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Agression contre le PCF !

Patrick LATTUADA, au nom de la fédération du PCF08, a saisi la Procureure de la République suite à la dégradation des locaux.

« Dans la nuit des 23 et 24 septembre derniers les locaux de la Fédération des Ardennes du PCF à Charleville-Mézières ont été tagués. Le texte inscrit sur la façade se rapporte à un débat national portant sur les désaccords au sein de la NUPES. Le débat doit rester dans les limites d’une confrontation sereine et respectueuse des uns et des autres. Ce sont tous nos adhérents qui sont choqués. En démocratie il n’est pas acceptable que des menaces et des dégradations touchent un parti politique.

C’est pourtant ce que les auteurs des tags s’évertuent à faire. Ils ne peuvent rester impunis. Devant les faits il nous semble indispensable que la recherche des auteurs soit mise en œuvre. Il s’agit de faire respecter la démocratie. Ce serait, par ailleurs, l’affirmation du bon fonctionnement du pluralisme politique. Cela touche l’ensemble des formations politiques.

C’est pourquoi nous souhaitons qu’une enquête soit ouverte pour déterminer et sanctionner les vandales à l’origine de cette dégradation de notre local carolomacérien. »

Agir ensemble à gauche dans la diversité et le respect mutuel

Crise sociale majeure en lien avec l’inflation, crise écologique, guerre en Europe … le mal-vivre, l’inquiétude gagne notre pays. Le capitalisme ravageur en est la cause essentielle et ses soutiens actifs dans notre pays, les Macron, Borne … ne sont plus supportables pour une large partie de la population.

La journée d’action intersyndicale du 13 octobre sera une occasion de manifester ce mécontentement profond. C’est une journée européenne de mobilisation pour mettre la pression sur le patronat et les gouvernements qui cherchent à imposer des politiques dites « d’austérité » en abîmant les services publics – mais aussi nos industries – au profit de la finance qui capte les richesses crées par le travail.

Il n’y aura pas de changement réel, profond sans grandes mobilisations sociales, mais il y a aussi besoin de bouleversements politiques progressistes et cela ne peut se faire sans une action conjointe du peuple de gauche et de ses partis politiques, dans leur diversité, d’autant plus que l’extrême droite xénophobe, roue de secours du capitalisme, est en embuscade. Cela implique le respect mutuel. Or, des parlementaires de LFI ont relayé sur les réseaux sociaux des commentaires injurieux et calomnieux, d’une extrême gravité contre Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. Cette mouvance anticommuniste, véritable appel à la haine et à la violence, comme en témoigne aussi les tags sur le siège de la fédération du PCF 08, est de fait un soutien au capital en handicapant lourdement l’action commune. Les nombreux messages d’indignation montrent que militants et citoyens de toutes les sensibilités de gauche sont stupéfaits face à ces outrances.

Les communistes assument la diversité à gauche. Pour les élections européennes, ils assument d’être la seule force politique qui n’a jamais accepté les traités européens tels qu’ils sont constitués. Le PCF propose d’aller dans le sens d’une union de nations et de peuples libres, souverains et associés, dans l’objectif de combattre la domination du capital et une politique qui soit fondée sur le mieux-disant social et démocratique, comme sur les nécessaires coopérations industrielles, sanitaires, énergétiques. C’est avec toutes les forces de gauche en accord avec cette conception qu’il compte présenter une liste aux élections européennes avec comme tête de liste Léon Defonttaines.

Michèle LEFLON

Automobilistes, un racket institutionnalisé

Le gouvernement appelle les grands distributeurs de carburant à pratiquer le prix coûtant et cela pendant plusieurs mois. Cette mesure « Tape-à-l’œil » est loin de régler la question de la hausse du prix de l’essence et du gazole.

Un autre sujet qui pénalise le pouvoir d’achat, c’est la hausse récente des péages des autoroutes. Pour la SANEF, la compagnie qui gère l’autoroute de Reims à Paris et de la région Grand Est, c’est le jackpot permanent qui se fait au détriment des automobilistes. Il s’agit d’un véritable racket. Pour l’ensemble des sociétés autoroutières, en 2022, la hausse moyenne des péages aura été de 4,75% avec des bénéfices records de 3,9 milliards.

Pour les automobilistes la limite de l’acceptable est atteinte. Si des gestes financiers sont faits en direction des abonnés ils laissent de coté ceux qui prennent l’autoroute occasionnellement.

Résultat, on trouve de plus en plus de circulation sur les nationales afin d’échapper au péage. Ce sont principalement les camions qui ont cette pratique tellement le prix des autoroutes est devenu prohibitif. Il est urgent de rompre les contrats de concession qui courent pour certaines sociétés jusqu’à 2036. Si Macron cherche à récupérer des finances pour rendre du pouvoir d’achat aux Français, celles des profits dans la gestion des autoroutes lui tendent les bras.

Un traité qui doit être dépoussiéré

Il y a 60 ans, le 22 janvier 1963, était signé le Traité de l’Élysée afin de marquer la coopération franco-allemande après deux guerres dévastatrices. Forte de ses jumelages avec 3 villes allemandes (Dülmen – Euskirchen – Nordhausen), Charleville-Mézières veut commémorer ce Traité.

A l’issue de la seconde guerre mondiale le lien avec l’Allemagne était déterminant pour assurer l’avenir d’une Europe de paix et de développement économique. Comme le disait Victor Hugo, la relation entre la France et l’Allemagne est déterminante pour l’avenir de l’Europe. Le Traité de l’Élysée, qui fête ses 60 ans, devait s’inscrire dans cette vision. Les peuples ont trop souffert de la guerre pour ne pas apprécier la paix, c’est particulièrement vrai dans les Ardennes. Cette paix est aujourd’hui menacée avec le conflit en Ukraine. Un autre défi doit être relevé, celui d’un traitement Humain des questions de l’immigration.

En Europe, la confrontation militaire a été remplacée par la guerre économique qui se fait avec des souffrances sociales dans nos pays. Cela doit nous engager vers de nouveaux défis. Contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique ou au développement économique respectueux des politiques sociales sont nos objectifs. Il s’agit de développer l’Europe sur des bases démocratiques, sociales et écologiques. Une Europe libérée de la tutelle des marchés financiers.

La vague d’extrême droite, nationaliste et xénophobe, reprend du « Poil de la bête » dans différents pays européens voir en France prenant le pas sur la défense des droits de l’Homme. Ne laissons pas faire ces « va-t-en- guerre » ; mobilisons nous! Pourquoi ne pas organiser à Charleville-Mézières un sommet de la paix entre toutes les villes jumelées.

Sylvain DALLA ROSA

La grande distribution se restructure

Une restructuration de forte ampleur est en train de toucher toutes les marques de la grande distribution. En 2020 nous avons assisté au mariage de CONFORAMA et de BUT. Fusionnés ces deux principaux vendeurs de meubles pèsent à eux seuls prés de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaire. Cette fusion permettra au nouveau groupe ainsi constitué de passer devant IKEA. Ce sont au total plus de 1500 salariés qui étaient concernés en France. Deux magasins, BUT à Villers Semeuse et CONFORAMA, sont implantés localement. Dans un premier temps les rumeurs les plus inquiétantes circulaient concernant l’emploi. La fusion avec suppression d’un des deux magasins carolomacériens était même évoquée. Aujourd’hui la situation semble stabilisée.

Il y a 1 an c’était la marque CAMAÏEU qui se trouvait dans la tourmente. Dernière enseigne touchée par une restructuration il s’agit de CASINO. Très endetté le groupe connaît des difficultés inquiétantes. C’est le milliardaire tchèque D. KRETINSKY qui est officiellement le repreneur de CASINO (une enseigne à Charleville). Dans la corbeille on trouve des magasins qui ont une notoriété (MONOPRIX ou CD. DISCOUNT). Le magnat prendra la main début 2024. Si CARREFOUR et CORA ne semblent pas concernés dans l’immédiat il est à redouter que les restructurations auxquelles nous assistons laissent des traces dans toutes les grandes enseignes. Ainsi CARREFOUR annonce le rachat en 2024 des enseignes CORA et MATCH.

Toutes ces situations interviennent à un moment où le syndicat CGT craint des coupes sombres dans l’emploi. Surtout qu’on assiste à une automatisation de plus en plus forte dans les grandes surfaces et particulièrement aux caisses. Les collectivités devraient y regarder en deux fois quand elles autorisent le travail du dimanche.

Sylvain DALLA ROSA

De retour de la fête de l’Humanité

Le week-end dernier se tenait la fête de l’Humanité au Plessis-Pâté dans l’Essonne, avec plus de 430 000 participants. Une équipe de militants communistes ardennais était mobilisée pour la bonne tenue du stand : plusieurs semaines de préparation en amont, la présence sur place une semaine avant pour le montage et l’organisation, et le renfort de l’équipe pendant les 3 jours pour accueillir les centaines de personnes de passage sur le stand du PCF des Ardennes. Au menu, cacasse, frites maison, bières ardennaises et pâté croûte. Pour une petite pause, les militants ont apprécié le passage devant le stand des musiciens ardennais du groupe Funky Jazz Band.

Les militants communistes étaient ravis d’accueillir à leur fête toutes les forces de gauche pour des débats et des échanges contradictoires. C’était aussi l’accueil de personnalités internationales comme Chris Smalls, syndicaliste des USA qui a fait plié Amazon. Il a été mis à l’honneur par Fabien Roussel lors du meeting au stand national du PCF du samedi. Mais la fête, ce sont aussi des hommages comme celui consacré aux résistants de la FTP-MOI (main d’œuvre immigrée) Missak et Mélinée Manouchian le vendredi après-midi en présence de l’ambassadrice d’Arménie Hasmik Tolmajian, du sénateur communiste Pierre Ouzoulias et des historiens Serge Wolikow et Guillaume Roubaud-Quashie, des conférences scientifiques comme celle sur l’intelligence artificielle à l’espace Sciences et Numérique en présence des scientifiques Cédric Villani, Justine Lupima et Ivan Lavallée, ou d’expositions comme celle sur « les sciences et les techniques au féminin » inaugurée par Sophie Binet, secrétaire nationale de la CGT et Hélène Langevin-Joliot, physicienne.

C’était aussi cette exposition consacrée aux œuvres de Pablo Picasso dans les Lettres Françaises en regard avec les écrits de Louis Aragon : l’exigence de la Paix a marqué le public par les œuvres présentées. Cela est d’autant plus prégnant avec la date prochaine du 21 septembre, journée internationale de la Paix, qui trouvera une suite dans les Ardennes avec l’organisation par les communistes ardennais d’un week-end pour la Paix les 4 et 5 novembre prochains au Forum.

De retour à Charleville, nous avons le bonheur de participer pleinement au Festival international des Marionnettes, avec le IN et ses spectacles où l’on retrouve l’excellence d’artistes venus du monde entier et le OFF, avec un programme riche comme celui concocté par la CGT à la Bourse du Travail. De la fête de l’Huma au festival des Marionnettes, je pense aux propos du ministre de la culture communiste, Jack Ralite, disparu en 2017 : « la culture est un droit et un bonheur ».

Irène PERRIN TOININ

Solidarité avec le peuple marocain

Le PCF apporte toute sa solidarité au peuple marocain victime d’un terrible tremblement de terre.

Sollicités sur le marché de la Ronde Couture où ils étaient présents pour distribuer un tract sur la rentrés scolaire, les militants communistes ont évidemment répondu présents à la proposition de l’association marocaine de participer à l’initiative avec la presse, d’appel à la solidarité.

Ils ont rappelé la solidarité du PCF, l’habitude du PCF de travailler avec le Secours Populaire Français qui a déjà débloqué 50 000€ de son fonds d’urgence et dispose d’un vaste réseau euro-méditerranéen ayant ensemble l’expérience d’interventions concrètes dans ces catastrophes. Le SPF a bien sur lancé un appel aux dons.

Les organisateurs ont regretté l’absence du maire ou de sa première adjointe, pourtant sollicités.

La convocation de la honte !

Organisées par le pouvoir capitaliste, les convocations en gendarmerie et les procédures disciplinaires se multiplient sur tout le territoire à l’encontre de la CGT et de ses militants à l’image de Sébastien Menesplier, secrétaire général de la FNME-CGT et membre du bureau confédéral de l’organisation.

Le gouvernement semble vouloir « faire la peau » des organisations syndicales, notamment de la CGT.

Personne n’est épargné par le pouvoir de la Macronie voulant faire des exemples.

Un exécutif revanchard, une stratégie répressive et abusive, inacceptable et dangereuse pour les libertés syndicales et les droits fondamentaux.

Heureusement, la solidarité est bien présente à l’image du rassemblement du 6 septembre à Montmorency en soutien à Sébastien.

Travailleurs, retraités, syndicalistes et personnalités politiques dont le PCF représenté par Ian Brossat et Léon Deffontaines étaient présents ainsi que Fabien Gay, directeur de l’humanité, qui a pris la parole pour exprimer le soutien plein et entier de tous les communistes.

La CGT est bien décidée à na pas courber l’échine et ne cédera pas à tous types d’intimidation voulus par le gouvernement et ses serviteurs.

Les communistes seront toujours présents.

Corine POSTAL

Une urgence : augmenter les ressources de la Sécurité Sociale

Les hôpitaux ne remplissent plus leur rôle de service public en fermant des services comme la maternité de Sedan ou les urgences de Vouziers et avoir un rendez vous médical en ville est souvent synonyme de galère ! Ceci mène à une véritable catastrophe sanitaire, liée à deux causes étroitement intriquées, le manque de professionnels et le manque d’argent.

Que propose le gouvernement Borne ? Faire payer plus la population en doublant les franchises, réduire les dépenses d’arrêts maladie en fliquant les médecins … Il reste par contre sans réaction face aux nombreux médecins généralistes qui ont décidé unilatéralement d’augmenter le prix de leur consultation, à la charge des patients ! Cela va dans le sens des politiques libérales macroniennes : ne plus être soigné selon ses besoins mais selon ses moyens !

Le gouvernement prévoit une hausse de la dépense maladie de la sécurité sociale de 2,6 %, bien inférieure à l’inflation. Cela signifie un budget réel en baisse, la mise à mort de toutes les structures de soins et une explosion des reste-à-charge pour les ménages. Alors même que le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2024 (PLFSS) devrait prévoir une augmentation des retraites et des allocations familiales en lien avec l’inflation ! Qu’il devrait aussi donner les moyens pour une prise en charge digne de l’autonomie (qui devrait être intégré à l’Assurance Maladie).

Comme pour la réforme des retraites, le gouvernement justifie cette super-austérité en prétendant qu’il n’y a pas d’argent ! Il poursuit sa politique d’exonération massive des cotisation ssociales patronales (70 milliards d’euros par an), qu’il compense aujourd’hui massivement par des impôts et taxes sur les ménages. C’est un transfert des charges des entreprises vers les familles.

Pourtant, l’argent coule à flot. En 2022, les seules entreprises françaises du CAC40 ont réalisé 142 milliards d’euros de bénéfice et distribué 56 milliards d’euros de dividendes !

Il faut en finir avec cette politique qui privilégie le capital au travail, le grand patronat aux travailleurs !

Signez la pétition pour un PLFSS répondant aux besoins de la population, soutenue par le PCF :

https://www.convergence-sp.fr/petition-plfss-2024/

Le mépris de LIDL continue

Début 2018, les habitants du quartier de la Ronde-Couture à Charleville-Mézières étaient suffoqués en apprenant la fermeture de leur magasin LIDL. Pourtant des aménagements, portés par les collectivités, faisaient partie d’une restructuration possible. Le groupe allemand LIDL, au mépris des personnels, de la clientèle ou d’investisseurs potentiels a décidé d’abandonner l’implantation de la marque sur le quartier. L’objectif du groupe étant de monter en gamme, les quartiers populaires ne l’intéressent plus. Résultat, après cette fermeture, plus aucune supérette n’est implantée dans le quartier. Cela oblige les habitants à faire un plus long trajet pour aller faire leurs courses.

Mis devant le fait accompli la municipalité à rapidement abandonné l’idée de déclarer le quartier comme prioritaire pour l’implantation d’une supérette. Allant même jusqu’à indemniser LIDL à hauteur de 280 000 euros pour l’achat du terrain sur lequel était implanté le magasin. Seule l’enseigne NETTO ( filiale d’Intermarché) a fait part de son intérêt pour reconstruire un centre commercial. En octobre 2020 un comité de sélection a été mis en place pour examiner les projets. A ce jour aucune réponse concrète n’a été publiée.

Sans aucune pudeur le groupe LIDL vient de lancer une consultation publique pour connaître l’opinion des habitants. Parmi les questions posées celle-ci ne manque pas de provocation : « Exprimez-vous sur l’avenir de LIDL à Charleville-Mézières ». 5 ans après la fermeture de leur enseigne qui était située à la Ronde-Couture, le groupe allemand n’exclut plus la possibilité de réinvestir le quartier populaire. Après s’être comporté comme des gougnafiers LIDL veut faire obstacle à d‘éventuels candidats.

Sylvain DALLA ROSA