Que pouvaient attendre les Français de la énième intervention télévisée du Président de la République le 16 janvier ?
RIEN ! Force est de constater qu’ils n’ont pas été déçus par ce pronostic.
Face à des journalistes dociles et les nouveaux membres du gouvernement soumis, le discours du Président a été lénifiant confortant la continuité de sa politique libérale enfonçant des portes ouvertes en guise de preuves à une amélioration des conditions de vie des citoyens.
Quelques exemples :
ÉCOLE : expérimentation de la « tenue unique », rétablissement des cérémonies de remise des diplômes mais pas d’objectif en matière de recrutement de personnel ni d’arrêt de fermeture d’établissements et ou de classes.
ÉCONOMIE : demande à son nouveau gouvernement des mesures permettant de mieux gagner sa vie (!) sans parler d’augmentation de salaire, favoriser le paiement au mérite pour les fonctionnaires, meilleur moyen de freiner les évolutions de carrières et de créer des inégalités de traitement.
SANTÉ : il assène entre autre que le doublement des franchises médicales, passage à 1€, est une bonne mesure pour responsabiliser les assurés sociaux. Ce qui peut se traduire par le fait que : être malade est un acte irresponsable mettant en péril les comptes de la nation !
Une nouvelle fois cette intervention n’aura servie qu’à une chose : confirmer le projet de société porté par le Parti Communiste Français, la nécessité de mettre en place de véritables réformes telles que, augmenter et indexer sur l’inflation les salaires et les retraites, donner de véritables moyens budgétaire et humain à toute la fonction publique, juguler l’inflation entretenue par les marchés financiers pour parvenir à un réel partage des richesses crées par les salariés et non les actionnaires.
Patrick LATTUADA

Le député de droite de la 2e circonscription des Ardennes, Pierre Cordier, a vu fin décembre sa permanence à Fumay taguée avec des slogans dénonçant son vote positif de la répugnante loi sur l’immigration. Le PCF condamne avec force ces pratiques agressives qui ne remplaceront jamais le débat démocratique et la mobilisation citoyenne. Pour autant la réaction du député est provocatrice. En qualifiant les auteurs de ces tags « d’islamo-gauchistes » on perçoit la haine que véhicule ce parlementaire. En assimilant les militants de gauche aux islamistes il insulte tous ceux qui ne partagent pas ses positions droitières. Incidemment il reprend les propos de l’extrême-droite. Concernant celles du Rassemblement National ce n’est pas la première fois.
Le vote de cette loi par le parlement en décembre a fait l’objet de marchandages entre l’ancienne Première Ministre et Les Républicains, acceptant la majorité de leurs amendements les plus xénophobes à tel point que le Rassemblement National a pu dire que la préférence nationale était inscrite dans la loi. Sur la suppression de l’AME (aide médicale d’état) permettant aux étrangers non affiliés à la Sécurité Sociale de se soigner, E. Borne a promis un projet de loi spécifique. A voir comment G. Attal et C. Vautrin mettront en œuvre cette promesse.
Ces quelques mots en guise de titre vous évoqueront certainement une chanson (merci M. Brel) qui tout comme l’époque n’incite ni n’invite à l’optimisme.

Avec les intempéries que nous connaissons depuis plusieurs semaines, outre les inondations dans certains secteurs, ce sont les berges qui sont fragilisées. Sur notre territoire de nombreux arbres sont déjà tombés ou vont tomber dans la Meuse avec les risques que cela engendre pour les barrages. A Charleville-Mézières c’est particulièrement vrai à hauteur de l’île de Montcy ou du centre aquatique.
En ce début d’année 2024, le pouvoir d’achat demeure la priorité des Français.
Une enquête publique, jusqu’au 8 février, est lancée sur la pointe des Ardennes pour l’implantation d’un incinérateur à déchets. Sur un espace de 11 hectares l’objectif est de retraiter et d’éliminer quelques 950 000 tonnes de déchets du bâtiment dont une partie serait classée dangereux. Outre les pollutions émises par le fonctionnement d’un incinérateur avec le rejet des fumées, ce serait prés de 40 000 camions par an qui transiteraient par le futur incinérateur. La société Wim Pétillon (flamande) qui est porteuse du projet envisage de traiter également les déchets qui proviennent d’autres départements. Une réflexion globale sur le traitement de tous les déchets est urgente. Ne serait-ce que pour prononcer l’unité des sociétés qui opèrent dans le traitement des déchets ménagers dans notre département. A l’évidence, dans le contexte actuel, ARCAVI société d’économie mixte que dirige le conseil départemental n’a plus de justificatif pour continuer à exister.