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Rentrée 2023

Une rentrée où les communistes appellent les citoyennes et citoyens à se mobiliser.

La fête de l’Humanité, plus grand rassemblement populaire national, devrait donner le départ de toute une série d’actions démontrant à l’exécutif le rejet de la politique menée tant nationale qu’internationale.

Le jeudi 21 septembre nous devrons être nombreuses et nombreux à l’occasion pour une grande journée de mobilisation pour la paix.

Pour les communistes ardennais, il y aura aussi mobilisation pour la paix les 4&5 novembre. Nous aurons l’occasion d’y revenir après le festival des marionnettes.

Mais cette rentrée ne se fera pas uniquement sous le signe d’un retour à la paix. Le dernier Conseil National a pris la décision d’être le parti pleinement mobilisé et motivé contre la politique du Président de la République et de son gouvernement qui continuent leurs actions au service exclusif du grand capital tout en soignant la complicité avec toutes les droites, même les plus extrêmes.

En définitif l’heure est à renforcer la République et ses valeurs fondamentales partout.

Patrick LATTUADA

Rentrée scolaire sous le signe de la mobilisation !

La fermeture du collège La Fontaine ne passe pas ! Et pour cause, organisée en dépit du bon sens, elle conduit à des classes surchargées. Mais ce n’est pas qu’à Charleville-Mézières ; à Sedan, Carignan, Fumay, les enseignants sont aussi mobilisés : au prétexte de la baisse démographique, les classes sont surchargées, dépassant parfois la capacité d’accueil des salles. Quel paradoxe !

Le PCF demande de limiter les effectifs de 20 à 25 élèves par classe de la maternelle au lycée.

Il faut aussi revaloriser les métiers de l’éducation alors que plus de 3000 postes n’ont pas été pourvus faute de candidat·es, pré recruter en urgence 20 000 étudiant·es en L3 pour les former durant deux ans, en finir avec la précarité dans l’Éducation nationale, former les enseignants et personnels de l’éducation au travers d’une véritable formation initiale et continue en lien avec la recherche.

Face à la crise sociale, il faut décréter la gratuité des fournitures scolaires, comme savent d’ailleurs le faire certaines municipalités communistes.

L’hémorragie continue !

Les statistiques dévoilées par l’INSEE sont implacables, notre département va continuer à perdre des habitants. Dans les années qui viennent il y aura même une accélération de la chute démographique. Perte d’habitants et vieillissement de la population sont les deux éléments qui frappent notre département.

Les statistiques de 2018 chiffraient une population ardennaise à hauteur de 272 000 habitants. En 2070, d’après les projections de l’INSEE, nous ne serions plus que 191 000. Pour ce dernier chiffrage l’INSEE projette une hausse conséquente des plus de 75 ans. C’est un vieillissement endémique qui est programmé. Ainsi, les prévisions ardennaises montrent une hausse des centenaires. Les Ardennes compterons 1330 centenaires en 2070.

Incontestablement cette situation est la conséquence d’une crise économique plus dure dans les Ardennes qu’ailleurs. Malgré quelques annonces positives c’est une véritable désindustrialisation qui frappe notre département.

Dans le secteur de l’automobile français, véritable colonne vertébrale de l’industrie ardennaise, après deux décennies d’affaiblissement le patronat vient à nouveau de planifier la réduction d’emplois jusqu’en 2035. Ce qui est en projet c’est la destruction de 90 000 postes. Pour faire face à cette situation il est indispensable de se donner, au plan national, les moyens d’une réelle relocalisation en France de la production industrielle. Priorité doit être donnée aux départements, comme les Ardennes, qui souffrent économiquement. C’est cette politique que portent les parlementaires communistes.

Sylvain DALLA ROSA

Charleville-Mézières capitale de la Marionnette

Après le succès, fin août, du Cabaret Vert qui a vu une affluence de prés de 130 000 personnes, c’est le festival mondial des Théâtres de Marionnettes qui se déroulera du 16 au 24 septembre prochains. Ce sera la 22e édition depuis sa création en 1961 à Charleville avant la fusion de 1966.

Au fil des ans le festival n’a fait que grandir prenant une ampleur internationale. C’est grâce à quelques courageux, à l’image de Jacques Félix et de l’association des « Petits comédiens de chiffons » que Charleville-Mézières est devenu la capitale mondiale des Théâtres de Marionnettes. A l’origine le festival avait lieu tous les trois ans. A partir de 2009 il est passé à un rythme tous les deux ans.

Les spectacles de rue ou en salle rassemblent plus de 150 000 festivaliers. Ce sont une trentaine de nations qui font de la ville ardennaise la capitale mondiale de la Marionnette. Pendant les 9 jours les spectacles font le plein de spectateurs. Malgré ce succès indéniable l’équilibre budgétaire reste fragile. Les pouvoirs publics ne peuvent rester indifférents à ces difficultés. Pour que les futures éditions trouvent un équilibre budgétaire le ministère de la Culture doit intervenir.

Pour marquer son encrage territoriale il existe dans la ville chef lieu des Ardennes depuis 2017 une véritable École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette qui forme des artistes qui essaimeront sur toute la planète. Il faut noter une originalité c’est la contribution au festival de la CGT. Les syndicalistes organisent depuis plusieurs années des spectacles à la Bourse du Travail.

Non au racisme, à l’antisémitisme

L’Université d’été du PCF qui s’est déroulée, fin août, à Strasbourg a connu un joli succès de participation. Cinq délégués ardennais y participaient. Le temps fort de cette réunion de rentrée a été, le 26 août, l’intervention de Fabien Roussel.

Après avoir exposé les propositions du PCF face aux trois défis qui sont devant nous, le climat, la question sociale, la paix, le Secrétaire national du PCF a notamment évoqué la remontée inquiétante des discours et des actes racistes et antisémites dans notre pays. « Comme en toute période de crise, nos compatriotes redeviennent des boucs-émissaires commodes. Des magasins sont maculés d’inscriptions odieuses dans des simulacres de « Nuit de cristal », des cimetières et des lieux de mémoire sont profanés, des sièges de notre parti sont tagués de slogans néonazis…… Ces propos sont inacceptables, injustifiables, inexcusables. Et je veux simplement, solennellement, affirmer au nom des communistes, au nom de toute l’histoire de notre parti, au nom de ce que la nation doit aux combattants étrangers de la Main-d’œuvre immigrée, la MOI, au temps de l’occupation hitlérienne – à commencer par le groupe de Missak Manouchian dont nous célébrerons prochainement l’entrée au Panthéon -, que jamais l’antisémitisme comme le racisme ne rencontrera chez nous la moindre complaisance, la moindre tolérance. Que la justice fasse à chaque fois son travail…………. Il se trouve que des personnalités ont bel et bien été condamnées pour des propos racistes envers nos concitoyens musulmans, je pense notamment à l’odieux Zemmour ou encore au nouveau directeur du JDD. Ces condamnations de la justice auraient dû les priver de toute audience……. C’est tout cela qui ruine toute notre société, notre République et conduit à des drames, des crimes atroces….. Je prends l’engagement devant vous de remettre vite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale la proposition de loi visant à pouvoir sanctionner d’une peine d’inéligibilité tous ceux et toutes celles qui se seront rendus coupables d’appels à la haine raciale. »

Il a terminé son discours sur les élections européennes : « Plus que jamais, en une rentrée porteuse de lourds dangers, les communistes entendent travailler au rassemblement du monde du travail et des forces vives de la France. De cette rentrée, nous engagerons la campagne des élections européennes, qui se tiendront le 9 juin 2024. Ces élections seront donc très importantes et j’appelle nos concitoyennes et nos concitoyens à y participer massivement pour exprimer leur volonté démocratique. Notre parti a une voix originale à porter lors de ces élections. Le PCF est, rappelons-le, le seul parti de gauche à s’être opposé avec constance aux traités néolibéraux européens. Nous ne pensons pas que la sortie de l’UE ou encore la « désobéissance », comme disent certains, sans réelle perspective de faire évoluer les rapports de force, soient des solutions.

Nous ne partageons pas non plus l’idée d’une Europe fédérale qui viendrait imposer ses choix à marche forcée aux peuples. Nous portons l’ambition d’une tout autre construction européenne, une union de nations et de peuples libres, souverains et associés pour des coopérations sur la base de projets partagés, utiles aux peuples. C’est pourquoi, j’appelle les communistes à entrer dès à présent en campagne, autour de notre chef de file, Léon Deffontaines, que les Français commencent à découvrir et que beaucoup apprécient d’ores et déjà pour sa clarté et sa pugnacité ! Il est jeune et il a pourtant déjà beaucoup d’expérience ! J’appelle à la plus large mobilisation pour construire avec lui une liste ouverte, large, celle d’une gauche populaire, sociale et républicaine, avec toutes les forces et personnalités qui partagent notre ambition pour bousculer le débat européen……. Et je souhaite que notre conférence du 14 octobre prochain nous engage pleinement dans cette belle campagne pour présenter notre projet aux Français. Notre ambition est de répondre aux intérêts des peuples ! Les peuples d’abord ! Mes amis, mes camarades, notre feuille de route pour cette rentrée est ambitieuse pour être toujours plus utiles à nos concitoyennes et concitoyens. »

Non à la répression syndicale

Sébastien Menesplier, secrétaire général de la FNME CGT est convoqué le 6 septembre à la gendarmerie de Montmorency pour « mise en danger de la vie d’autrui » au cours des mobilisations contre la réforme des retraites. C’est inédit qu’un premier dirigeant de fédération soit convoqué. Ce régime politique s’enfonce dans des dérives autoritaires inacceptables. Fabien Roussel, au nom de la direction du PCF, a apporté tout son soutien à Sébastien Menesplier. L’UD CGT organise un car pour participer à la manifestation de soutien.

L’État, une gestion calamiteuse….

Le succès du « Cabaret vert » montre la capacité des Ardennais à se mobiliser. Outre qu’ils font vivre le festival les centaines de bénévoles sont un relais important pour faire la promotion de notre département. Ils sont les forces vives pour accueillir les 130 000 participants à la 17e édition du festival. Chapeau à eux et à l’association FLAP organisatrice.

Notre département montre, ces dernières semaines, un coté plus sombre. Après, en juin dernier à Nanterre, le scandaleux décès d’un jeune suite à une opération policière, des irresponsables ont profité de la légitime émotion dans la population pour multiplier la casse ou l’incendie de services publics ou des commerces de proximité dans plusieurs communes au plan national. Les émeutes se sont déroulées également à Charleville-Mézières dans les quartiers de la Houillère et de la Ronde-Couture. Ces faits sont inacceptables et doivent être sanctionnés. L’État doit être aux cotés des collectivités pour reconstruire ce qui a été démoli. L’argent ne réglera pas tout mais va contribuer à un retour à la normale. Malgré l’interpellation de nombreux maires le gouvernement continue à baisser les dotations vers les collectivités locales. Cette politique ne démolit pas les bâtiments publics mais étouffe financièrement les communes.

Plus que jamais, nous avons besoin de moyens pour rétablir l’avenir des communes. Les choix libéraux participent au développement de la précarité. Les droits élémentaires à l’éducation, à la sécurité, à la santé, au logement, aux transports, aux sports, à la culture doivent être une réalité garantie par l’État. Les services publics sont porteurs d’égalité et de justice. Garantir aux collectivités les moyens de mettre en œuvre leur politique est indispensable.

Sylvain DALLA ROSA

Hôpital Rethel/Vouziers : il faudrait supprimer du personnel pour la Cour des Comptes

La Cour régionale des comptes du Grand Est vient de publier un avis à la demande de l’Agence Régionale de Santé sur le Groupement Hospitalier Sud Ardenne (GHSA) qui regroupe depuis 2005 les deux hôpitaux de Rethel et Vouziers.

Il y a des difficultés financières : diminuez la masse salariale ! Vive la précarité de l’emploi.

Cette scandaleuse conclusion témoigne à quel point pour les autorités de notre pays, les économies comptent plus que la santé de la population !

Ce rapport incite à quelques remarques :

– la fusion n’est pas la panacée financière. On le savait, mais la lourde antériorité de la fusion des hôpitaux de Rethel et de Vouziers (18 ans) confirme les pronostics ! Le GHSA a perdu la seule maternité qui lui restait à Rethel et le site de Vouziers a vu ses services fermer les uns après les autres, tout récemment son service d’urgence, transformé en un service de soins non programmés ouvert seulement aux heures ouvrables.

– il y aurait eu des négligences dans la gestion. Il ne s’agit pas de juger la réalité de celles-ci mais par contre de s’interroger. Même si la loi Bachelot a transformé les conseils d’administration en conseil de surveillance, simple chambre d’enregistrement, la question se pose quand même de l’absence d’alerte par les maires de Rethel et Vouziers !

– les éléments donnés sur l’EHPAD de Vouziers trahissent bien les intentions du rapport : donner des éléments à l’ARS pour contraindre à réduire les dépenses de personnel, sans aucune attention à la qualité des soins. Le rapport note en effet que la reconstruction de l’EHPAD s’est accompagnée d’une diminution de lits, à personnel quasi identique. Mais aucune mention n’est faite d’un quelconque ratio par rapport au nombre de résidents ! La qualité des prises en charge est le dernier des soucis de la Cour des Comptes. Et en plus, elle reproche la diminution des contrats précaires et la titularisation de personnels !

En conclusion, la mobilisation s’impose ! Le GHSA ne doit pas réduire sa masse salariale, mais bénéficier de plus de financement pour ses investissements et pour tenir compte de la faible densité de la population de l’Argonne qui doit avoir accès aux mêmes soins que dans le reste du territoire national : la transformation du service d’urgence en service de soins non programmés ouvert uniquement aux heures ouvrables met en danger la population !

Michèle LEFLON

Fête de l’Huma

Les bons de soutien donnant droit à l’entrée à la fête sont toujours disponibles au siège de la fédé des Ardennes au prix de 40 € pour les 3 jours.

L’équipe, pour animer le stand de la fédération des Ardennes, vous y donne dès maintenant rendez-vous. Les bénévoles pour donner un coup de main seront les bienvenus et invités à se faire connaître dès maintenant (pcf08@wanadoo.fr).

Vous pouvez également soutenir l’Humanité en achetant la vignette par solidarité.

Une rentrée politique offensive pour le PCF

Rajeunissement, bouillonnement d’idées, échanges, fraternité, combativité … l’université d’été du PCF à Strasbourg le week-end dernier a confirmé l’extrême vitalité du parti.

Dans son discours, Fabien Roussel, son secrétaire national, a développé les grands défis sur lesquels il faut rassembler les Français pour les relever ensemble : celui de la paix, celui du climat et la question sociale.

Sur la paix, notre pays doit être à l’initiative d’un plan de paix autour de grands principes, l’évacuation immédiate et inconditionnelle des territoires occupés depuis le 24 février 2022, la neutralité de l’Ukraine garantie par une protection internationale, des réparations de guerre, le respect des choix des populations de Crimée et du Donbass et le retrait des armes nucléaires déployées en Biélorussie. Fabien Roussel a aussi réaffirmé notre solidarité avec tous les peuples en lutte.

Cette solidarité, la fédération des Ardennes du PCF la manifestera d’ailleurs en organisant un concert pour la paix le samedi 4 novembre à 20 h au forum.

Le défi de la lutte contre le réchauffement climatique appelle à révolutionner le mode de production capitaliste autant que le mode de consommation, à engager des dépenses publiques majeures, à agir en internationalistes pour la réduction des inégalités globales. Il faut arrêter avec les discours culpabilisant celles et ceux qui, dans les faits, polluent le moins pendant que les riches continuent leurs voyages en jets privés. Le PCF présentera le 6 novembre prochain un pacte pour le climat engageant notre pays dans une révolution écologique nécessaire et urgente.

Face à un Président de la République qui ne parle que de rigueur budgétaire, il y a un défi social à relever : celui de salaires permettant de vivre, de se projeter dans l’avenir, d’élever ses enfants , celui d’éradiquer le chômage : il y a tant à faire pour les services publics, pour réindustrialiser le pays, pour développer une agriculture respectueuse de l’avenir, pour redéployer la République partout, pour toutes et tous. Bien sur, les communistes participeront à la journée d’action intersyndicale prévue le 13 octobre.

L’année qui s’engage va aussi être celle d’élections européennes le 9 juin. Le PCF a une voix originale à porter lors de ces élections. Rappelons qu’il est le seul parti de gauche à s’être opposé avec constance aux traités néolibéraux européens. Il porte l’ambition d’une construction européenne différente avec une union de nations et de peuples libres, souverains et associés pour des coopérations sur la base de projets partagés, utiles aux peuples. Le PCF a déjà désigné son chef de file, Léon Deffontaines avec l’ambition d’une liste large, celle d’une gauche populaire, sociale et républicaine, avec toutes les forces et personnalités qui partagent sa volonté de bousculer le débat européen. Le PCF tiendra une conférence nationale consacrée aux élections européennes le 14 octobre. C’est Léon Deffontaines qui a clos l’université d’été le dimanche midi. A voir l’enthousiasme lors de son discours, la campagne sera belle !

Michèle LEFLON