Ecotaxe, tenir bon

Il est rare que les élus de la Région Grand Est votent une décision à une écrasante majorité. En septembre dernier l’application sur le territoire d’une écotaxe payée par les poids lourds de plus de 3,5 tonnes a été décidée. Il s’agit d’une «redevance kilométrique» qui sera appliquée sur les 524 kilomètres retenus par la Région.
Ce sont les questions d’intensité de la circulation des poids lourds et de protection de l’environnement qui ont conduit les élus à prendre cette décision. Depuis l’application d’une taxe similaire en Allemagne, la fréquentation des poids lourds sur le réseau routier français s’est nettement renforcé, plus 30% en 2024. Seul le rassemblement national s’est opposé à cette mesure qui pourtant touche à la sécurité routière et à combattre la dégradation et l’impact du trafic routier sur l’environnement.
Il y avait déjà eu une une tentative similaire sur les routes nationales qui devait entrer en fonction au 1er janvier 2014. Les patrons des entreprises de transport avaient obtenu le retrait de cette disposition. On voit encore les portiques sur nos routes. Ceux ci n’ont jamais servi. Ce recul gouvernemental a eu un coût financier de 839 millions d’euros.
L’application de cette écotaxe dans le Grand Est entrera en fonction en 2027. Espérons que la droite ne fera pas marche arrière devant la pression du Medef.

Sylvain DALLA ROSA

Un discours pour pas grand-chose 

Retranché sur les mêmes valeurs et arguments d’une droite antisociale le discours de politique générale du nouveau 1er ministre n’a apporté aucune garantie sur l’amélioration du niveau de vie de la majorité des citoyens français.
La réforme des retraites imposée par le gouvernement BORNE avec le recours du 49.3 n’a pas été remise en cause. Alors que c’est une des demandes majeures par une très large majorité des salariés.es et de l’opposition, majoritaire à l’Assemblée Nationale, cela démontre l’état d’esprit de ce gouvernement obéissant à un parti représentant 4,5% des suffrages exprimés lors des dernières législatives, lui-même aux ordres des dirigeants et représentants de la grande finance.
Quelle espérance de progrès va apporter le PLFSS (le budget de la Sécu) afin que chacune, chacun puisse avoir accès au meilleur en matière de protection sociale et de soins et sans restriction géographique.
Ce gouvernement se voit dans l’obligation de suivre la politique imposée par un Président de la République de plus en plus isolé et déconnecté de la réalité.
Les forces vives et progressistes qu’elles soient politiques ou syndicales vont devoir faire preuve d’une volonté sans faille pour forcer la droite à prendre en considération leurs revendications.
Le péril pour la France ce n’est pas la dette, c’est la finance ! C’est le coût du capital qui place notre pays sous la tutelle des marchés financiers.
Il ne fait aucun doute que les communistes français fidèles à leurs engagements seront à la tête de cette bataille sociale nécessaire au progrès pour que chaque citoyen puisse arriver à un véritable niveau de vie confortable.
Patrick LATTUADA

Défier le capital

Une partie du capital, qui a porté le président de la République aux affaires, pense qu’au vu de sa fragilité politique il est décrédibilisé et qu’il serait en bout de course pour pouvoir mener à bien les intérêts des forces de l’argent.
Le capital veut aller toujours plus loin dans son œuvre destructrice.
En pleine crise du capitalisme les soutiens du premier jour veulent pouvoir continuer à sur accumuler les richesses au détriment de la nature et du vivant. Livrer la protection sociale à des intérêts privés, réduire à néant les conquis sociaux obtenus de hautes luttes, en finir avec les 35 heures et le statut des fonctionnaires, financer les retraites par la capitalisation…
L’heure n’est donc pas à la résignation mais à l’offensive.
Une présidentielle anticipée ne changerait rien, comme il n’y a rien à attendre du nouveau gouvernement.
Nous devons mené une bataille politique et idéologique contre le capital.
Rien ne nous sera donné. Seules les luttes, l’intervention des salariés et du peuple peuvent aboutir à des contre-propositions alternatives favorables.
Il faut replacer au cœur de notre société une démocratie renouvelée dans la cité comme dans l’entreprise.
Construire la Paix, sécuriser l’emploi, organiser la planification écologique, révolutionner la production en donnant de nouveaux pouvoirs d’intervention aux salariés, réorienter l’utilisation de l’argent au profit du peuple et de la planète avec notre plan climat Empreinte 2050.
Voilà quelques éléments de la feuille de route décidée par les communistes lors de la conférence nationale du 14 décembre dernier.
Il n’y a pas de temps à perdre.
En 2025, avec la classe travailleuse et les forces vives nous devons dépasser les obstacles pour faire gagner nos idées et notre projet progressiste.
Corine POSTAL

Productivité: la France décroche

Depuis la pandémie de Covid-19, la productivité de l’économie française a chuté. Une situation inédite dans notre pays qui se distinguait jusqu’alors de ses voisins justement par son efficacité productive élevée. « La faute aux salariés fainéants !», se hâtent de conclure certains. Les Ardennes ont toujours su maintenir un savoir faire et une productivité importante notamment dans l’industrie. Ainsi dans notre département le taux d’exportation demeure important malgré la crise économique. Dans ce contexte la fonderie tient une place importante dans l’industrie car elle alimente au moins les 20% de la production nationale.

Malgré cette situation les conséquences sont potentiellement lourdes, car de la productivité dépend la capacité de l’économie française à croître et à permettre des augmentations de salaires et à financer notre modèle de protection sociale.

Pour le patronat la baisse de notre productivité justifie des coupes sociales sans précédent. Devant la quête effrénée de productivité il est urgent de rafraîchir et de réorganiser notre système productif.

Population, la polémique stérile

La ville chef lieu des Ardennes, Charleville-Mézières, perd régulièrement des habitants. Les derniers chiffres rendus public par l’INSEE affichent une population de 45 634 au 1er janvier 2022. Soit une perte de 0,4% (754 habitants) sur le décompte 2021. Au plan départemental début janvier 2022 les Ardennes comptaient 267 204 habitants contre 275 371 auparavant.

Les raisons de ce déclin démographique sont connues. La casse industrielle est incontestablement la question majeure. Le maire de Charleville-Mézières et président d’Ardenne-Métropole, B. Ravignon, se targue d’une stabilité démographique alors que les chiffres disent le contraire. Dans sa rhétorique il fait porter à la gauche cette situation. Personne n’est dupe de cet argument.

La situation préoccupante mérite mieux qu’une polémique politicienne et stérile. Walor a perdu une centaine d’emplois dans la reprise par Forgex. La situation est précaire chez Stellantis (ex PSA) qui est le plus gros employeur privé des Ardennes et qui risque de pâtir du changement dans la construction automobile.

Sylvain DALLA ROSA

Pourquoi je n’ai pas été aux vœux du maire?

Fidèle à la tradition républicaine le maire de Charleville-Mézières a présenté ses vœux à la population ce dimanche 5 janvier. Ce genre de cérémonie, annoncée officiellement, devrait se tenir hors du contexte politique. C’est pourquoi les élus de l’opposition devraient avoir une place au même titre que les 43 élus du conseil municipal.

Poursuivant son action de maire régnant sur la vie municipale, Boris Ravignon a tenu à l’écart des vœux officiels les élus de l’opposition. Cette mise à l’écart qui nous frappe n’est pas républicaine. Ne voulant pas avoir une attitude de faire-valoir du maire je n’ai pas participé aux vœux.

Sylvain DALLA ROSA – Conseiller municipal

Une nouvelle année … et un nouveau gouvernement !

Un nouveau gouvernement a vu le jour à la veille de Noël. Nouveau, pas tant que cela ! C’est même la continuité avec un Premier ministre qui se soumet aux exigences du RN, comme l’avait fait M. Barnier. C’est le réapparition d’un Manuel Valls qui avait propulsé ministre de l’économie un certain Emmanuel Macron. C’est le retour de Catherine Vautrin au ministère du travail et de la santé qu’elle occupait au premier semestre 2024 et où elle a laissé le système de soins s’enfoncer dans la crise à tel point qu’en ce début d’année, des plans blancs se multiplient dans les hôpitaux publics, des plans imaginés pour faire face à un afflux soudain avec en contrepartie l’arrêt des activités programmées. Sauf qu’il n’y a pas eu de catastrophe, simplement c’est la période de la grippe. Et, comme le montre d’ailleurs des chiffres officiels, c’est au profit de l’hospitalisation privée qui augmente ses « parts de marchés ».

Un nouveau gouvernement qui n’a pas su répondre à la catastrophe du cyclone Chido à Mayotte : il a préféré parler immigration, remise en cause du droit du sol, interdiction des bidonvilles plutôt que l’eau et l’électricité, que de répondre en fait aux besoins urgents !

Face à cette situation, les communistes sont plus mobilisés que jamais pour obtenir toute mesure permettant d’améliorer la vie des gens. Sans naïveté, les parlementaires communistes répondent aux invitations ministérielles pour porter nos exigences, celles de l’indexation des salaires, des retraites sur l’inflation, celle de la baisse du prix de l’énergie, celle de revenir sur l’insupportable réforme des retraites … Ils n’hésiteront pas à censurer ce nouveau gouvernement si celui-ci n’écoute pas la voix de la raison, celle de répondre aux aspirations populaires et non à l’appel de la finance.

Le PCF est engagé aussi dans le soutien à toutes les mobilisations des salariés, et elles peuvent être gagnantes, comme à l’hôpital de Villeneuve St George où l’action résolue des personnels des urgences à l’appel de la CGT vient d’obtenir, après onze jours de grève reconductible, la création de 14 postes. Ne baissons pas les bras !

En ce début d’année, Nouvelles des Ardennes et la Fédération du PCF08 vous souhaitent une bonne année, une bonne santé pour vous et les vôtres et on se mobilise toutes et tous ensemble pour des jours plus heureux !

Michèle LEFLON

RESTONS CHARLIE !

Il y a 10 ans la barbarie nous frappait de plein fouet. L’obscurantisme croyait pouvoir forcer les forces démocratiques de notre pays à renoncer à la liberté d’expression.

Les citoyens français, militants communistes en tête, dans un élan de solidarité exemplaire ont démontré il y a dix ans que pour eux rien ne valait plus que la liberté de parler et d’exprimer sa pensée dans un esprit de bienveillance et de tolérance.

Cet élan exceptionnel, vieux d’une dizaine d’années, a perdu quelque peu de sa superbe face aux coups de butoir du capitalisme mondial.

Réunis en conférence nationale le 14 décembre 2024, un an et demi après leur congrès les communistes alertent sur l’urgence de la situation tant nationale qu’internationale.

La guerre est aux portes de l’Europe, le locataire de l’Élysée reste sourd aux exigences et volontés de changement exprimés par les électeurs lors des dernières élections législatives.

L’obscurantisme, manœuvré par une résurgence des idées d’extrême droite, grandit dangereusement, sous l’œil bienveillant du grand capital.

Les peuples d’Europe dont le peuple français subissent ces assauts violents, accentué pour nous français par l’instabilité politique sans précédent depuis l’origine de la cinquième République venant de déboucher sur la censure du gouvernement Barnier

C’est la raison pour laquelle les militants communistes français ont décidé ce 14 décembre 2024 de poursuivre la dynamique du 39em congrès afin d’engager un nouvel élan visant à unir comme «JE SUIS CHARLIE» l’avait créé il y a dix ans.

Patrick LATTUADA

Secrétaire fédéral