L’annonce, par la communauté d’agglomération Ardenne Métropole, de la création de 300 emplois sur le site de l’ancienne usine Deville à Charleville-Mézières était à l’ordre du jour de la réunion du conseil communautaire ce 21 mars. Hormis le fait que ce projet est porté par une entreprise nationale nous n’en saurons pas plus.
Pourtant quelle garantie avons nous qu’il s’agit bien d’investissements fiables alors que les Ardennais ont déjà été échaudés avec différents projets comme CEVITAL (les Ayvelles), Thomé Génot (Nouzonville) ou Mercier (Revin) qui allaient créer des centaines d’emplois et qui ont tous périclités. Ces dossiers sont restés sans lendemain malgré les promesses. Au delà de la viabilité du projet plusieurs interrogations se posent.
Une partie du site de la friche Deville est classée inondable et donc inconstructible. Il serait préjudiciable de ne pas respecter cette interdiction administrative. D’autre part, cette friche est située en plein cœur de Charleville-Mézières à un carrefour très fréquenté. Toutes les productions n’ont pas leur place, dans un secteur très urbanisé, une entreprise de la métallurgie par exemple. Ce serait contraire aux normes actuelles d’aménagement du territoire.
Pour autant il est nécessaire de tout faire pour favoriser cette création d’emplois dont nous avons terriblement besoin. C’est pourquoi il ne faut pas s’en tenir qu’à la friche Deville mais explorer d’autres pistes comme l’implantation dans une zone industrielle.
La communauté d’agglomération a chargé l’Établissement public foncier (EPFGE) pour mener une étude où tous ces éléments doivent être pris en compte.
Sylvain DALLA ROSA

Le conseil municipal actuel de Charleville-Mézières est arrivé à la mi-mandat. C’est l’occasion de faire le point sur ce qui s’est passé pendant ces 3 ans depuis l’élection du 15 mars 2020. Tout d’abord il y a la configuration politique. La droite est sortie en tête du scrutin de 2020 élue dés le 1er tour et détient tous les pouvoirs. Avec 6992 voix (77,61%), elle s’octroie 40 sièges sur 43 au conseil municipal. L’opposition de gauche ne recueillant que 3 sièges. Pour autant ce résultat ne reflète pas le rapport de force politique au sein de la ville chef lieu. Ainsi, lors de la dernière élection présidentielle si on cumule les résultats des différents candidats de gauche, celle-ci est majoritaire à Charleville-Mézières.
A neuf voix près, à l’Assemblée Nationale, la motion de censure contre le gouvernement n’a pas été adoptée. Quel naufrage pour le gouvernement ! Cette réforme des retraites reste illégitime. Après la journée d’action du 28 mars avec 7000 manifestants à Charleville-Mézières, le combat continue, car une majorité de progrès existe toujours dans notre pays contre cette réforme. Depuis le recours au 49-3, la révolte n’a fait que grandir. Face au chaos provoqué par le Président de la République et son gouvernement, les forces progressistes doivent répondre par leur unité, leur détermination à faire retirer cette réforme, et cela dans le respect de la démocratie et sans violence.
La sécheresse de ces derniers mois montre toute l’importance de l’approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées et les efforts à faire pour préserver la ressource. Depuis la loi de 2015 la responsabilité des communes dans ce domaine a été transférée aux intercommunalités. Toutefois la situation n’est pas égale sur tout le territoire national. L’Assemblée des communautés de France a fait le constat qu’en 2021 seulement 33% des communes appliquaient ce transfert de compétences. La plus importante communauté d’agglomération de notre département, Ardenne Métropole, qui regroupe 58 communes et 120 000 habitants applique la loi et assure la compétence « eau et assainissement ». L’exercice a cependant été sensible car il a fallu harmoniser la tarification et la gestion sur le territoire. C’est aujourd’hui chose faite et l’ensemble des communes de l’agglomération sont à une gestion unique. A l’exception du fonctionnement des quatre principales stations d’épuration (Charleville- Sedan- Nouzonville – Bazeilles) la gestion de l’eau est gérée par le service public auquel nous sommes attachés.
Avec 100% des collectivités qui adhérent à une structure Valodéa (syndicat départemental pour le traitement des déchets ménagers) les Ardennes ont décidé il y a quelques années de se mettre en commun afin d’être plus efficaces et de diminuer les coûts de traitement des déchets. Point faible de cette politique c’est la persistance du conseil départemental, présidé par la droite, de maintenir la société d’économie mixte ARCAVI. Je réclame depuis plusieurs années qu’ARCAVI soit dissout et
« Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison » Victor Hugo.
La grande mobilisation politique et sociale sur les retraites change la donne. Elle cristallise le débat politique, fait resurgir la question sociale au premier plan, engage dans une opposition de classe des forces sociales considérables. Mieux, elle peut être gagnée comme lorsque dans l’histoire le peuple se rassemble pour reprendre son avenir en main. C’est tout l’enjeu de la nouvelle phase qui s’ouvre avec la puissante mobilisation le 7 mars dernier, 9000 manifestants à Charleville-Mézières et plus de 3 millions nationalement.
Responsabilités nationales obligent le maire de Charleville-Mézières doit revoir ses engagements au plan local. C’est ainsi que lors du dernier conseil municipal il a fait voter la création d’un poste de maire-adjoint supplémentaire. En période de « disette financière » ce n’était pourtant pas une priorité.
Les lois successives concernant la santé, celle de Bachelot, celle de Touraine, celle de Buzyn en dernier ont construit le rapprochement entre les hôpitaux d’un même territoire avec un objectif très clairement explicité dans la dernière : rassembler dans les chefs-lieux des départements les services actifs et transformer les autres en hôpitaux pompeusement appelés hôpitaux de proximité, dépourvus de maternité, de chirurgie, d’urgences, de services de spécialités et ouverts sur l’extérieur,