On savait le maire de Charleville-Mézières accro au pouvoir mais là on atteint le summum du cumul des mandats électifs. L’annonce que B. Ravignon conduira la liste de droite « Les Républicains » en juin prochain aux élections régionales confirme la boulimie de pouvoirs du maire de Charleville-Mézières. Cette candidature est d’autant plus surprenante que le siège du Conseil Régional se situe à Strasbourg soit 350 kilomètres.
Cette situation n’est pas nouvelle. Aujourd’hui B. Ravignon cumule déjà de nombreux postes, maire de la ville chef lieu, président de la communauté d’agglomération, président du conseil de surveillance de l’hôpital ou de l’EPAMA……. Pour ne citer que les plus importantes délégations.
Avec cette multiplicité il est dans l’impossibilité de bien appréhender l’ensemble des grandes questions dans chaque collectivité. C’est la gestion de droite qui s’applique sans garde-fou, notamment sur le démantèlement des services publics.
Ainsi, le mandat régional qui s’achève aura été marqué par la domination de l’Alsace sur le Grand Est. Maire de Charleville-Mézières, B. Ravignon a été peu présent (sauf sur les photos) pour faire prendre en compte la situation économique et sociale de notre ville par la région.
Moralité, donnons au maire le temps de s’occuper de sa mairie, ne l’envoyons pas à Strasbourg.
Sylvain Dalla Rosa

La défenseure des droits a formulé 64 recommandations dans un rapport du 4 mai. L’augmentation de mesures liberticides empêchant les résidents des EHPAD et leurs familles de circuler y est largement dénoncée. En effet, la vie familiale et privée des résidents a été et est toujours largement amputée.
Le gouvernement actuel, dans la continuité de ses prédécesseurs s’assoie sur la République et ses principes les plus élémentaires. C’est une attaque de long terme et planifiée contre notre peuple et les travailleurs. Depuis longtemps les communistes ont bien identifié la menace que représente l’écrasement de l’Assemblée nationale par les représentants du capitalisme. Mais la destruction de la nation ne s’arrête pas à l’hémicycle. La République Française s’est fondée en grande partie sur la base du triptyque commune, département, Etat-nation. A la suite de la Révolution française, les élections municipales, départementales et présidentielles (ou législatives selon les constitutions) sont d’ailleurs celles ou l’on participe le plus, et de loin. Ce qui confirme leur ancrage populaire. Outre l’écrasement du parlementarisme, la question départementale est tout aussi importante. Le MEDEF réclame depuis des années l’effacement de l’échelon départemental, hérité de la grande Révolution jacobine, au profit d’euros-régions. Cela n’est pas anodin et est révélateur de la stratégie du capitalisme français depuis plusieurs années : il s’agit de liquider l’intégralité des leviers de pouvoir issus des luttes populaires dans l’histoire de France, et de les liquider dans une Europe capitaliste aux contours flous qui permettraient au patronat de faire passer ses réformes sans avoir à s’embarrasser des obstacles des institutions républicaines, devenues trop encombrantes pour la bourgeoisie. Il est donc du devoir des communistes français de faire le lien entre les réformes libérales du patronat et les attaques contre nos institutions démocratiques progressivement remplacées par des institutions européennes ou européistes qui ne serviront qu’à désorienter le peuple en lui enlevant les leviers de pouvoir dont il dispose encore. Défendre l’échelon départemental n’est pas un vain slogan, c’est une lutte globale pour la défense des conquêtes populaires, de la République et pour l’avancée démocratique vers la rupture avec le capitalisme.
Anciennement canton de Mézières-centre-ouest, le canton redécoupé de Charleville-Mézières 1 a une histoire politique profondément marquée à gauche. Effectivement, il n’a connu que 3 conseillers généraux : deux PCF et un divers gauche. Pourtant depuis le redécoupage et les dernières élections de 2015, c’est un binôme de droite qui en a repris les reines. Face à cela, la gauche unie derrière Christine Caruzzi, Esteban Evrard et leurs remplaçants Jacqueline Vetticoz et Thomas Manciaux compte, avec une campagne éclair en raison de la situation, changer la donne. Avec un taux de pauvreté et un taux de chômage particulièrement élevé (notamment chez les jeunes) dans le quartier de Manchester, le canton a besoin d’élus combatifs, de travailleurs, d’étudiants et de retraités qui ne sont pas déconnectés des réalités. C’est dans cette logique que l’union a pu se faire : une analyse claire de la situation et des réponses vigoureusement de gauche républicaine. Ni aveuglement, ni angélisme vis-à-vis des questions de sécurité, les locataires, les travailleurs veulent vivre dans un canton solidaire, populaire et participer aux décisions qui sont prises. Il ne faut pas oublier la ruralité qui est une des dimensions du canton. Les services publics de proximité sont à défendre coûte que coûte, la santé, l’éducation et le social, tant d’aspects pour lesquels les conseillers départementaux se doivent de lutter. Le canton de Charleville-Mézières 1 mérite des élus qui se battent au quotidien pour obtenir des moyens de la part de l’État, afin d’améliorer concrètement la vie du peuple ardennais.
Le Vème Plenum du Comité central du Parti Communiste du Chili a officialisé la candidature du camarade Daniel Jadue à la présidence de la République.
Ce samedi 1
Qui peut aujourd’hui rester insensible à la problématique du vieillissement ? A l’heure où trop de nos aînés terminent leur jours dans des conditions d’isolement et de précarité indignes d’une démocratie, la question de la prise en charge des personnes âgées revient de plus en plus fréquemment dans le débat public. Les élections départementales sont une occasion de relancer ce questionnement et de faire connaître les propositions communistes dans ce domaine.
Le 4ème canton de Charleville-Mézières a plusieurs visages : de la pauvreté profonde et ancrée à Mohon et La Ronde Couture, en passant par des zones plus résidentielles ici et là, y compris à la Croisette, et même un quasi village à La Francheville. Mais la précarité multiforme, renforcée par la crise sanitaire actuelle, ne fait que grandir au fil des années dans l’ensemble du canton.