Actualités

Ravignon recalé

Le maire de Charleville-Mézières postulait comme responsable de l’ADEME, organisme avec son siège à paris. Il vient d’être écarté de cette responsabilité par une commission parlementaire. Cette non attribution de poste s’explique par un cumul qui éloignait le maire de ses administrés.

Boris Ravignon est donc victime de ses cumuls de postes. Il est déjà maire de Charleville-Mézières et président de l’agglomération. Notre ville souffre de ses mandats cumulés. Enfin une décision qui va dans le bon sens car il pourra se recentrer sur ses mandats locaux qu’il possède déjà.

Peut-être que la gestion de la ville trouvera une meilleure orientation.

Sylvain DALLA R0SA

Un parti communiste rassemblé après son 39ème congrès

Une délégation de communistes des Ardennes a participé au 39ème congrès du PCF qui s’est tenu à Marseille pendant le week-end de Pâques : quatre jours de débats pour préciser les orientations du Parti communiste dans les années à venir, des débats souvent acharnés pour mieux préciser les objectifs que nous nous fixons, notre « base commune ». Ce texte dont la forme initiale avait déjà recueilli plus de 80 % des suffrages des adhérents, enrichi par toutes les discussions des congrès de section, des congrès départementaux, et par le débat du vendredi et du samedi à Marseille, a été validé par plus de 4 délégués sur 5.

Il fixe comme objectif de construire une véritable alternative au système capitaliste et à la classe des riches défendue par le gouvernement Macron, à reconstruire une gauche populaire, sociale au service du monde du travail et de la création et à jouer tout son rôle dans la lutte des classes contre le capital, au service de l’émancipation humaine pour construire ensemble les jours heureux dont nous avons tant besoin.

Avec le mouvement contre la réforme des retraites, la France vit à l’heure d’une bataille historique entre le travail et le capital. Le rejet de cette réforme par l’immense majorité du monde du travail s’ancre dans une réalité : le travail ne paye plus et l’inflation fait rage alors même que les profits s’envolent, l’exploitation autant que la perte de sens du travail grandissent avec l’obsession de la rentabilité du capital.

Cette majorité du refus doit devenir une majorité politique. C’est en ce sens que le 39e Congrès a lancé un appel solennel à toutes les Français·es, à la jeunesse : construisons ensemble un nouveau Front populaire pour de nouveaux Jours heureux, un pacte pour le redressement social et démocratique pour une France du travail et du progrès social, une France libre, heureuse et forte, construisons une majorité populaire et un gouvernement qui feront de notre diversité une force. Ensemble, avec une République porteuse de justice, d’égalité sociale, de solidarité internationale et de paix, ouvrons le chemin de nouveaux Jours heureux.

Le 39ème congrès du PCF a aussi révisé ses statuts, ses règles de vie commune, pour mieux les adapter à la réalité actuelle et élu sa nouvelle direction nationale, rajeunie avec comme secrétaire national Fabien Roussel.

Michèle LEFLON

Réforme des retraites en France : solidarité internationale !

Face à la grève dans le secteur pétrolier pour obtenir le retrait de la réforme des retraites en France, TotalEnergies a des pratiques de briseurs de grève et s’est même vanté d’alimenter le marché français à partir de la Belgique, ce qui n’arrive jamais habituellement.

En signe de solidarité, la FGTB, la centrale syndicale belge, donne rendez-vous devant le dépôt pétrolier d’Anvers ce jeudi 6 avril, jour de mobilisation nationale et unitaire en France, pour contrer les méthodes de casseur de grève de TotalEnergies.

L’UD CGT 08 a apporté tout son soutien à cette action de solidarité.

Conseil régional : Franck Leroy sourd à la misère lycéenne

Sandra Blaise, conseillère régionale PCF des Vosges a, avec d’autres, présenté une motion pour une tarification sociale et des repas à partir de 1 € dans les lycées, lors de la réunion du conseil régional du 23 mars.

L’inflation actuelle, les difficultés des familles, rendent une telle mesure particulièrement importante. De nombreux familles ont des revenus juste au dessus du seuil permettant d’avoir une bourse. En augmentant la fréquentation des restaurants scolaires, cela faciliterait une alimentation équilibrée. D’ailleurs, l’état aide financièrement certaines communes pour mettre en place de repas à 1€ et des départements pratiquent une tarification sociale dans les collèges avec des repas au prix symbolique de 50 centimes.

Hélas, cette motion n’a pas reçu l’accord de la majorité de droite du conseil régional et de son nouveau président Franck Leroy, Macron compatible !

Rappelons que la Champagne Ardenne avait, avant la fusion des régions, fait un premier pas vers une telle tarification.

Rappelons aussi le plan de fermeture de lycées, dans les Ardennes, Vivier au Court et Etion !

Les lycéens sont les mal-aimés de la majorité du conseil régional !

La culture mérite mieux

Pour étoffer sa collection de documents originaux sur l’œuvre d’Arthur RIMBAUD, le musée carolomacérien consacré au poète vient de faire l’acquisition d’un dessin réalisé par sa sœur. Ce sont près de 30 000 euros qui ont été collectés par des donateurs privés afin de permettre au musée de financer l’achat de ce dessin.

Malheureusement les Carolomacériens devront ouvrir leurs bourses pour découvrir le dessin réalisé par Isabelle Rimbaud. En effet, la municipalité de droite vient de décider la fin de la gratuité pour l’accès aux musées pour les habitants de Charleville-Mézières mis en place à l’époque par le gauche. L’économie réalisée sera insignifiante, environ 10 000 euros par an, sur un budget total pour la ville de 92 millions d’euros. Cette gratuité quand elle est connue rencontre le succès. Ainsi, les musées de Reims, qui viennent de décider la gratuité pendant 3 mois, constatent une fréquentation nettement en hausse.

Avec cette politique il y a de quoi être inquiet pour le développement de la culture dans notre ville. Qu’en est-il de la création de réserves muséales programmées à Mohon proche du site des Rotondes SNCF? Ce projet, dénommé « Cité des Arts de la Marionnette », est destiné à donner un cadre sécurisant pour stocker toutes les œuvres qui aujourd’hui sont entreposées dans les combles d’un bâtiment?

Sylvain DALLA ROSA

Avis de recherche…le MEDEF a disparu

Depuis le début de l’année les gréves et manifestations se multiplient avec une forte participation. Cette mobilisation a pour objectif de lutter contre le texte de modification des retraites. Ce sont des millions de Français qui depuis le début du mouvement participent et se mobilisent.

Le 28 mars dernier nous étions encore plus de 7000 dans les rues de Charleville-Mézières. Nous vivons une situation inédite tant par le fait que l’unité syndicale perdure et par le soutien d’une large partie de la population. Les médias accordent une large place à cette mobilisation. Les dirigeants syndicaux et les représentants des forces de gauche, hostiles au texte, sont régulièrement invités à s’exprimer.

Cependant, il y a ceux qui sont superbement absents du débat, il s’agit du MEDEF. Depuis le début du conflit aucun dirigeant patronal n’a été invité à une émission de grande écoute. Pourtant la question des retraites concerne particulièrement les chefs d’entreprise.

Dans notre département la puissante UIMM (métallurgie) qui est majoritaire au sein du MEDEF n’a toujours pas pris part au débat. Il faut s’en doute y voir un soutien sans faille au texte gouvernemental. Pour s’en convaincre il faut regarder la position du député L. Vuibert (ancien dirigeant de l’UIMM 08) qui est un fervent défenseur de la position de Macron/Borne sur les retraites. Il n’a d’ailleurs pas voté la motion de censure déposée par les députés de gauche.

Sylvain DALLA ROSA

Après la « pédagogie » et les procédures en tout genre, la répression !

Le président de la République a utilisé tous les moyens pour tenter de nous imposer sa réforme des retraites antisociale. Après les explications et la condescendance qui va avec, toutes les procédures accélérées ont été utilisées au parlement : 47.1, 44.2, 44.3 et le fameux 49.3 se sont enchaînés.

Nous les considérons comme un festival d’artifices antidémocratiques ce que nous dénonçons avec la plus grande fermeté. Sans cela, au parlement, la Macronie n’aurait sans doute pas pu imposer sa réforme qui réunit toujours autant d’opposants.

N’ayant plus de corde à son arc procédural et acculé par la rue, c’est une avalanche de coups, d’intimidation et de violence qui s’abattent sur les mobilisations. Des syndicalistes matraqués, des centaines de jeunes primo-manifestants embarqués en garde à vue pour avoir marché dans la rue sur le lieu d’un rassemblement non autorisé !

La Brav-M, unité policière rappelant les voltigeurs de Pasqua est entrée en action : violences verbales, physiques et même sexuelles lors de fouilles corporelles. Cette violence s’abat sans aucune distinction.

Plutôt que de comprendre la colère, le gouvernement, soutenu par le RN, s’entête et nous ressort comme à chaque fois la même soupe : le péril de l’extrême gauche, des islamo-gauchistes et des partis composant la Nupes.

Le gouvernement brouille volontairement tous les repères par des discours logorrhéiques sans queue ni tête. Sa volonté est d’ostraciser les opposants à sa politique, de criminaliser l’alternative progressiste et pendant ce temps, l’extrême droite peut dormir tranquille.

Le monde du travail rejette massivement la réforme des retraites. La dénonciation par la gauche des inégalités et de la toute puissance du capital trouve de plus en plus d’échos dans le pays et le gouvernement fait tout pour criminaliser l’alternative progressiste. Mais, Monsieur le président, ça ne prend pas et les Français sont toujours et encore dans la rue car c’est dans la rue que ça se passe, n’en vous déplaise !

Corine POSTAL

L’ARS et certains élus cherchent à masquer leur responsabilité

Entre deux conseils communautaires le président de la collectivité territoriale doit rendre compte au conseil des marchés signés par décisions directes. Le 21 mars dernier s’est tenu à Vivier au Court une réunion de l’agglomération. J’ai lu et relu le document adressé aux élus à cette occasion je n’ai pas trouvé trace des dépenses de 50 000 à 100 000 euros pour des annonces publicitaires afin de recruter des praticiens pour la maternité de Sedan.

Cette annonce a été publiée conjointement avec l’Agence Régionale de Santé (ARS).

A l’occasion de ce conseil j’ai souligné la duplicité de l’ARS qui fait semblant de défendre la Maternité et qui est en pointe pour la casse du secteur hospitalier public avec le gouvernement. Cette remarque vaut également pour certains élus. On n’attend pas de l’ARS ou de certains élus de vouloir se refaire une virginité à bon compte mais d’actes concrets pour sauver la Maternité.

La fermeture de la Maternité est effective depuis le 29 mars.

Sylvain DALLA ROSA

Friche Deville: oui à l’emploi dans le respect des normes

L’annonce, par la communauté d’agglomération Ardenne Métropole, de la création de 300 emplois sur le site de l’ancienne usine Deville à Charleville-Mézières était à l’ordre du jour de la réunion du conseil communautaire ce 21 mars. Hormis le fait que ce projet est porté par une entreprise nationale nous n’en saurons pas plus.

Pourtant quelle garantie avons nous qu’il s’agit bien d’investissements fiables alors que les Ardennais ont déjà été échaudés avec différents projets comme CEVITAL (les Ayvelles), Thomé Génot (Nouzonville) ou Mercier (Revin) qui allaient créer des centaines d’emplois et qui ont tous périclités. Ces dossiers sont restés sans lendemain malgré les promesses. Au delà de la viabilité du projet plusieurs interrogations se posent.

Une partie du site de la friche Deville est classée inondable et donc inconstructible. Il serait préjudiciable de ne pas respecter cette interdiction administrative. D’autre part, cette friche est située en plein cœur de Charleville-Mézières à un carrefour très fréquenté. Toutes les productions n’ont pas leur place, dans un secteur très urbanisé, une entreprise de la métallurgie par exemple. Ce serait contraire aux normes actuelles d’aménagement du territoire.

Pour autant il est nécessaire de tout faire pour favoriser cette création d’emplois dont nous avons terriblement besoin. C’est pourquoi il ne faut pas s’en tenir qu’à la friche Deville mais explorer d’autres pistes comme l’implantation dans une zone industrielle.

La communauté d’agglomération a chargé l’Établissement public foncier (EPFGE) pour mener une étude où tous ces éléments doivent être pris en compte.

Sylvain DALLA ROSA

3 ans de mandat municipal sans envergure

Le conseil municipal actuel de Charleville-Mézières est arrivé à la mi-mandat. C’est l’occasion de faire le point sur ce qui s’est passé pendant ces 3 ans depuis l’élection du 15 mars 2020. Tout d’abord il y a la configuration politique. La droite est sortie en tête du scrutin de 2020 élue dés le 1er tour et détient tous les pouvoirs. Avec 6992 voix (77,61%), elle s’octroie 40 sièges sur 43 au conseil municipal. L’opposition de gauche ne recueillant que 3 sièges. Pour autant ce résultat ne reflète pas le rapport de force politique au sein de la ville chef lieu. Ainsi, lors de la dernière élection présidentielle si on cumule les résultats des différents candidats de gauche, celle-ci est majoritaire à Charleville-Mézières.

Probablement déçus par la gestion du mandat municipal précédent (2014/2020) de nombreux électeurs se sont abstenus lors du scrutin du 15 mars 2020 favorisant ainsi le maire sortant. Il faut ajouter à ce bilan la poursuite de la baisse démographique. Charleville-Mézières est passé de 48615 habitants en 2014 à 46388 en 2020.

Si on regarde le bilan de ces 3 années écoulées on remarque qu’aucun dossier d’envergure n’a vu le jour. Si on reprend les principales promesses faites pendant la campagne électorale, il n’existe pas de grand chantier en cours de réalisation.

La seule concertation avec l’ensemble des Carolomacériens a été le référendum sur le « schéma des mobilités ». Celui-ci s’est traduit par une très faible mobilisation des électeurs, 15,47% de participants. Ce résultat équivaut à un rejet du projet porté par le maire qui s’entête à le mettre en œuvre.

Par ailleurs, confrontée à des difficultés financières importantes, la dette s’élève à 82,76 millions d’euros, le seul remède du maire est de casser le service public. On peut lister la fermeture de l’État civil place du Théâtre, la suppression des crèches à domicile, le non remplacement des agents partis en retraite, l’abandon de l’entretien des rues. On peut également noter l’amputation de 10% des subventions aux associations, l’instauration d’une taxe GEMAPI (prévention des inondations) ou une augmentation de 13% du prix de l’eau…..Parmi les projets pour l’instant au point mort on peut citer la réalisation d’une nouvelle piscine à la Ronde Couture ou la Cité des Arts de la Marionnette. Tout cela au profit d’un renforcement des caméras de surveillance.

La mi-mandat nous permet de réaffirmer quelques éléments de gestion. Tout d’abord le principe du non cumul des mandats d’exécutifs entre la ville et la communauté d’agglomération doit être réglé, engager dés cette année budgétaire la réalisation d’un aménagement pour créer des Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) et aller progressivement vers la gratuité, relancer le dossier de Scènes de musiques actuelles (SMAC) à la Macérienne.

Sylvain DALLA ROSA