Mieux financer la sécu, c’est possible !

La Cour des Comptes a sonné le tocsin : La trajectoire des comptes de la Sécurité sociale serait hors de contrôle !

Mais au-delà du titre, très politiquement correct pour soutenir l’orientation du gouvernement actuel, le rapport est instructif :

– L’écart entre le prévisionnel 2024 et les comptes qui viennent d’être consolidés et analysés dans ce rapport est surtout du à des recettes inférieures aux prévisions et le plus grand écart est du à la fraction de TVA affectée à l’assurance maladie.

– Côté dépenses, l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) a été dépassé de 1,3 milliards d’euros et ceci est lié aux deux tiers aux relations financières avec les laboratoires pharmaceutiques.

Et oui, il faudrait aller vers un pôle public du médicament !

Et oui, la TVA est une très mauvaise source de revenu pour la Sécurité Sociale. En plus, c’est la plus injuste qui soit, touchant davantage ceux qui ont le moins.

Le gouvernement continue ses ballons d’essai : après la TVA sociale, les menaces sur les ALD (affections de Longue Durée).

Et si, plutôt, on augmentait les cotisations de Sécurité Sociale pour avoir les moyens nécessaires aux remboursements des soins, au renflouement de nos hôpitaux exsangues ? En filigrane, la Cour des Comptes donne encore des arguments en parlant des exonérations : « les effets de cette politique, notamment sur les créations d’emplois, sont complexes à chiffrer ». Sans commentaire !

Macron nous ressort la TVA…antisociale sans le dire

Cette escroquerie chère au patronat a été remise au menu par le président de la République dans son intervention télévisée du 13 mai. Les mots n’ont pas été prononcés mais l’idée est bien là.

Notre modèle de protection sociale reposerait trop sur le travail ! « Les cotisations sociales entraînent une différence importante entre le salaire brut payé par l’employeur et le salaire net perçu par le salarié » sans bien évidemment s’étendre sur ce que sont les cotisations sociales ! A l’image des grands débats pendant la crise des gilets jaunes et du « conclave » sur la réforme des retraites qui n’ont servi à rien, l’évocation d’une conférence entre patronat et syndicats de salariés pour un nouveau modèle social qui serait financé par la consommation a été évoqué par le locataire de l’Élysée  !

Cette idée n’est pas nouvelle mais la prudence est de mise car en 2007, cette mesure décriée par la gauche avait retentit défavorablement pour la droite sur le résultats des élections législatives. Mais, l’idée n’a jamais été enterrée par le patronat et ses soutiens. Ce serait LA solution d’après le patron du Medef. La TVA joue un rôle croissant dans le financement de la Sécurité sociale. Elle est dans leur intérêt car elle redonnerait des marges financières aux entreprises en diminuant le niveau de prélèvement sur le travail. Les travailleurs gagneraient plus d’argent, les entreprises embaucheraient plus et le « made in France » serait favorisé en faisant financer notre protection sociale par les entreprises qui produisent à l’étranger plutôt que par les salariés qui travaillent dans des entreprises françaises ! Enfin ça, c’est ce que les patrons prétendent !

Mais la TVA c’est l’impôt le plus injuste, pesant de la même manière sur les salariés, les retraités, les chômeurs, les étudiants. Si les prix à la consommation augmentent, la TVA « sociale » fera automatiquement baisser le pouvoir d’achat et ce sont les ménages les plus défavorisés qui seront les plus touchés à l’image des bénéficiaires de minima sociaux et des retraités qui subiront une augmentation des prix sans aucune compensation. Pour parler clair, il s’agirait d’un transfert de charges des entreprises vers les ménages !

En fiscalisant la protection sociale, les droits des salariés se retrouveraient réduits car l’impôt n’en procure aucun ! Alors, plus que jamais, défendons notre modèle social solidaire issu du programme du CNR pour le renforcer et dénonçons cette fausse bonne proposition inégalitaire et dangereuse ressortie des tiroirs par les rétrogrades et aux gains plus que jamais discutables pour les gens.

Corine POSTAL

Une bonne retraite c’est possible!

Nous avons été des millions de Françaises et de Français à nous mobiliser en 2023 contre une réforme des retraites profondément injuste qui reculait l’âge de départ à 64 ans, allongeait la durée de cotisation et pénalisait d’abord les femmes, les carrières longues et les travailleurs exerçant un métier pénible.

Il aura donc fallu une censure du Gouvernement Barnier – une première depuis 1962 ! – pour que le nouveau Premier ministre François Bayrou, sous la pression des forces de gauche, d’une Assemblée nationale majoritairement hostile à cette réforme, et des forces syndicales annonce son souhait de remettre « en chantier » la question des retraites imposée par Emmanuel Macron et Elisabeth Borne qui avait refusé de respecter l’expression démocratique de l’Assemblée nationale en faisant usage du 49-3.
Un nouveau temps de débat s’ouvre. Ne laissons pas les organisations syndicales en tête à tête avec le MEDEF ! Alors que nous disposons d’une majorité dans le pays, nous appelons le Premier Ministre à abroger la réforme Borne des retraites et à permettre un débat et un vote sans 49-3 au Parlement sur un nouveau projet de loi basé sur les propositions pour améliorer notre système de retraites par répartition.

Il faut abroger la réforme des retraites

Pour les communistes, une réforme pour une bonne retraite est nécessaire. Nous proposons de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein avec une pension à 75% du revenu net d’activité. C’est possible à condition de :

➡️Développer l’emploi, donc la base de création de richesses, et l’assiette de la cotisation en créant une surcotisation pour les entreprises qui taillent dans l’emploi, la formation, la masse salariale et n’appliquent pas l’égalité professionnelle.

➡️ Mettre immédiatement à contribution des revenus financiers des entreprises et des banques (522 milliards d’euros selon l’INSEE), aujourd’hui exonérés de cotisations, rapporterait plus de 50 milliards d’euros par une cotisation au taux de 10%.

Le génocide Palestinien

Israël a arraisonné le bateau humanitaire (le Madleen) qui se rendait à Gaza pour apporter la solidarité internationale au peuple Palestinien qui subit un véritable génocide.

Le bateau humanitaire a été dérouté dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 juin par l’armée israélienne. La France doit agir pour qu’une coalition internationale, sous l’égide de l’ONU, intervienne pour le cessez-le-feu et la paix.

L’intensification des opérations militaires israéliennes, désormais dans le sud de la bande de Gaza, exposent des centaines de milliers de personnes aux bombardements. A ce jour ce sont des dizaines de milliers de civils qui en ont été victimes. Près d’un million d’enfants a été déplacé de force et se retrouvent sans eau, nourriture ni protection.

La France, les élus, ne peuvent rester silencieux devant ce massacre et le non respect du droit international. Lundi 9 juin une quarantaine de personnes s’est rassemblée place de l’Hôtel de Ville à Charleville-Mézières pour dénoncer cette situation.

En vente à la fédé !

Le secrétaire national du PCF défend dans son livre le Parti pris du travail, un projet émancipateur : travailler moins pour travailler tous, se former afin de produire mieux, intervenir dans les choix de gestion en vue de se libérer de la finance.

Le droit de vote pour les femmes, une avancée démocratique !

La date du 29 avril 1945, il y a 80 ans, les élections municipales resteront marquée par un changement démocratique dans le mode de scrutin électoral. A partir de cette date le droit de vote est accordé aux femmes.

C’est le 24 mars 1944 que l’Assemblée consultative, réunie à Alger, qu’est adopté l’amendement du communiste Fernand Grenier qui instaure le droit de vote et d’éligibilité pour toutes les femmes. Malgré l’évident moment d’un progrès démocratique la droite et les centristes sont mitigés. A tel point que le droit de vote pour les femmes n’apparaît pas comme proposition dans le programme du Conseil National de la Résistance.

Six mois après les élections municipales, le 21 octobre 1945, ont lieu les premières élections législatives d’après-guerre. A cette occasion trente trois femmes sont élues. Dix sept sont communistes.

Les Ardennes ne sont pas en reste. Yvonne Dauby-Godard est élue maire de Mohon sous l’étiquette PCF le 4 décembre 1945. Elle est la première femme élue maire dans le département des Ardennes. C’est une militante communiste. Elle est membre, au moment du Front Populaire, du Centre laïc des auberges de jeunesse. Institutrice à Houldizy en 1942, elle entre au PCF par l’intermédiaire de Raymond Deparpe, instituteur communiste. Son premier acte de résistance est le collage d’affiches à Mohon pour inviter la population à se rendre au monument aux morts le 11 novembre 1943. Le matériel d’impression (ronéo, machine à écrire, tracts) se trouve caché dans son domicile.

Sylvain DALLA ROSA

Construire une société du vivre-ensemble avec le Parti Communiste

Alors que l’actualité de notre pays est émaillé de faits d’une violence inouïe que ce soit le crime raciste perpétré dans le Var à l’encontre de cet homme tunisien, ou le meurtre par un jeune collégien d’une maman assistante d’éducation, il est temps pour les pouvoirs publics de prendre la mesure de l’installation de cette violence et de l’insécurité qu’elle génère pour tou.tes nos concitoyens.nes qu’ils viennent d’ici ou d’ailleurs.

Comme l’affirme le communiqué du PCF rédigé par Bora Yilmaz : « contre les valeurs de solidarité et de fraternité, l’extrême droite française défend avec les ultra libéraux les principes de la concurrence et la lutte de tous contre tous en lieu et place de la lutte des classes et de la devise républicaine : Liberté, Égalité et Fraternité.

Ce sont ces convictions qui arment les assassins d’Hichem Miraoui ou d’Aboubakar Cissé, fin avril dans le Gard. »

Hier, cette jeune femme assistante d’éducation a été assassinée par un collégien issu de l’établissement dans lequel elle travaillait. Au choc face à l’horreur s’ajoute la colère à l’heure où les agents publics ne sont plus en sécurité dans l’exercice de leurs missions au point de perdre la vie. Comment est-il possible que ce collégien ait pu avoir la possibilité d’effectuer ce passage à l’acte ultra violent ?

La pénurie des moyens et la désorganisation de l’Éducation Nationale s’ajoutent à l’état de maltraitance de la Protection de l’Enfance. C’est ce qui a été souligné lors des Assises de la Protection de l’Enfance organisées par le PCF au siège du Colonel Fabien il y a quelques jours. Véronique Sanchez-Voir, de la commission « Protection de l’Enfance » affirme :

« La précarité croissante, les violences intra-familiales, la prostitution des mineurs, les troubles psychiques sont des symptômes d’une société qui perd tout ses repères.

Ces symptômes nous obligent à un sursaut, et ce sursaut ne viendra pas d’une simple réforme technique.

Ce sursaut doit être porté, et c’est tout le sens de mon propos par une rupture politique.

Nous devons sortir la protection de l’enfance du discours émotionnel, compassionnel, et le repolitiser. »

Irène PERRIN TOININ

Secrétaire de section de Charleville-Mézières

Le PCF présentera le 16 juin un projet pour le nucléaire durable

Pour répondre au défi climatique et viser la sortie des combustibles fossiles, le nucléaire restera incontournable : les énergies renouvelables seront indispensables mais ne suffiront pas.

Quels moyens se donner pour prolonger la durée de vie des réacteurs existants ainsi que le déploiement des nouveaux réacteurs EPR ? Quelles implications pour le service public, la formation, la recherche, le maintien et développement des compétences, la politique de sûreté et pour anticiper les futurs démantèlements ?

De plus la relance de la filière nucléaire soulève la question de la durabilité de la ressource mondiale en uranium : la filière des réacteurs à neutrons rapides surgénérateurs répond à ce défi et permet la fermeture du cycle du combustible.

Il est donc aussi urgent de relancer l’étude de conception et d’industrialisation d’un réacteur prototype à neutrons rapides en vue d’une mise en service dans la décennie 2040 et préparer l’industrie du cycle du combustible de tels réacteurs.

Ainsi, dans le prolongement du plan climat Empreinte2050, le PCF présentera le 16 juin un projet pour le nucléaire durable permettant de relever ces défis !

La nationalisation d’Arcelor Mittal à l’ordre du jour

Pour notre souveraineté industrielle, comme pour notre quotidien nous avons besoin d’acier. C’est vital ! Et nous avons besoin de le produire en France pour garantir la relance industrielle, pour protéger l’emploi et le climat.

Mais depuis 20 ans, la sidérurgie française comme européenne ne cesse de reculer. En France, la moitié des emplois et de nombreuses capacités de production ont déjà été supprimées !

Le milliardaire indien, Lakshmi Mittal a fait main basse sur Arcelor en 2006 pour former le premier producteur d’acier mondial. En France, ce sont 15 400 salariés répartis sur une quarantaine de sites dont les hauts-fourneaux stratégiques de Dunkerque et Fos-sur-Mer mais aussi à Mouzon dans les Ardennes.

En 10 ans, Mittal a déjà englouti près de 400 millions d’euros d’argent public pour verser, en 2024, plus d’1 milliard de dollars de dividendes à ses actionnaires et supprimer plus de 1 000 emplois !

En parallèle, ArcelorMittal poursuit ses investissements massifs au Brésil, en Inde et aux États-Unis, et prépare la délocalisation de sa production « verte » hors d’Europe. Pour garantir l’avenir de la filière sidérurgique française, préserver des dizaines de milliers d’emplois et assurer la transition écologique, les parlementaires communistes ont déposé une proposition de loi pour la nationalisation d’ArcelorMittal France.

Pour faire grandir le mouvement, les communistes, partout en France, lancent une grande campagne de soutien et de pétition. Signez la pétition proposée par le PCF sur https://www.pcf.fr/nationalisation_arcelormittal

La provocation de l’UIMM !!!

Sous le titre « souhaitons nous encore une industrie dans notre département » l’Union des industries et métiers de la métallurgie Champagne-Ardenne (UIMM) vient de s’offrir une page complète dans la presse locale. Au delà de ce que peut coûter une pleine page de publicité (environ 3000 euros?) les patrons de la métallurgie ne manquent pas d’air. Au plan national ce sont quelques 300 000 emplois qui sont menacés ou supprimés dont 13 000 directement dans la métallurgie.

Régulièrement des annonces de fermetures d’entreprises sont publiées. Dans ce désastre industriel la responsabilité des employeurs, qui adhérent à l’UIMM, est évidente. Quand on sait que ce syndicat patronal est la branche la plus importante du MEDEF Ardennais on ne peut s’empêcher de penser que cette publicité est une provocation. Surtout quand on regarde le contenu de la publicité de l’UIMM. Les patrons de la métallurgie déclare  » les entreprises industrielles veulent se développer et préserver l’emploi ». Aucun mot en revanche sur les différents dispositifs locaux d’aides financières aux entreprises. A l’image de Thomé Génot à Nouzonville c’est le patronat qui a majoritairement profité de la manne financière venant de l’argent public.

Le dernier dispositif en place s’intitule  » Pacte Ardennes ». Signé le 15 mars 2019 il se donne l’ambition de faire des Ardennes un département d’avenir. Rien cependant sur les entreprises en difficultés comme Walor à Bogny sur Meuse ou Stellantis aux Ayvelles.