Décès de Jean BASTIN

Militant de la CGT depuis 1953 et membre de la commission exécutive de l’UD-CGT des Ardennes de 1971 à 1976, Jean Bastin adhéra au Parti communiste en 1972.Il y occupa vite des responsabilités départementales : membre du bureau fédéral à partir de  1974, secrétaire de 1978 à 1985.

Après cette date, il présida la commission fédérale du contrôle financier.

Des masques financés par la Sécurité Sociale

Après avoir décrédibilisé le port du masque, pourtant le principal instrument de protection collective, le gouvernement le rend obligatoire dans nombre de situations, en particulier en milieu scolaire ou de travail. Si, en milieu de travail, c’est à l’employeur d’assurer cette gratuité, les principes mêmes de la Sécurité Sociale devraient lui permettre de répondre aux autres situations: «Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins».

Les instances de la Sécurité Sociale ont-elles seulement été consultées avant les prises de position répétées des membres du gouvernement, en particulier de celui de l’Education Nationale, contre cette gratuité ? Il s’agit là d’un déni démocratique mais aussi d’une prise de risque du gouvernement sur l’amplification d’une 2ème vague.

Pour la prévention aussi, nous devons nous réapproprier la Sécurité Sociale !

Le Conseil Régional du Grand Est, le Conseil Départemental des Ardennes vont offrir des masques l’un aux lycéens, le second aux collégiens. Si l’on ne peut que se féliciter de ces mesures pour les bénéficiaires, on doit logiquement aussi s’inquiéter de ces collectivités qui se substituent à d’autres financeurs et se demander si elles ne préfèrent pas un coup de publicité à l’utilisation de leurs ressources financières pour une vraie politique de solidarité : la gratuité des transports, une politique de tarification sociale de la restauration scolaire …

Une rentrée scolaire sous le signe du bricolage et de l’austérité !

Soulagement avec l’impression d’un retour à la vie normale, joie de revoir les copains, inquiétude devant les risques de contamination (surtout des parents!), angoisse de reprendre collège ou lycée où l’on se sent en difficulté, encore plus après le confinement …., les sentiments liés à cette rentrée scolaire sont sans doute encore plus variés que les autres années.

Le protocole sanitaire mis en place en août réussit le tour de force d’être à la fois peu protecteur et inapplicable. Il a surtout pour objet de pouvoir rejeter la responsabilité sur les chefs d’établissement et les collectivités territoriales en cas de contamination.

Surtout, le confinement a mis au grand jour les inégalités sociales, culturelles entre ceux qui pouvaient s’appuyer sur le bagage scolaire de leurs parents et des conditions matérielles adéquates comme ordinateur et internet à disposition et les autres, laissés à l’abandon, malgré le dévouement des enseignants.

Et rien n’est prévu pour permettre le rattrapage, des enseignants en plus pour permettre de réduire les groupes classes : dans les collèges et les lycées qui accueillent entre 18 000 et 20 000 élèves supplémentaires en cette rentrée, il y a 440 postes d’enseignants en moins selon le SNES-FSU.

Plus fondamentalement, face à cette crise, Macron et son gouvernement proposent une réponse simple, traduite par la réforme Blanquer : en finir avec l’objectif d’égalité. Le PCF veut au contraire construire un changement radical de politique, pour construire une école commune, pour toutes et tous : une école gratuite dans laquelle les enfants sont à égalité, faisant le pari que tous les jeunes sont capables d’atteindre un haut niveau de formation, de culture et de savoir, permettant à toutes et tous de maîtriser leur destin, individuel et collectif.

Lettre de Sylvain DALLA ROSA, Conseiller municipal, au Président du Conseil Départemental

« Monsieur le Président,

Lorsqu’on évoque le budget du Conseil départemental, le montant de la politique sociale est probablement la dépense la plus élevée. Cette solidarité à l’égard des plus démunis est légitime. C’est particulièrement vrai pour le financement du Revenu de solidarité active (RSA). Vous avez annoncé, pour 2020, une provision financière de près de 63 millions d’euros pour financer cette prestation aux allocataires ardennais. Or, selon vos propos (le 03//12/2019), seulement 60% de cette somme est compensée par l’État. Celui-ci a, en 2004, transféré la distribution de cette prestation aux départements avec l’engagement de financer à l’euro le montant du RSA. Comme il est malheureusement de coutume cette promesse n’a pas été tenue.

Trois conseils départementaux dans la même situation ont poursuivi l’État au Tribunal administratif. Celui-ci vient (le 29 juin dernier) de donner raison aux élus de ces départements et l’État vient d’être condamné à verser au total 87 millions aux trois départements correspondant à la hausse du RSA entre 2013 et 2017. D’ores et déjà plusieurs autres départements envisagent de saisir à leur tour le Tribunal administratif. Je suggère que vous en fassiez autant pour le département des Ardennes.

Souhaitant que vous preniez en compte cette proposition. »

Journée d’été du PCF à Malo les Bains

Environ 300 camarades dont 3 Ardennais ont participé à cette séquence qui habituellement se déroule sur 3 jours. Dans ce contexte sanitaire inédit ce fut un grand succès.

Nous remercions les camarades du Nord pour cette organisation particulière, les contraintes étant considérables.

Comme les cocos savent le faire, des ateliers divers et riches d’enseignement ont rythmé cette journée : une vingtaine en tout.

L’allocution de Fabien Roussel a été très offensive.

Un temps fort est prévu le 10 octobre sur l’emploi.

Un débat a eu lieu avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur le mode de production du XXIème siècle. Une journée d’action syndicale est prévue le 17 septembre sur l’emploi également.

Patrick Le Hyaric est intervenu concernant l’achat du bon de soutien pour la fête de l’Humanité.

Nous vous encourageons vivement à l’acheter, le montant est de 25€ dont 5€ seront reversés au Secours Populaire. L’achat de ce bon vous permettra d’ailleurs de recevoir un très beau hors-série de l’Humanité sur l’histoire de la fête.

Le montant des bons de soutien achetés pourra être défiscalisé. Chèque à l’ordre de : L’Humanité en partage

Cette journée s’est terminée par un repas fraternel Ch’ti !

Après une période inédite, rencontrer des camarades de tous horizons a été un moment apprécié de tous : heureux de nous retrouver dans une dynamique constructive et combative.

Corine POSTAL

Vignette disponible à la Fédération du PCF 

18 rue de l’Arquebuse 08000 Charleville-Mézières

Lundi  et mardi : 13h00 – 18h00

Mercredi : 13h00 – 17h00

Jeudi : 9h00 – 12h00 / 13h00 – 17h00

Vendredi : 13h00 – 18h00

 

Agglomération, le cumul des mandats est préjudiciable

Le maire de Charleville-Mézières, fort de sa réélection au premier tour, a décidé de renouveler sa candidature à la présidence de l’agglomération « Ardenne Métropole ». Il va donc à nouveau cumuler les responsabilités de maire de Charleville-Mézières (47 000 habitants) et de l’agglomération (130 000 habitants) sans compter les autres présidences comme l’EPAMA……. Ce cumul est d’autant plus pénalisant que les compétences de l’agglomération sont de plus en plus larges. A mes yeux un président à temps plein s’impose pour l’agglomération.

Cette boulimie de responsabilité du maire de Charleville-Mézières va se faire, à nouveau, au détriment de l’efficacité dans la gestion des collectivités. C’est un peu comme si B.Ravignon était maire de deux communes. Cette situation en interpellerait plus d’un. Les conseillers communautaires doivent s’interroger sur la capacité d’un élu à cumuler autant de présidence. Pendant la campagne électorale j’avais annoncé qu’il n’était pas de bonne gestion de cumuler ces mandats. Cette position reste d’actualité.

Deville, une friche au cœur de la ville

La friche de l’usine Deville (Charleville-Mézières) est aujourd’hui propriété du Conseil départemental. C’est en juin 2016 que Deville s’est retrouvé en liquidation. Cette friche industrielle doit absolument être réhabilitée après 170 ans d’activité pour la fabrication des poêles à bois.

Il existe aujourd’hui un projet de rénovation porté par le groupe portugais « Alves Ribeiro ». Une étude est en cours de réalisation pour affiner plusieurs points techniques. Situé en plein centre ville, la friche Deville, doit être rénovée au titre du patrimoine industriel. La ville de Charleville-Mézières ne peut se désintéresser de cet ensemble industriel.

Rassemblement le 30 juin devant l’ADAPAH

Ils étaient plus d’une centaine, à l’appel des organisations syndicales, à s’être rassemblés devant les locaux de l’ADAPAH ce 30 juin. Leur objectif, réclamer une vraie rupture avec les politiques antisociales menées par le gouvernement et des moyens pour la santé et le médico social. On notait la présence d’élus communistes.

Ardennes: un 2e tour des municipales favorable à la droite

Le 15 mars dernier, à l’occasion du premier tour des élections municipales à Charleville-Mézières la liste de droite l’a emporté avec une forte avance. Sylvain Dalla Rosa, tête de liste de la gauche a eu, lors de la soirée électorale, cette phrase « nous ne sommes pas battus par la droite mais par l’abstention ». L’absence d’un rassemblement plus large, les verts ayant refusé de s’unir avec la liste de gauche, n’aura pas permis d’avoir plus que deux élus.

Quelques villes ardennaises ont du attendre ce dimanche 28 juin et le 2e tour (soit trois mois après le 1er) afin de connaître leur maire. C’était notamment le cas à Sedan, Revin, Givet ou encore Rethel. Dans toutes ces villes c’est la droite, avec des rassemblements divers (LR, centriste, LREM)…, qui l’emporte. L’abstention a été encore plus élevée qu’au premier tour atteignant 51,81% dans les Ardennes. Crainte du Covid19 ou désintérêt pour les élections, il faudra que les formations politiques réfléchissent à ce gouffre qui grandit entre les électeurs (notamment dans les quartiers populaires) et les différents candidats. Cette attitude de bouder les urnes qui devient pérenne est grave pour la démocratie.

Avec ce deuxième tour, dans les villes ardennaises concernées, la gauche ardennaise était quasi absente n’ayant pas pu franchir le premier tour sauf à Revin ou la liste de gauche s’était qualifiée pour le deuxième tour. Cette liste conduite par C. Léonard (ancien député) ne recueille que 43,42% des suffrages et c’est le maire sortant de droite qui, en dépit de la fusion des deux listes de gauche, est largement réélu. A Sedan, malgré la volonté de la presse de présenter Herbillon, le maire sortant, en homme de gauche, ce sont bien trois listes de droite qui étaient en concurrence. Cette division des trois listes de droite profite au maire sortant qui est réélu.

C’est un véritable défi démocratique auquel sont désormais confrontées les formations politiques. A gauche il faudra bien trouver le chemin de l’unité sous peine d’être marginalisé. Dimanche dernier, cette unité dans bien des grandes villes comme Strasbourg, Lyon ou Bordeaux a profité aux verts. Cependant, l’unité doit se faire sur des bases claires d’une politique sociale, progressiste, anti capitaliste et environnementale. Enfin, une tache supplémentaire sur la démocratie est l’élection du candidat du Rassemblement national à Perpignan.

La Une provocante de l’Union

La Une du journal l’Union du 30 juin, édition des Ardennes, arbore un portrait du sinistre A. Hitler. L’objectif est d’attirer les lecteurs et de vendre du papier. La rédaction de l’Union veut faire le scoop en publiant en page intérieur une photo permettant d’attester de la visite de la basilique de Reims par le chef nazi pendant la seconde guerre mondiale. A aucun moment l’article ne met en garde le lecteur sur les crimes perpétrés sous le 3e Reich.
Au moment ou des rassemblements pour la défense des Droits de l’Homme se multiplient, la Une de l’Union est déplacée voire choquante. Loin de moi l’idée d’interdire à la presse de parler des sujets qui peuvent intéresser les lecteurs mais la publication d’une photo du responsable de millions de morts et sans détailler ses crimes dépasse de loin un simple article afin de relater un fait historique. A quand des Unes sur les dictateurs Staline ou Pinochet. L’Union est un journal issu de la Résistance, la rédaction actuelle devrait s’en souvenir dans sa ligne éditoriale.