Mardi matin, les communistes étaient présents au rassemblement à l’initiative de la CGT pour défendre la ligne ferroviaire Charleville-Givet ainsi que ses passagers. Avec les camarades, nous luttons pour qu’aucun territoire ne soit relégué en seconde zone, sans moyen de transport rapide et efficace. Pour cela, il faut défendre le train, le train comme service public.
Auteur/autrice : Karine Haas
Manchester : de la répression mais aussi du social !
Ce dimanche 30 mai, les habitants du quartier de Manchester ont encore été témoins d’une violence incompréhensible. En effet, dès 14h des feux de poubelles ont été signalés, puis s’en est suivie la destruction de quatre caméras par des individus cagoulés, tout cela sur fond d’intimidations.
Nous condamnons fermement ces actes et nous appelons à analyser les faits avec lucidité. Cette violence est bel et bien organisée et liée aux trafics en tout genre. La République doit reprendre le pouvoir dans le quartier, et cela passe par deux choses : la répression et le social. Jamais nous ne laisserons de tels actes sans réponse, cette violence pourrit la vie des travailleurs et des locataires ! Pour autant, le constat est clair : le tout sécuritaire libéral prôné par la droite ne fonctionne pas. Il faut faire de la question sociale une question majeure et prioritaire, il faut donner des perspectives d’avenir aux jeunes, un emploi ou une formation. C’est ce que propose la liste de gauche menée par Esteban Evrard et Christine Caruzzi sur le quartier pour les élections départementales des 20 et 27 juin.
Il est urgent de créer nationalement 30 000 postes de policiers et de remettre en place une police nationale de proximité permettant à L’État d’accomplir son devoir régalien.
Elles ont gagné !
Contrairement aux propos de certains détracteurs, la lutte paie. Après 2 ans de lutte, des salariées invisibles ont obtenu la grande majorité de leurs revendications face au groupe Ibis : excusez du peu !
Les premières de corvée, les indispensables qui étaient et sont toujours ignorées et méprisées ont fait plier le capital.
Pour gagner, il faut se battre et parfois rester pugnace et déterminé pendant longtemps… Ce n’est pas ringard comme certains aiment à nous le rabâcher, c’est la réalité !
A l’image des « 1336 », les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, soutenues par le syndicat CGT HPE viennent de signer un protocole d’accord qui met fin à un conflit de presque 2 ans.
Augmentation de 250 à 500 euros mensuels, diminution des cadences infernales, annulation des mutations de 2 délégués de site, obtention d’une prime panier.
Ce combat historique par sa durée dans l’histoire sociale de l’hôtellerie est celui de la sous-traitance qui gangrène bon nombre d’entreprises mais aussi de services publics.
Mais c’est surtout celui de femmes, souvent travailleuses immigrées, contraintes à des temps partiels subis, indispensables à des groupes qui les méprisent et les exploitent sans vergogne.
Bravo Mesdames, vous pouvez être fières du combat mené et de cette immense victoire obtenue après ces 670 jours de lutte !
« Celles qui vivent sont celles qui luttent » : citation que nous mettons avec satisfaction au féminin aujourd’hui !
Région : faire barrage à la droite et à l’extrême droite !
Avec J. Rottner comme président de région, le conseil régional de droite élu à la suite de la fusion des trois régions (Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine) a mis fin aux politiques de gauche mises en place en Champagne Ardenne ou en Lorraine, comme par exemple la tarification sociale de la restauration scolaire dans les lycées. Ces politiques étaient bien insuffisantes, mais c’était déjà trop pour le parti des Républicains,
L’union est donc de rigueur dans ces élections régionales. C’est le sens de l’engagement du PCF sur la liste « Il est temps pour l’écologie et la justice sociale », avec des propositions alliant écologie et justice sociale, comme la gratuité des transports scolaires et alliant écologie et emploi, comme des propositions fortes pour la rénovation thermique des logements. Dans les Ardennes, trois communistes figurent sur la liste : Mezhoura Naït Abdelaziz, Patrick Lattuada et Michèle Leflon.
Aides à domicile et prise en charge de la dépendance : faites vos jeux, rien ne va plus
Les salarié-e-s de la branche de l’aide à domicile sont au bord du gouffre, salaires bas et corvéabilité à outrance plongent les familles dans une certaine précarité.
Les responsables ne sont autres que nos décideurs, entendez certains politiques, qui militent pour la politique de l’autruche. Le financement de la prise en charge des personnes âgées et dépendantes est au cœur des situations que nous vivons aujourd’hui. Comment un pays comme le notre peut jouer à la roulette avec une question majeure pour notre société ? Les inégalités de traitement de la dépendance, d’un département à un autre, sont une aberration, vieillir dans les Ardennes n’équivaut pas à vieillir hors du département ardennais, chaque département ayant sa propre politique. La récente création de la 5ème branche de la Sécurité Sociale, qui devrait niveler sur un pied d’égalité la prise en charge de la dépendance sur tout le territoire national, ne va rien arranger. Son seul but est de faciliter une prise en charge assurantielle de la perte d’autonomie et nourrir la finance
En effet, les conseils départementaux ainsi que l’État vont mettre la main à la poche pour mettre en place cette 5ème branche. Combiner ces deux financements, c’est encore creuser des inégalités, alors que tout pourrait être simple avec la 1ère branche de la Sécu : prendre en charge l’humain de la naissance à la mort…plus on segmente la vie, plus nous nous mettons en difficulté, tous seuls.
Et les aides à domicile dans tout ça ? Le constat est sans équivoque. Tout comme les personnes dépendantes, elles subissent de plein fouet l’incohérence de cette politique à géométrie variable et sont maintenues dans la précarité. Auparavant, être aide à domicile était un complément de revenus pour les ménages, aujourd’hui c’est une profession à part entière…sauf que 89% sont à temps partiel, souvent imposé, et que le salaire moyen est de 972 euros bruts (source CGT).
Dans les années 80, les principales missions des aides à domicile étaient d’entretenir les logements, d’accompagner les personnes, de faire quelques courses ou de préparer un repas.
Au début des années 2000, on amorce un virage en épingle pour accompagner les séniors dans les actes de la vie quotidienne : se lever, se laver, s’habiller, manger, faire le lien avec les différents acteurs de la santé, se coucher, donner les médicaments, veiller aux fonctions d’éliminations. Tout a changé sauf les salaires et les conditions de travail…et cela ne peut plus durer !
Carlos Fernandez
Auxiliaire de vie et Délégué Syndical CGT Adapah 08
Communiqué de presse : Le 12 juin, marchons pour les droits et les libertés, pour une République sociale et démocratique. A Charleville-Mézières, rendez-vous à 15 h à la statue de Gonzague
Notre pays vit un moment particulièrement dangereux.
Le pouvoir macronien et la droite se livrent à une surenchère calamiteuse avec l’extrême droite, exploitant les peurs et les difficultés de la vie aggravées par le COVID : précarité, chômage, insécurité, recul des services publics.
Ils nourrissent les divisions de la société française en remettant en cause les libertés publiques, en incitant au développement du racisme et de l’antisémitisme, en stigmatisant des secteurs entiers de la population en raison de leurs origines, religions, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.
Cette surenchère a un objectif : désigner des boucs-émissaires aux difficultés des Françaises et des Français tout en épargnant ceux qui sont à la tête de grandes fortunes, de multinationales, des banques et assurances et qui ont vu leur fortune augmenter de 170 milliards d’euros sur la seule dernière année. Pour que ceux-ci continuent d’accumuler des profits, le gouvernement s’en prend aux droits des salariés, en particulier aux droits des privé·e·s d’emploi avec la réforme de l’assurance-chômage.
À courir derrière les thèmes démagogiques mis en avant par l’extrême droite depuis de nombreuses années, c’est elle qui en profite et c’est la démocratie que l’on met gravement en péril.
Il est temps de dire « stop » à ces dérives et d’emprunter un tout autre chemin pour relever le défi des jours heureux.
Nos concitoyen.ne.s ont le droit à la tranquillité et à la sécurité que remettent en question les trafics, la délinquance, les incivilités de toute sorte.
Cela nécessite à la fois une Justice qui ne saurait être l’objet d’un procès en laxisme et qui soit dotée de réels moyens et une Police nationale exerçant ses missions de service public au plus près de la population, qui ne soit plus l’objet d’agressions inadmissibles et dont l’action ne soit plus entachée par les violences de certains policiers.
Il faut simultanément s’attaquer aux racines de la violence, aux politiques capitalistes qui génèrent le désordre, favorisent la loi du plus fort, détruisent les grandes conquêtes populaires, les liens sociaux et creusent sans fin les inégalités : le combat pour la sécurité et la tranquillité publiques est inséparable de la promotion des droits et des libertés, de la cité à l’entreprise. Il est inséparable d’une grande ambition démocratique au sein des institutions, des services publics et des lieux de travail, dans la perspective d’une nouvelle République sociale et démocratique, laïque, écologiste, féministe et antiraciste.
La Fédération des Ardennes du PCF appelle la population et toutes les organisations associatives, syndicales et politiques progressistes à engager la contre-offensive dans un rassemblement, le samedi 12 juin à 15 h rue Bérégovoy à Charleville-Mézières (près de la statue de Gonzague).
Plus d’ambition pour le sport en France
Le président de la République a annoncé le lancement du « Pass-Sport », dispositif d’aide de 50€ à la prise de licence sportive à destination des 6-18 ans. Si la démarche est louable, elle n’est absolument pas suffisante. D’abord, parce que les licences sportives sont onéreuses et qu’une aide plafonnée à 50€ ne sera pas suffisante. Ensuite, parce que cette aide ne concerne que les moins de 18 ans sur critères sociaux. Pour que le sport soit accessible à toutes et tous, les associations doivent être en mesure d’accueillir toutes celles et ceux qui souhaitent pratiquer. Ce dont le sport a besoin c’est d’un plan d’urgence, avec un budget dédié à la hauteur. Or le gouvernement a adopté, il y a un mois, la loi sport qui ne permet aucun plan de relance des pratiques et de soutien aux clubs, malgré le contexte si particulier que nous connaissons.
L’après-confinement doit conduire à un changement de cap dans la politique sportive nationale. Le PCF propose de rebâtir le service public du sport autour de deux priorités, l’éducation physique et sportive à l’école et les associations sportives, les deux pierres angulaires du droit d’accès au sport. Nous proposons le doublement immédiat des crédits dédiés au sport et sa progression sur les 5 prochaines années pour atteindre 1 % du budget de la nation, en 2024. Cela permettrait à la fois une aide de l’État universelle à la prise de licence pour toutes et tous à hauteur de 50 % du prix de la licence, sur critère sociaux, tel que le permettait le dispositif des coupons sport. Cela permettrait également un plan de rattrapage des équipements sportifs avec accompagnement financier pour les collectivités. Enfin, la priorité doit être donnée à l’Éducation physique et sportive, de la maternelle à l’université, avec le respect des 3h à 5h, le doublement des recrutements pendant au moins 5 ans des professeurs d’EPS, le retour des épreuve d’EPS aux examens (DNB, CAP, Bac) avec un coefficient revalorisé et une section sportive scolaire ou une option dans chaque établissement scolaire avec l’augmentation de la subvention de l’État pour le sport scolaire.
Dans moins de 3 ans, nous accueillerons les Jeux Olympiques et Paralympiques. Si nous voulons saisir cette opportunité et faire de la France une nation sportive, nous devons nous en donner les moyens.
Mettre fin aux violences faites aux femmes
La mort récente de Chahinez à Mérignac nous rappelle tristement la persistance du féminicide dans nos sociétés, malgré les campagnes d’information, de prévention, malgré les réformes, le nombre de féminicides reste dramatiquement élevé et chaque année voit une centaine de femmes mourir sous les coups de leurs compagnons.
Le fléau des violences sexistes sévit dans les Ardennes comme ailleurs, preuve en est : à Givet, dans la nuit du 4 au 5 janvier 2020, un homme de 53 ans a tué sa compagne âgée de 48 ans à leur domicile, l’auteur des faits a ensuite été mis en détention provisoire, l’autopsie a révélé des traces de violences physiques et sexuelles sur le corps de la victime. Le criminel était déjà connu des forces de l’ordre pour des faits de violences conjugales.
Les féminicides sont l’aboutissement tragique de situations de violences conjugales, comme celle repérée à temps par les forces de l’ordre à Vrigne-aux-Bois le 27 février 2021 ; suite à une plainte pour violences conjugales, les gendarmes ont découvert lors d’une perquisition au domicile de l’auteur un véritable arsenal composé de 12 fusils et carabines, de 2 pistolets et de quelques armes blanches. L’homme en question a été interpellé et a fait l’objet d’une mesure d’éloignement, il doit être jugé le 26 mai 2021. Sachant qu’environ un tiers des féminicides sont commis à l’aide d’une arme à feu, le ministère de l’Intérieur a demandé aux préfets de saisir systématiquement les armes du conjoint en cas de dépôt de plainte pour violences conjugales.
Depuis le début du confinement le 16 mars, les services de police ardennais ont dû traiter pas moins de 17 affaires de violences conjugales, le nombre de cas augmente malheureusement assez régulièrement.
La seule structure qui agit en accompagnement et en prévention dans le département est le CIDFF, connue pour son professionnalisme et son sérieux, on ne peut qu’espérer qu’elle se verra accorder les moyens nécessaires pour faire face aux bouleversements actuels. Il est joignable au 03.24.37.39.98 et fait des permanences dans l’ensemble du département.
Les violences faites aux femmes sont systémiques. Il est illusoire de vouloir les éradiquer avec des textes parcellaires et des mesures parcimonieuses. Le PCF demande immédiatement 1 milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes et l’adoption d’une loi-cadre sur les violences qui rassemblerait l’ensemble des problématiques dont le travail éducatif de prévention et d’accompagnement.
Élections départementales des 20 et 27 juin ATTIGNY : POURQUOI SE PRESENTER AUX ÉLECTIONS DEPARTEMENTALES 2021 ?
Depuis quelques années maintenant notre pays connaît plein de bouleversements.
La montée de l’extrême droite et les réformes en tout genre que nous pond l’exécutif en place ne font qu’augmenter le fossé social.
Il est de plus en plus dur de vivre décemment, de se faire correctement soigner et de finir ses jours heureux.
C’est pourquoi nous voulons, fort des anciennes expériences départementales, continuer le combat pour ne rien céder.
Nous devons, au-delà de ces élections, montrer que la gauche et plus particulièrement le parti communiste a encore toute sa place en politique et plus encore montrer qu’une alternative à cette culture libérale est possible lors de ces élections et lors des prochaines.
Le combat d’aujourd’hui est également le combat des futures élections présidentielles.
Joffrey Demeyer et Galina Macquart
Fermeture de la Poste du quartier de Manchester
Après la fermeture des postes de Mohon et de Montcy Saint Pierre, c’est celle de Manchester qui fermerait le 11 juin, avec la complicité du maire de Charleville-Mézières.
B. Ravignon entend en effet substituer des employés communaux à ceux de La Poste pour assurer la permanence dans le quartier. Ce serait des employés qui assureraient aussi le service de Pôle Emploi, de la CAF et même des impôts !
Évidemment ces employés polyvalents ne pourront rendre tous les services de ces organismes : ce sera un service bas de gamme. Quel mépris pour le quartier !
Le maire veut se mêler de tout en faisant faire par les employés communaux ! Il ferait mieux d’exiger de ces services publics de remplir leur rôle de proximité.
Nous payons l’impôt sur le revenu, des cotisations sociales ! C’est pour que ces services publics assurent leur rôle dans la proximité ! Les ressources financières de la ville de Charleville-Mézières, déjà réduites par les gouvernements successifs, ne doivent pas être utilisés pour se substituer à des services nationaux !
Esteban EVRARD
