Le mouvement social ne faiblit pas pendant la campagne électorale

C’est ce jeudi 17 mars, jour de parution de NDA, qu’a lieu la mobilisation intersyndicale, interprofessionnelle, pour l’augmentation des salaires et des pensions. Difficile donc d’en parler, sauf pour remarquer la crainte d’E. Macron et de son gouvernement devant la montée en puissance du mouvement revendicatif : le point d’indice des fonctionnaires va être augmenté ! Mais l’histoire ne dit pas de combien ! Cela sera pour après les élections, alors que l’augmentation du coût de la vie, de l’énergie en particulier, c’est tout de suite. Ni d’ailleurs comment ? Par une augmentation du budget de l’Éducation Nationale, de la police, de la justice … des recettes des hôpitaux ou par une nouvelle réduction du nombre de fonctionnaires ? Seul le programme de Fabien Roussel propose des solutions !

Pour l’après élection se profile aussi une nouvelle réforme des retraites, et Macron, comme la droite nous propose un nouveau recul de l’âge de la retraite, tandis que les retraités vivent de plus en plus mal et que le recul du chômage des jeunes n’est que dans les statistiques, pas dans la vraie vie. Les retraités seront dans la rue le 24 mars. Dans les Ardennes, le rendez-vous est fixé à 14 h devant la préfecture.

Nous aurions raison depuis 102 ans ?

Cent-deux ans. Cent-deux ans que le PCF, fidèle à ses origines idéologiques, se bat pour la souveraineté de la France. Pour sa souveraineté pleine et entière, souveraineté nationale et populaire d’abord, mais aussi souveraineté industrielle. Et que de critiques venant de gauche comme de droite lorsque les affiches « Produisons Français » venaient couvrir les murs des villes et des villages de France. Pourtant, après le COVID qui fut déjà un révélateur pour beaucoup, la guerre en Ukraine prouve encore une fois la défaite du libéralisme qui a mis à plat la dépendance de notre pays en matière industrielle. C’est L’Ardennais qui titrait il y a quelques jours « Les conséquences de la guerre inquiètent l’industrie métallurgique ardennaise ». En effet, le problème de l’accès aux matières premières en temps de crise est posé. A titre d’exemple, l’aluminium et certaines fontes brutes proviennent pour un quart de Russie. Le risque est concret : certaines entreprises craignent de ne plus avoir la capacité de produire ! C’est un véritable aveu de faiblesse de la part du grand patronat. Pour l’industrie ardennaise qui est en grande partie métallurgique, l’acier devient un sérieux casse-tête puisque la France n’en produit presque plus ou très peu comparé à l’Allemagne par exemple. Et pendant ce temps, des aciéries françaises ferment.

Face à cela, le projet du Parti Communiste Français résonne avec cohérence. Et ce projet est clair : engager une nouvelle industrialisation de la France en réduisant notre empreinte carbone. Voici ce qu’on lit dans le programme de Fabien Roussel « Depuis plusieurs décennies, les gouvernements successifs ont mené des politiques qui ont conduit à l’effondrement industriel de notre pays. Dans de très nombreux domaines, nous sommes devenus dépendants car incapables de produire, sur notre sol, ce dont nous avons besoin. Ce qui est à la racine de cette situation, c’est la recherche forcenée de la rentabilité financière maximale, le dogmatisme du profit et de la concurrence considérés comme les moteurs déterminants des prises de décision. Dans cette logique, il vaut mieux délocaliser et tuer l’emploi en France pour réduire les coûts. »

L’indépendance industrielle de la France n’est pas antagonique de la coopération avec les autres pays, nécessaire à l’échelle européenne et mondiale. Elle est indispensable à la relocalisation de la production, essentielle pour le climat.

Face à cela, il faut faire confiance aux salariés qui n’ont jamais été le problème mais toujours la solution. Rendre sa souveraineté à la France n’a rien d’une idée vieillissante et creuse, bien au contraire, c’est un projet d’avenir, ambitieux et qui fait partie intégrante de la réponse aux défis d’aujourd’hui.

Esteban EVRARD

La campagne pour les jours heureux !

Ce ne sont plus seulement les adhérents du PCF qui font la campagne de Fabien Roussel, mais aussi des hommes et des femmes de bonne volonté, convaincus du projet des jours heureux. A Sedan, un comité des jours heureux s’est mis en place et était sur le marché mercredi dernier et jeudi, c’est à Rethel que le tract/programme de Fabien Roussel était diffusé.

Site et chaîne Youtube de la Fédération du PCF08

Nouvelles des Ardennes ne résume pas la communication de la Fédération des Ardennes du PCF. Au delà des articles de NDA que vous pouvez y retrouver, il y a aussi sur le site des communiqués nationaux du PCF et des vidéos, nationales ou locales, en particulier celles de notre ami Jean-Pol que vous pouvez également regarder sur la chaîne Youtube.

L’adresse du site : https://pcf08.com/

Celle de la chaîne Youtube :

https://www.youtube.com/channel/UCxdKTCtllaIwB0HojiDbcsw

Et celle de la page Facebook :

https://www.facebook.com/NouvellesdesArdennes

Fermeture de l’État Civil place du Théâtre, les habitants pénalisés

Depuis le début mars, le service de l’État Civil qui était installé place du Théâtre, vient de fermer définitivement. Dorénavant, pour une carte d’identité, un passeport ou un document administratif, il faudra se rendre à l’Hôtel de Ville. Ce changement va pénaliser les habitants des quartiers qui devront se rendre à Mézières pour effectuer leurs démarches administratives. Cette gestion s’inscrit dans un plan plus global de réduction du service public.

Il y a déjà manque d’effectif, à tel point que les délais pour un simple rendez-vous de demande de carte d’identité sont de un mois et demi à deux mois !

Au nom de l’opposition municipale j’ai dénoncé ce démantèlement à l’occasion du vote du budget. L’étendue de notre commune, qui résulte de la fusion en 1966 de cinq communes, représente une superficie de 3144 hectares. La densité est de 1513 habitants au km².

Cette situation oblige à diversifier les points d’accueil de proximité et non à centraliser sur un point unique les services municipaux. Il est important, pour le développement de Charleville-Mézières, que le maire revienne sur sa décision de diminuer le service rendu à nos concitoyens.

Sylvain DALLA-ROSA

A vos agendas !

Quelle est belle cette dynamique, cette dynamique des Jours Heureux. La France redécouvre ce qu’est une campagne du PCF : des dizaines de milliers de militants tracts à la main et convictions dans le cœur et la bouche. Ils ouvrent leur boîte aux lettres le matin et y découvrent le programme de Fabien Roussel, vont au travail et tombent sur des militants devant l’entrée de leur boîte, partent faire les courses le soir et discutent avec les communistes présents devant le magasin. Une réelle dynamique s’installe depuis des mois maintenant au tour de ce projet ambitieux pour la France.

Et ce n’est pas fini ! Vingt-quatre jours pour convaincre que tout est possible, pour convaincre les abstentionnistes d’aller voter pour une gauche sincère, authentique et républicaine. C’est ce que viendra faire Léon Deffontaines, Secrétaire Général du Mouvement des Jeunes Communistes de France et porte-parole de Fabien Roussel le 30 mars à Charleville-Mézières. Une grande soirée consacrée à l’emploi et dédiée au programme du PCF sur la question à la salle Arc-en-ciel (rue d’Etion) dès 18h30.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux, tant la campagne de Fabien Roussel redonne sa fierté à la classe ouvrière et au monde du travail et tant les Ardennes sont attachées aux questions industrielles.

Le Sud des Ardennes, no man’s land des services publics ?

La casse des services publics n’est malheureusement pas une spécificité de ce territoire. La « libéralisation » voulue par le capitalisme fait ses ravages partout, mettant en cause non seulement ces biens publics, le seul bien de ceux qui n’ont rien, mais même le développement économique par la désertification entraînée. Mais la succession en quelques jours de deux annonces de mauvaises nouvelles dans le sud du département illustre cette casse :

A Rethel, c’est la fermeture partielle du guichet de la gare annoncée pour avril, un pas de plus vers la déshumanisation de la gare, un frein à l’utilisation du train alors que l’urgence climatique impose de le préférer à la voiture. L’informatique ne règle pas tout dans la vraie vie ! Comme en témoigne un amusant message automatique entendu dans un TER, un message sans doute fait pour remplacer le contrôleur, annonçant le départ prochain d’un train, déjà parti !

A Vouziers, ce sont des indiscrétions qui permettent de savoir que la direction de l’hôpital travaille sur une réorganisation des urgences, renvoyant vers les médecins généralistes les urgences non vitales, alors que ceux-ci ne sont déjà pas assez nombreux … et qu’une urgence non vitale peut le devenir ! La fédération des Ardennes du PCF apporte son soutien au rassemblement prévu samedi 5 mars à 9h30 à l’initiative de Vouzinois pour la défense de leur hôpital.

Michèle Leflon

Les Alsaciens peu enthousiastes pour quitter la région Grand Est

La Région Grand Est est née incognito du mariage forcé entre l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine sous le mandat de Hollande, sans que l’on sache réellement où était l’intérêt d’une telle fusion ! Le TER, les lycées, le développement économique, la formation sont donc gérés, depuis 2016, à partir de Strasbourg pour ce gros territoire deux fois plus grand que la Belgique.
Ce mariage aura coûté cher en perte de temps pour le développement des 3 ex-régions : il a pris plus de 4 années pour se mettre en œuvre (et ce n’est pas vraiment fini), avec des conventions et contrats, précédemment signés à Châlons, Metz et Strasbourg, forts différents, 3 budgets pas forcément compatibles, une mise en cohérence des différents dispositifs d’intervention, une mise en difficultés de nombreuses structures, particulièrement associatives, avec l’arrêt de certaines interventions, 7500 salariés de la Région qui ont été énormément bousculés, l’achat d’une douzaine de maisons décentralisées pour essayer de rapprocher la Région et les territoires, l’établissement de nouveaux schémas régionaux dans de nombreux domaines (économique, territorial, de gestion des déchets…). Tout ce temps passé a donc coûté très cher en inertie pour nos territoires, alors que les régions non fusionnées (Bretagne, Île de France, …) continuaient tranquillement à se développer.
Certes, avec ce mariage forcé, cette collectivité importante pour le quotidien de la population s’est encore un peu plus éloignée qu’elle ne l’était auparavant. Pourtant, les populations concernées n’ont pas beaucoup fait part de leur émotion face à cette décision de fusion. Par contre, certains élus locaux en mal de puissance se sont vus déposséder de certaines compétences. De ce point de vue, les élus alsaciens, particulièrement ceux de droite et d’extrême-droite, voudraient bien voir regonfler le budget public qu’ils gèrent. C’est ainsi qu’ils viennent de lancer une consultation publique de la population alsacienne en vue d’exiger un retour de la Région Alsace.
Mal leur en a pris : après 2 mois qu’aura duré cette consultation pour la « modique » somme de près de 250 000€, les citoyens alsaciens viennent de montrer qu’ils se sentaient bien peu concernés par le sujet : seulement environ 10% de l’électorat alsacien s’est prononcé pour un retour à la Région Alsace.
Pourtant, la création de la CEA (Collectivité Unique d’Alsace), installée en janvier 2021, instaurant une collectivité qui a les dimensions de l’ex-région Alsace, avec le maintien des deux préfectures alsaciennes (donc des deux départements), et avec l’étrange accord actif de la majorité de la Région Grand Est, aura bien été le premier grand pas vers une dislocation du Grand Est. Le gouvernement macronien lui-même n’hésite pas à en rajouter régulièrement dans la reconnaissance de cette Région bis (encore récemment dans le domaine du sport).
On peut penser que la population alsacienne a, mieux que certains des élus locaux, bien compris que, remettre la Région Grand Est en cause dès maintenant, reviendrait à une énième réorganisation territoriale qui durerait encore plusieurs années, et qui serait à nouveau très préjudiciable pour nos territoires.
Même si on peut penser que ces fusions étranges doivent être remises en cause un jour, il faut laisser respirer nos territoires. Sauf à les étouffer encore un peu plus, cela nécessiterait un délai qui ne peut pas être si court. En tout cas, il n’est pas souhaitable que cela se fasse maintenant.
Patrick Tassin

Victoire des électriciens ardennais d’Enedis

Les électriciens ardennais d’Enedis, conduits par le syndicat CGT Énergies Ardennes, ont mené une lutte de 28 jours, faisant écho à l’appel à la grève reconductible lancé dès le 25 janvier par leur Fédération CGT Mines-Énergie.

Leurs revendications étaient les suivantes : augmentation des salaires, création de nouveaux emplois sur les bases ardennaises, annulation du projet de délocalisation de leur site Prairie à Charleville-Mézières et paiement d’indemnités de repas pour les sorties en astreinte sur les heures de repas.
La direction a tout fait pour casser le mouvement de grève : un mépris exprimé par un pourrissement du dialogue social, un entêtement à répéter que la grève était inutile et qu’elle n’avait « soit disant » pas la main, une intervention quotidienne sur le site d’un huissier usant de tout moyen pour intimider les grévistes et faire cesser la grève, l’assignation au Tribunal Judiciaire de 6 camarades, dont 3 n’avaient pas de mandats syndicaux .

La justice n’a pu que rendre un délibéré gagnant pour les grévistes, tant leur mouvement était réalisé en toute intelligence, sans casse, sans encombre et surtout sans entrave. Les interventions continuaient d’être réalisées par les agents non-grévistes avec des véhicules situés à l’extérieur du site. Pour criminaliser l’action syndicale, la direction est même allée jusqu’à commettre l’erreur, volontaire ou non, de glisser le procès-verbal de police d’une autre base Enedis d’un autre département, également en grève à cette période, tentant de montrer du doigts des actes commis à plus de 100 km de la base ardennaise…

La lutte reconduite pendant 28 jours a payé, les grévistes ont obtenu 70% des augmentations de salaire revendiquées, 2 embauches externes + la création d’1 nouveau poste de technicien sur les Ardennes, des groupes de travail pour assurer le suivi de déroulement de carrière des agents et pour participer à l’élaboration du projet de déménagement, une vigilance et un rappel managérial sur l’attribution de l’indemnité repas, ainsi qu’un étalement des heures de grève jusqu’à l’été.

Ce qui semblait impossible à réaliser pour la direction a été obtenu au bout de 28 jours de lutte sans relâche. Déterminés, les grévistes ardennais se sont relayés jour et nuit, semaine comme week-end, la lutte a fini par payer.

Les grévistes n’ont certes par obtenu la totalité de leurs revendications mais sont fiers de cette lutte qu’ils ont mené. Une lutte victorieuse qu’ils ont su reconnaître au bon moment puisqu’une tempête a éclaté le dernier week-end du piquet de grève et les agents ont pu reprendre fièrement leur mission de Service Public pour réparer les dégâts liés aux intempéries et éviter aux usagers de rester sans courant.

Nadège GUTH
Secrétaire Générale Syndicat CGT Énergies Ardennes

« On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre »  Jean Jaurès

Le président russe a déclenché une opération militaire la nuit du 24 au 25 février. Il a déclaré la guerre à l’Ukraine. Un échec pour la sécurité de l’Ukraine et de la Russie et inséparablement de l’Europe.

Nous condamnons sans réserve cette agression dont les conséquences peuvent être incontrôlables et dramatiques. L’attitude de Poutine est criminelle mais la responsabilité revient aussi à tous ceux qui ont nourri le feu de la confrontation aux portes de la Russie en laissant penser que l’Ukraine pourrait intégrer l’Otan.

Ce désastre aurait pu être évité. Mais, maintenant, il faut protéger les civils. La France doit empêcher l’escalade et ne livrer ni armes ni soldats. Ce n’est malheureusement pas le cas. En effet, l’Élysée a annoncé après un conseil de défense samedi après-midi que des équipements militaires de « défense » allaient être acheminés en Ukraine. Des troupes militaires françaises ont été déployées en Roumanie le long de la frontière Ukrainienne.

L’Allemagne, elle, va livrer 1000 lance-roquettes, 500 missiles sol-air et plusieurs obusiers. L’Union européenne a décidé ce dimanche d’armer l’Ukraine.

En toute indépendance de l’Otan et des États-Unis et sans délai, il est indispensable de remettre toutes les parties autour de la table des négociations sous l’égide de l’ONU. La France trouvera des alliés en Europe et dans le monde pour engager une initiative de paix.

Il est nécessaire de porter fermement la tenue d’une conférence européenne de coopération et de sécurité incluant la Russie pour parvenir à un règlement politique du conflit sur la base des Accords de Minsk, des principes de sécurité et de souveraineté des peuples.

Le président de la République, plutôt que de déclarer de façon péremptoire que « la guerre durera », aurait mieux fait d’affirmer avec force et conviction que l’exigence de la France c’est la PAIX.

Le PCF est solidaire de toutes les forces démocratiques qui se lèvent contre la guerre en Ukraine mais aussi en Russie et en Europe.