On entend régulièrement donner comme solution pour aller vers un remboursement des soins à 100% la généralisation du régime local d’Alsace Moselle. Mais les hôpitaux de Strasbourg ou de Metz vont aussi mal qu’ailleurs en France, faute de ressources financières. Pourquoi? Tout simplement parce que les dotations de la Sécurité Sociale y sont aussi insuffisantes que partout en France!
Le Régime Local d’Alsace Moselle n’est en fait qu’une super mutuelle dont l’intérêt majeur est que les remboursements sont effectués directement par les CPAM, évitant une double gestion et donc les frais en rapport, la Sécurité Sociale se faisant rembourser globalement par le Régime Local. Sauf quelques cas particuliers (le forfait hospitalier est remboursé) les remboursements, à des taux plus élevés que dans le reste du territoire, se font sur la base des tarifs de la Sécurité Sociale et cela ne règle donc pas les remboursements d’optiques, soins dentaires, appareils auditifs …. sans recours à une autre complémentaire auquel sont contraints les bénéficiaires de ce régime également pour les dépassements d’honoraires par exemple.
Seuls les salariés du privé sont concernés et ce régime est obligatoire avec des cotisations uniquement salariales. Ce régime s’est fait sa réputation sur des apparences: les taux élevés de remboursement directement par l’Assurance Maladie et des baisses des cotisations … après une hausse pour rembourser les dettes. Et, pas d’illusion à se faire sur la gestion démocratique par les salariés du régime local: il ne concerne que les fonds récoltés par la cotisation spécifique, en rien l’ensemble de l’Assurance Maladie.
Il n’est évidemment pas question de supprimer ce régime, intéressant pour les populations concernées, mais il ne représente pas l’avenir!
Il laisse la même place à des complémentaires qui sont de plus en plus liées à la finance, quand il ne s’agit pas directement de banques, alors qu’il faudrait intégrer dans la sécurité sociale de base la réalité des tarifs des lunettes, appareils auditifs …et interdire les dépassements d’honoraires.
Il ne règle pas le problème fondamental de la Sécurité Sociale, l’augmentation des recettes en s’attaquant au rapport capital/travail, en augmentant les cotisations patronales tout en les modulant selon les politiques sociales et environnementales des entreprises et en faisant cotiser les revenus financiers de celles-ci.
Michèle LEFLON

Le conseil départemental, par un écrit de son
Le Parti Communiste Français tenait son congrès national entre le 7 et le 10 avril dernier à Marseille. Une délégation des Ardennes, dont j’ai eu la chance de faire partie, était présente. Nous avons présenté les amendements votés par les communistes ardennais sur le texte de base commune et les statuts du PCF. Ces amendements portaient tous une ambition commune : le renforcement de notre parti et l’affirmation du projet communiste. C’est ce que je retiendrai également des débats du congrès et du vote des délégués en ce sens à plus de 80%.
Il n’est pas courant que Nouvelles des Ardennes fasse la publicité pour un film. Celui qui vient de sortir en salle est à voir absolument. Il n’est pas dans la ligné des films commerciaux. 
Le dernier redécoupage des régions, initié à l’époque par F. Hollande, date de 2015. Avec le Grand Est qui regroupe 10 départements les Ardennes ont été intégrées dans un assemblage atypique rendant de fait les régions très difficiles à administrer et engendrant des dysfonctionnements préjudiciables.
La gestion du conseil départemental (CD) par la droite n’est pas « un long fleuve tranquille ». Le budget 2023 de la collectivité territoriale, voté par les élus majoritaires, montre à l’évidence la fragilité de ses finances. Incontestablement la hausse de 1,6% du RSA à compter du 1er avril, pèse sur les finances du CD. Cette aide, pour soutenir les plus défavorisés, est gérée par la Caisse d’allocation familiale et financé par le CD à hauteur de 63 millions. A elle seule cette dépense représente plus de 18% du budget de fonctionnement loin d’être compensée par l’État.. 
Ce vendredi 7 avril, un banquet républicain contre les interdits religieux était organisé par la fédération ardennaise de la Libre Pensée. Au delà de faire un bon repas entre amis et sans aucune restriction culinaire, il s’agissait de réaffirmer les principes de laïcité et de liberté de conscience. Les participants à ce banquet ont tenu à réaffirmer leur attachement à la constitution française qui affiche comme principe « la séparation des Églises et de l’État et la défense de la laïcité ».