La nomination de Boris Ravignon à la tête de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (L’ADEME) est un désengagement pour gérer la ville de Charleville-Mézières. Son annonce de démissionner de ses responsabilités à la Région Grand Est ne suffira pas à empêcher le cumul des mandats électoraux. La ville, dont il est maire, comme l‘agglomération, dont il est Président, ont besoin plus que jamais d’un dirigeant à plein temps. Cette exigence est d’autant plus forte que la situation actuelle pour les collectivités va être difficile dans les prochains mois avec la crise énergétique. Certains voient dans cette nomination un retour d’ascenseur pour avoir soutenu E. Macron lors de la récente élection présidentielle ?
D’autant que dans ce contexte l’ADEME, dont le mot d’ordre est « lutte contre le réchauffement climatique », va être appelée à redoubler d’efforts pour faire face à l’urgence. Il s’agit pour les particuliers comme pour les collectivités de surmonter les difficultés liées à la crise énergétique.
L’ADEME, dont le siège est à Paris avec des antennes dans plusieurs sites en France, est un partenaire de l’État qui met notamment en application les décisions pour lutter contre la hausse des prix démesurée de l’énergie. Monsieur Ravignon doit faire un choix ou il reste dans les Ardennes ou il devient responsable d’un organisme dont le siège est à Paris et il démissionne de ses responsabilités ardennaises.
Par ailleurs, la nomination à la tête de l’ADEME de l’ancien conseiller écologie de Nicolas Sarkozy, d’un maire qui dans son plan de déplacement urbain a oublié les transports en commun ne peut qu’inquiéter : l’urgence climatique ne peut se contenter de verdir le capitalisme.
Sylvain DALLA ROSA

Officiellement, la police des mœurs est dissoute. C’est elle qui avait arrêté
Nous avons appris avec stupeur par la presse que la municipalité de Charleville-Mézières, en concertation avec le ministère de l’Education Nationale, envisage « à moyen ou long terme » la fermeture de trois écoles sur le territoire municipal : les écoles Calmette, Pierre Mendès France et Jules Verne.
Serrer les ceintures encore un peu plus plutôt que de changer de logique, voilà ce que préfère le chef de l’État. Le gaz, l’électricité cet hiver, l’eau cet été sont les pénuries annoncées. La fin de « l’abondance » théorisée fin août par Macron.
Le constat est sans appel, les Ardennes est un département pauvre. Au sein de l’Europe la France se classe 14e sur 27 en matière d’inégalités. Dans notre département ce sont 13 522 (chiffres de 2021) des ménages ardennais qui sont surendettés. Si on regarde le taux de pauvreté celui-ci est, d’après les chiffres de l’Insee, de 10,7% de la population dans les Ardennes contre 8,5% dans la Marne. La ville de Sedan arrivait, avant la crise sanitaire, largement en tête des villes des Ardennes les plus défavorisées avec un taux de pauvreté de 19,00%. Charleville-Mézières est juste derrière avec 17,00%.
Le conseil municipal de Charleville-Mézières vient de voter un budget supplémentaire. Cette démarche s’inscrit dans la logique du budget 2022 de la collectivité, celle de la casse du service public à l’image de la suppression du service État civil place du Théâtre. N’ayant pas approuvé le budget en conséquence, comme il s’agit d’ajustements financiers, j’ai voté contre cette décision modificative financière. 
Dans le journal de la presse locale du 20 septembre 2022 secteur économique, nous apprenons que les friches Electrolux de 23 000 m2 sont quasiment vendues. La Communauté de Commune a voté le rachat pour près d’ un million d’ euros. Il va falloir sortir le chéquier !
Dans la plus grande indifférence, le conseil régional vient de débattre de ses orientations budgétaires : plus de 3,5 milliards d’euros. Parmi les compétences, les TER, les lycées, la formation professionnelle représentent les plus grandes masses budgétaires. 
