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Fête des mères, des séniors privés de leurs familles

L’Agence régionale de santé (l’ARS) a privé, le jour de la fête des Mères, les résidents et leurs familles des visites en chambre dans certaines maisons de retraite.  Malgré l’assouplissement des mesures gouvernementales décidées à partir du 5 juin, les visites en chambre ont été refusées par le Directeur territorial de l’ARS dans certaines structures. Pourtant, le protocole relatif aux consignes applicables sur le confinement dans ces établissements précise que « les directives ou directeurs décident  des mesures applicables localement… » Incompréhension, désarroi, tristesse, frustration et colère sont les sentiments mêlés ressentis par les familles qui ont été privées d’un moment d’intimité à l’occasion de ce jour hautement symbolique. Excès de zèle, abus de pouvoir ?

Il faudra bien que le Directeur territorial s’explique car au niveau régional ces visites ont été autorisées dans certains établissements et pas d’autres. Depuis début mars, le confinement a été respecté, aucun cas de Covid dans l’EHPAD géré par la ville de Charleville-Mézières. Dans cette période si particulière, nous aurions pu attendre des décideurs un peu de discernement dans l’évaluation du bénéfice/risque qui s’imposait car à force de vouloir protéger à tout prix, la réponse apportée risque d’avoir des effets délétères sur nos anciens.

Nous tenons néanmoins à saluer l’engagement sans faille des personnels de la structure qui ont organisé rapidement des appels téléphoniques, visio et plus récemment des visites extérieures et ce, malgré leurs conditions de travail difficiles.

Mais les personnels ne pourront jamais remplacer les familles et ce n’est d’ailleurs pas leur rôle.

Pour la fête des mères, il faudra patienter jusqu’en… 2021 : une attente qui sera forcément longue, très longue et malheureusement sûrement trop longue pour certaines mamans. Le 21 juin, c’est la fête des pères, sera t-elle de nouveau à la sauce ARS?…

Anecdotique, mais révélateur de la volonté d’autonomie de l’Alsace

Créées en 2016 les grandes régions avaient pour objectif d’instaurer des échelons territoriaux tous axés vers le gigantisme et donc de tenir éloignés les habitants de la gestion des collectivités territoriales. Pour le Grand Est ce sont quelques 5,5 millions d’habitants et 10 départements qui composent notre région. Ces derniers n’ont que très peu de cohérence entre eux. Ainsi, qu’existe t-il comme convergence entre les Ardennes et l’Alsace. D’ailleurs, les alsaciens eux mêmes, malgré la domination exercée sur la région souhaitent à 68% leur retrait du Grand Est. Car nombre d’Alsaciens sont, comme les autres habitants de la région, victimes du libéralisme.

Progressivement l’Alsace accumule les actes qui la pousse vers la sortie de la région. Ainsi, début 2019, une décision gouvernementale a acté, qu’à partir du 1er janvier 2021, les deux départements (Bas Rhin et Haut Rhin) vont fusionner pour ne faire plus qu’un département. Dernière étape dans cette stratégie pour l’Alsace de quitter la région c’est un arrêté, passé presque inaperçu, qui autorise, exclusivement pour l’Alsace, les automobilistes à ne plus faire figurer sur leurs plaques d’immatriculation de leurs véhicules, le logo du nouveau département avec une référence à la « collectivité européenne d’Alsace ». Traduction politique de ces décisions, les dirigeants politiques alsaciens sont convaincus de la légitimité de leur domination. Depuis sa création le Grand Est ne peut être dirigé que par un alsacien.

En 2016, le gouvernement de l’époque avait employé l’argument financier pour faire passer la pilule de la fusion. Ainsi, il était fait état de 10 milliards d’économie budgétaire. Comme si la démocratie avait un coût. Près de 5 ans après ces créations l’argument financier a fait Pschit. C’est ce que rapporte la Cour des comptes qui écrit:  » (la fusion) n’a pas apporté…..de gains d’efficience ». Alors oui, l’allégeance de la région Grand Est à l’Alsace est à reconsidérer. Rendons leur liberté aux alsaciens et revenons à des régions à taille humaine.

Une police républicaine : rassemblement samedi 13 juin

Deux semaines après la mort de Georges Floyd, c’est à l’échelle internationale que s’exprime la colère contre les violences policières. Même s’il s’agit d’une minorité de policiers qui ont ces pratiques il faut crever l’abcès des actes racistes à l’égard des citoyens. Aujourd’hui nous assistons à une instrumentalisation de la Police. Justice doit être rendue. L’escalade sécuritaire conduit à des actes de violences de plus en plus fréquents. Encore dernièrement, c’est Adama Traoré qui en a été victime.

Afin de signifier tout notre rejet de la violence, le PCF 08 s’associe à l’initiative de la Ligue des Droits d l’Homme associée avec les associations Afro Antillaise des Ardennes, Stop la Haine de l’autre, la Cimade, qui organisent un rassemblement samedi 13 juin à 17 heures, statue Charles de Gonzague à Charleville-Mézières (haut de la rue piétonne).

L’hommage à Meslier reporté

Compte tenu de la situation sanitaire, le rassemblement annuel pour honorer la mémoire de Jean Meslier (1664-1729) ne pourra pas se tenir courant juin à Etrepigny. 

En fonction des événements, l’association « les Amis de Meslier » avisera en septembre …mais il est très probable que c’est seulement en 2021 que sera programmé un rassemblement pour honorer le curé athée et révolutionnaire! 

Le projet d’un monument commémoratif est toujours d’actualité. C’est pourquoi les adhérents sont invités à renouveler leur cotisation annuelle (inchangée 15 euros) pour le soutenir : versement à envoyer 4 rue Condé 08000 Charleville-Mézières.

La page Facebook de l’association Les Amis de Jean Meslier est régulièrement mise à jour …n’hésitez pas à la faire partager avec vos amis

Un moratoire sur les loyers impayés

Le taux de pauvreté dans les Ardennes (près de 20%) est largement au dessus de la moyenne nationale. Avec la crise sanitaire et sociale, cette situation va s’aggraver. Cela entraine des difficultés notoires à nombre de locataires pour payer leurs loyers à Habitat 08 et Espace Habitat. Face à cette réalité la décision du gouvernement de repousser au 31 juillet l’interdiction des expulsions locatives est un premier pas mais largement insuffisant. Il s’agit seulement de reculer l’échéance pour les locataires touchés par la pauvreté et incapables de faire face aux échéances. Rien que pour Habitat 08 le montant des impayés de loyers s’élève à 6 millions d’euros. Le bailleur dispose de près de 12 000 logements dans les Ardennes. Espace Habitat dispose d’un patrimoine a peu près semblable. Il est indispensable que des mesures soient prises afin d’éviter une crise majeure pour les locataires. Ainsi, nationalement, le gouvernement doit décider d’un moratoire sur les loyers impayés pour des raisons de précarité sociale. Contrairement à de nombreux pays d’Europe, aucun dispositif de soutien aux locataires n’a été mis en place dans notre pays.

La situation de l’emploi, entre reprise et inquiétude

Au 4ème trimestre 2019, selon la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises et du travail..), le taux de chômage pour la région Grand Est s’élevait à 7,8%, dans les Ardennes il atteignait 9,9% et plus précisément 10,3% à Charleville-Mézières avec des pointes à 20% dans un quartier comme la Ronde Couture. Malgré une tendance globale à la baisse, le taux de chômage dans les Ardennes reste sensiblement plus élevé que dans le reste de la région.

La crise du COVID-19 est venue bouleverser la donne : les projections de Pôle Emploi laissent craindre une récession d’une ampleur peu commune. Au plus fort de la crise, les entreprise avaient réduit drastiquement, voire totalement arrêté leurs embauches, néanmoins, on voit une reprise du recrutement se profiler pour certains secteurs (comme le BTP par exemple), bien que les chantiers ne tournent pas à plein régime du fait des mesures barrières. D’autres secteurs comme les sous-traitants de l’aéronautique et de l’automobile, comme PSA aux Ayvelles, reprennent difficilement et s’inquiètent des difficultés à venir.

Le commerce est aussi en grandes difficultés. Ainsi, les salariés du magasin Conforama craignent pour certains d’être licenciés du fait du plan de restructuration annoncé en 2019. Aux dernières nouvelles, le magasin de Charleville-Mézières devrait rester ouvert mais 7 emplois sont menacés.

Elu sans triomphalisme

Mardi dernier s’est tenu le conseil municipal de Charleville-Mézières pour l’élection du maire. A cette occasion Sylvain DALLA ROSA est intervenu dans le débat. Extraits:

« Presque 70% d’abstention ne donne à personne l’occasion de triompher. C’est même un défi démocratique auquel nous sommes confrontés. Certes, il y a le contexte de la crise sanitaire mais au-delà on s’aperçoit que de plus en plus, au fil des élections, il y a un véritable décrochage démocratique. Ainsi, votre liste Monsieur Ravignon n’est majoritaire qu’avec 23,95% des inscrits et sans compter les non-inscrits. Je suppose que vous ne pensez pas que la droite et LREM (parti de E.Macron) qui était votre allié pèsent 77% à Charleville-Mézières, votre score du 15 mars dernier. La réalité électorale est bien différente.

Vous allez, à nouveau, gérer notre ville pendant les six ans à venir. Les échos de la campagne montrent que nos concitoyens des quartiers populaires, Ronde Couture, Manchester et la Houillére, se sentent délaissés. Je crois qu’il est nécessaire et urgent d’entendre ces aspirations sous peine, dans les années qui viennent, d’assister à un décrochage démocratique encore plus fort que celui que nous connaissons. Dans un sondage, quelques 71% des sondés ont privilégié l’écoute des habitants comme prioritaire. Je crois qu’il nous faut réfléchir collectivement à la façon la plus pertinente de renouer le fil démocratique avec l’ensemble de nos concitoyens. C’est d’autant plus nécessaire que le gouvernement n’abandonne pas sa volonté d’étrangler financièrement les collectivités locales.

La liste de gauche que je conduisais a formulé plusieurs axes que nous continuerons à porter comme la gratuité des transports urbains, la défense des services publics, la sécurité ou un plan de déplacements cohérents. Vous connaissez notre ardeur à porter des propositions qui permettraient de donner un nouveau souffle à notre ville.

Le privé à l’assaut du château de Sedan

En plein confinement, le conseil municipal de Sedan s’est réuni le 4 mai dernier. On aurait pu penser qu’il s’agissait pour le maire monsieur Herbillon (divers quelque chose) d’annoncer des mesures rigoureuses pour lutter contre le Covid 19. Non, le dossier majeur de cette réunion municipale était d’attribuer une délégation de service public (DSP) au groupe « Alfan » pour gérer l’activité du Château fort. Par la même occasion il mettait un terme à la gestion de la société d’économie mixte qui gérait le Château médiéval sedanais est le plus grand d’Europe. L’objectif de cette DSP, qui est une privatisation de la gestion, est d’atteindre les 100 000 visiteurs par an.

Les méthodes de travail du groupe « Alfan » risquent d’être différentes et de privilégier la rentabilité financière avant tout. D’ores et déjà le prix à payer par la ville de Sedan va s’élever à 329 000,00 euros soit 50 000,00 euros de plus que la gestion précédente.

Sur la pente glissante de la privatisation à quand un fast-food dans la salle d’armes du Château?

Réintégration

Le lundi 25 mai, la CGT s’est regroupée devant la Direction régionale du travail située à Charleville-Mézières en soutien à l’inspecteur marnais du travail Anthony Smith. Celui-ci s’est fait mettre à pied pour avoir fait son travail. Il avait déposé un référé au Tribunal Administratif pour alerter sur une entreprise qui ne fournissait pas les travailleurs en équipement de protection face à la pandémie.  

La casse du droit du travail n’a pas été confinée. Le Parti Communiste Français était évidemment présent pour le défendre. Non à la répression syndicale !

La machine de mort néo-libérale

La machine de mort néo-libérale