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Courrier adressé par le collectif du 21 janvier aux élus ardennais

Mesdames, Messieurs les élus-es,

Au nom de la République et de ses valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité que vous prétendez défendre, les citoyens ardennais vous demandent de faire le nécessaire pour empêcher la promulgation de cette loi immigration votée par le Parlement dont les parlementaires ardennais au nom d’une pseudo démocratie, faisant honte à notre Pays. 

La loi Darmanin ne doit pas être promulgué

Le vote de cette loi par le parlement en décembre a fait l’objet de marchandages entre l’ancienne Première Ministre et Les Républicains, acceptant la majorité de leurs amendements les plus xénophobes à tel point que le Rassemblement National a pu dire que la préférence nationale était inscrite dans la loi. Sur la suppression de l’AME (aide médicale d’état) permettant aux étrangers non affiliés à la Sécurité Sociale de se soigner, E. Borne a promis un projet de loi spécifique. A voir comment G. Attal et C. Vautrin mettront en œuvre cette promesse.

La précarisation des immigrés en France sert avant tout le patronat : c’est un outil de division des salariés, de pression sur les salaires et les conditions de travail.

Rien ne démontre un lien entre la qualité d’accueil et le nombre d’étrangers dans un pays. La théorie de l’appel d’air est directement issue de la logorrhée de l’extrême droite. La mise sous condition de nationalité ou de durée de séjour des allocations familiales est scandaleuse, car ces aides sont financées par les cotisations et les chiffres sont là pour démontrer que le travail des immigrés rapporte plus à la Sécurité Sociale que leurs prestations !

Répondant à l’appel des 201 signataires dont Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, et en lien avec de nombreuses organisations ardennaises, la Fédération des Ardennes du PCF appelle à marcher pour la liberté, l’égalité, la fraternité ce dimanche 21 janvier (RV à 14h30 place ducale pour une marche jusqu’à la préfecture)

Dimanche dernier, les communistes étaient déjà nombreux lors d’une première manifestation contre la promulgation de cette loi.

Michèle LEFLON

Bien sûr il y a les guerres….. Mais voir un peuple pleurer….

Ces quelques mots en guise de titre vous évoqueront certainement une chanson (merci M. Brel) qui tout comme l’époque n’incite ni n’invite à l’optimisme.

Mais les Français ont de la suite dans les idées, depuis l’automne 2023 ils assurent que leur première préoccupation est le pouvoir d’achat.

Pourtant les grands titres alarmistes des médias inféodés au feu gouvernement Borne et l’exécutif lui-même n’ont pas ménagé leur peine pour expliquer aux citoyens que l’urgence n’était pas l’inflation ni les salaires, pensions et retraites trop bas ne donnant plus aux citoyens le moyen de se loger et de se nourrir décemment.

Les ficelles utilisées comme dérivatif sont toujours les mêmes, l’insécurité, les étrangers, le déficit public etc… vieille ritournelle utilisée à tout va par une extrême droite de plus en plus décomplexée surfant sur la politique ouvertement à droite menée par le Président de la République et ses ministres consentants.

La plus belle de cette dérive étant l’adoption de la loi honteuse sur l’immigration, parfait contre-feu pour tenter de faire oublier au peuple français sa principale préoccupation LE POUVOIR D’ACHAT.

Les inégalités sociales deviennent obscènes, les ultra-riches ne sont que des ultra-protégés ultra-favorisés par une politique fiscale ultra-protectrice.

Fabien ROUSSEL, secrétaire national et Léon DESFFONTAINES chef de file de notre liste pour les élections européennes ont donné le coup d’envoi de l’opération « Vérité sur les salaires, les retraites et les revenus du capital »

Pour mettre au grand jour le fossé qui se creuse entre les salariés et la classe dirigeante pour arriver à se transformer en abyme dans laquelle la majorité de nos citoyens se fracassent.

Le but de cette campagne est de remettre au premier plan et signifier au gouvernement «ATTAL » que l’urgence est : revaloriser les salaires, les retraites, pensions et minimas sociaux de les indexer sur l’inflation afin que chacun puisse vivre dignement de ses revenus.

Il n’est pas soutenable que des familles ne peuvent plus manger à leur faim, se loger et se chauffer correctement et de retrouver des personnes mortes de froid dans nos villes et nos campagnes comme au moyen âge.

Décès

En décembre dernier, nous avons eu la tristesse d’apprendre le décès de Claude NANGNIOT, vétéran du PCF. Il militait sur le secteur du Sedanais. Farouche défenseur des valeurs de justice sociale, il était présent dans toutes les mobilisations.

La fédération des Ardennes du PCF présente aux proches de Claude et aux camarades sedanais ses sincères condoléances.

Nouvelles des Ardennes et la Fédération des Ardennes du PCF vous présentent leurs meilleurs vœux

Inondations les travaux engagés sont efficaces

Avec les intempéries que nous connaissons depuis plusieurs semaines, outre les inondations dans certains secteurs, ce sont les berges qui sont fragilisées. Sur notre territoire de nombreux arbres sont déjà tombés ou vont tomber dans la Meuse avec les risques que cela engendre pour les barrages. A Charleville-Mézières c’est particulièrement vrai à hauteur de l’île de Montcy ou du centre aquatique.

La hausse de la Meuse, qui traverse la cité carolomacérienne, est contenue. Cela grâce aux travaux menés par le SIVU (syndicat intercommunal) et réalisés avec la commune de Warcq au début des années 1990. Les travaux menés sont particulièrement efficaces comme on peut le constater avec la crue que nous connaissons aujourd’hui. Malheureusement l’impact sur les inondations risque d’être amoindri si l’entretien des berges n’est pas fait régulièrement. C’est le cas actuellement.

Notre département dispose d’un réseau fluvial de 233 kilomètres (incluant le canal des Ardennes). Pour l’essentiel c’est VNF qui a la charge d’entretenir les berges et les cours d’eau. La réduction des moyens, matériels et humains, qui lui sont attribués ne permettent plus d’effectuer ces tâches. Les collectivités ne sont pas en capacité d’effectuer ce travail. Il incombe donc à VNF de dégager les moyens nécessaires pour cet entretien régulier. Afin de sensibiliser l’ensemble des partenaires sur la nécessité des interventions il serait souhaitable que VNF fasse prévaloir un plan d’intervention pluriannuel. Enfin, une sensibilisation des élus est souhaitable. Pour aller dans ce sens il me semble nécessaire d’organiser une rencontre sur le thème de l’entretien des berges avec toutes les collectivités concernées.

Sylvain DALLA ROSA

Opération « vérité sur les salaires » : face à la smicardisation de la France, le Gouvernement doit agir !

En ce début d’année 2024, le pouvoir d’achat demeure la priorité des Français.

Ces dernières années, sous les coups de l’inflation et en l’absence d’une véritable politique salariale, la France s’est « smicardisée ».

Alors qu’en 2021, 12% des travailleurs étaient payés au SMIC, ils sont aujourd’hui 17,3%. La France compte ainsi, en ce début d’année, 3.1 millions de salariés payés au SMIC dont 58% de femmes travaillant dans des secteurs économiques essentiels.

Cette France condamnée aux petits salaires, c’est le résultat d’une politique économique sciemment mise en œuvre par le Gouvernement reposant sur l’exonération de cotisations sociales sur les bas revenus et le refus d’indexer l’ensemble des salaires sur l’inflation.

En ce début d’année 2024, ce que veulent les Françaises et les Français, c’est voir leur pouvoir d’achat augmenter et vivre dignement de leur salaire.

C’est pourquoi, le PCF interpelle le Premier ministre sur cette réalité inacceptable que le Gouvernement semble ignorer et lance, dans le cadre de sa campagne pour le pouvoir d’achat et contre la vie chère, « l’opération vérité sur les salaires, les retraites et les revenus du capital ».

Le PCF invite ainsi les salarié·es à lui envoyer leur fiche de paie, en masquant leur nom et informations personnelles et en indiquant leur ancienneté, ou tout élément qu’ils souhaitent témoignant de la faiblesse des salaires ou des inégalités salariales, à l’adresse suivante : salaires@pcf.fr.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et les deux présidents des groupes parlementaires, André Chassaigne et Cécile Cukierman, demandent à être reçus à Matignon le 3 février prochain, afin de remettre au Premier ministre l’ensemble de ces fiches de paie ainsi que les dizaines de milliers de pétitions déjà signées exigeant l’indexation des salaires sur l’inflation.

Incinérateur: c’est toujours NON

Une enquête publique, jusqu’au 8 février, est lancée sur la pointe des Ardennes pour l’implantation d’un incinérateur à déchets. Sur un espace de 11 hectares l’objectif est de retraiter et d’éliminer quelques 950 000 tonnes de déchets du bâtiment dont une partie serait classée dangereux. Outre les pollutions émises par le fonctionnement d’un incinérateur avec le rejet des fumées, ce serait prés de 40 000 camions par an qui transiteraient par le futur incinérateur. La société Wim Pétillon (flamande) qui est porteuse du projet envisage de traiter également les déchets qui proviennent d’autres départements. Une réflexion globale sur le traitement de tous les déchets est urgente. Ne serait-ce que pour prononcer l’unité des sociétés qui opèrent dans le traitement des déchets ménagers dans notre département. A l’évidence, dans le contexte actuel, ARCAVI société d’économie mixte que dirige le conseil départemental n’a plus de justificatif pour continuer à exister.

Décidément devant l’obstination des pouvoirs publics la vigilance est indispensable. En effet, déjà en décembre 2011 un projet d’incinérateur avait été proposé sur Givet. A l’époque un collectif, dont le PCF faisait partie, avait remis en cause une réalisation qui ressemble à s’y méprendre au projet d’aujourd’hui. D’autant qu’il ne s’agissait pas de traiter les seuls déchets ménagers ardennais mais d’être le réceptacle des déchets émanant d’autres départements et même d’Allemagne. A l’époque, suite à cette mobilisation, le projet avait été retiré.

Le 8 janvier dernier un rassemblement de 200 personnes s’est tenu devant la mairie de Givet pour dire NON à l’incinérateur. Le PCF soutient cette mobilisation et nous ferons part de notre refus en adressant un courrier au commissaire enquêteur. Devant ceux qui sont prêts à brader notre département seul un puissant rejet populaire mettra en échec la réalisation d’un incinérateur.

En 2011 les pouvoirs publics avaient reculé, en 2024 ils reculeront également.

Sylvain DALLA ROSA

Remaniement : Gabriel Attal nommé premier ministre, un «clone d’Emmanuel Macron» à Matignon

Le ministre sortant de l’Éducation nationale devient le plus jeune chef de gouvernement de la cinquième République. La gauche le qualifie de «clone» d’Emmanuel Macron, de «dauphin» du président, et dénonce un simple «changement de casting».

Emmanuel Macron a nommé Gabriel Attal premier ministre le mardi 9 janvier. Le nouveau chef du gouvernement était ministre de l’Éducation nationale dans l’exécutif dirigé par Élisabeth Borne, qui a présenté (forcé?) sa démission le 8 janvier à la demande du Président de la République. «Je sais pouvoir compter sur votre énergie et votre engagement pour mettre en œuvre le projet de réarmement et de régénération que j’ai annoncé», a justifié sur X (ex-Twitter) le président de la République, dans une formulation énigmatique qu’il avait déjà utilisée dans ses vœux aux Français pour 2024.

Gabriel Attal devient donc le plus jeune premier ministre de la cinquième République. Il est aussi le plus populaire d’après les sondages, ce qui aura pesé dans le choix d’Emmanuel Macron. Il prend la suite d’Élisabeth Borne après les vingt premiers mois difficiles du quinquennat, durant lesquels l’exécutif aura fait usage du 49-3 à 23 reprises pour imposer les textes budgétaires de l’État et de la Sécurité sociale et une réforme des retraites rejetée par 80% des Français, avant de faire voter une loi immigration inspirée du programme du RN.

«Emmanuel Macron se succède à lui-même»

Pour autant, il n’y a pas de changement à attendre avec l’arrivée de Gabriel Attal à Matignon. Les réactions politiques ne laissent d’ailleurs guère de doutes. «Emmanuel Macron se succède à lui-même» est un avis largement partagé à gauche. Le sénateur et porte-parole du PCF, Ian Brossat, a lui qualifié le nouveau premier ministre de «clone» d’Emmanuel Macron. «Rien à attendre de cette nomination» prévient-il également.

Congés de votre hebdomadaire

Nouvelles des Ardennes suspend sa parution jusqu’au 11 janvier et vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année