Le PV doit rester à 17 euros

Depuis le 1er janvier 2018 et la dépénalisation des PV, pour non paiement du stationnement, cette tâche est passée dans le domaine des compétences des collectivités qui empochent l’argent. C’est donc elles qui fixent le montant de l’amende. A Charleville-Mézières en 2020 ce sont 8642 PV qui sont dressés pour une recette totale qui dépasse les 140 000 euros. Seulement 148 recours administratifs ont été enregistrés et 31 ont été jugé recevables.
A l’époque de la réforme la ville a maintenu à 17 euros le PV pour absence de paiement à l’horodateur. Récemment le maire a évoqué le passage à 25 euros du forfait post stationnement (nouveau nom du PV). Lors de la séance du conseil municipal j’ai posé la question. La réponse du maire a été particulièrement confuse. Pour ma part je pense qu’il faut rester à 17 euros et maintenir à 1,20 euro le prix du stationnement en zone rouge et 0,60 en zone verte.
Sylvain DALLA ROSA

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Communiqué de presse Un référendum raté

La section de Charleville-Mézières du Parti Communiste a pris connaissance du résultat du référendum consacré au schéma des mobilités dans la ville chef lieu.

Si le Parti Communiste est favorable à ce type de consultation-décision, il rappelle qu’il intervient alors que des aménagements structurants sont déjà réalisés (Place de l’Hôtel de Ville, avenue d’Arches…). Il rappelle également que la piétonisation de la Place Ducale a pris un retard considérable du fait de la majorité actuelle et de ses soutiens.

Pour le Parti Communiste, le résultat de ce référendum ne devrait pas inciter à l’autosatisfaction, d’une part par l’expression forte, près de 44% des exprimés, du NON auquel appelaient les communistes et, d’autre part, par l’extrême faiblesse de la participation. Ce résultat devrait conduire la municipalité à revoir certains éléments de ce dossier, comme le passage plus progressif des rues à 30 km/h, ou les modifications des principaux carrefours qui peuvent accroître les difficultés de circulation, en particulier celui du pont des Deux Villes où les piétons, prioritaires, sont très nombreux.

Mais le gros point noir de ce schéma des mobilités reste l’absence d’une partie essentielle : les transports en commun. L’argument, évoqué par la municipalité, d’une compétence qui relève de la Communauté d’agglomération est totalement fallacieux. En effet, outre le fait que les principaux décideurs, de la Ville d’une part, de la Communauté d’agglomération d’autre part, sont les mêmes, celle-ci ne peut sérieusement pas décider de faire circuler des bus ou pas sur les axes qui relèvent de la Ville sans que cette dernière ne soit associée aux décisions. Organiser un référendum sur les mobilités en excluant l’élément essentiel des transports en commun a été une erreur fondamentale qui pose des problèmes de cohérence dans ce schéma.

Au vu des résultats de ce référendum en bonne partie raté, il serait bienvenu que la majorité municipale revoie son schéma des mobilités avant son adoption en Conseil municipal.

Le bureau de la section de Charleville-Mézières du PCF

La Sécurité Sociale plutôt que leurs profits

Le Parlement a approuvé ce lundi le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2022, un acte qui revient tous les ans, depuis que Juppé a décidé en 1995 de ce vote parlementaire annuel pour mieux limiter les dépenses sociales, alors qu’en bâtissant la Sécurité Sociale, c’est aux travailleurs qu’Ambroise Croizat, ministre du travail communiste à la Libération, avait confié sa gestion, un pouvoir qu’avait déjà limité De Gaulle en 1958.
Ce jeudi, les retraités sont dans les rues de Paris pour exiger une augmentation des retraites ; samedi, des actions sont prévues partout en France (dans les Ardennes 11h30 à Sedan devant la permanence du député) pour demander des moyens pour l’hôpital public.
Serait-ce tabou d’augmenter les recettes de la Sécurité Sociale, d’augmenter les cotisations ?
Fondamentalement, la cotisation, c’est une partie des richesses créées qui n’est ni du salaire, ni du profit, mais va servir au développement des êtres humains, qu’ils soient travailleurs.ses ou pas.
Le salaire, c’est le moyen de subsistance directe et la contrepartie d’un travail quantifié, émanant d’un contrat dans un rapport marchand. L’au-delà du salaire, c’est ce que Marx appelle la plus-value, qui correspond au « sur-travail » effectué par les travailleurs au-delà du travail nécessaire à leurs seuls besoins.
Dans le capitalisme classique, la plus-value est transformée en profit : elle est appropriée par le capital et entre dans la logique de rentabilité du capital.
Avec l’instauration de la sécurité sociale, cet au-delà du salaire, est utilisé en partie pour la sécurité sociale, c’est-à-dire pour le développement de toutes et tous. La cotisation sociale est une prise sur les richesses créées, au-delà du salaire, qui ne diminue pas, au détriment du profit. Nous sommes en plein dans la bataille capital/travail !

CHANGEMENT D’HORAIRES

Logo de la ville, l’anglais comme langue officielle ?

Le logo de la ville de Charleville-Mézières implanté devant l’Hôtel de Ville donne à la commune un caractère moderne. Tout ce qui améliore l’image de notre ville est une bonne initiative. Cependant il est dommageable que la phrase reprise sur le logo soit en anglais. Il aurait été préférable que l’on mette « J’aime Charleville-Mézières » et non « I Love ». Surtout que cette inscription va être reprise sur tous les produits dérivés (casquettes, tasses……).

La réponse apportée par le maire pour défendre le choix de l’anglais consiste à dire que ce qui a guidé la démarche c’est d’être compris par les touristes. Les visiteurs qui viennent dans notre ville, la patrie de Rimbaud, n’attendent pas de lire de l’anglais au fronton des bâtiments municipaux. Ils attendent au contraire un dépaysement. Il serait plus efficace d’éditer en langue étrangère les fascicules qui recensent les points touristiques de la ville chef lieu des Ardennes.

                                                                                                                                         Sylvain Dalla Rosa

Revin, le jour d’après

Depuis que l’usine Electrolux de Revin a été délocalisée en Pologne en 2014, que sont devenus ses anciens salariés ? Certains ont trouvé la force de continuer à lutter pour leurs droits : le 11 juin dernier s’est tenue aux conseils de prud’hommes une audience, un jour décisif pour les 150 anciens salariés d’Electrolux qui ont trouvé le courage de contester leur licenciement, de se battre jusqu’au bout pour leur dignité contre le cynisme des actionnaires. L’audience devait se focaliser sur les négociations de primes et de salaires, or c’est une demande de report de jugement qui a monopolisé les débats, la requête du représentant d’Electrolux France ayant éclipsé les revendications des anciens salariés, celui-ci essayant clairement de gagner du temps.

Revin est l’exemple criant des dégâts causés par la désindustrialisation, véritable catastrophe économique ; les ravages causés par la montée du chômage dans la vallée sont à l’image de ce que d’autres délocalisations ont pu causer ailleurs en France, comme la mort de l’entreprise Moulinex entre autres. Produits de la déréglementation de la finance internationale, les régimes de croissance pilotés par la finance engendrent délocalisations et fermetures, aggravant le chômage de masse en France.

La finance actionnariale est sans pitié et fait montre d’une intolérance cruelle quand il s’agit de protéger ses profits, tout est alors bon pour rétablir la rentabilité : compression des coûts, suppression de postes, jusqu’au dépôt de bilan, comme cela a été le cas en 2001 pour Moulinex. Ce contexte économique est le fruit de décisions de politiques publiques prises au GATT, à l’OMC, au G7, à la commission européenne, contexte où règnent la concurrence généralisée et la déréglementation la plus totale, soumettant les entreprises à un régime de restructuration permanente, les luttes concurrentielles étant sans fin.

Les désastres industriels comme celui qu’a connu Revin sont légion en France, ils appellent une remise en cause des politiques publiques qui ont permis la concurrence et la déréglementation absolues qui sévissent aujourd’hui, le jugement attendu par les ex-Electrolux devait être rendu le 22 octobre de cette année. Où sont la droite et l’extrême-droite quand il s’agit d’aborder les problèmes économiques de fond que pose la désindustrialisation ? De proposer des solutions au chômage de masse qui frappe si durement tant de nos concitoyens ? La politique du bouc émissaire qui consiste à attiser la haine de l’étranger ne résoudra rien et ne ramènera jamais le moindre emploi dans la vallée.

Rénovation de la ligne SNCF Charleville/Givet, il y a urgence

SNCF réseau avait tenu à inviter, ce mardi 16 novembre, toutes les collectivités qui participent au financement de la modernisation de la ligne ferroviaire Charleville/Givet. On peut noter l’absence d’invitation en direction des représentants des cheminots. Il s’agit pour la SNCF de faire croire qu’elle est le pilote de la modernisation de cette ligne. Pourtant quand on regarde les chiffres on s’aperçoit que c’est loin de correspondre à la réalité. Pour la première phase, qui se chiffre à 73 millions, la SNCF ne participe au financement qu’à hauteur de 15% et aucun engagement n’est pris pour les autres tranches. La rénovation totale de la ligne est estimée à un total de 140 millions et la SNCF brosse dans le sens du poil les collectivités qu’elle entend bien continuer à solliciter financièrement.

Si on peut se féliciter enfin de l’avancement des travaux pour lesquels les communistes se mobilisent depuis 30 ans il est impératif que les chantiers avancent vite sous peine de voir la fréquentation chuter encore. De plus de 900 000 voyageurs (la plus fréquentée de Champagne-Ardenne) il y a quelques années la fréquentation est aujourd’hui tombée à moins de 700 000 voyageurs. Le service public que représente la SNCF subit ce recul avec en embuscade le privé qui s’attaque désormais au transport ferroviaire mais seulement aux lignes rentables.

L’autocongratulation doit laisser la place à une véritable concertation. De ce point de vue, la réunion du Comité régional des services de transport, le COREST, géré par la région, est devenu urgente. Compte tenu de la nécessité de poursuivre la modernisation de la ligne, une feuille de route est indispensable. Il est également nécessaire d’intégrer à la réflexion la continuité de la ligne vers la Belgique (Givet-Dinant).

Sylvain DALLA ROSA

Bora Yilmaz, élu et membre de la commission mobilités de la région GRAND EST était à Charleville-Mézières à l’occasion de cette inauguration. Nous avons pu discuter du nécessaire développement du transport ferroviaire dans l’ensemble de nos territoires, et rappeler que la Fédération des Ardennes du PCF se bat depuis des décennies pour la modernisation de cette ligne.

Fabien Roussel, candidat du travail !

Le candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel, a tenu son premier grand meeting dimanche, place Stalingrad, à Paris. En écho aux préoccupations des plus de 3 000 participants, il a multiplié les propositions pour le pouvoir d’achat, pour l’emploi et pour la réindustrialisation de la France, à commencer par une augmentation du Smic de 20 % et le triplement de l’ISF.
Un rendez-vous démarré littéralement en fanfare avec une troupe de batucada. Dès 11 h 30, alors que la musique bat son plein, Jean-Philippe Juin, chasuble CGT sur le dos, est là avec quelques-uns de ses collègues de la Fonderie du Poitou. « On veut liquider nos emplois, nous, on se bat pour les préserver, on est en dedans », explique le délégué syndical dont le combat porte aussi sur les salaires. « On est payés 1 800 euros net, à la fin du mois c’est de plus en plus difficile. On a demandé une augmentation de 150 euros qu’on n’a pas obtenue mais on estime qu’il faudrait au moins 300 euros par mois supplémentaires pour vivre décemment », poursuit-il.
A cette occasion, des dizaines de militants ardennais y étaient. Ce fut une grande réussite et une belle démonstration de force militante. Tous ensemble avec Fabien Roussel, le candidat des jeunes, le candidat du travail, le candidat de la République sociale et démocratique !

Oui, les travailleurs doivent exercer leur métier en toute sécurité !

Depuis des mois, les conducteurs des bus TAC alertent sur des caillassages fréquents lors des arrêts sur les lignes 4 et 5. Sur cette ligne 5 (Charleville-Mézières la grande terre > Warcq les granges-Bertholet), des salariés rappellent amèrement que chaque samedi après-midi, ils sont victimes de jets d’œufs au niveau de la rue Léon Dehuz. Encore une fois, ne soyons pas naïfs. Certains halls sont contrôlés par les trafiquants et nous étions d’ailleurs force de proposition lors des dernières élections départementales pour endiguer ce fléau qui pourrit la vie des locataires mais aussi la vie des travailleurs. Preuve en est : la semaine dernière, ce n’est pas moins de 4 caillassages et jets d’œufs sur nos bus qui ont été signalés.

Les conducteurs et conductrices ne se sentent plus en sécurité et ont fait la proposition de mettre en place des « déviations de sécurité » permettant de contourner certaines rues et de changer un itinéraire prévu dès que le danger se fait ressentir. Résultat : des pressions de la part d’une direction considérant que les salariés étaient des fainéants, et des travailleurs en détresse face à la situation. Samedi dernier, sur la ligne 4, au niveau de Jean-Paul Sartre, à côté du campus, un conducteur s’est vu tomber dans un guet-apens. Des individus cagoulés qui placent des planches trouées de vis sur la route, un agent qui descend pour retirer « l’obstacle », un caillou jeté par un homme cagoulé sortant de nulle part et qui fracasse le pare-brise du bus.

À la suite de cela, l’ensemble des salariés ont exercé leur droit de retrait ce lundi 15 novembre 2021 et ont bloqué tout départ du dépôt. Ce droit de retrait a évidemment été vivement critiqué et remis en cause par la direction qui a considéré qu’il n’était pas justifié, et qu’il s’agissait d’un abus de la part des agents. Ils menacent d’ailleurs les salariés de décompter la journée aux conducteurs et conductrices (pensons à nos camarades cheminots pour qui la bataille a été toute aussi rude il y a deux ans).

Les salariés sont excédés, sont en détresse face au manque de soutien de la part des élus et de la direction. A rappeler qu’en 2024 les négociations commenceront concernant les marchés. Nos bus TAC seront-ils toujours sous la houlette de la RATP ? Et auquel cas, sous quelles conditions, notamment vis-à-vis des conditions de travail des salariés ?

La Fédération des Ardennes du Parti Communiste Français apporte son soutien inconditionnel aux salariés du réseau TAC. Une nouvelle fois, nous appelons à une réponse ferme de la part de l’État mais aussi de la part de la direction. Ne nous trompons pas : chaque symbole, si petit soit-il, de la République sera attaqué de front par ces bandits. La République doit reprendre entièrement pied dans l’ensemble de nos rues, et cela passe par le développement des services publics partout, cela passe par la recréation d’une grande Police Nationale de Proximité comprenant 30 000 hommes et femmes formés et statutaires, qui auront des objectifs concrets et précis, et notamment la lutte impitoyable contre les trafiquants en tout genre. Ne nous abaissons pas à eux. Oui à des services publics forts partout, oui à la gratuité des transports en communs, oui au retour d’un bureau de poste dans le quartier de Manchester, oui à une antenne du commissariat de police nationale également !

Ce que nous voulons, ce sont les jours heureux pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses, pour l’ensemble des locataires, des habitants. Plus que jamais, nous nous battrons pour nos biens communs !

Esteban EVRARD