Actualités

Grève dans les pharmacies

Les officines pharmaceutiques sont en grève ce jeudi. Des revendications corporatistes, mais pas que ! L’accès aux médicaments devient une préoccupation importante de la population.

Le maintien du maillage territorial des pharmacies d’officine est une nécessité et la permanence pourrait être améliorée : en cas d’urgence, la nuit ou le week-end, trop de populations rurales sont condamnées à de longs déplacements.

Encore faut il y trouver les médicaments ! Or les pénuries sont de plus en plus nombreuses, angoissant les malades, obligeant les pharmaciens à des recherches coûteuses en temps. Les signalements augmentent : 3 761 signalements en 2022, 4 925 en 2023 alors même que seules les pénuries durables doivent être déclarées par les industriels et les sanctions restent rarissimes. En 2023, une commission d’enquête sénatoriale à l’initiative de la sénatrice communiste Laurence Cohen avait fait 36 recommandations dans le rapport final voté par le Sénat. Elles ont été fort peu suivies d’effet et les aides publiques aux entreprises du médicaments persistent, sans plus de contraintes ; pour le PCF, il faut créer un pôle public du médicament !

La population est aussi pénalisée par le récent doublement des franchises sur le médicament : encore une augmentation des restes à charges pour les malades qui s’accumulent alors qu’il faudrait aller vers la prise en charge des soins à 100% par la Sécu. Signez et faites signer la pétition initiée par Convergence des services publics : En finir avec les restes à charge pour les malades.

Michèle LEFLON

L’art macronien de la communication faisandée

« Choose France », ça vous parle ? Pour Macron, c’est évidemment plus classe que « Choisir la France » ou que le ringard Montebourg avec son « Made in France ». De quoi s’agit-il donc ? Eh bien, chaque année, depuis 2018, Macron s’offre ce qu’il appelle un sommet organisé avec moult patrons français et étrangers qui ne se font pas prier, fiscalement choyés qu’ils sont par le Président de la République depuis son premier mandat. A cette occasion, on voit poindre annuellement un paquet de milliards d’investissements économiques sensés réindustrialiser la France. Mais quand on gratte un peu, on voit rapidement qu’il s’agit en bonne partie d’une grande campagne de « com », souvent vide de concrétisation. Et les Ardennes en ont hélas trop souvent fait les frais : on se souvient facilement des centaines d’emplois promis par les cycles Mercier à Revin ou, mieux, le millier d’emplois parrainés à grands renforts médiatiques par Macron lui-même en 2018, en compagnie du patron de Cevital, emplois qui sont vite partis sous le tapis.

Mais, cette année, c’est le pompon : pensez, 15 milliards d’euros annoncés pour l’économie française, un record paraît-il. Malheureusement, à y regarder de près, il s’agit surtout du recyclage d’annonces maintes fois serinées depuis pas mal de temps. Mais, cocorico, les Ardennes ne sont pas oubliées ! Pensez : 6 nouvelles éoliennes sont annoncées en sus des centaines de moulins déjà existants ou à l’étude. Bigre ! Hélas, non seulement il ne s’agit pas d’un projet nouveau, loin s’en faut, mais ces 6 éoliennes, d’ailleurs fabriquées loin de chez nous, ne sont pas vraiment de nature à relancer notre industrie.

Patrick TASSIN

Une campagne de fond à fond dans la campagne

Cette fois nous y sommes, dans une dizaine de jours les électeurs européens auront fait leur choix, pour une Europe ayant la volonté d’aller vers plus d’équité, de liberté, de paix ou au contraire une Europe avec encore plus d’inégalités, de course aux profits, fermant les yeux sur les ingérences de certains dictateurs mettant en grave danger la Paix mondiale.

Les communistes ardennais, loin de se résigner au fatalisme et au renoncement d’une grande partie de nos concitoyens laissant le champ libre aux idées nauséabondes et rétrogrades d’une extrême droite se voyant arriver au pouvoir, se sont mobilisés en masse aux quatre coins de notre département pour convaincre que le vote aux européennes était capital. En expliquant avec force d’arguments que la situation politique actuelle dans sa confusion et sa gravité nécessitait des engagements clairs pour affronter les défis (questions sociales, climat, paix…) qui vont être le proche avenir de l’Europe mais aussi de la France.

Le point d’orgue de cette campagne sera la réunion publique organisée par la fédération salle de NEVERS à Charleville-Mézières le lundi 3 juin 2024 à 18h30 animée par notre candidate, secrétaire de section de Charleville-Mézières, Irène PERRIN TOININ assistée par Marie-Claire CAILLETEAU, également candidate, syndicaliste conseillère honoraire au CESE.

Tous les militants et sympathisants se doivent de mobiliser tous leurs proches et leur entourage pour faire de cette soirée du 3 juin 2024 un succès massif de manière à concrétiser et démontrer, le dimanche 9 juin 2024, que c’est la voix de la France du travail, de la création, de la Paix et de la liberté que nous voulons faire entendre au parlement européen !

Patrick LATTUADA

Restaurateurs, une polémique stérile

Dans un récent article la presse mettait en valeur l’attitude de certains restaurateurs qui consiste à mettre au menu le plat du jour à moins de 10 euros. Cette stratégie, largement plébiscitée, permet de rester en contact avec une clientèle qui peut manger en centre ville à un tarif raisonnable. Tous les restaurants carolomacériens font des efforts méritants pour conserver une attractivité et faire vivre le centre ville. Cette démarche est à souligner.

C’est pourquoi, il est tout à fait étonnant que le président (retraité) du syndicat des restaurateurs parle, à propos de l’effort financier, d’une attitude conduisant « à se tirer une balle dans le pied ». Plutôt que de valoriser la démarche des restaurateurs il brosse une situation cauchemardesque. Au moment où le pouvoir d’achat es en berne il faut au contraire rendre hommage à l’ensemble de la profession qui fait des efforts afin que le métier reste attractif. Cette notion semble loin des préoccupations du président des restaurateurs.

Sylvain DALLA ROSA

Un engagement au service de la collectivité

Le dévouement des élus locaux est largement reconnu. Particulièrement ceux qui occupent un mandat local au service des communes. C’est à ce titre que le 8 mai dernier un hommage a été rendu à l’ancien maire communiste de Deville, Jean Claude BAUER. Cette reconnaissance il la doit au poste de premier magistrat de sa commune qu’il a occupé de 1983 à 2020.

Sous son mandat la commune a poursuivi son développement. La disponibilité de Jean-Claude pour défendre sa collectivité était largement reconnu. C’est pour son dévouement qu’il a été décoré de la médaille d’or communale. Cette distinction lui a été remise par le maire actuel, D. Cosenza, qui a tenu à réaffirmer la qualité du mandat électoral de Jean-Claude.

Au nom des élus PCF, Sylvain DALLA ROSA a adressé toutes nos félicitations au récipiendaire.

L’art macronien de la communication faisandée

« Choose France », ça vous parle ? Pour Macron, c’est évidemment plus classe que « Choisir la France » ou que le ringard Montebourg avec son « Made in France ». De quoi s’agit-il donc ? Eh bien, chaque année, depuis 2018, Macron s’offre ce qu’il appelle un sommet organisé avec moult patrons français et étrangers qui ne se font pas prier, fiscalement choyés qu’ils sont par le Président de la République depuis son premier mandat. A cette occasion, on voit poindre annuellement un paquet de milliards d’investissements économiques sensés réindustrialiser la France. Mais quand on gratte un peu, on voit rapidement qu’il s’agit en bonne partie d’une grande campagne de « com », souvent vide de concrétisation. Et les Ardennes en ont hélas trop souvent fait les frais : on se souvient facilement des centaines d’emplois promis par les cycles Mercier à Revin ou, mieux, le millier d’emplois parrainés à grands renforts médiatiques par Macron lui-même en 2018, en compagnie du patron de Cevital, emplois qui sont vite partis sous le tapis. Mais, cette année, c’est le pompon : pensez, 15 milliards d’euros annoncés pour l’économie française, un record paraît-il. Malheureusement, à y regarder de près, il s’agit surtout du recyclage d’annonces maintes fois serinées depuis pas mal de temps. Mais, cocorico, les Ardennes ne sont pas oubliées ! Pensez : 6 nouvelles éoliennes sont annoncées en sus des centaines de moulins déjà existants ou à l’étude. Bigre ! Hélas, non seulement il ne s’agit pas d’un projet nouveau, loin s’en faut, mais ces 6 éoliennes, d’ailleurs fabriquées loin de chez nous, ne sont pas vraiment de nature à relancer notre industrie.

Patrick TASSIN

Une loi aux relents coloniaux

Le projet de loi examiné et voté le 13 mai portant modification du corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province de la Nouvelle Calédonie ouvre la voie à son adoption par le Congrès.

Le sujet a remis le feu aux poudres et il fallait s’y attendre !

Une énième tentative de passage en force dénoncée lors de son examen au Sénat le 26 mars par le sénateur du groupe CRCE-K, Robert Xomie.

Le rapporteur de la loi : Nicolas Metzdorf, député anti-indépendantiste rallié à Renaissance !

Vouloir modifier le corps électoral gelé en 1998 par l’accord de Nouméa est suicidaire. Il consacre la citoyenneté calédonienne et définit 3 corps électoraux. Tout d’abord pour les référendums, ensuite pour les provinciales et enfin pour les municipales, législatives et présidentielles où tous les résidents peuvent voter.

La relance du dégel du corps électoral sous couvert de démocratie divise le pays.

Le 26 mars, le FLNKS a d’ailleurs réagi dénonçant ceux qui cherchent à déstabiliser les institutions et le pays pour espérer récupérer le pouvoir par la force.

Par l’intermédiaire de son ancienne ministre Sonia Backès, Emmanuel Macron veut s’attaquer au gouvernement à majorité indépendantiste. Elle joue à Paris les démocrates et à Nouméa s’en prend violemment au gouvernement de Louis Mapou en targuant qu’il n’est plus légitime !

Le chef du gouvernement, lui, a dénoncé des visées électoralistes, les provinciales déjà reportées devant se tenir avant la fin de l’année.

L’État semble avoir choisi son camp. Tous les dirigeants actuels se sont prononcés pour le maintien de la KFC dans la France. Une mission de médiation a été demandée par le FLNKS dans le cadre du processus de décolonisation irréversible engagé.

En mars dernier, le risque d’embrasement réel avait été rapporté par les membres de la mission.

Aujourd’hui, la Kanaky s’est enflammée et le gouvernement, responsable de cette situation condamne et réagit avec ses muscles plutôt que de chercher à apaiser la situation.

Le 14 mai, André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale est intervenu en dénonçant la grave erreur du gouvernement de vouloir passer en force, expliquant qu’une discussion préalable avec les différentes parties aurait dû permettre de pouvoir arriver à un consensus.

Après avoir allumé le feu, le président de la République est dans l’avion pour essayer de l’éteindre…
Dont acte, nous attendons la suite…

Corine POSTAL

Esclavage, entre souvenir et combat d’aujourd’hui

Mise en place en 2006 la condamnation et le souvenir de l’Esclavage a lieu tous les 10 mai. C’était le cas à Charleville-Mézières où sur les bords de la Meuse rue Victor Schoelcher le Préfet des Ardennes, soutenu par les collectivités et plusieurs associations, avait programmé une cérémonie afin que la mémoire des décennies d’esclavage ne s’oublie pas.

C’est Victor Schoelcher qui fut en 1848 l’artisan de l’abolition de l’esclavage en France. La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et l’association Stop la Haine ont tenu à affirmer pourquoi le rappel de cette bataille contre l’esclavage et son lot de souffrances est indispensable. Cette abolition, il y a 176 ans, ne doit pas nous faire oublier les atteintes aux droits et à la liberté qui perdurent aujourd’hui.

Pour la LDH Christine Depuiset a rappelé les conditions de vie, aujourd’hui encore, que connaissent des centaines de personnes sur notre territoire. Dans son intervention elle devait rappeler que  » l’Europe compte environ 4 à 5 millions de personnes sans papier….ceux ci ont un accès limité ou inexistant aux droits……Dans les grandes entreprises de hôtelleries, du bâtiment….au cœur de ce système des êtres humains subissent des conditions de travail dégradées accompagnées de discriminations raciales« .

Nos combats d’aujourd’hui, pour que chacun dans notre pays puissent vivre dignement, passent par une prise de conscience et une mobilisation de tous les démocrates. C’est avec cette conviction que plusieurs militants du PCF ont participé à cette cérémonie.

Sylvain DALLA ROSA

Les anti-révolutionnaires ne désarment pas

En mai 2022 un élément du patrimoine Français a subi des dégâts importants en raison de la tempête. Il s’agit du Moulin de VALMY (Marne). Les dégâts sur l’édifice sont importants notamment avec la perte des ailes du Moulin. Pour une remise en état le montant des travaux s’élève à 164 000 euros.

L’histoire de ce symbole de la République remonte à 1792. En septembre de cette année là les troupes révolutionnaires devaient battre les Prussiens dont la volonté étaient de combattre la Révolution Française pour réinstaurer le roi et la monarchie.

La commémoration de ce monument historique devrait amener les collectivités territoriales à se porter garantes du patrimoine et à tout faire pour rénover ce Moulin.

Pourtant, à l’occasion d’un récent débat au Conseil Régional Grand Est, la majorité de droite a refusé de financer les travaux. Cette attitude range les conseillers régionaux de droite du côté des troupes anti-révolutionnaires. C’est une remise en cause de l’Histoire de notre pays. Devant le tollé qu’a suscité cette attitude aujourd’hui le discours de la droite a évolué. La Région veut bien participer au financement des travaux seulement si un dossier complet est présenté.

La visite du Moulin est toujours possible. Ceux qui passent dans la Marne peuvent, par leur présence, montrer la solidarité pour exiger la rénovation du Moulin.

Sylvain DALLA ROSA

Le niveau culturel en danger

Le dynamisme d’un territoire se mesure à son développement économique mais également à son animation et sa politique culturelle. Sur ce dernier point Charleville-Mézières s’appauvrit régulièrement. Après avoir renoncé au projet labellisé de SMAC (scène de musique actuelle) c’est la fermeture de l’Espace Manureva et l’annonce de la disparition de la librairie de Mohon que nous avons appris ces derniers mois.

On pouvait s’attendre à un sursaut de la municipalité. Malheureusement on ne voit rien venir. Pire des rumeurs persistantes font état d’une possible fermeture du Caveau, place Ducale, lieu d’exposition pour les artistes locaux. La même rumeur envisage une possible fermeture de l’espace Lebon situé rue du Petit Bois. La municipalité vient de confirmer la fermeture du Caveau.

On peut se retrancher derrière la tenue, tous les deux ans, du festival des Marionnettes, du rassemblement annuel du « Cabaret Vert » ou de l’assemblée des Confréries. Ce sont les arbres qui cachent le désert culturel qui nous menace. En dehors du festival musical annuel aucun spectacle d’envergure ne se produit à Charleville-Mézières faute d’une salle de spectacle permettant une acoustique de qualité.

Il y a quelques années une enquête auprès des cadres supérieurs précisait qu’avant d’accepter une mutation ceux-ci regardaient le niveau culturel et les animations se déroulant sur le territoire où ils pouvaient être mutés. Indéniablement le culturel rejoint l’économie.

Dans ce domaine comme dans quelques autres il est urgent de se ressaisir.

Sylvain DALLA ROSA