L’ingérence de Macron au Liban

Avant même l’explosion accidentelle du port de Beyrouth, le Liban était aux prises avec une grave crise économique : le chômage augmentait à toutes vitesses, le gouvernement avait dû déployer l’armée pour tenter de contenir la contestation sociale, tandis que les cas de Covid se multipliaient dans la population. Depuis la catastrophe du port de Beyrouth, la situation ne cesse d’empirer.

Incapable de régler les problèmes locaux, E. Macron fait du néo colonialisme au Liban. Il a exhorté les dirigeants libanais à former un nouveau gouvernement, perpétuant ainsi la tradition d’ingérence des grandes puissances dans les affaires internes libanaises. Il a lancé un véritable ultimatum au dirigeants libanais, les enjoignant à former au plus vite un gouvernement susceptible de mener des réformes ; hors, les ingérences étrangères ne font que pérenniser le système politique libanais actuel. Les réformes préconisées par le FMI qu’Emmanuel Macron appelle de ses vœux, n’ont aucune chance d’assainir et d’améliorer l’activité économique.

CEVITAL: Fumisterie ou réalité ?

Les Ardennais sont habitués aux annonces mirifiques pour l’emploi……sans lendemain. Pour ne prendre que l’année 2019 deux structures économiques ont été créés avec de l’argent public. Il s’agit du Pacte Ardennes 2022 signé par deux ministres et le Pacte offensive emploi signé par la Région Grand Est et l’agglomération Ardenne Métropole. Ces deux dispositifs viennent s’ajouter à tous ceux qui ont été annoncés ces 30 dernières années. Le Préfet des Ardennes serait bien inspiré de faire un bilan des dépenses d’argent public pour un résultat déplorable.

Le pompon revient incontestablement à Macron qui, lors de sa visite ardennaise en novembre 2018, avait annoncé l’implantation sur le site PSA aux Ayvelles d’une usine de traitement de l’eau du groupe algérien CEVITAL avec à la clef un millier d’emplois à terme. Depuis, bien des aléas sont venus perturber ce projet et pour tout dire sa crédibilité. Tout d’abord le PDG algérien de CEVITAL a passé plusieurs mois dans les geôles algériennes pour fraude fiscale. La filiale du groupe, la société allemande EvCon, qui doit porter les investissements est aux abonnés absents et le financement du projet n’est plus assuré. Le bâtiment, situé aux Ayvelles, qui est destiné à accueillir les machines est désespérément vide à part quelques caisses qui traînent. Autant dire qu’à part une intervention de dernières minutes, qui semble peu probable, le projet est enterré.

LOGEMENT : MACRON CASSE TOUT !!

Avec la loi ELAN, le gouvernement s’attaque au logement pour tous !

Cette loi votée en juillet 2018 réforme le financement du logement social public. Ce n’est que la suite de la loi de finances 2018 qui contraint les organismes HLM à la baisse des APL.

La loi impose aux organismes bailleurs de moins de 12000 logements de s’unir avec d’autres pour atteindre ce seuil. Notre département n’y échappe pas car Habitat 08 totalise 11821 logements et Espace Habitat 11843. Après plusieurs rencontres entre ces 2 organismes, un projet de coopération a été voté à la majorité. Au conseil d’administration d’Habitat 08, ce dossier devra être clôturé au plus tard le 1er janvier 2021, passé ce délai, l’état pourra décider de l’avenir des organismes.

Cette coopération impliquerait aux bailleurs des regroupements et des mutualisations. Ils conserveraient leurs conseils d’administration mais appartiendraient à un groupe et en détiendraient des parts. Ils conserveraient leur statut et une forme d’autonomie administrative mais sur le plan de l’investissement, de la construction, c’est le groupe qui prendrait des décisions en conseil de directoire composé du directeur général d’Habitat 08 et du président du directoire d’Espace habitat, Cela va être le passage d’une gestion publique pour l’un à une gestion privée pour l’ensemble.

Serait- ce la fin des bailleurs sociaux publics pour aller vers une privatisation ? Va-t-on vers une augmentation des loyers et l’éviction des plus démunis ? Cette coopération va t-elle conduire à des réductions d’effectifs puisqu’il y aurait des mutualisations sur la filière technique ?

Il est envisagé, dans un premier temps, des mises à disposition. On sait la suite, que cela finira par des suppressions de postes et d’effectifs. Les objectifs de maîtrise de la masse salariale vont conduire à des suppressions de postes.

Les élus CNL ont voté CONTRE ces mesures régressives et cette coopération.

Sachant que la part du logement est passée de 18 à 25 % dans le budget des ménages, alors il est plus que temps d’agir pour revaloriser les APL, encadrer les loyers avec l’objectif que le loyer et les charges ne dépassent pas 20 % des revenus du foyer, etc.…

Le PCF a des propositions afin de faire assurer un véritable droit au logement pour tous et dans la dignité.

Christine Caruzzi

Un département fragilisé financièrement

Avec les prochaines élections départementales (en mars 2021) les départements vont être mis sous les feux des projecteurs. Un récent rapport sénatorial, présenté par C.Cukierman, sénatrice communiste, souligne « le rôle incontournable des départements » dans la vie politique, économique et sociale de notre pays. Cependant, d’un territoire à l’autre, la situation est très contrastée. Notre département fait partie des territoires fragilisés par la crise économique et sociale. La perte de la clause de compétence générale aggrave également cette situation. Un conseil départemental (CD) ne peut plus depuis 2015 financer des projets portés par d’autres collectivités (interco, communes…). A cela vient s’ajouter le renforcement de la politique sociale. L’explosion du RSA c’est, dans les Ardennes, une véritable remise en cause de l’équilibre budgétaire. Pour 2020 le département a prévu un financement à hauteur de 63 millions d’euros uniquement pour le RSA.

Alors que l’État se désengage financièrement de plus en plus fortement, le conseil départemental des Ardennes a recours à la fiscalité. Pour 2020 celle-ci est en hausse de 1%. Certes, après la hausse de 10% en 2017, la fiscalité est revenue dans des proportions beaucoup plus raisonnables. Est-elle pour autant acceptable ? En réalité ce sont les contribuables ardennais qui rééquilibrent le budget du conseil départemental à travers l’impôt. La gestion du conseil départemental est à l’origine de tensions avec le maire de Charleville-Mézières qui reproche à son collègue président du CD d’avoir recours à l’impôt. C’est l’hôpital qui se moque de l’infirmerie.

Derrière ces joutes oratoires se profile la bienveillance de la droite ardennaise face au désengagement de l’État. Celui-ci ne tient pas ses promesses de compenser à l’euro l’euro tous les transferts de compétence à l’exemple du RSA. Il en est de même pour l’application d’une politique antisociale de la droite qui aggrave considérablement la situation de pauvreté de nombreux Ardennais. A cela il faut désormais ajouter le coût du Covid 19 qui va avoisiner les 10 millions pour le conseil départemental. En mars prochain, au moment des élections, il faudra se souvenir de cette position de la droite.

Sylvain Dalla Rosa

LONGUE VIE A LA SÉCURITÉ SOCIALE

Déjà 75 ans que la Sécurité Sociale est née, 75 ans qu’Ambroise Croizat, Ministre communiste du travail, a fait son discours devant l’Assemblée Nationale, pour annoncer la création de la sécurité sociale : « Il faut en finir avec la souffrance, l’indignité et l’exclusion. Désormais, nous mettrons l’homme à l’abri du besoin. Nous ferons de la retraite, non plus une antichambre de la mort, mais une nouvelle étape de la vie.” En 75 ans d’existence, la Sécurité Sociale a vu de belles choses mais aussi de mauvaises. Elle permet de protéger les Français des pertes de revenus liés à la maladie, la maternité/paternité, l’invalidité, le décès, les accidents du travail, le chômage, la maladie professionnelle, la vieillesse …

Elle a permis de sauver des vies pour les plus précaires, en les aidant à trouver des solutions aux problèmes et en leur donnant la possibilité de rester dignes. Nous devons protéger l’institution formidable qu’Ambroise Croizat a bâti… A l’heure où des fossoyeurs de la Sécurité Sociale, au nom du capitalisme, veulent la mort et la privatisation des régimes sociaux et de retraite, nous nous devons de protéger la plus grande avancée sociale d’après-guerre. En ce sens, la semaine dernière, le mercredi 7 Septembre, un rassemblement à l’initiative de la CGT a été organisé en hommage à Ambroise Croizat et à la création de la Sécurité Sociale. Ce rassemblement voulait aussi attirer l’attention du public sur les problèmes actuels dont souffre la Sécurité Sociale, à cause du gouvernement LREM qui veut sa mort. Le combat continue pour protéger les droits sociaux des Français !

Double langage

Très étonnée de lire dans la presse locale que la municipalité carolomacérienne, par la voix du conseiller délégué au commerce, que celle-ci se réjouisse de l’ouverture d’un Burger King. Pourtant cet élu se targue de sauver le commerce du centre ville. Discours très contradictoire.

Au détriment des restaurants du centre ville c’est la malbouffe qui triomphe. Il est urgent de défendre nos commerces de proximité. Pour cela ne faisons pas confiance à la municipalité de droite.

Françoise Jayet

Zones commerciales contre centre ville

Alors que le taux de vacances commerciales (enseignes fermées) ne cesse de progresser en centre ville, c’est toujours la course à l’implantation dans les zones commerciales périphériques. La dernière en date est l’annonce de l’ouverture en 2021 d’un Burger King sur la zone de la Croisette à Charleville-Mézières. Cette activité de restauration entre directement en concurrence avec les établissements du centre ville.

C’est le grand écart dans le positionnement. Comment expliquer aux restaurateurs qui ont fait l’effort de rester en centre ville que l’attractivité se trouve de plus en plus dans les zones commerciales. Alors que nombre de restaurants ont des difficultés à remonter la pente après le confinement, ceux-ci vont apprécier l’attitude de la mairie. Après l’autorisation d’ouverture des grandes surfaces à 12 dimanches, aujourd’hui c’est le soutien à des projets mortifères pour le centre ville.

Où est la démocratie à Revin ?

La majorité municipale de Revin est maintenant installée et les premiers conseils municipaux montrent déjà les limites du maire et de son équipe.

Le conseil municipal de rentrée fut l’occasion d’échanges vifs que la liste citoyenne (Revin ensemble, créons l’avenir), menée par Christophe Léonard, constituée de femmes et d’hommes de bonne volonté venant de tout horizon socio-professionnel et à laquelle participent deux militants communistes (Rengin Guvence et Igor Nivelet), voulait constructifs mais qui s’avérèrent vains. Pour illustrer l’état d’esprit de la majorité, prenons l’exemple de la proposition de l’opposition d’associer les habitants au choix du nom de la nouvelle place de marché située dans le quartier d’Orzy. Après avoir souligné que la « philosophie » du projet ANRU était d’associer les habitants à la rénovation de leur habitat, notre liste a demandé donc qu’une consultation soit organisée autour de la dénomination. La question est argumentée, la proposition expliquée et n’engendre aucun « coût » supplémentaire. Le vice-président de la commission en question se contente de dire qu’ils en ont décidé autrement sans plus d’arguments. Bref, cette place s’appellera Nelson Mandela, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais marquera l’occasion manquée de faire vivre la démocratie directe et la consultation citoyenne promise par l’équipe Durbecq. Quel paradoxe mon bon Nelson.

La proposition de l’opposition de réduire, à la durée de son mandat, la possibilité pour le Maire de passer des contrats de location de matériel au lieu des 12 ans demandés par celui-ci sera traitée avec le même mépris. Nous n’aurons pas plus de réponse sur le choix de l’implantation d’une nouvelle aire de camping-car située dans une zone protégée et inondable….

On peut entendre dans les rangs des élus de la majorité, dont beaucoup de membres sont des gens de bonne volonté, que quoiqu’ils fassent l’opposition cherche à « empêcher d’avancer ». Ceci n’est pas vrai et avec ses 6 voix, l’opposition n’a pas les moyens de cet empêchement fantasmé. J’en veux pour preuve que beaucoup de votes de l’opposition ont été favorables à la majorité mais aucune proposition n’a recueilli ne serait-ce qu’une voix de la majorité. Alors chers élus de la majorité, vous qui pour beaucoup aviez cru vous être engagés sur une liste dite « apolitique », j’espère que vous écouterez les prochaines propositions de l’opposition avec l’intérêt qu’elles méritent et voterez sans parti pris puisque c’est justement sans prendre parti que nombre d’entre vous, vous êtes engagés.

Igor Nivelet

Un contrôle et une modernisation du réseau d’eau s’impose

Dans une période anxiogène, en raison de la crise sanitaire, l’annonce qu’une bactérie pourrait avoir contaminé l’eau potable qui dessert Charleville-Mézières et quelques communes périphériques préoccupe légitimement les habitants. La panne d’une pompe qui vient de frapper le réseau d’eau de la communauté d’agglomération Ardenne Métropole doit être analysée sans complaisance. Il s’agit d’un problème technique qui pourrait avoir des graves conséquences. Pourquoi cette panne a t-elle été détectée seulement une semaine après?

L’eau est redevenue potable. Il faut renforcer les contrôles notamment de l’ARS. Cependant, l’agglomération ne fera pas l’économie d’un contrôle général de son réseau d’eau et d’assainissement avec à la clé des investissements nécessaires à assurer la qualité de l’eau. Il s’agit également de faire diminuer les déperditions d’eau estimées à 30% sur le réseau.

L’exécutif doit se réunir en urgence et dégager les moyens financiers pour la rénovation et l’entretien du réseau d’eau. Lors du dernier conseil communautaire, nous avions demandé l’accélération du plan de suppression des branchements au plomb. Après la panne de la pompe qui distribue le chlore qui désinfecte l’eau après son captage dans les nappes phréatiques, c’est toute la chaîne d’approvisionnement en eau qui doit être vérifiée et les dysfonctionnements résorbés.

Je regrette par ailleurs la défaillance de l’information à la population.

Sylvain Dalla-Rosa

L’urgence d’une transformation économique, sociale et environnementale !

Le gouvernement, avec son plan de relance et le projet de budget 2021 a définitivement choisi son camps : celui du capital !

Il ne répond pas aux besoins de la population, à l’urgence sociale, économique et environnementale.

Face à cela, les parlementaires communistes ont proposé un plan de transformation économique, sociale et écologique, refusant de relancer le monde d’avant, avec des solutions à court terme pour répondre à l’urgence, mais aussi des mesures de moyen et long terme pour construire les “jours d’après”.

Ce plan assume une politique de soutien à la demande, au profit des ménages, conjuguée à une politique de l’offre stratégique où la puissance publique joue un rôle de premier rang.

Les parlementaires communistes proposent un plan de plus de 250 milliards d’euros sur trois ans, soit près de 10 % du PIB, avec un engagement nouveau de 85 milliards de dépenses courantes (renforcement du système de santé, déploiement des services publics, mesures de solidarité) et une enveloppe annuelle de 50 milliards d’euros dédiée à l’investissement dans la transition écologique (transports, logement, agriculture…).

Des mesures de justice fiscale en assureraient le financement :

– l’instauration d’un grand impôt progressif sur le patrimoine net

– l’instauration du prélèvement à la source pour l’impôt sur les sociétés

– le renforcement de la taxe sur les transactions financières

– la mise en œuvre d’une politique volontariste contre l’évasion fiscale.