Il est de plus en plus probable que les élections régionales, qui doivent se dérouler en mars 2021, seront reportées. Les municipales de mars dernier doivent nous inciter à engager la réflexion. L’obstination à maintenir ce scrutin a été marqué par un taux d’abstention de 49,53% dans les Ardennes, un record, et la campagne électorale aura été fortement impactée. La droite va certainement profiter de ce report pour poursuivre sa gestion désastreuse du Grand Est. Cette gestion est confortée par la droite gouvernementale dans sa politique d’austérité au niveau des territoires. Le plan de relance, de 100 milliards s’inscrit dans cette démarche.
Ainsi, le 23 octobre dernier une circulaire du premier Ministre a été publiée. Elle avait pour objectif de clarifier et de rendre plus visible la politique du gouvernement dans la mise en œuvre du plan de relance. Cependant, le texte de la circulaire contredit cette volonté. Il reviendra, en effet, aux Préfets le pouvoir de choisir « les projets les plus pertinents sur leur territoire ». Ce sont donc bien les Préfets qui vont décider de tout. L’installation d’un comité régional de pilotage et de suivi dans chaque région ne sera doté d’aucun pouvoir. Sa composition devra comprendre des représentants des collectivités locales ainsi que les partenaires sociaux. Les membres seront exclusivement choisi par les Préfets et le risque est fort d’avoir un comité mono-pensée.
Parallèlement, à destination du grand public, une opération d’enfumage est en cours. Un récent sondage donne 78% d’habitants de la région Grand Est se disant satisfaits de la gestion actuelle. Ces chiffres sont à prendre avec des pincettes tant l’action de la région est méconnue des habitants. Sur le plan économique aucune piste réaliste n’est avancée par l’exécutif pour l’après Covid 19. Cerise sur le gâteau une majorité pense qu’il faut aller plus loin dans la décentralisation et accorder plus de compétences aux collectivités territoriales. On éloigne ainsi le pouvoir d’un contrôle des citoyens. Le Grand Est avec ses 10 départements est l’exemple typique de la création de régions mastodontes. Plus de 5,5 millions d’habitants pour le Grand Est avec des territoires complètement différents. Malgré la crise sanitaire et ses conséquences il est nécessaire de continuer à veiller au fonctionnement démocratique de nos institutions.
Sylvain DALLA ROSA

Mathieu Kassovitz disait dans le film La Haine : « C’est l’histoire d’une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… Le problème ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage »
Il y a 102 ans, le 11 novembre 1918, la 1ère Guerre Mondiale qui opposa les puissances de l’entente, Grande-Bretagne et France, aux empires centraux ayant pour centre le Reich allemand, prenait fin lors de l’armistice négocié et signé par les représentants des deux coalitions. Cette guerre avait éclaté au moment où les puissances colonialistes avaient pratiquement terminé un partage du monde, où elles ont pratiqué sans retenue la violence.
Depuis l’horrible attentat de Conflans-Sainte-Honorine, le gouvernement montre et gonfle ses muscles.
Ian Brossat : «Certains tentent en cet instant tragique d’instruire le procès de la gauche»
A Mulhouse en mars dernier,