Le journal Le Monde, en partenariat avec d’autres médias internationaux, a réalisé une enquête « Openlux » confirmant que l’évasion fiscale est pratiquée de manière systématique par les ultra-riches et les entreprises multinationales vers le Luxembourg. 37 des 50 familles françaises les plus fortunées ont un compte offshore au Luxembourg et 15 000 Français figurent sur la liste des propriétaires de sociétés luxembourgeoises. Selon les calculs du journal ce sont 100 milliards d’euros d’actifs dans des sociétés luxembourgeoises qui sont possédés par des ressortissants français équivalent à 4 % du PIB français !
A Fabien Roussel, interrogeant le gouvernement sur les suites à donner à ces révélations, sur la nécessité de mettre à l’étude la proposition de loi déposée par les députés communistes qui vise à prélever à la source les bénéfices des multinationales avant qu’ils ne soient délocalisés dans les paradis fiscaux, le ministre délégué chargé des comptes publics s’est vanté que les contrôles ont porté sur 5,7 milliards d’euros d’actifs en 2019 contre 5,1 milliards en 2018, soit une augmentation de 12 % ! C’est à dire que l’on dépasse à peine les 5 % de contrôle !
Les mécanismes de cette évasion fiscale sont divers. La spécialité du Luxembourg, c’est la holding, en fait une boite aux lettres permettant d’attester la domiciliation dans ce pays. En interposant cette holding entre une entreprise réelle en France et son patron, cela permet d’éviter la taxe sur les dividendes, d’échapper à l’impôt sur la plus value en cas de revente, d’abaisser l’impôt sur le revenu. Une société française peut être tentée de verser à une filiale luxembourgeoise du même groupe des loyers exorbitants pour occuper ses locaux, afin de réduire sa base taxable en France. Ces pratiques ne sont pas inconnues de certains patrons de PME ardennaises. Le Luxembourg est également bien connu des grands groupes : 29 des 37 groupes du CAC 40 ayant leur siège en France sont aussi présents au Luxembourg, le plus souvent fort discrètement, un petit bureau, voire une simple boite aux lettres. Mais cela n’a pas empêché ces entreprises de bénéficier du chômage partiel ou de plans de soutien sectoriels puisque, pour la France comme pour l’Union Européenne, le Luxembourg n’est pas un paradis fiscal !

A l’usine de la foulerie de Carignan, 116 ouvriers fabriquent des bagues de roulement brut. La plupart des salariés y gagnent un peu plus que le SMIC. Récemment, plusieurs jeunes travailleurs ont d’ailleurs été embauchés pour un salaire de 1380 euros par mois, un niveau de rémunération faible compte tenu du fait qu’ils sont astreints à travailler de nuit une fois par mois.
Pour l’emploi, pour les salaires : ce sont toutes les professions qui sont dans la lutte, comme l’ont montré les différentes interventions qui ont rythmé cette manifestation interprofessionnelle, partie d’EDF : la volonté de privatiser le secteur de l’énergie ne passe pas et concerne tout le monde ! Cette grande manifestation unissait tous les corps de métiers de tous les secteurs.
A propos des sondages prédisant un second tour de présidentielles excluant la gauche, la voix de la sagesse vient de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF « Pour commencer, il faudrait arrêter d’être le relais de ce scénario qui est aussi probable que celui que le Parti communiste français fasse un très bon score. Il faut arrêter de relayer cette propagande de la gauche caviar, des Joffrin et compagnie qui, à coups de sondages, à plus d’un an d’une élection, nous disent déjà quel va être le second tour pour installer dans les têtes l’idée qu’il faut un seul candidat à gauche. Et bien sur pour faire taire le courant révolutionnaire et anticapitaliste. »
Hülliya Turan, secrétaire départementale du PCF Bas Rhin et adjointe à la Maire de Strasbourg, et Bora Yilmaz, secrétaire départemental du PCF Meurthe-et-Moselle et adjoint au Maire de Nancy, ont été désignés comme chefs de file des communistes pour les élections régionales dans le Grand Est.
22 000 Megawatts sont produits par EDF, la Compagnie Nationale Du Rhône et la Société Hydro-Electrique du Midi (SHEM). Ces entreprises assurent leurs missions de service public du multiusage de l’eau : crues, irrigation, loisirs, refroidissement des centrales nucléaires, pêche, navigation, soutien du réseau de plus en plus soumis à la fluctuation des énergies renouvelables intermittentes… Leurs salariés sont mobilisables tous les jours de l’année, 24h/24, au service de la sécurité et de la sureté hydraulique.
Lors de la réunion du prochain conseil municipal de Charleville-Mézières, l’opposition posera une question orale au maire. Le règlement intérieur n’autorise pas de débat dans ce cadre.