors je voterai ce Pacte mais avec vigilance pour que le gouvernement respecte ses engagements. »
Sylvain DALLA ROSA
Pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple
Il y aura 103 ans le 11 novembre 2021 que la guerre de 1914-1918 cessait par la signature d’un armistice entre la France et l’Allemagne avec l’accord du Royaume Uni et des USA. Cette 1ère guerre mondiale avait éclaté au moment où les puissances colonialistes avaient pratiquement terminé un partage du monde, la guerre cessait du fait de l’accord entre tous les belligérants. Cette guerre avait coûté 10 millions de morts et 20 millions de blessés et de mutilés. Tout au long de ces combats les soldats des deux camps montreront leur désespoir, leur refus de cette guerre impérialiste au premier chef. Les commandements français, devant cette colère, pour masquer leurs responsabilités, ont convoqué des conseils de guerre qui provoquèrent 2500 condamnations de soldats à être fusillés pour l’exemple dont 639 furent fusillés et les autres déportés.
Le PCF et la Jeunesse Communiste, dans leur pure tradition du combat pour la paix et pour la souveraineté des peuples, se battent pour la réhabilitation collective de ces fusillés pour l’exemple.
Les Fédérations des Ardennes du PCF et du MJCF appellent largement à continuer ce combat pour la paix et la mémoire et exhortent l’ensemble des républicains à se conduire plus que jamais en soldats de la paix ce 11 novembre 2021, à 11h devant le buste de Jean-Baptiste Clément à Nouzonville.
Esteban EVRARD
Les communistes contre le racket
C’est avec l’ensemble des élus communistes, des militants, des sympathisants que Fabien Roussel souhaite « porter la parole populaire qui remonte chaque jour sur le terrain ».
La baisse du pouvoir d’achat des Français est confrontée à la hausse des tarifs de l’électricité, du gaz, de l’essence, mais aussi des légumes et de tous les produits de première nécessité. Cela vaut même pour le papier toilette impacté par la hausse du prix du papier. « Voilà des semaines que nous alertons le gouvernement et que nous demandons des mesures fortes, une augmentation des salaires et des pensions de retraite » répète Fabien Roussel. Il redit sa proposition d’un Smic à 1800 euros brut et insiste aussi sur une revalorisation de l’ensemble des salaires modestes.
Mais pour les communistes, les mesures que devrait prendre l’Etat ne s’arrêtent pas là. Avec leur Secrétaire National, ils insistent sur la baisse des taxes sur l’ensemble des produits de première nécessité, dont de l’électricité qui pourrait ainsi diminuer de 30%.
Il faut aussi que l’Etat prenne des mesures alternatives de long terme comme la gratuité des transports. Ce n’est pas en misant sur une aide de 3000 à 5000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique d’un coût de 40000 à 50000 euros que l’on va aider les classes populaires à rouler propre rappelle encore Fabien Roussel.
Crédit du Nord et Société Générale, quel avenir pour les agences ardennaises?
Dévoilée fin 2020, la fusion entre les banques, le Crédit du Nord et la Société générale, poursuit son chemin en toute discrétion. Cette opération va leur permettre en 2024 d’économiser 350 millions par an et à partir de 2025 ce sera 450 millions pour les années qui suivent. Pour atteindre cet objectif c’est un bilan social désastreux qui est programmé. L’estimation syndicale est de 3700 suppressions de postes. La CGT chiffre a environ 15% d’effectifs en moins après la fusion. Ce projet « stratégique est risqué et socialement coûteux » dénonce le syndicat. Même si la direction du Crédit du Nord a pris l’engagement qu’aucun départ ne serait contraint.
Cette fusion a également pour objectif de réduire de 650 agences en France les deux banques pour arriver à un total de 1450 agences contre 2100 actuellement. Dans ce contexte se pose la question des agences carolomacériennes et de celles implantées dans les autres communes des Ardennes. Que vont-elles devenir? Le 1er janvier 2023 le Crédit du Nord absorbera la Société Générale avec pour objectif unique de faire des profits supplémentaires.
Les directions des deux banques doivent dévoiler publiquement leur projet et la localisation des agences qui vont être supprimées. Le contraire serait méprisant pour les clients et les salariés.
Sylvain DALLA ROSA
30kms/h dans le centre ville de Charleville alors que les transports ne suivent pas Un faux débat municipal
Dans le cadre de l’amélioration du trafic urbain dans la cité carolo M. le Maire propose de réduire la part de l’automobile en ville, avec tout un tas de mesures allant de la création de plusieurs giratoires à la réduction de la vitesse routière dans le centre et sur certains axes. Ces propositions pourraient faire l’objet d’un débat mais en premier lieu la réelle question à se poser est : « est-ce que les usagers routiers disposent de transports alternatif collectifs pour se rendre sur Charleville (bus ou trains) ? »
Les transports ferrés pour les habitants ardennais ou des départements voisins ne sont pas équitables pour tous. Beaucoup de citoyens n’ont pas d’autres options que d’utiliser leur véhicule personnel dans une période où le pouvoir d’achat est l’une des priorités majeures des Français qu’ils soient actifs, à la recherche d’emploi, étudiants ou retraités.
Pour réduire la part automobile en France ou même européen il faudrait des gares en périphérie des villes, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Sur Charleville la question de création d’une halte ferroviaire en périphérie avec des possibilités de garer son véhicule doit être réfléchie. Pour ne prendre qu’un exemple : la gare de Tournes prendrait tout son sens dans le débat avant de discuter du nombres de voitures quotidiennes dans la cité de Gonzague. Pour conclure avant de parler d’aménagement de Charleville, discutons d’abord du plan de relance du rail qui s’inscrit dans les accords pour le climat, et qui augmentera le pouvoir d’achat des futurs utilisateurs qui diminueront leurs frais de transport.
André GIRAUX
Contournante, gabegie financière et écologique
Après plus de vingt cinq ans de tergiversation le barreau de raccordement à l’autoroute A34 semble définitivement enterrée. Le Conseil Départemental, qui pilote ce dossier, avait consulté la population en 2003 et retenu un tracé qui devait relier l’A34 à la Vallée de la Meuse. Le chantier était chiffré financièrement à 30 millions d’euros. L’objectif étant de détourner le trafic, notamment les camions, qui aujourd’hui passent par l’avenue Charles de Gaulle et traversent Charleville-Mézières. Dans un jugement de juillet 2019 le Tribunal Administratif avait considéré, légitimement, que le tracé retenu mettrait en danger des espèces animales protégées. Dernier rebondissement, en juillet dernier, le Conseil d’État, en acceptant juridiquement la réalisation du barreau, a mis un terme à la procédure judiciaire en acceptant le tracé voulu par le Conseil Départemental.
Mais c’était sans compter sur l’attitude de renoncement du Conseil Départemental qui a décidé de laisser tomber la réalisation du barreau. Pourtant des dépenses financières, à hauteur de 3 millions d’euros ont déjà été engagées. Que va devenir le pont déjà réalisé et qui ne mène nulle part? Le trafic dans Charleville-Mézières va continuer avec ses nuisances sonores et environnementales. Plutôt que d’abandonner purement et simplement cette réalisation, le Conseil Départemental serait bien inspiré de reprendre le dossier en mettant autour de la table les collectivités, les associations de défense de l’environnement et le groupement d’entreprises retenu pour la construction du barreau. Il est surprenant dans ce dossier de ne pas entendre la ville de Charleville-Mézières concernée au premier chef.
Sylvain DALLA ROSA
