Les Partis Communistes pour la Paix

Depuis quelques jours un nouveau conflit armé a éclaté entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans la région du Haut-Karabakh. D’une même voix les Partis Communistes notamment grec (n’oublions pas ce que l’impérialisme turc a fait et fait encore au peuple grec) et arménien rappellent que les deux peuples, qui ont vécu ensemble et ont progressé pacifiquement, sont à nouveau au bord d’une guerre généralisée.

La « plaie» qui s’est ouverte avec la dissolution de l’Union soviétique dans les relations entre les deux peuples, s’est encore aggravée ces dernières décennies, comme le montrent les conflits dans la région du Haut-Karabakh, en raison des intérêts de la bourgeoisie des deux pays, au milieu des interventions et des ingérences d’autres puissances, comme la Turquie, militairement du côté de l’Azerbaïdjan, des États-Unis, et de l’UE.

Esteban EVRARD

Atteinte à la liberté de la presse en vue

la nouvelle idée du ministère de l’Intérieur pour les manifestations : le Schéma national de maintien de l’ordre. Ce nouveau projet de loi consiste en la reformation des gestes de sommation : avec plus de libertés pour les forces de l’ordre, l’usage d’armes et les arrestations arbitraires ? Une chose est sûre : c’est un moyen pour faire taire les journalistes présents sur le terrain. En effet, priver directement les journalistes de leur carte s’ils sont au cœur des manifestations, filment les arrestations musclées ou les bavures, est plus simple que de laisser les images parler d’elles-mêmes. Les sites d’informations indépendants sont ainsi des cibles de choix de Monsieur Darmanin ce qui constitue déjà une atteinte aux droits de l’Homme (article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 1948 : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions, et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

Plusieurs syndicats de journalistes, mais également la Ligue des Droits de l’Homme, demandent une correction de cet article qui entraîne une réduction radicale des libertés au droit d’informer les français, de ce qui se déroule au cours des manifestations, et ce en tous lieux. Il est inquiétant de voir des pratiques douteuses d’un État qui cherche à réduire la liberté de manifester, des principes dont la presse commence à être le cœur de cible. Ce ne sont pas les principes de notre ADN. Serait-ce la fin de la liberté de penser et d’informer ?

AG du comité de défense des hôpitaux ardennais

Cette assemblée générale s’est déroulée dans un contexte sanitaire inédit.

Du coup, beaucoup d’excusés présents habituellement. Néanmoins, une trentaine de personnes ont répondu à l’invitation.

L’intervenant devant animer le débat sur la marchandisation de la santé a été bloqué dans le train pour cause d’alerte à la bombe !

Malgré tous ces facteurs défavorables, de riches échanges sur différents thèmes ont animé cette soirée :

– la désertification médicale

– les conséquences négatives sur la prise en charge des usagers depuis la fusion des 4 hôpitaux du nord des Ardennes étayées par des témoignages (retard de prise en charge pouvant impliquer des pertes de chance)

– l’inquiétude quant à une augmentation significative de départs de médecins et de personnel paramédical

– l’absence de démocratie sanitaire.

Et ce n’est pas les quelques avancées obtenues par la grand messe du « Ségur de la santé » qui vont améliorer la situation des hôpitaux et les conditions de travail des personnels.

Les conséquences de l’épidémie sur la prise en charge « ordinaire » des patients : report de consultations, d’interventions chirurgicales pouvant avoir de lourdes conséquences sur leur santé ne sont pas non plus rassurantes.

Concernant les futures actions, une grande journée de mobilisation pour l’hôpital public et le médico social est prévue le 15 octobre. Le Comité de défense ardennais en sera et cherchera les rassemblements les plus larges avec d’autres organisations (syndicales, politiques et associatives) pour exiger des lits, du personnel et plus de démocratie.

Affaire à suivre…

Ardennes : la droite battue par la………droite

Notre département avait à renouveler ses 2 sénateurs. Ce sont 948 grands électeurs, essentiellement des élus, qui étaient appelés aux urnes. Les sortants de droite (M.Laménie et B.Huré) se représentaient. Seul J.P Bachy, ancien président du conseil régional de Champagne-Ardenne s’est présenté sous l’étiquette divers gauche.

C’est donc à droite que la situation était la plus conflictuelle. Pas moins de 4 candidats briguaient le mandat de sénateur. Outre les 2 sortants (LR), on comptait 2 autres candidats issus de la majorité municipale de la droite carolomacérienne, Else Joseph (LR) et Robert Chauderlot (DVD). Le maire de Charleville-Mézières, ignorant son adjointe E.Joseph, avait apporté son soutien à R.Chauderlot. Ce dernier devait subir un sérieux revers avec, au premier tour, un score de seulement 14,10%.

Pour l’élection il aura fallu attendre le 2e tour alors qu’en 2014 la droite l’avait emporté dès le 1er tour. Le grand perdant de cette élection est sans conteste B.Huré qui défendait son siège. L’ancien président du conseil départemental avec 272 voix au 1er tour, arrive péniblement en quatrième position. La surprise de cette élection aura été le score obtenu par J.P Bachy (325 voix). Avec seulement 17 voix d’écart avec E.Joseph au deuxième tour, il rate le mandat de sénateur d’un cheveu.

Pour les six années qui viennent les sénateurs ardennais sont Else Joseph et Marc Laménie.

Des Sénatoriales très encourageantes pour le PCF

Dimanche dernier se sont tenues les élections sénatoriales où la moitié des places étaient renouvelables. Au-delà de l’écrasante majorité de la droite institutionnelle due notamment à la constitution de la Vème  République et au fonctionnement de ce scrutin, l’un des seuls partis qui ne perd pas de sièges et qui en gagnent, c’est le Parti Communiste Français ! En Dordogne, Marie-Claude Varaillas est devenue la première sénatrice de son département sous la Vème République, dans les Bouches-du-Rhône Jeremy Bacchi est devenu le plus jeune sénateur français à 34 ans. Sans oublier Gérard Lahellec élu dans les Côtes-d’Armor et Céline Brulin réélue en Seine-Maritime.

En bref, à l’instar des dernières élections municipales le Parti a su se montrer parmi les gagnants lors de ces sénatoriales, malgré ce qu’essaye de cacher la presse bourgeoise. Nous sommes censurés sur les grandes chaînes nationales et notamment celles du service public alors que nous avons un groupe de 15 camarades.

Charleville-Mézières confirme sa place de capitale de la marionnette

A moins d’un an du festival mondial des théâtres de la marionnette, cet art va de nouveau animer notre capitale. Plusieurs événements sont d’ores et déjà au programme. Du 23 au 27 septembre la marionnette est omniprésente dans plusieurs salles de la ville et aux alentours comme à Nouzonville à travers le mini festival intitulé « J-365 ». Celui-ci ressemble (en plus petit) au vrai festival afin de mettre l’eau à la bouche des touristes et des habitants. Cet événement confirme la place qu’occupe la marionnette dans la ville chef lieu des Ardennes. A cette occasion deux livres sur Charleville-Mézières et la marionnette seront mis en vente.

Si certains veulent nous contester le véritable engouement pour la marionnette il suffit de regarder les chiffres. La participation au festival mondial 2019 a été de 170 000 festivaliers, avec un budget de 2,2 millions, le plaçant largement en  tête des événements culturels ardennais.

C’est la dernière fois que la directrice du festival a la responsabilité du « J-365 ». Anne-Françoise Cabanis prendra sa retraite en 2021. Après une bonne dizaine d’années passée à la tête du festival la directrice prendra un repos mérité. Elle a contribué à développer le festival afin d’en faire le rendez-vous incontournable  de tous les marionnettistes de la planète.

Dans l’avenir il faudra également compter sur un projet qui servira à conforter le festival avec « cité des arts de la marionnette ». Voté par le conseil municipal ce dispositif avance sérieusement notamment avec la création de réserves muséales qui seront situées rue du Port à Charleville-Mézières. Cette réalisation va venir compléter une forte présence de la marionnette avec en particulier l’ouverture en septembre 2017 de l’École des arts de la marionnette fondée par la regrettée Margareta Nicolescu.

Une page du festival de la marionnette se tourne, soyons résolument offensifs pour garder la qualité des spectacles aussi bien dans le « Off » que dans le « On ». Après le « J-365 » tout le monde se tourne vers le prochain festival qui aura lieu du 17 au 26 septembre 2021.

 

Taxer les mutuelles pour combler le manque de recettes de la « Sécu » : ben voyons !

Ils osent vraiment tout !

Le gouvernement veut éponger une partie des pertes de l’assurance maladie en taxant les mutuelles.

Pourquoi ne pas demander aux entreprises qui bénéficient  d’aides de l’Etat de mettre la main au porte monnaie ?

Autrement dit : pourquoi ne pas taxer le capital dont les riches actionnaires font partie ?

Nos solutions pour abonder les recettes de la « Sécu » sont bien connues : lutter vraiment contre le chômage, augmenter les salaires, mettre fin aux exonérations de cotisations sociales patronales et surtout faire cotiser les revenus financiers des entreprises.

Le CICE attribué sans contrepartie a été transformé en allègement pérenne de cotisations sociales  par Macron.

Il représente 22 milliards d’euros en moins dans les caisses de la « Sécu » tous les ans.

Mais, pour les patrons, il en faut toujours plus et la crise sanitaire est un prétexte idéal et un de plus, au détriment de notre modèle social.

Arroser le capital sans aucune contrepartie : une vieille recette qui ne fonctionne pas et que les gouvernements successifs utilisent sans vergogne.

La 3ème loi rectificative en ce sens a été adoptée au parlement en juillet.

Les Ardennes durement frappés

Une récente étude de l’Insee montre l’ampleur de la crise économique qu’engendre le COVID19. Dans les Ardennes, à fin juin, 3716 demandes de chômage partiel avaient été déposées. Dans notre département ce dispositif a concerné 33 483 salariés. Les secteurs les plus touchés sont la construction, la restauration ou l’industrie automobile.

Profitant de cette crise profonde sans équivalent, le gouvernement en profite pour faire passer ses réformes les plus rétrogrades.

Ardennes : rentrée sociale

A Charleville-Mézières à l’appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU, environ 250 militants de tous âges se sont rassemblés devant la gare le 17 septembre.

Construire le monde d’après est la principale revendication, notamment en exigeant des contreparties efficaces pour contrôler l’utilisation des milliards d’euros d’argent public distribués par Macron aux grosses entreprises.

La République doit être sociale et démocratique !

La République a célébré, ce 4 septembre, le 150ème anniversaire de son rétablissement car il est utile de rappeler qu’elle est née le 21 septembre 1792 par l’abolition de la monarchie constitutionnelle.

Il faut saluer la force du peuple français qui a su manifester son attachement à ses principes fondateurs, hérités de la Révolution française, contre toutes les tentatives de les remettre en cause, et elles furent nombreuses à droite et à l’extrême droite. Pour l’égalité, l’intérêt général, la souveraineté des peuples, la laïcité, la conception d’une nation récusant toutes les stigmatisations, le racisme et l’antisémitisme, et pour la coopération des peuples au service de la justice, le peuple français a su mener d’innombrables combats.

De la Commune de Paris au Front populaire, de la Résistance à Mai 68, nos plus belles conquêtes sont nées de la lutte sans cesse recommencée pour la République sociale et démocratique.

Le président de la République a décidé de célébrer le 4 septembre 1870. Dans quel état laisse-t-il la République ! Oh combien l’a-t-il fragilisée, abimée en l’espace de quelques années !

Comment peut-il célébrer la République lui qui prévoit de donner aux régions le droit de « différenciation », mettant fin ainsi à l’égalité des citoyens quelques soient leurs lieux d’habitation ? La République française est une et indivisible. Elle ne se découpe pas en länder !

Nous aurions aimé qu’il n’ait pas, ces trois dernières années, détruit autant de ces conquis du combat républicain que sont nos services publics, dont celui de la santé ou de l’énergie et de la SNCF, notre Sécurité sociale et notre droit du travail. On aurait aimé que sa conception jupitérienne du pouvoir ne l’ait pas amené à infliger à la France tant d’autoritarisme et de restriction des libertés individuelles et collectives. On aurait aimé que, dans son empressement à se plier aux règles de la globalisation capitaliste et de l’Europe libérale, il n’ait pas à ce point bradé la souveraineté démocratique de notre peuple et de la nation.

Le Président de la République a rappelé l’apport de personnalités immigrées dans la construction de la République. Cette parole va dans la bonne direction mais pourquoi refuser encore de donner la belle et juste place à l’histoire plurielle de notre pays ? Pourquoi tant de lieux aujourd’hui dédiés à Gallieni et si peu à Maurice Audin ? Au Panthéon lui-même, femmes, ouvrier.e.s, immigré.e.s au rôle pourtant majeur dans la vie de la République, restent encore si souvent à l’écart.

Il aurait aussi été utile qu’il rappelle l’actualité de l’apport des femmes et des hommes issus de l’immigration qui ont été en première ligne pendant le confinement pour assurer la continuité du service public de la santé à la propreté.

En outre, sa critique du « séparatisme » est aveugle aux causes de l’intégrisme. Aussi, comment sa politique pourrait-elle la combattre efficacement ? Quant à l’utilisation du terme, il procède d’une surenchère du même type que celle liée au vocable d' »ensauvagement ». Pour faire reculer les violences, à commencer par les violences faites aux femmes, il faut développer les politiques sociales et de services publics, et garantir les moyens humains et financiers d’une police républicaine, de proximité, formée, ayant pour mission de « garder la paix » et non de faire du chiffre.

Les communistes, pour ce qui les concerne, continueront à agir en héritiers de la lutte pour le progrès, la démocratie, l’émancipation humaine. Aujourd’hui autant qu’hier, ils répondront à l’appel de Jaurès pour « pousser la République jusqu‘au bout ».