Grève chez Monier à Signy l’Abbaye

Cinq jours de grève du 4 au 8 janvier pour que la direction se soumette à la loi  et réponde aux revendications concernant les postes de travail de deux salariés !

Cinq jours de piquet 24h/24h qui à certains moments ont certes été éprouvants car confrontés à des températures négatives.

La présence chaque jour de militants ardennais a été pour nous tous, un réconfort et un soutien de grande importance moralement et humainement. La solidarité a dépassé les Ardennes et les salariés de Monier Marseille ont débrayé en soutien ! Merci.

Le syndicat CGT Monier remercie le Parti Communiste Français pour sa solidarité financière et pour son attachement aux luttes sociales, sa solidarité, son humanité et sa fraternité.

Ce mouvement des salariés de l’usine Monier, porté par le syndicat CGT, a prouvé que la lutte et la solidarité peuvent porter leurs fruits. Par cette action nous avons obtenu que deux salariés et camarades puissent voir leur avenir professionnel plus sereinement.

Fabien TOMBOIS

Au revoir Donald

Après avoir sévi 4 ans au sein des USA et du monde, Donald Trump montre ses muscles en utilisant sa dernière carte avec son fan-club de milice fasciste. Lancées à l’assaut des institutions américaines et dans les rues du pays, ses troupes fanatisées et assoiffées de violence veulent plonger le pays dans la tourmente.

S’attaquer à un Parlement relève d’une atteinte grave à la démocratie, même quand celle-ci est affaiblie par la domination de puissances financières. Ce si grand pays donneur de leçon, ne devrait-il pas regarder devant sa propre porte ?

Les élu.e.s démocrates demandent à utiliser l’article 2 de la Constitution des États-Unis d’Amérique, qui stipule, dans sa section 4 : « Le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs charges sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs. »

N’aurait il pas été judicieux de le faire avant ? Son mandat a marqué par le racisme (oppression de la communauté Afro-Américaine, des latinos…), la violence, les dérapages médiatiques, les tweets incendiaires, la corruption mais aussi, les bavures policières. A l’international, Donald Trump a tenté d’intimider nombre d’États qui refusaient de se soumettre à l’impérialisme états-unien : le blocus de Cuba et l’interférence dans les affaires des pays d’Amérique du sud comme le Venezuela ont été les grands thèmes de son gouvernement, un gouvernement qui ose parler “liberté” mais fait de la répression totalitaire. Ironique n’est-ce pas ?

Cette invasion du Capitole restera-t-elle dans les cahiers de l’histoire comme témoignage des dérives possibles d’un dirigeant fascisant ?

Arrêtons d’écouter la bourgeoisie qui souhaite instaurer la division entre les travailleurs via les groupes néofascistes pour maintenir son pouvoir.

Une région aux ordres

La création, au 1er janvier prochain, de la Communauté Européenne d’Alsace (CEA) va renforcer la domination de l’Alsace sur la Région. S’agit-il d’une première étape vers la création d’une Région Alsace? C’est en tous les cas l’objectif évident que s’est fixé le président alsacien de la Région Grand Est, Jean Rottner.

La fusion des départements du Bas et Haut-Rhin est effective depuis le 1er janvier. Les mots ont un sens, il ne s’agit pas de la création d’un département unique mais d’une CEA. Autrement dit c’est la première pierre à l’autonomie de l’Alsace au sein des régions françaises. Face à cette démarche le gouvernement est étrangement silencieux.

Parallèlement la Région Grand Est vient de créer un Groupement d’intérêt public afin de mieux représenter le Grand Est au sein de l’Union Européenne. Le président de la Région a pour objectif d’intégrer dans ce groupement les intercommunalités, les départements ou les Chambres consulaires. Au cours de la réunion du conseil régional quelques voix se sont élevées pour dénoncer cette création qui va concurrencer le Bureau Europe du Grand Est à Bruxelles. Certainement que pour Jean Rottner le Bureau Europe n’était pas assez représentatif. En réalité il s’agit d’une étape supplémentaire de la main mise sur le fonctionnement de la Région. On peut regretter que l’opposition n’est pas cru bon de saisir la justice administrative pour contester ces décisions.

Sylvain DALLA ROSA

Centenaire du PCF – 4/4 : PCF : le renouvellement constant !

Le PCF entame sa 101ème année ! Avec toujours le même objectif, l’émancipation humaine, la fin des dominations, cela passant par le dépassement du capitalisme et de la lutte des classes pour une société d’égaux !

D’autres constantes ont permis de traverser le siècle : un parti de militants et non d’élus, même si le PCF n’a jamais rechigné à en avoir pour mettre en pratique ses idéaux, un parti solidement implanté dans les classes populaires, même si l’élévation globale du niveau de formation en a transformé la sociologie : cela l’a conduit à faire de la formation une priorité pour que les ouvriers, les employés puissent parler d’égal à égal avec les élus de la bourgeoisie, une priorité aussi pour renouveler ses cadres et assurer l’avenir. Et même s’il y a eu une période de repli en lien avec la situation soviétique, c’est un parti qui a toujours fait une place importante aux femmes et s’est engagé dans les luttes féministes.

Il n’est pas possible de parler du PCF sans parler de l’Humanité : le journal de Jaurès est devenu celui du PCF après le congrès de Tours. S’il n’est plus depuis les années 90 l’organe central du PCF, il reste le journal des communistes : il a et continue d’assurer un rôle de formation, de diffusion des idées, une aide au militantisme et un soutien aux luttes sociales. L’importance et la qualité de ses pages culturelles sont reconnues bien au-delà des rangs communistes : c’est indissociable de la volonté d’émancipation humaine !

Des constantes, mais aussi bien sur des transformations profondes du parti au cours de ce siècle d’existence : partir du réel pour le transformer, telle a toujours été la volonté politique. La tactique « classe contre classe » de la fin des années 20 devient stratégie de front populaire antifasciste en 1935 qui débouchera sur le Front Populaire et les acquis des grèves de 36. C’est l’ancrage populaire du PCF, le courage de ses militants qui lui a permis de jouer son rôle essentiel dans la résistance. A la libération il a pour la première fois des ministres avec un bilan qui a transformé notre société et perdure jusqu’à aujourd’hui, en particulier avec la Sécurité Sociale, bâtie par Ambroise Croizat. Tandis que le soutien aux luttes anti-coloniales est au devant de la scène avec l’Indochine puis l’Algérie, les décennies suivant la seconde guerre mondiale sont aussi celles d’un éloignement progressif des politiques soviétiques, non sans débats internes, apparaissant au grand jour avec la dénonciation de l’occupation de la Tchécoslovaquie par l’URSS en 1968. Le PCF cherche la voie de l’union pour transformer la politique française et la décennie 70 est marquée du signe de l’espoir, espoir d’un parti en développement, symbolisé par le nouveau siège place du colonel Fabien en 1971, espoir d’un changement avec la signature du programme commun en 1972. Les expériences vont décevoir : celle de 81 brutalement arrêtée par le tournant de la rigueur, celle de la gauche plurielle tout autant.

Les communistes cherchent leur stratégie dans une société où l’aggravation des contradictions du capitalisme rend des novations indispensables : prendre en compte la crise écologique indissociable du capitalisme, s’attaquer à la racine du mal, le capital car si le XXème siècle a vu le triomphe de la notion d’État c’est maintenant pratiquement à Wall Street ou à Francfort que se prennent les décisions qui changent la face du monde … et la vie de nos concitoyens ! C’est pour cela qu’est nécessaire une force politique qui mette à l’ordre du jour la conquête de pouvoirs, non seulement dans les institutions parlementaires ou locales mais aussi dans ces institutions proprement politiques que sont les entreprises et les banques. Et cela, seul le PCF est capable de le faire, avec son réseau de militants : l’avenir est devant nous !

Michèle LEFLON

Le centenaire du PCF vu par la bourgeoisie

L’Union L’Ardennais a conforté en ce 26 décembre sa réputation de journal de droite, de journal au service du patronat !

Deux pages sur le centenaire du PCF, mais pour être sûr de donner une image du passé, le journal n’interroge que d’anciens dirigeants du Parti, avec, n’en doutons pas, des questions bien orientées.

Pourtant les décennies qui viennent de s’écouler confirment le choix fait par les congressistes de 1920 : le réformisme est une impasse et le PS avec ses variantes s’est fait récupéré par la grande bourgeoisie mondiale.

C’est par des transformations révolutionnaires s’en prenant au capital que nous pourrons dépasser cette crise économique, sociale, écologique, civilisationnelle même, à l’image de la sécurité sociale. Le patronat rêve de la faire disparaître. Avec la complicité des gouvernements successifs il a déjà réussi à l’ébranler mais elle est toujours là !

Résumer les 100 ans du PCF à son évolution depuis le programme commun permet un article facile à la presse locale lui évitant de revenir sur les grands mouvements de l’histoire depuis un siècle pour s’attarder sur celle qu’elle connaît. Cela lui évite de dire que même le patronat avoue qu’un PCF à 20% est un obstacle pour les politiques antisociales.

L’article est d’autant plus bâclé qu’il n’a pas cherché ce qu’il y avait de nouveau, à la fois avec l’élan donné par le dernier congrès et par l’adhésion de jeunes. Une vraie information dirait par exemple qu’il existe de nouveau un mouvement de la Jeunesse Communiste dans les Ardennes.

Un parti n’a pas 100 ans, sans des hauts et des bas ! Mais 100 ans, cela traduit un vrai idéal, en phase avec l’évolution de la société, un idéal qui se transmet de génération en génération. Au fait, le Georges Marchais d’aujourd’hui, il s’appelle Fabien Roussel !

Michèle LEFLON

Vaccin : les grandes manœuvres

Les premiers vaccins sont annoncés à grand renfort de publicités médiatiques. Les enjeux sanitaires et surtout financiers passent sous silence. La course aux rendements semble prendre le pas sur notre santé. La promesse de profits colossaux attirent les spéculateurs. La conséquence : des prix exorbitants pour les vaccins ou comment se faire du fric sur le dos des concitoyens qui sont aussi des contribuables. Le vaccin est considéré comme une vulgaire marchandise qui peut rapporter gros : quelle indécence ! Moderna est déjà coté en bourse : l’action a grimpé de plus de 469%!

Les laboratoires sont devenus des entreprises comme les autres, assoiffés d’argent frais. Ils bénéficient d’aides publiques, notamment pour la recherche mais ils ne partagent pas les résultats se chiffrant en milliards distribués à leurs actionnaires à l’exemple de Sanofi en France qui ayant saigné son pôle recherche est à la traîne pour les vaccins.

La Covid 19 touche le monde entier : une manne financière pour le capital qui ne se soucie de la santé des individus que de façon très mercantile : le cynisme du capitalisme ! D’un point de vue sanitaire, les vaccins devraient être distribués à l’échelle mondiale de façon égalitaire en priorisant les populations les plus fragiles, seul moyen d’éradiquer cette pandémie : à voir… En effet, les États les plus riches refusent une proposition formulée par l’Afrique du Sud et l’Inde quant à une dérogation temporaire aux droits de propriété intellectuelle qui assurerait que traitements et vaccins contre la Covid 19 deviennent des biens communs universels accessibles à tous les pays à des prix modérés.

En France, la Sécurité Sociale n’a pas à servir de support à la course au profit des laboratoires, la santé non plus. En clair, il n’est pas scandaleux que la « Sécu » prenne en charge le vaccin mais ce qui l’est c’est que, dans le même temps, les labos encaissent le magot pour les vaccins comme pour les tests. Il ne faut surtout pas oublier que c’est le travail qui crée la richesse, source de financement de notre système de santé. Il faut donc changer de paradigme pour créer un véritable système de santé de qualité, accessible à tous et géré par les travailleurs.

« C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » Victor Hugo

Projet HERCULE = DÉMANTÈLEMENT et PRIVATISATION d’un SERVICE PUBLIC

La volonté du gouvernement figé dans une vision libérale de l’économie est aujourd’hui de démanteler EDF en séparant le nucléaire, les réseaux et les autres activités d’EDF pour pouvoir céder des pans entiers d’activités au privé.

L’ouverture du marché à la concurrence a profondément bouleversé le Service Public de l’énergie, l’organisation et la structure des entreprises.

Depuis la création d’EDF SA en 2004, l’implication des salariés dans leur travail a permis à l’État de percevoir plus de 22 Md € de dividendes. Le locataire de l’Elysée aurait pu s’interroger sur la juste répartition de ces richesses créées, mais NON, il préfère passer à la vitesse supérieure pour augmenter davantage la rémunération des actionnaires…

En isolant dans une entité  » EDF Bleu «  : la production pilotable d’électricité (nucléaire, hydraulique…) et dans une autre entité  » EDF Vert «  tout le reste, avec pour chacune de ces entités une part plus ou moins importante de l’État à son capital, le gouvernement vise une opération hautement financière qui ferait passer le scandale de la privatisation des autoroutes pour de la pacotille !!!

S’il parvenait à ses fins, il n’y aurait plus de mutualisation des risques à EDF. Un nouveau pas serait franchi vers plus de libéralisation et de privatisation de l’entreprise intégrée EDF : une privatisation des profits et une socialisation des risques.

En effet, l’entité  » EDF Vert «  regrouperait certaines activités très rentables, comme celle de la distribution d’électricité opérée par Enedis, et serait constituée d’une part plus importante d’investissements privés sans risques. Les financiers sont plus réputés pour leur appétit de profits que pour leur soif du service public.

Depuis maintenant plusieurs semaines, le Syndicat CGT Energies Ardennes et les agents sont mobilisés pour faire entendre leur voix d’opposition à la désintégration des entreprises historiques EDF et ENGIE du secteur énergétique. Ils sont opposés au démantèlement des entreprises de l’énergie, à la fin de la péréquation tarifaire et de la filière biogaz.

Pour la CGT, l’électricité et le gaz sont des biens de premières nécessités indispensables pour vivre dignement et sont également des éléments majeurs de lutte contre le réchauffement climatique.

C’est pour cela qu’elle propose un projet pour un Service Public de l’énergie, garant de la cohésion sociale, de l’égalité de traitement, de la solidarité, de la protection de l’environnement, et de la meilleure qualité au moindre coût ainsi que la mise en place d’un pôle public de l’énergie pour gérer et organiser démocratiquement le Service Public pour l’intérêt général.

Mélanie MARTINET

Centenaire du PCF – 3/4 : Cent ans du PCF et toujours aussi combatif

Si l’on veut comprendre le Congrès de Tours, qui s’est déroulé du 15 au 30 décembre 1920 et qui est présenté comme l’acte fondateur du Parti Communiste Français, il est nécessaire de rappeler les événements qui ont précédé ce congrès de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO).

En France les événements majeurs sont la Commune de Paris en 1871, le regroupement en 1905 des partis socialistes pour créer la SFIO, la création de syndicats ouvriers au début du vingtième siècle et l’assassinat de Jean Jaurés en 1914. La situation internationale a également largement contribué aux décisions du Congrès. La révolte de 1917 en Russie, porteuse d’espoir, a pesé sur les débats mais l’élément déterminant sera la compromission de la SFIO dans la première guerre mondiale qui fit plus de 1,4 million de morts et des centaines de fusillés pour l’exemple, soldats qui refusèrent, après plusieurs assauts inutiles et meurtriers, de sortir à nouveau des tranchées. Sans un regard sur ces éléments l’analyse du Congrès de Tours est difficile à cerner. De quoi s’agissait-il et avec quel ordre du jour ?

Après la révolution russe, Lénine prône un ralliement des partis de gauche à l’Internationale communiste. Il émet 21 conditions à approuver pour adhérer à cette nouvelle Internationale. Après un débat enflammé les congressistes de Tours adoptent par 3208 mandats l’adhésion contre 1022 défavorables. Les minoritaires n’acceptent pas cette décision et quittent le Congrès pour continuer la SFIO (qui deviendra plus tard le PS). Les majoritaires conservent le journal L’Humanité qui deviendra un journal communiste. Quelques mois après c’est la création officielle du PCF qui fête ses cent ans.

L’histoire de ce siècle nous fait pencher, encore aujourd’hui et plus que jamais, pour le renforcement du Parti Communiste Français qui demeure l’obstacle majeur au triomphe du capitalisme et de sa politique antisociale.

Sylvain DALLA ROSA

Brève :

Les organismes bailleurs jouent avec les lois en refusant de verser aux associations de défense des locataires les moyens financiers et matériels prévus.

Suite à une lettre ouverte de Philippe Paquis, Président de la CNL08, Habitat 08 a revu sa position en convoquant un Conseil de Concertation Locative et en versant son dû aux organisations.

Quant à Espace Habitat qui bafoue la loi depuis de nombreuses années, nous exigeons son respect des textes. La CNL dénonce ces obstructions démocratiques et antirépublicaines dont les locataires pâtissent.