Plan d’austérité XXL indécence des profits XXL

Depuis plusieurs semaines Bercy, siège du ministère de l’Économie et des Finances, via les voix de sa cohorte de Ministres et de Secrétaires d’États, Bruno Lemaire en tête, présentent un plan drastique de réduction des dépenses publiques. Le tout sous les yeux bien veillants des locataires de l’Élysée et de Matignon.

Les recettes proposées sont les grands classiques du libéralisme, on réduit les dépenses des services publics, sans jamais imposer de conditions aux 200 milliards d’aides publiques versées aux entreprises.

 Seules petite entorse à la règle, le petit coup de canif fait aux indemnisations pour embauches d’alternants en contrat de professionnalisation. Ce changement va surtout péjorer et fragiliser encore un peu plus certains étudiants et servira d’excuse au patronat pour ralentir ce genre d’embauches.

Face à cette nouvelle saignée, il est expliqué aux citoyens que la situation financière du pays mérite un sacrifice et l’effort de toutes et tous est d’accepter, l’augmentation des franchises médicales, le déremboursement des soins dentaires, la restriction du prêt à taux zéro… plutôt que de repenser une politique fiscale totalement dévouée à la protection des ultras riches et des coffres forts des banquiers.

Comme il est totalement accepté et encore moins critiqué, que certains ‘’grands patrons’’ voient leur revenus, déjà exponentiels, littéralement exploser. A l’image du patron de Stellantis qui, au titre de 2023, empochera la coquette somme de 36,5 millions d’euros !…

L’indécence de cette politique nous oblige à nous unir et dire STOP à ce modèle de société.

La première action étant de voter et faire voter le 9 juin prochain pour la seule liste porteuse de projets égalitaires menée par Léon DEFFONTAINES.

Patrick LATTUADA

Contre l’insécurité des mesures gadgets

La sécurité est une des priorités exprimées par les Français. C’est le cas dans les Ardennes ou la délinquance en 2023 est en hausse de 3,5% selon les chiffres publiés par la Préfecture. Cette situation nécessiterait des mesures fortes notamment en renforçant les effectifs de police et en dotation de matériel nouveau et performant.

Pourtant ce n’est pas le chemin sur lequel s’engage le gouvernement. Deux aspects de cette politique démontrent la façon très austéritaire que pratique le gouvernement. Simultanément on apprend que la construction d’un nouveau commissariat à Sedan n’est plus d’actualité et que le ministre de l’Intérieur va expérimenter une opération « place nette » dans le quartier de Manchester à Charleville-Mézières.

Pour cette dernière expérimentation il s’agit de demander aux habitants de ce quartier populaire de dénoncer par SMS les faits de délinquance qu’ils subissent ou constatent. Cette procédure se faisant dans l’anonymat. Cette proposition nous rappelle certaines pratiques de la la seconde guerre mondiale encouragées par les occupants. Un élu de la ville chef lieu avance même l’idée que pour combattre le trafic de drogue les habitants peuvent organiser des moments de cafés citoyens.

Cette proposition rejoint la pratique de déployer des forces de l’ordre ( CRS ) quelques jours de temps en temps dans certains quartiers. Incontestablement cette pratique n’a en rien fait diminuer la délinquance et le trafic de drogue.

Nous sommes loin de la police de proximité et de l’îlotage qui avaient permis de faire reculer les actes de délinquance.

Sylvain DALLA ROSA

Forêt Primaire, refuser le débat politicien

Loin du débat politicien, le mercredi 3 avril, la fédération du PCF 08 a reçu Eric Fabre, secrétaire et cofondateur de l’association « Hallé » qui milite pour la réalisation d’une forêt primaire dans les Ardennes. A la demande du PCF le responsable associatif a tenu à resituer cette proposition dans le contexte actuel. Axant son propos sur l’atout principal du projet qui vise à protéger la biodiversité, il a réfuté l’argument d’une mise sous cloche d’un territoire de 70 000 hectares dont une partie en Belgique. Parler d’aménager la forêt est légitime dans notre département où 32% des territoires sont boisés et représentent un superficie forestière non négligeable. Celle-ci constitue des milieux essentiels pour la préservation des habitats naturels et des espèces animales et végétales, contrairement à ce que nous constatons actuellement d’exploitation mercantile de la forêt.

Eric Fabre s’est voulu rassurant sur le projet. Il a réfuté l’utilisation d’un courrier ministériel par les opposants au projet et notamment la pétition lancée par le député de droite Pierre Cordier. Beaucoup d’élus agissent par opportunisme sans approfondir le débat. Selon le responsable associatif le ministre ne rejette pas le projet d’une forêt primaire qui est un projet privé.

C’est ce qui m’a conduit à intervenir lors de la réunion du conseil communautaire Ardenne Métropole en réclamant un débat en commission. Proposition que le président, Boris Ravignon a balayé d’un revers de la main. La constitution d’une forêt primaire ne se fera pas dans les décennies qui viennent mais il s’agit de jeter les bases d’une protection de la forêt, et d’une réflexion sur une autre exploitation. Randonneurs, cueilleurs de champignons ou chasseurs pourront continuer à assumer leur passion. Le débat doit se prolonger pour une décision en toute connaissance de cause.

Sylvain DALLA ROSA

Communiqué : Rien ne doit nous détourner de notre mobilisation

Nous venons de prendre connaissance de la délibération de la commission nationale des conflits du Parti Socialiste. Deux responsables ardennais sont sanctionnés (Ph. Pailla et D. Lerouge) pour leur position au moment de l’élection régionale de 2021. La commission pointe notamment une attitude contraire au fonctionnement du PS en ne soutenant pas la liste ayant reçu l’aval de celui-ci.

Pour notre part, il n’est pas question de prendre position dans un conflit interne d’une autre formation politique. Nous notons simplement que les deux adhérents sanctionnés sont les principaux animateurs du PS avec qui, aux élections locales, nous constituons des listes de rassemblement afin de nous opposer à la droite.

Cette situation peut affaiblir la gauche. Il est urgent que la fédération des Ardennes du PS fasse connaître les dispositions prises pour retrouver une harmonie départementale ! La lutte contre le saccage social instauré par le gouvernement et la droite doit être l’objectif prioritaire de l’ensemble des forces de gauche.

Patrick LATTUADA– secrétaire départemental du PCF

Notre campagne pour les élections Européennes 

Nous sommes désormais à environ 2 mois du scrutin. À l’heure d’engager les étapes finales de notre campagne, une très bonne nouvelle nous est parvenue le 8 avril dernier.

Irène PERRIN-TOININ, secrétaire de la section de Charleville-Mézières a été retenue comme candidate sur la liste définitive de ces élections Européennes.

C’est une véritable reconnaissance du travail et de l’engagement des militants communistes ardennais et un argument supplémentaire pour sensibiliser et motiver les électrices et électeurs pour éradiquer l’abstention, phénomène qui nuit gravement à la démocratie, et démontrer l’importance des enjeux de ce scrutin.

La présence d’une candidate travaillant et vivant dans leur département va aider à démontrer à nos concitoyens que notre liste est la seule réelle alternative à un changement de politique et que le parlement européen est une instance politique qui a du pouvoir et non une simple chambre d’enregistrement de directives administratives. Ce qui en clair signifie qu’aucune proposition poussant à aller vers encore plus de libéralisme ne peut être appliquée sans le consentement du Parlement européen.

Au Parlement européen on fait des choix, et les mouvements sociaux de ces derniers mois démontrent amplement que ces choix ne plaisent pas à la majorité des salarié.es, retraité.es, étudiant.es, privé.es d’emploi.

C’est donc par la voix d’Irène et notre présence sur les marchés, lieux publics… et les rencontres citoyennes que nous allons fixer que nous allons affirmer et expliquer que :

Voter pour la liste menée par Léon DEFFONTAINES c’est dire NON à plus d’austérité et de libéralisation, OUI à plus de services publics, de possibilité de vivre dignement de son salaire ou de sa retraite et plus d’égalité sociale.

Patrick LATTUADA.

Quand la droite s’autocensure !

Lors des débats de ces derniers jours menés au Conseil Départemental, le discours et les prises de position d’un élu de droite a jeté un malaise dans les rangs de la majorité départementale.

Le thème du débat reposait sur les mineurs non accompagnés (MNA). Il est important de savoir que ceux que l’on range dans la ‘’case MNA’’ sont des mineurs (-18 ans) arrivant sur notre territoire n’ayant pas la nationalité française.

Ces débats portaient sur la nécessité d’octroyer 900 000 € supplémentaires pour assurer l’accueil et l’accompagnement de ces jeunes.

Il est certain que le climat, souvent de guerre, de la situation internationale est un des facteurs déclenchant l’accélération de l’arrivée de ces enfants, car ce sont bien des enfants qui arrivent par leurs propres moyens dans le département.

Même s’il est vrai que dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, le désengagement de l’État est de mise, il est navrant de voir un élu, se prétendant républicain, jeter l’opprobre sur des innocents accusés d’accroître les risques de propagation de maladies vénériennes et de la prostitution.

Les vieux démons de la loi indigne ‘’immigration’’ sont toujours bien présents dans la classe politique de droite de plus en plus proche des doctrines de l’extrême droite.

Il est à souligner que le très démagogique élu cumulant les mandats de député et conseiller départemental, s’est abstenu sur la proposition d’adoption de cette enveloppe supplémentaire.

Patrick LATTUADA

Gaza : halte au génocide

Face à l’insupportable massacre des Gazaouis, la mobilisation continue pour la paix en Palestine. Vendredi dernier, les communistes étaient présents au rassemblement à Sedan à l’appel du Collectif pour une Paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Centres sociaux : Sylvain Dalla-Rosa écrit à la ministre C. Vautrin

« Inscrits dans le paysage social depuis des décennies les centres sociaux jouent un rôle d’animation irremplaçable. Confrontés à d’importantes difficultés financières ces dernières années plusieurs structures sont au bord de la liquidation. Déjà les premiers effets se font sentir avec la fermeture du centre social de Revin (Ardennes) Souvent les centres sociaux sont l’unique structure sociale dans les quartiers. Ainsi, à Charleville-Mézières, c’est le SARC de la Ronde Couture et celui de Manchester qui couvrent les plus grands quartiers du département et qui se retrouvent dans un équilibre précaire.

Les Centres sociaux et les Espaces de vie sociale emploient quelques 484 personnes dans les Ardennes. Ils assument leur fonctionnement essentiellement grâce aux collectivités et à la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). Le vice président de l’Association des Maires de France vient de déclarer « les communes sont étouffées……nous devons couper dans les dépenses ». Selon la CNAF se sont près de 600 centres qui sont en difficultés.

Le gouvernement doit agir pour aider les centres sociaux à surmonter les difficultés actuelles. Des décisions doivent être prises en urgence. Selon les statistiques de 2023 ce sont 484 salariés qui sont concernés dans notre département. Sur le plan financier nationalement les centres sociaux et espace de vie sociale mobilisent un budget global de près de 14 millions d’euros. La disparition de centres sociaux serait un coup dur pour la cohésion sociale dans les quartiers.

Qu’allez vous faire pour enrayer cette spirale infernale ? »

Des investissements qui oublient les quartiers

Le Conseil départemental des Ardennes vient de rendre public les gros investissements qu’il entend réaliser avant la fin du mandat. Les plus importantes réalisations retenues, sont au nombre de quatre (maison du sport, lac des vieilles Forges et de Bairon et un collège dans la Vallée). Cette programmation atteint un montant prévisionnel sur le plan financier à hauteur de 43 millions d’euros. Certes la situation actuelle est difficile financièrement pour les collectivités mais le choix fait pour les investissements est discutable. Ainsi, rien ne semble programmé pour Charleville-Mézières. La construction d’un collège unique pour le quartier de la Ronde Couture est définitivement enterré. Les élus départementaux ont décidé de laisser tomber le quartier le plus peuplé des Ardennes. Il faut supposer qu’il en est de même pour une éventuelle subvention à la Communauté d’agglomération afin de construire une nouvelle piscine.

Il ne s’agit pas de faire de la surenchère mais de bien cerner les priorités dont a besoin notre département. Les priorités retenues ont elles été négociées avec les communes. Il serait intéressant de connaître la position du maire de Charleville-Mézières sur les investissements que le président du Conseil départemental a fait voter par son assemblée.

Les décisions prises font écho aux orientations que vient d’afficher le gouvernement. Le quartier de la Ronde Couture (classé zone franche) et celui de Manchester font partie des endroits les plus en difficulté sociale. Des investissements dans ces quartiers montreraient à la population qu’elle n’est pas abandonnée.

Sylvain DALLA ROSA

Librairie qui ferme, coup dur pour le quartier

La fermeture annoncée de la librairie de Mohon est un double mauvais coup porté à ce quartier de Charleville-Mézières. Tout d’abord c’est un recul de la culture qui est programmé. Cette fermeture a également pour conséquence l’accélération de la désertification du quartier. La ville de Charleville-Mézières, qui est composée de communes issues de la fusion de 1966, centralise son pôle commercial dans le centre-ville autour de la place Ducale. Malgré une gesticulation des élus majoritaires peu de propositions concrètes sont formulées et mises en œuvre par la mairie. On laisse dépérir un quartier qui est historiquement peuplé par des cheminots à l’époque du développement de la SNCF. Preuve de cette histoire l’existence de Rotondes SNCF qui sont classées.

Le commerce de proximité avait déjà subi des fermetures suite au confinement dû au COVID. Récemment a été organisée la remise des trophées des entreprises. C’est l’arbre qui cache la forêt. Compte tenu des liquidations commerciales on peut penser que c’est de la communication et de la « poudre aux yeux ». Ainsi, un point important pourrait se concrétiser rapidement celui de refuser l’ouverture du dimanche pour les grandes surfaces. Des animations régulières dans les quartiers permettraient de rendre ceux-ci attractifs. Comme le font les habitants qui annuellement organisent à Mohon une brocante très fréquentée. Autre point qui touche les quartiers il s’agit de la baisse démographique. La ville est largement passée sous le seuil des 50 000 habitants.

Il est urgent d’agir pour éviter de transformer les quartiers en désert et cités dortoirs.

Sylvain DALLA ROSA