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Lettre de Sylvain DALLA ROSA, Conseiller municipal, au Président du Conseil Départemental

« Monsieur le Président,

Lorsqu’on évoque le budget du Conseil départemental, le montant de la politique sociale est probablement la dépense la plus élevée. Cette solidarité à l’égard des plus démunis est légitime. C’est particulièrement vrai pour le financement du Revenu de solidarité active (RSA). Vous avez annoncé, pour 2020, une provision financière de près de 63 millions d’euros pour financer cette prestation aux allocataires ardennais. Or, selon vos propos (le 03//12/2019), seulement 60% de cette somme est compensée par l’État. Celui-ci a, en 2004, transféré la distribution de cette prestation aux départements avec l’engagement de financer à l’euro le montant du RSA. Comme il est malheureusement de coutume cette promesse n’a pas été tenue.

Trois conseils départementaux dans la même situation ont poursuivi l’État au Tribunal administratif. Celui-ci vient (le 29 juin dernier) de donner raison aux élus de ces départements et l’État vient d’être condamné à verser au total 87 millions aux trois départements correspondant à la hausse du RSA entre 2013 et 2017. D’ores et déjà plusieurs autres départements envisagent de saisir à leur tour le Tribunal administratif. Je suggère que vous en fassiez autant pour le département des Ardennes.

Souhaitant que vous preniez en compte cette proposition. »

Journée d’été du PCF à Malo les Bains

Environ 300 camarades dont 3 Ardennais ont participé à cette séquence qui habituellement se déroule sur 3 jours. Dans ce contexte sanitaire inédit ce fut un grand succès.

Nous remercions les camarades du Nord pour cette organisation particulière, les contraintes étant considérables.

Comme les cocos savent le faire, des ateliers divers et riches d’enseignement ont rythmé cette journée : une vingtaine en tout.

L’allocution de Fabien Roussel a été très offensive.

Un temps fort est prévu le 10 octobre sur l’emploi.

Un débat a eu lieu avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur le mode de production du XXIème siècle. Une journée d’action syndicale est prévue le 17 septembre sur l’emploi également.

Patrick Le Hyaric est intervenu concernant l’achat du bon de soutien pour la fête de l’Humanité.

Nous vous encourageons vivement à l’acheter, le montant est de 25€ dont 5€ seront reversés au Secours Populaire. L’achat de ce bon vous permettra d’ailleurs de recevoir un très beau hors-série de l’Humanité sur l’histoire de la fête.

Le montant des bons de soutien achetés pourra être défiscalisé. Chèque à l’ordre de : L’Humanité en partage

Cette journée s’est terminée par un repas fraternel Ch’ti !

Après une période inédite, rencontrer des camarades de tous horizons a été un moment apprécié de tous : heureux de nous retrouver dans une dynamique constructive et combative.

Corine POSTAL

Vignette disponible à la Fédération du PCF 

18 rue de l’Arquebuse 08000 Charleville-Mézières

Lundi  et mardi : 13h00 – 18h00

Mercredi : 13h00 – 17h00

Jeudi : 9h00 – 12h00 / 13h00 – 17h00

Vendredi : 13h00 – 18h00

 

Agglomération, le cumul des mandats est préjudiciable

Le maire de Charleville-Mézières, fort de sa réélection au premier tour, a décidé de renouveler sa candidature à la présidence de l’agglomération « Ardenne Métropole ». Il va donc à nouveau cumuler les responsabilités de maire de Charleville-Mézières (47 000 habitants) et de l’agglomération (130 000 habitants) sans compter les autres présidences comme l’EPAMA……. Ce cumul est d’autant plus pénalisant que les compétences de l’agglomération sont de plus en plus larges. A mes yeux un président à temps plein s’impose pour l’agglomération.

Cette boulimie de responsabilité du maire de Charleville-Mézières va se faire, à nouveau, au détriment de l’efficacité dans la gestion des collectivités. C’est un peu comme si B.Ravignon était maire de deux communes. Cette situation en interpellerait plus d’un. Les conseillers communautaires doivent s’interroger sur la capacité d’un élu à cumuler autant de présidence. Pendant la campagne électorale j’avais annoncé qu’il n’était pas de bonne gestion de cumuler ces mandats. Cette position reste d’actualité.

Deville, une friche au cœur de la ville

La friche de l’usine Deville (Charleville-Mézières) est aujourd’hui propriété du Conseil départemental. C’est en juin 2016 que Deville s’est retrouvé en liquidation. Cette friche industrielle doit absolument être réhabilitée après 170 ans d’activité pour la fabrication des poêles à bois.

Il existe aujourd’hui un projet de rénovation porté par le groupe portugais « Alves Ribeiro ». Une étude est en cours de réalisation pour affiner plusieurs points techniques. Situé en plein centre ville, la friche Deville, doit être rénovée au titre du patrimoine industriel. La ville de Charleville-Mézières ne peut se désintéresser de cet ensemble industriel.

Rassemblement le 30 juin devant l’ADAPAH

Ils étaient plus d’une centaine, à l’appel des organisations syndicales, à s’être rassemblés devant les locaux de l’ADAPAH ce 30 juin. Leur objectif, réclamer une vraie rupture avec les politiques antisociales menées par le gouvernement et des moyens pour la santé et le médico social. On notait la présence d’élus communistes.

Ardennes: un 2e tour des municipales favorable à la droite

Le 15 mars dernier, à l’occasion du premier tour des élections municipales à Charleville-Mézières la liste de droite l’a emporté avec une forte avance. Sylvain Dalla Rosa, tête de liste de la gauche a eu, lors de la soirée électorale, cette phrase « nous ne sommes pas battus par la droite mais par l’abstention ». L’absence d’un rassemblement plus large, les verts ayant refusé de s’unir avec la liste de gauche, n’aura pas permis d’avoir plus que deux élus.

Quelques villes ardennaises ont du attendre ce dimanche 28 juin et le 2e tour (soit trois mois après le 1er) afin de connaître leur maire. C’était notamment le cas à Sedan, Revin, Givet ou encore Rethel. Dans toutes ces villes c’est la droite, avec des rassemblements divers (LR, centriste, LREM)…, qui l’emporte. L’abstention a été encore plus élevée qu’au premier tour atteignant 51,81% dans les Ardennes. Crainte du Covid19 ou désintérêt pour les élections, il faudra que les formations politiques réfléchissent à ce gouffre qui grandit entre les électeurs (notamment dans les quartiers populaires) et les différents candidats. Cette attitude de bouder les urnes qui devient pérenne est grave pour la démocratie.

Avec ce deuxième tour, dans les villes ardennaises concernées, la gauche ardennaise était quasi absente n’ayant pas pu franchir le premier tour sauf à Revin ou la liste de gauche s’était qualifiée pour le deuxième tour. Cette liste conduite par C. Léonard (ancien député) ne recueille que 43,42% des suffrages et c’est le maire sortant de droite qui, en dépit de la fusion des deux listes de gauche, est largement réélu. A Sedan, malgré la volonté de la presse de présenter Herbillon, le maire sortant, en homme de gauche, ce sont bien trois listes de droite qui étaient en concurrence. Cette division des trois listes de droite profite au maire sortant qui est réélu.

C’est un véritable défi démocratique auquel sont désormais confrontées les formations politiques. A gauche il faudra bien trouver le chemin de l’unité sous peine d’être marginalisé. Dimanche dernier, cette unité dans bien des grandes villes comme Strasbourg, Lyon ou Bordeaux a profité aux verts. Cependant, l’unité doit se faire sur des bases claires d’une politique sociale, progressiste, anti capitaliste et environnementale. Enfin, une tache supplémentaire sur la démocratie est l’élection du candidat du Rassemblement national à Perpignan.

La Une provocante de l’Union

La Une du journal l’Union du 30 juin, édition des Ardennes, arbore un portrait du sinistre A. Hitler. L’objectif est d’attirer les lecteurs et de vendre du papier. La rédaction de l’Union veut faire le scoop en publiant en page intérieur une photo permettant d’attester de la visite de la basilique de Reims par le chef nazi pendant la seconde guerre mondiale. A aucun moment l’article ne met en garde le lecteur sur les crimes perpétrés sous le 3e Reich.
Au moment ou des rassemblements pour la défense des Droits de l’Homme se multiplient, la Une de l’Union est déplacée voire choquante. Loin de moi l’idée d’interdire à la presse de parler des sujets qui peuvent intéresser les lecteurs mais la publication d’une photo du responsable de millions de morts et sans détailler ses crimes dépasse de loin un simple article afin de relater un fait historique. A quand des Unes sur les dictateurs Staline ou Pinochet. L’Union est un journal issu de la Résistance, la rédaction actuelle devrait s’en souvenir dans sa ligne éditoriale.

La droite veut restreindre le droit à l’information

Au moment où des voix s’élèvent partout en France pour exiger une police républicaine, la députée ardennaise B.Poletti soutient une proposition de loi visant à limiter le droit à l’information en publiant des images de violences policières et d’actes racistes. Le texte a été déposé à l’Assemblée nationale le 26 mai dernier par Eric Ciotti, député Les Républicains extrémiste de droite à ses heures!

Cette proposition vise à interdire de filmer les policiers et surtout de diffuser les images sur les réseaux sociaux sous peine de lourdes amendes ! Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) a déclaré à propos de ce texte: « filmer, photographier…..est un droit et doit le rester, il en va de la liberté de la presse ». De quoi ont peur ces parlementaires de droite? Qui craint donc une police si elle est irréprochable ? Les policiers ont toujours pris des photos des manifestations, pourquoi les citoyens n’auraient-ils pas les mêmes droits? La démarche de Mme Poletti est choquante : elle veut restreindre la liberté de faire circuler l’information, base de notre démocratie républicaine.

Des travailleurs polonais à Charleville-Mézières, PSA recule

Comme toute la filière automobile, PSA rencontre des difficultés économiques renforcées depuis le début de la crise sanitaire. Mais le groupe automobile utilise la façon la plus contestable pour faire face à la récession économique. A l’occasion d’un comité social économique (CSE) extraordinaire le 12 juin dernier, la direction de PSA avait mis à l’ordre du jour « détachement de salariés de Opel en Pologne sur le site de Charleville ». Plusieurs entreprises du groupe, situées en France, étaient concernées par cette décision. Plus de 500 ouvriers polonais étaient attendus dans le Nord (Sevelnord) et plusieurs dizaines sur le site des Ayvelles à coté de Charleville-Mézières. Mais c’était sans compter sur l’intervention des organisations syndicales. Ainsi, la CGT a dénoncé la mise en concurrence des travailleurs. Cette mobilisation a imposé une marche arrière à la direction de PSA qui a décidé d’annuler ce point lors de la réunion du CSE. S’agit-il d’une décision définitive ou celle-ci est-elle simplement reportée dans l’attente de conditions plus favorables pour la direction de PSA.
La vigilance s’impose. La situation de l’usine des Ayvelles connaît depuis plusieurs années des reculs. Il ne reste plus que 1520 CDI alors qu’il y a quelques années les effectifs dépassaient les 2000. Par ailleurs il ne reste plus que 75 intérimaires alors qu’en 2019 ils étaient plus de 300. Après le fiasco de l’implantation d’une usine CEVITAL, pourtant annoncée par le président de la République lui même, PSA se sert de la période actuelle très troublée pour faire passer ses décisions les plus pénalisantes pour l’emploi et économiquement désastreuses pour nos territoires. Attentifs au maintien de l’emploi sur notre territoire les élus communistes se veulent porteurs de propositions pour un développement économique local.

Après les bravos, il faut des euros !

Le PCF alerte depuis longtemps sur la situation dramatique des hôpitaux : les parlementaires communistes avaient engagé fin 2018 un tour de France des hôpitaux (Hubert Wulfranc était venu à l’hôpital de Charleville-Mézières) et ont déposé une proposition de loi à l’automne dernier, fruit des rencontres et traduisant la nécessité d’un le plan d’urgence pour l’hôpital public. L’épidémie est passée par là : c’est grâce aux soignants que l’hôpital a pu, envers et contre le système, prendre en charge convenablement les malades ! A Mulhouse, le Président de la République avait vanté le système public hospitalier « quoi qu’il en coûte ». Il a vite oublié ses propos ! Les revendications portées par le personnel et leurs organisations depuis plus d’un an doivent être satisfaites : des lits, des postes supplémentaires, des revalorisations salariales, car c’est l’avenir de l’hôpital public qui est en jeu.

La pénurie hospitalière est une réalité dans notre département, comme ailleurs. Pour ne donner que quelques exemples, la cardiologie interventionnelle, promise à Charleville-Mézières ne voit toujours pas le jour alors qu’il n’y a plus de cardiologie publique à l’hôpital de Sedan. Ces équipements sont pourtant indispensables pour une bonne prise en charge des infarctus du myocarde en 2020 ! Le CMP (centre médico-psychologique) de Nouzonville est menacé. A Fumay, les soins urgents sont renvoyés vers le 15 et quelques jours avant le confinement, les infirmières du SMUR étaient en grève. Elles accumulaient les heures supplémentaires et ne pouvaient, ni se les faire payer, ni les récupérer … Alors on se mobilise toutes et tous le 16 juin pour l’hôpital public et les EHPAD !