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Commerce : une réorganisation de grande ampleur

Les supérettes implantées dans les quartiers de Charleville-Mézières sont l’objet d’une profonde réorganisation. Après la fermeture du LIDL de la Ronde Couture c’est le magasin Casino situé avenue Jean Jaurès qui a fermé ses portes. Il apparaît que le groupe Intermarché, qui vient nationalement de racheter la marque Casino, veuille étendre son implantation dans la ville chef lieu des Ardennes. Conséquence le magasin est fermé pendant plusieurs mois suscitant de l’inquiétude chez les salariés compte tenu des travaux importants à réaliser pour mettre le magasin aux normes de sécurité. Sa réouverture n’est pas assurée. Quand au projet de remplacement du LIDL de la Ronde Couture il semble être tombé à l’eau.

Après la fermeture du magasin Camaïeu il est incontestable que nous assistons à une réorganisation commerciale de grande ampleur. Tout cela se fait au détriment des commerces de proximité car la tendance est d’implanter des magasins à la périphérie des villes. Cette stratégie va avoir des conséquences sur l’emploi et sur la pénalisation des habitants des quartiers qui n’ont pas de moyen de transport.

L’avenir pour les centres ville ne serait t-il pas aux petits commerces comme celui de la place de Montcy Saint-Pierre, La Marcasserie, qui fonctionne sur la base du mouvement associatif ?

Sylvain DALLA ROSA

Les entreprises raflent la mise au détriment de l’emploi

Au cours des années notre département a subi plusieurs plans de relance pour l’industrie et l’économie. Sans résultat probant à l’image de la fameuse Zone Franche qui est loin d’avoir tenu ses promesses. Un des derniers dispositifs en date est le « Bassin d’emploi à redynamiser » (BER) porté par le député J.L Warsmann. Ce dispositif, mis en place en 2007, est basé sur l’exonération d’une partie des charges que paient les entreprises. Cela correspond, suivant les années, à une exonération qui se chiffre à une trentaine de millions d’euros.

Ce dispositif vient d’être prolongé pour l’année 2024 pour les exonérations fiscales et jusqu’à 2026 pour la baisse des cotisations sociales. A ce jour nous n’avons aucun bilan sur l’impact de ce BER et le nombre d’emplois qui aurait été sauvegardés ou créés. C’est même l’inverse qui se produit. Ainsi, pour l’année 2023 le nombre de défaillance d’entreprises a progressé de 46,20% pour les Ardennes.

Pour inverser cette tendance le gouvernement mise sur l’implantation « d’industries vertes ». Ce nouveau dispositif est censé, pour la création d’emplois, de protéger l’environnement. Il s’agit également de donner plus de responsabilités aux élus locaux pour faciliter la réindustrialisation sur les territoires les plus fragiles économiquement. Cette loi qui vient d’être votée fait peser sur les élus la mission de baisser les délais administratifs pour la création d’entreprises. Sauf que ceux-ci n’ont aucun pouvoir sur l’administration. Si ça ne marche pas ce sont les élus qui seront montrés du doigt.

Sylvain DALLA ROSA

Les agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur travail et être protégés des importations

Les agriculteurs sont mobilisés contre la politique gouvernementale. La réalité est là : la situation des agriculteurs est de plus en plus précaire, pris en tenaille entre les banques, leurs fournisseurs et l’aval, l’industrie agroalimentaire et la grande distribution. L’agrobusiness tente aussi de récupérer le bio, les circuits courts, contribuant là aussi à tirer les prix vers le bas, aggravant la difficulté de ceux qui se sont engagés dans cette voie. Des investisseurs rachètent des terres, devenant patrons d’une agriculture industrialisée exploitant leurs salariés, à l’image du président de la FNSEA.

L’agriculture est totalement incluse dans les rapports de production capitalistes où la recherche du profit prime sur tout le reste, que ce soit l’humain ou la planète.

Ces transformations, non seulement maltraitent les agriculteurs, l’environnement et notre alimentation, mais mettent en cause la souveraineté alimentaire de la France. Alors que notre pays était excédentaire en 2000, en 2020 la France devait importer 20 % de denrées alimentaires pour couvrir ses besoins.

Il y a besoin de changements structurels concrets.

Au niveau européen, le PCF, avec sa tête de liste aux élections européennes de juin prochain, Léon Deffontaines, porte la proposition d’une réforme de la PAC (politique agricole commune) : alors que les critères d’attribution sont actuellement majoritairement proportionnels à la superficie déclarée ou la taille du cheptel, il faudrait les réorienter vers les fermes à taille humaine, avec un volume plafonné et par actif, et en faveur des transformations agroécologiques.

Il faut stopper les négociations et revenir sur les traités de libre échange déjà conclus, mettant en concurrence les agriculteurs du monde entier. L’agriculture devrait être exclue du mandat donné à la commission européenne pour la politique commerciale de l’Union Européenne.

Il faut interdire les importations de produits ne respectant pas les normes françaises et européennes, comme c’est d’ailleurs déjà inscrit dans la loi.

Le travail agricole doit être payé à sa juste valeur ! Pour cela, la France n’a pas à s’abriter derrière Bruxelles ! Le PCF porte depuis longtemps l’exigence d’une politique d’intervention publique sur les prix et les volumes. Les modalités de partage de la valeur ajoutée doivent être renversées en vue d’accroître le prix payé au producteur. Il faut instaurer des prix planchers couvrant les coûts de production en dessous desquels le prix payé au producteur ne peut descendre, encadrer les marges de l’ensemble de la chaîne, étendre et renforcer les moyens d’intervention, de contrôle et de sanction.

Solidarité avec les agriculteurs !

Michèle LEFLON

Le Premier Ministre annonce la couleur : à droite toute !

Trois semaines après sa nomination, le Premier Ministre n’a toujours pas de gouvernement au complet : Éducation Nationale chapeautée par une ministre adepte de l’enseignement privé et surtout préoccupée des jeux olympiques, pas de ministre consacré à la santé, au travail, aux transports, au logement …

La déclaration de politique générale de G. Attal ce mardi 30 janvier confirme la couleur : à droite toute pour servir les riches ! Au delà des généralités ronflantes, les mesures concrètes annoncées ne répondent pas aux besoins de notre pays. Rien de nouveau pour les agriculteurs, malgré leur mobilisation. Pire, ce discours égrène de multiples menaces, comme la remise en cause de la loi SRU, favorisant la construction de logements sociaux.

Prenons l’exemple de la santé : pas d’annonce concrète pour l’hôpital, alors même que l’ensemble des présidents des conseils de surveillance des CHU vient d’alerter sur la gravité de la situation financière. Par contre, G. Attal veut s’en prendre à la population en pénalisant les rendez-vous médicaux non honorés sans chercher les causes, les délais d’obtention de ces rendez-vous, la dématérialisation qui complique une annulation. Il veut respecter l’engagement pris par E. Borne en réformant l’AME (Aide Médicale d’État) par voie réglementaire, s’évitant ainsi un débat dans sa propre majorité pour une réforme xénophobe. S’il annonce la régularisation des médecins à diplôme non européen (il faudra voir comment), il veut aller chercher des médecins à l’étranger, dépouiller les pays des professionnels qu’ils ont formés, plutôt que de donner les moyens aux universités françaises. Et l’obligation de garde, qui pourrait être une bonne mesure appliquée à tous les médecins, serait réservée aux zones les plus en difficulté, pas vraiment la méthode pour y faire venir des médecins !

Et tout est à l’avenant !

Michèle LEFLON

Communiqué de la Libre Pensée 08 : Respecter les principes de la laïcité

Battant en brèche les principes laïques qui prévalent dans notre République, l’archevêque de Reims, le 12 janvier dernier, à l’occasion de ses vœux à Charleville-Mézières, a exhorté les élus ardennais à sauvegarder le patrimoine religieux dans les Ardennes. Cet évêque n’est pas le premier venu puisque depuis avril 2019 il est Président de la conférence des évêques de France et à ce titre il fait autorité dans l’Église. Plusieurs élus, notamment de droite, disent avoir entendu le plaidoyer du responsable religieux.

Après l’intervention de l’ancien président de la Région Grand Est demandant aux élus d’appliquer le concordat dans tous les départements de la Région c’est aujourd’hui les consignes de l’archevêque, pour ne pas dire ses injonctions, en direction des collectivités leur demandant d’adopter un plan d’investissements dans les établissements religieux notamment les églises. Cette injonction religieuse, outre qu’elle transgresse le caractère laïque de notre société, a pour but de mettre les élus locaux sous pression. Le recensement des travaux à effectuer se compte en millions d’euros.

Dans une période où le service public se dégrade faute de moyens financiers, cette intervention est une ingérence dans la gestion des collectivités. Faute de financement, l’exemple du conseil départemental est significatif. Il renonce par exemple à la construction de nouveaux collèges destinés à améliorer l’accueil des élèves. Attachée aux principes de laïcité, la Libre Pensée appelle les élus, de toutes les tendances politiques, à respecter la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État. Cette loi précise que les communes sont responsables de l’entretien des bâtiments catholiques construits avant 1905 et seulement de cela. Dans une période de fortes difficultés financières cet entretien n’est pas prioritaire. Nous serons vigilants.

Alain TOURNAFOL – Président de la Libre Pensée 08

Doublement des franchises médicales

Devant les protestations, le gouvernement avait reculé cet été sur ce sujet, de façade, puisque les économies pour la Sécurité Sociale que cette mesure permettrait de réaliser sont inscrites dans la loi de financement de la Sécurité Sociale 2024, adoptée à coup de 49.3.

Il remet cela, sitôt Gabriel Attal nommé comme Premier Ministre avec la complicité de C. Vautrin qui a déclaré que la santé ne pouvait être complètement gratuite.

Rappelons de quoi il s’agit : une somme forfaitaire à payer par l’assuré social, sans remboursement possible par une mutuelle pour les médicaments, les actes médicaux, les transports sanitaires… Pour ceux-ci, ce serait 4€ alors que la population n’est pas responsable de l’éloignement des lieux de soins.

Tandis que les inégalités sociales de santé s’aggravent dans notre pays, il s’agit d’une mesure qui, comme tout forfait, pénaliserait davantage celles et ceux qui ont le moins, les étudiants, les précaires, les retraités à faible revenu, les malades.

Elle confirme la volonté gouvernementale de changer les principes de la protection sociale en France, d’oublier la devise de la Sécurité Sociale où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins, pour aller vers une société du chacun pour soi. Il s’agit d’habituer la population à moins de Sécurité Sociale, pour la détruire. En même temps, les tarifs des mutuelles augmentent de 10 % cette année !

Le PCF porte le projet d’une Sécurité Sociale remboursant à 100 % les soins prescrits : cela nécessiterait, de fait, une augmentation des ressources de la Sécurité Sociale, en faisant cotiser les revenus financiers des entreprises et en modulant à la hausse les cotisations patronales en fonction des politiques sociales, salariales, environnementales des entreprises.

                                                                                                                                                                        Michèle LEFLON

Budget du Conseil départemental: le double langage de la droite

Confronté à une crise financière de grande ampleur, le conseil départemental des Ardennes, présidé par la droite depuis de très longues années, vient de voter son budget 2024. C’est l’austérité qui se dégage en priorité des chiffres budgétaires. Globalement le budget atteint les 429 millions d’euros. Largement insuffisant pour faire face aux priorités qui font partie du financement des compétences du conseil départemental.

Les finances sont largement plombées par la politique sociale. Ainsi, le RSA géré par le département se monte en 2024 à presque 20 millions d’euros soit une hausse de 4,6%. Somme qui est loin d’être compensée par l’État. Dans le domaine des aides nationales il est annoncé, depuis de longs mois une « bouffée d’oxygène » par une aide exceptionnelle réservée aux départements les plus en difficultés financières. L’annonce de cette aide, à grand renfort de publicité, est sensée permettre aux collectivités de sortir « la tête de l’eau ». Celle ci va se traduire pour les Ardennes par une aide de 5,3 millions soit 1,2% du budget. Autrement dit, une simple aumône.

Sur ces questions le président (LR) du conseil départemental, N. Bourgeois, hausse le ton et dénonce une asphyxie financière. Mais il faut regarder plus en détail la gestion du département. La majorité de droite masque les coupes sombres qui sont effectuées. A titre d’exemple on peut citer l’abandon de la construction d’un nouveau collège à la Ronde Couture à Charleville-Mézières tout comme à Monthermé. Dans ce quartier populaire les élèves vont être pénalisés par le renoncement à cet investissement. Cela alors qu’ils votent 242 000,00 euros pour le musée de Novion Porcien.

Toutes les promesses et les coups de gueule du conseil départemental s’apparentent largement à du baratin. La droite, ultra majoritaire, est coutumière du double langage. Quand elle est au pouvoir la droite pratique l’étouffement financier de même niveau que celui qui est rencontré actuellement. Quand à l’opposition, qui comprend 8 élus, elle est aphone.

Sylvain DALLA ROSA

Immigration, un alignement sur l’extrême-droite

Nous étions plusieurs centaines dimanche 21 Janvier dernier à braver le froid pour manifester notre opposition à la loi « Asile – Immigration » dans les rues de Charleville-Mézières de la place Ducale à la Préfecture. Nous demandons au président de la République qu’il ne promulgue pas cette loi inique.

A l’appel de 201 personnalités et des associations et partis politiques de gauche, plusieurs dizaines de marches et rassemblements se sont tenues dans toute la France pour dire non à cette loi dangereuse qui consacre les thèses les plus nauséabondes de l’extrême-droite. Elle introduit dans le droit, la notion de préférence nationale et remet en cause un peu plus la notion de droit du sol.

La bataille pour l’égalité des droits et la régularisation des travailleurs sans-papiers concernent chacune et chacun d’entre nous. Quand on rejette et stigmatise une catégorie de la population, c’est nous toutes et tous qui sommes visés dans notre humanité et dans nos droits. Il est intolérable que les travailleurs entre eux n’aient pas les mêmes droits alors qu’ils ont les mêmes devoirs. Cette division est néfaste pour l’ensemble des habitants sur le sol français et ajoute du malheur au malheur pour les nouveaux arrivants sur notre sol qui ont déjà survécu à de grandes difficultés. Enfin, en introduisant dans la loi ces thèses nauséabondes, ce sont les principes mêmes de notre république, tels qu’ils avaient été construits à la Révolution française, qui sont remis en cause : le droit du sol est un principe fondamental de notre République, à laquelle chacune et chacun fonde son appartenance sur l’adhésion à ses principes de Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité.

Avec les prochaines élections européennes du 9 juin 2024, les communistes ont le projet, avec leur tête de liste Léon Desffontaines, de reprendre la main aussi sur la politique d’immigration contre les forces réactionnaires qui prétendent transformer l’Europe en une forteresse et laissent en réalité la main aux passeurs qui transforment la Méditerranée en cimetière.

Irène PERRIN TOININ- Secrétaire de section de Charleville-Mézières

Rien de neuf du côté de l’Elysée !

Que pouvaient attendre les Français de la énième intervention télévisée du Président de la République le 16 janvier ?

RIEN ! Force est de constater qu’ils n’ont pas été déçus par ce pronostic.

Face à des journalistes dociles et les nouveaux membres du gouvernement soumis, le discours du Président a été lénifiant confortant la continuité de sa politique libérale enfonçant des portes ouvertes en guise de preuves à une amélioration des conditions de vie des citoyens.

Quelques exemples :

ÉCOLE : expérimentation de la « tenue unique », rétablissement des cérémonies de remise des diplômes mais pas d’objectif en matière de recrutement de personnel ni d’arrêt de fermeture d’établissements et ou de classes.

ÉCONOMIE : demande à son nouveau gouvernement des mesures permettant de mieux gagner sa vie (!) sans parler d’augmentation de salaire, favoriser le paiement au mérite pour les fonctionnaires, meilleur moyen de freiner les évolutions de carrières et de créer des inégalités de traitement.

SANTÉ : il assène entre autre que le doublement des franchises médicales, passage à 1€, est une bonne mesure pour responsabiliser les assurés sociaux. Ce qui peut se traduire par le fait que : être malade est un acte irresponsable mettant en péril les comptes de la nation !

Une nouvelle fois cette intervention n’aura servie qu’à une chose : confirmer le projet de société porté par le Parti Communiste Français, la nécessité de mettre en place de véritables réformes telles que, augmenter et indexer sur l’inflation les salaires et les retraites, donner de véritables moyens budgétaire et humain à toute la fonction publique, juguler l’inflation entretenue par les marchés financiers pour parvenir à un réel partage des richesses crées par les salariés et non les actionnaires.

Patrick LATTUADA

Des tags très politiques

Le député de droite de la 2e circonscription des Ardennes, Pierre Cordier, a vu fin décembre sa permanence à Fumay taguée avec des slogans dénonçant son vote positif de la répugnante loi sur l’immigration. Le PCF condamne avec force ces pratiques agressives qui ne remplaceront jamais le débat démocratique et la mobilisation citoyenne. Pour autant la réaction du député est provocatrice. En qualifiant les auteurs de ces tags « d’islamo-gauchistes » on perçoit la haine que véhicule ce parlementaire. En assimilant les militants de gauche aux islamistes il insulte tous ceux qui ne partagent pas ses positions droitières. Incidemment il reprend les propos de l’extrême-droite. Concernant celles du Rassemblement National ce n’est pas la première fois.

Suite à ces événements une plainte a été déposée et la Procureure de la République a fait savoir à la presse qu’une enquête était en cours par la Gendarmerie. Nous ne pouvons faire autrement que constater que les élus et les partis politiques ne sont pas tous sur un « pied d’égalité ». En septembre dernier les locaux de la fédération du PCF à Charleville-Mézières avaient également été tagués. A l’époque Patrick Lattuada, secrétaire départemental, avait saisi Madame la Procureure pour qu’une enquête soit déclenchée. A ce jour aucune suite n’a été donnée à cette demande même pas un accusé réception. Indépendance de la Justice???

Sylvain DALLA ROSA