Une vague bleue marine touche tout particulièrement la Champagne Ardenne, la seule satisfaction est la résistance des Ardennais à cette vague nauséabonde. Cette terre d’accueil a compris qu’une vie meilleure ne pouvait passer par une politique d’exclusion, une politique de préférence xénophobe.
Le seul élu officiellement étiqueté LREM, L. Vuibert ne fanfaronnera pas trop et prendra acte que son élection n’est qu’un vote antiraciste. Avec 50,3% des voix, ce représentant du patronat ne doit son élection qu’à l’alerte lancée en particulier par des militants communistes, sur le risque d’élection d’un député RN dans cette circonscription et appelant concrètement à utiliser son bulletin de vote pour éviter cette infamie dans notre département. Il a fallu en utiliser de la salive cette semaine pour expliquer que la seule manière d’éviter l’implantation du parti de la haine de l’autre dans notre département passait par un bulletin de vote pour celui que les salariés de la métallurgie connaissent comme leur principal adversaire.
D’autant plus que si le RN porte la préférence nationale, associée à un projet économique de soutien déguisé au patronat comme en témoigne ses propositions sur le pouvoir d’achat qui ne reposent pas sur des augmentations de salaires, ces électeurs, dans notre département sont surtout des gens en colère. Mais si on comprend cette colère, elle ne peut être ni approuvée, ni utilisée, ni banalisée, comme l’a fait Guillaume Maréchal, annoncé comme le successeur de B. Poletti la députée LR de la circonscription, mais aussi, hélas, des membres de la FI, pour qui tout ce qui bouge serait bien. Les résultats des deux autres circonscriptions des Ardennes sont sans surprise la réélection des députés de droite, avec une grande tristesse en particulier pour la vallée, à gauche jusqu’en 2017. Macron, son gouvernement et toute la LREM portent une lourde responsabilité dans cette montée du parti fasciste dans notre pays, à travers ces cinq ans de pouvoir au service du patronat et dans son refus du front républicain lors de second tour dans nombre de circonscriptions, alors même que c’est bien grâce à cela que le Président de la République a été réélu.
Une réforme constitutionnelle est urgente pour en finir avec ces élections par défaut !
Michèle LEFLON
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1ère Circonscription |
2ème Circonscription |
3ème Circonscription |
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Abstention |
54,88% |
59,78% |
56,2% |
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Majorité Présidentielle |
50,34 % |
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RN |
49,66% |
30,61% |
32,25% |
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LR |
69,39% |
67,75% |

Au sortir des deux séquences électorales majeures que constitue cette Vème République, plusieurs constats sont à faire. D’abord, le recul majeur de la gauche d’un point du vu électoral et idéologique. Ce recul s’est vérifié tant au cours des présidentielles que des législatives, où, les forces réactionnaires, libérales et d’extrêmes droites réunies obtiennent une large majorité dans ces scrutins. Sans défaitisme aucun, la lucidité est tout de même de mise. La déconnexion profonde d’une large partie de la gauche vis-à-vis du monde du travail et le refus de cette-ci de traiter une partie des questions importantes pour les Français ne pouvait que conduire à son affaiblissement. L’espoir promis par le large rassemblement des forces de gauches n’a pas permis l’engouement populaire souhaité. Malgré de bons résultats et près de 150 députés de gauche, l’opposition aux projets mortifères de Macron qui aura le soutien à peine voilé d’une droite qui se veut d’opposition « utile » et d’une extrême-droite qui représente la béquille parfaite du patronat sera bien compliquée. La gauche progresse par rapport à 2017 mais reste historiquement faible. Le choix des candidatures uniques lui permet de progresser en nombre de députés mais elle recule en nombre de voix et en pourcentage par rapport à la présidentielle.

La ville de Charleville-Mézières est séparée en deux circonscriptions. D’un coté la 1ére Mézières/Rethel et de l’autre la 2ème Charleville/Givet. Il est néanmoins possible sur la commune de tirer des enseignements du premier tour de scrutin pour les législatives.
De ce premier tour des élections législatives, on retiendra avant tout l’ébranlement politique de la Macronie, à tel point que le ministère de l’intérieur joue des nuances politiques pour tenter de masquer que l’électorat s’est plus porté sur les candidats de la NUPES que sur ceux de l’alliance organisée autour de la personne du Président de la République.
Avant les élections régionales, Revin a eu droit à l’annonce de l’implantation d’une usine Mercier, une promesse démentie à l’été suivant. A quelques jours des élections législatives, voilà