Actualités

Les 26, 27 et 28 août s’est tenue, à Strasbourg, l’édition 2022 de l’Université d’Été du PCF

Accueillis par le discours d’ouverture de Guillaume Roubaud-Quashie, les militants communistes venus de toute la France ont pu assister pendant trois jours à de nombreux ateliers, débats et conférences sur de nombreux sujets d’actualité tels que la crise de l’énergie, la paix en Europe, le défi climatique ou encore la réforme des retraites qui arrive.

Au programme figuraient aussi des formations économiques, historiques ainsi qu’une très bonne conférence animée par notre camarade ardennaise Michèle Leflon avec Jean-Michel Galano, portant sur la dignité de vie de nos ainés.

Le point culminant de cette édition fut le discours de Fabien Roussel, unanimement applaudi (à l’exception de la presse petite-bourgeoise) réaffirmant les positions du PCF et son rôle rassembleur dans les luttes, dans lesquelles il nous invite à nous mobiliser lors des journées de mobilisation de septembre avant le début du Tour de France qu’il commencera cette année, au plus proche des Français.

Cette riche édition 2022 fut un grand instant d’éducation populaire et sera un appui pour les luttes à venir, celles de la santé, de la paix, de l’énergie, des retraites et plus que jamais des salaires.

Retrouvons nous tous dans la rue les 22 et 29 septembre à l’appel de la CGT et de Fabien Roussel !

Anthony JACOBS-REMACLE

Rentrée scolaire sous le signe de l’austérité !

La France manque d’enseignants ! C’est la conséquence d’années de non revalorisation des salaires, de limitation des postes mis au concours et plus profondément de mépris pour les enseignants.

D’après les autorités académiques, pas de problème dans notre département. Mais à quel prix ! Celui de la fermeture de classes, de l’augmentation des effectifs par classe, comme au collège Jean Macé de Charleville-Mézières où enseignants et parents d’élèves se mobilisent.

Comme le dit Fabien Roussel, « la dégradation du service public d’éducation vise à réduire l‘école publique à un service minimal pour développer un véritable marché de l’éducation, de l’enseignement privé aux cours particuliers. »

Le PCF veut lutter contre les inégalités sociales de réussite scolaire sans en rabaisser sur l’exigence d’une culture commune de haut niveau.

Cela passe par des mesures immédiates : tout de suite un prérecrutement à bac + 3 de 30 000 jeunes, salariés pour la suite de leurs études, un plan pluriannuel de recrutement, le rattrapage des salaires et la revalorisation du point d’indice au-dessus du niveau de l’inflation, un véritable statut pour les AED et AESH, recréer une vraie médecine scolaire …

Il faut aussi en finir avec Parcoursup et la sélection à l’entrée de l’université et abroger la réforme du BAC et revenir à un BAC national avec des épreuves communes garantissant à chacune et chacun une place dans une formation supérieure choisie.

Une école de la réussite de toutes et tous qui réponde aux besoins de la société passe aussi par une véritable gratuité des études ! La région Grand Est a, de ce point de vue, une lourde responsabilité en faisant payer les transports scolaires, autrefois gratuits dans notre département.

Michèle LEFLON

Incendies : la nécessité d’écouter les travailleurs

La France retiendra de cet été 2022 une sécheresse historique et plus de 60 000 hectares de forêts parties en fumée. Alors que neuf incendies sur dix sont d’origine humaine, personne ne pourrait affirmer que cette situation était évitable. Pour autant, les salariés et leurs syndicats alertent depuis des années le gouvernement et les directions sur l’augmentation du risque de mégafeux.

La gestion forestière joue un rôle majeur dans la prévention des incendies. Dans cette optique, la question du statut de ces forêts se pose. En France, toute forêt privée de plus de 25 hectares doit faire l’objet d’un plan de gestion au même titre que les forêts nationales et communales dépendantes de l’Office National des Forêts (ONF). Ces plans de gestion impliquent notamment le débroussaillage, la surveillance des départs de feux et du risque incendie. Au même titre que l’ensemble des services publics — santé, énergie, transport, éducation, sécurité, etc. —, l’ONF subit le désengagement de l’État dans sa mission et les coupes budgétaires. La Fédération agroalimentaire et forestière de la CGT rappelait le 23 août dernier que depuis des années elle dénonce le « projet réactionnaire, austéritaire et climaticide de démantèlement de l’ONF qui sacrifie des milliers d’emplois, casse les statuts et les couvertures conventionnelles. Cette stratégie signifie la mort du service public forestier, de l’entretien et de la maîtrise de nos forêts ».

Dans la pure logique libérale de démantèlement de la puissance publique, ce sont 500 emplois qui furent supprimés en 2021, à y ajouter le non-remplacement des départs à la retraite et les différents plans prévoyant d’ores et déjà de futures réductions d’effectifs. Ce « lien intime » entre progrès social et protection de l’environnement est intrinsèque à leur lutte, à raison. Revendiquer une forte ambition nationale en la matière semble d’une logique implacable. Pourtant le processus est inverse : la privatisation des espaces forestiers s’étend, jusqu’à représenter aujourd’hui 11 milliards d’hectares sur les 15 que comprend la France métropolitaine.

Esteban EVRARD

Article entier à retrouver sur le site du journal L’Avant-Garde

Derniers jours pour s’inscrire au bus de la fête de l’Humanité

Un car est organisé au départ des Ardennes pour se rendre à la fête de l’Humanité le samedi 10 septembre au prix de 65 € entrée comprise. La réservation est obligatoire et urgente pour les retardataires sous peine de ne pas avoir de places !

Dans cette fête nouvelle formule, qui, rappelons le, a lieu les 9, 10 et 11 septembre à la base 217 au Plessy-Paté/Brétigny sur Orge (91), le stand des Ardennes sera dans l’allée Louis Aragon avec son bar, ses bières, de la restauration et l’occasion de discuter politique !

Fabien Roussel prononcera un discours sur la scène centrale le samedi à 18 h 20.

Dans son premier éditorial « Notre but », Jean Jaurès jugeait que « la nécessaire évolution sociale sera d’autant plus aisée que tous les socialistes, tous les prolétaires, seront plus étroitement unis ». Et il ajoutait : « C’est cette union, que tous ici, dans ce journal, nous voulons travailler. »

Dans le droit fil de cette ambition, le journal a toujours invité l’ensemble des forces de gauche à participer à sa fête. Cette année, pour la première fois, l’ensemble des forces politiques de la gauche française seront présentes à la Fête de l’Humanité.

Ceux qui ne peuvent se rendre à la fête peuvent aussi contribuer par l’achat de bons de soutien à l’Humanité. Merci à celles et ceux qui l’ont déjà fait.

Légiférer sur l’immigration : pour étouffer la rentrée sociale ?

Le gouvernement, par la voix de Gérald Darmanin, souhaite balayer la question sociale en imposant l’immigration comme priorité dans le débat public. Alors que la France vit une poussée inflationniste sévère, que des luttes sont menées sur l’ensemble du territoire par des salariés, les syndicats appellent d’ores et déjà à une grande journée de mobilisation le 29 septembre.

Après différents revers, la volonté de Gérald Darmanin est de « donner les forces à la République de se défendre, en modifiant la loi s’il le faut » en matière d’immigration. Ce qui revient, dans sa conception des choses, à rétablir pleinement la double peine. Cette réforme pourrait pousser la différenciation des peines en fonction de la nationalité, avec une possibilité d’expulsion du territoire national considérablement élargie. S’il faut évidemment lutter contre la délinquance et donner les moyens à la République de le faire, ce n’est pas dans l’amalgame entre l’immigration et la délinquance que la solution se trouve.

« Le bon sens français », c’est dans ces termes que Darmanin explique vouloir supprimer huit des neuf réserves légales qui empêchent l’expulsion d’étrangers condamnés pour crime en France. Parmi celles-ci : le fait d’être arrivé en France avant ses 13 ans, d’y résider depuis plus de vingt ans, d’être marié à un Français, ou d’être parent d’un enfant. En plus d’être opportunément choisie pour saper la question sociale dès la rentrée, cette « thématique » annonce déjà un « un concours Lépine » du sécuritaire entre LR et le RN. À sa manière, le gouvernement jouera à n’en pas douter la carte du manichéisme dans le débat, en limitant celui-ci à « pour ou contre la délinquance ».

Initialement prévu pour octobre, l’examen du texte a été repoussé sur ordre de Matignon pour laisser place à une « consultation » et à un débat préalable au Parlement. Affaire à suivre…

Esteban EVRARD

108 ème anniversaire de l’assassinat de Jaurès

Jean Jaurès, le fondateur du journal l’Humanité, a été assassiné car il défendait la paix, parce qu’il s’opposait de toutes ses forces au déclenchement de cette boucherie absurde que fut la Première Guerre mondiale.

Cet anniversaire, marqué tous les ans, est d’une actualité criante cette année, alors que depuis février, la guerre est à nouveau sur le sol européen. Fabien Gay, le directeur de l’Humanité a prévenu lors de son discours devant le Bistrot du Croissant (l’ancien Café du Croissant, à l’endroit où Jean Jaurès fut assassiné, le 31 juillet 1914) : « C’est l’horreur, la violence absolue qui prime. C’est la négation de l’humanité, la non-reconnaissance de l’autre. Aucune société ne sort renforcée d’une guerre tant elle laisse des fractures béantes »

La guerre en Ukraine ne doit pas nous faire oublier d’autres conflits, au Yémen ou en Palestine, toujours plus occupé par Israël au mépris de toutes les résolutions de l’ONU, ni le rôle de notre pays comme marchand d’armes.

En Ukraine – où il défend un « cessez-le-feu immédiat » – comme ailleurs, Fabien Gay appelle à conjurer le pire. À respecter le droit international, à dialoguer, à ne pas se laisser enfermer dans des logiques de conflit, à écarter les tensions nationalistes et les logiques capitalistes d’accaparement des richesses qui ne peuvent « mener qu’au désordre et à l’affrontement ».

La culture de la paix est fondamentale pour le PCF en lien avec le partage des richesses et le développement pour l’émancipation de chacune et chacun.

Cette culture de la paix, vous la retrouverez aussi dans l’Humanité comme dans aucun autre journal. Le soutien au journal de Jaurès est plus que jamais d’actualité : lisez le et faites le lire !

Un nouveau député au service….. du patronat

Le nouveau député de la 1ére circonscription des Ardennes n’est pas un inconnu. Il a sévi pendant 13 années comme délégué général à l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) la principale force du MEDEF 08. Le mandat de Lionel Vuibert, élu de justesse (50,34%), commence mal. Il n’a pas coupé le cordon avec l’organisation patronale ardennaise et peine à se mettre au service du développement de notre département. Nombre d’entreprises de la métallurgie ont mis la clef sous la porte ces dernières années à l’image des patrons voyous de Thomé Génot à Nouzonville sans réaction de l’UIMM et de celui qui, à l’époque, était son secrétaire général.

Dans sa 1ére déclaration en qualité de député Lionel Vuibert annonce « qu’il restera le militant patronal qu’il a été ». Celui qui est affilié au parti de E.Macron n’a pas encore intégré qu’il n’est plus au service du patronat mais à celui de l’ensemble des habitants de notre département. L’objectif est de favoriser la création d‘emplois et non de défendre une caste de dirigeants.

Sylvain DALLA-ROSA

La Fête de l’Humanité 2022 : un évènement à ne pas manquer !

C’est une nouvelle page qui s’écrit. Après vingt-deux années passées à proximité du parc de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, la Fête de l’Humanité est contrainte de changer de localisation en raison des jeux Olympiques de 2024. Cela a conduit à repenser entièrement l’événement populaire, musical et politique.

La prochaine Fête de l’Humanité, prévue le week-end des 9, 10 et 11 septembre, se déroulera dans la banlieue sud, au Plessis-Pâté, sur le terrain de l’ancienne base aérienne 217. L’infrastructure a été adaptée et le lieu est accessible en transport en commun par les RER C et D avec des navettes jusqu’à l’entrée de la fête.

La nouvelle version verra ses allées élargies, agrémentées de grandes plaines avec des espaces de repos.

Pour le reste, la Fête de l’Humanité gardera ses scènes musicales et les lieux habituels de débats. L’actualité sera marquée cette année par la paix comme projet politique, mais aussi les batailles contre la vie chère, pour de meilleurs salaires et retraites, ou encore contre la banalisation de l’extrême droite.

Un car est organisé au départ des Ardennes le samedi 10 septembre au prix de 65 € entrée comprise.

La réservation est obligatoire : renseignements au siège de la Fédération des Ardennes du PCF.

Ceux qui ne peuvent se rendre à la fête peuvent aussi contribuer par l’achat de bons de soutien à l’Humanité.

NB : la Fédération sera fermée jusqu’au 15 août : mettez un mail à pcf08@wanadoo.fr pour prendre RV.

Le pouvoir d’achat, prétexte à des régressions sociales !

Tout faire pour ne pas augmenter les salaires : après le refus de toute augmentation du SMIC, plus que légale, et quelques chèques, pour tenter de calmer l’opinion, voilà Renaissance, le nouvel avatar de la majorité présidentielle, allié à la droite, qui propose des rachats de RTT, la formule nouvelle du « Travailler plus pour gagner plus ». C’est un nouveau grignotage des droits sociaux, qui se voudrait indolore et invisible, alors même que ses dangers sont multiples :

– C’est la remise en cause des 35 h, tout en étant un alibi pour le patronat pour ne pas augmenter les salaires.

En l’autorisant sans convention collective ou accord d’entreprise, cette loi, si elle était votée, renforcerait le lien de subordination entre le salarié et son employeur, affaiblirait les droits collectifs des salariés.

Cette monétisation des RTT ne serait pas soumise à cotisation sociale, affaiblissant encore un peu plus notre protection sociale.

Cette mesure annoncée pour une plus grande liberté des salariés serait en fait à l’avantage exclusif du patronat : en plus ce serait du travail supplémentaire payé moins cher que des heures supplémentaires (10 % contre 25%)

Osons mettre cela en parallèle avec les superprofits : Total vient d’annoncer 18,5 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre, en hausse de 200 % par rapport au premier semestre 2021. Et ce n’est pas que le secteur de l’énergie : le géant du luxe LVMH annonce 6,5 milliards d’euros de bénéfices, (+ 23 %) et, autre exemple, Stellantis se targue d’un bénéfice net de 8 milliards d’euros, en hausse de 34 % par rapport au 1er semestre 2021

Bien sur, les PME ardennaises ne font pas toutes les mêmes profits… mais le gouvernement pourrait en exigeant l’augmentation des salaires, prendre d’autres mesures comme le rééquilibrage des impôts sur les sociétés et une obligation de responsabilité sociale vis à vis des sous-traitants.

Plus que jamais, le PCF, avec ses groupes au Parlement, et tous ses militants, est présent pour décrypter les pièges du discours libéral de Macron, proposer des solutions et contribuer aux luttes.

Une date est déjà dans le paysage de la rentrée sociale : le 29 septembre avec un appel à la grève de la CGT pour les salaires et le pouvoir d’achat. Cela sera précédé d’une journée nationale d’action le 22/09 pour la santé.

Un livre qui manque d’objectivité

« On n’est jamais si bien servi que par soi-même ». En résumé c’est la trame du livre « Les audacieux » qui vient d’être édité. Il s’agit, selon les auteurs, de la chronique d’un territoire (les Ardennes) qui refuse le déclin. En réalité il s’agit de près de 350 pages d’une chronique à la gloire du patronat et des maires de Charleville-Mézières et de Sedan et des parlementaires de droite.

Pour la ville chef-lieu il apparaît, au fil des pages, que l’histoire du développement débute en 2014, date ou la droite est devenu majoritaire au conseil municipal. Selon l’auteur tout ce qui se serait passé avant cette date serait marqué par le déclin économique. Ce serait, au mieux, dû à la fatalité des choses et au pire à l’inaction de la majorité de gauche avant l’ère Ravignon. Et depuis 2014 l’opposition serait aux abonnés absents et atone sur les différents dossiers. Il y a pire que l’oubli c’est l’ignorance des forces économiques et politiques en présence. Sans ce respect du pluralisme cela devient un texte de propagande. Le style de ce livre est certes plaisant mais très romancé.

Loin de moi l’idée de contester la liberté d’éditer un livre à la gloire de la municipalité et de son chef. Ce qui me dérange beaucoup plus c’est l’initiative prise par le maire d’organiser, officiellement, une réception pour saluer la sortie du livre. Qu’il le fasse en qualité de membre des Républicains. Par respect du pluralisme une initiative similaire devrait être organisée pour la sortie du livre « Les fossoyeurs ». Cet ouvrage dénonce, sans complaisance, les positions du groupe Orpéa dans la réalisation et la gestion d’EHPAD. Livre qui questionne sur l’attitude des collectivités et qui accorde une large place aux Ardennes.

Sylvain Dalla-Rosa