Fête de l’Humanité

Il reste quelques places dans le car qui emmènera des Ardennais à cette grande fête populaire le samedi 13 septembre.

Ne tardez pas à vous inscrire auprès de la fédération.

Vous pouvez aussi prendre un bon de soutien à l’Humanité qui vous donne droit à l’entrée à la fête.

Communiqué de presse : ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026 DE CHARLEVILLE-MÉZIÈRES UNITÉ ET SOLIDARITÉ POUR UNE ACTION EFFICACE

Face aux défis majeurs que rencontre notre ville, inégalités sociales croissantes, crise écologique, réduction des services publics. Le 27 août 2025 les forces de gauche et citoyennes : Les Écologistes, Génération.s, le PCF (Parti Communiste Français), le PS (Parti Socialiste), UVA (association Unis vers l’Ardenne) ont décidé de s’unir et annoncent la création d’une large union pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 à Charleville-Mézières.

Les huit premiers noms de candidats à parité issus de chaque organisation présente ont été retenus. Mais conscients de l’actualité du moment politique, et souhaitant laisser la priorité à la fête et l’engouement que le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes représente pour notre ville, une conférence de presse sera organisée sitôt le festival clos.

Ce sera l’occasion de proposer également aux habitantes et habitants de notre ville la méthode par laquelle le programme de gauche, écologiste et citoyen sera co-construit.

Une rentrée sociale et politique sur les starting-block

Depuis mardi 2 septembre, une journée de mobilisation et de grève est bien suivie par les énergéticiens. La mobilisation est prévue jusqu’à jeudi. Ce sont plus de 250 piquets de grève répartis dans l’Hexagone et les Départements d’Outre-mer pour la revalorisation des grilles de salaires, la réévaluation des pensions et la baisse de la TVA à 5,5% sur les factures énergétiques des usagers. Nous saluons les salariés d’Enedis mobilisés chez nous. A l’avant-garde, cette mobilisation des énergéticiens préfigure les prochaines journées : celle du 18 septembre, journée de grève et de mobilisation à l’appel de l’intersyndicale, qui fera suite à la journée du 10 septembre, journée de mobilisation citoyenne. En cause, les annonces désastreuses sur le budget et les économies prévues sur le dos des travailleur.es du 1er ministre Bayrou encore en poste jusqu’au vote de confiance des députés le 8 septembre prochain. Rejeter la responsabilité de la crise sur les Françaises et les Français en imposant une cure d’austérité sans précédent, c’est ce que nous rejetons au Parti Communiste Français. Face à ces politiques d’austérité, nous proposons un pacte d’avenir pour la France comprenant un plan d’investissement de 500 milliards d’euros : nous prenons le parti-pris du travail, du renouveau industriel et de la transition écologique, dans le cadre d’une nouvelle République sociale, laïque et démocratique pour la paix et la coopération des peuples.

Une rentrée chaude donc, avec en arrière goût le danger de la prise de pouvoir par l’extrême droite. A Charleville-Mézières, la mobilisation politique à 6 mois des élections municipales se concrétise avec l’union des forces de gauche, écologiste et citoyenne en parallèle de la mobilisation sociale.

Irène PERRIN TOININ

Secrétaire de section de Charleville-Mézières

Un bus pour aller à la fête de l’Huma

La fête de l’Huma approche : les 12, 13 et 14 septembre à la base 112 au Plessis Pâté.

C’est la grande fête artistique, culturelle, politique de la rentrée.

La fédération des Ardennes du PCF y tient un stand (volontaires bienvenus !).

Elle organise un bus le samedi au tarif de 85 euros entrée comprise sur la fête. Les inscriptions sont indispensables et attendues (renseignement par mail : pcfardennes@gmail.com ou au tel : 03 24 56 40 43 ou 06 82 16 15 42)

Si vous ne pouvez venir, n’hésitez pas à acheter un bon de soutien à l’Humanité (en vente à la fédé du PCF08)

Les œillères de Catherine Vautrin

La ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles se répand dans les médias ces derniers jours, à l’image du Premier ministre qui se lance sur Youtube pour défendre les politiques de réduction des dépenses publiques.

Elle a largement joué le jeu : les missions « solidarité, insertion et égalité des chances » et « travail » sont celles qui devraient le plus subir de baisses de crédits dans le budget de l’État 2026 avec celles du ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative et l’aide publique au développement des pays pauvres selon la feuille de route donnée par F. Bayrou aux différents ministres pour la préparation du budget de l’État.

Plus de 5 milliards d’économies sont également prévus pour la Sécurité Sociale. La prise en charge à 100 % des Affections de Longue Durée est ciblée de même qu’est prévue une hausse des franchises médicales, laissant un reste à charge pour les malades plus élevé. Arrêtons nous plus spécifiquement sur deux projets, celui sur les arrêts de travail et celui sur la lutte contre la fraude.

Les arrêts de travail sont une bête noire pour Catherine Vautrin ! Il faudrait supprimer l’indemnisation des premiers jours : en cas de maladie grippale, vous avez le choix entre perdre de l’argent et aller contaminer vos collègues de travail, sans parler des conséquences en présence de public, à l’école ou à l’hôpital par exemple. Mais il faut aussi s’en prendre aux arrêts de longue durée. Pourtant, ce que disent les médecins du travail, c’est qu’ils voient plus de salariés qui travaillent alors qu’ils ne le devraient pas que de tire-au-flanc ! Et pas un mot sur les conditions de travail.

Quant à la lutte contre la fraude, elle nous annonce un projet de loi. Il cible les professionnels de santé et parmi eux les transports sanitaires, dont les dépenses augmentent fort logiquement, vu l’éloignement des lieux de soins et les assurés sociaux. Par contre, il oublie totalement les entreprises. Pourtant, sur l’estimation de 13 milliards de fraude, la moitié serait liée au non paiement de cotisation par les entreprises, au travail dissimulé !

Contamination aux PFAS : la population et les élus locaux abandonnés

Dans un territoire à cheval sur la Meuse et les Ardennes, l’eau a été déclarée impropre à la consommation le 10 juillet pour cause de contamination aux PFAS. Cet acronyme, c’est ce que l’on appelle plus communément les polluants éternels : une famille de plus de 4 000 composés chimiques, substances per- et polyfluoroalkylées, utilisées depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes et résistantes à la chaleur. Les travaux scientifiques montrent qu’ils peuvent avoir des effets délétères pour la santé et le caractère cancérogène d’au moins un d’entre eux est prouvé.

L’origine de ces PFAS serait liée à l’épandage ou au stockage de boues de l’ex-papeterie de Stenay.

Il aura fallu plusieurs semaines pour que la préfecture, sur avis de l’ARS, se décide à prendre cette décision, alors même que cette contamination était connue depuis le printemps et avait fait l’objet d’un débat lors du conseil communautaire des Portes du Luxembourg le 19 juin 2025.

Le seul soutien aux communes concernées vient de la communauté de communes. Car pour les représentants de l’État, l’eau c’est une compétence des communes ! Selon le communiqué de l’ARS du 7 juillet, « Les communes concernées sont invitées à établir puis présenter un plan d’actions permettant de rendre de nouveau l’eau conforme aux normes en vigueur, dans les meilleurs délais. » Et la note s’avère très salée pour elles : eau minérale, recherche d’un autre captage ou essai de traitement au charbon actif.

La population est laissée sans conseil : faut-il faire des dosages ? Et les animaux ? Quelles conséquences pour les cultures, l’élevage dans le secteur ?

Le député a saisi la justice. Mais ce n’est pas cela l’aide concrète dont ont besoin les communes concernées ! Elles ont besoin d’une aide financière, pour l’ingénierie des solutions et pour financer celles-ci ! « Liberté, Égalité, Fraternité », ces mots de notre devise républicaine doivent prendre tout leur sens. On ne peut laisser une telle inégalité dans l’accès à l’eau potable dans notre pays.

Michèle LEFLON

Un Préfet s’en va…..Les problèmes restent

La valse des Préfets touchera à nouveau notre département le 25 août prochain. A cette date Alain Bucquet, Préfet des Ardennes depuis 4 ans, quittera son poste pour une autre destination. Dans une longue interview il redit tout le bien qu’il pense du département des Ardennes. Sauf que son bilan est loin d’être idyllique. Le taux de chômage est toujours aussi élevé et la désindustrialisation continue ses ravages (Walor, la SAM…). Comme nombre d’élus de droite il met dans son bilan l’implantation du groupe Hermès. C’est l’arbre qui cache la forêt. Malgré plusieurs interpellations rien ne transpire sur le sort qui sera réservé à l’usine Stellantis, la première entreprise de Champagne-Ardenne qui fabrique des pièces automobiles. Située aux Ayvelles elle devra adapter son avenir au changement de production automobile. Quelles seront les conséquences sur l’emploi ? Rien également sur la cure d’austérité qui touche les collectivités locales et territoriales. Pas un mot sur la précarité financière qui frappe le Conseil Départemental. Autrement dit le Préfet qui s’en va ne laissera pas un bilan exceptionnel de son passage dans notre département.

Cette passation de pouvoir au niveau préfectoral se fera dans un contexte où le gouvernement envisage une réforme des pouvoirs des Préfets. Le 1er ministre annonce l’installation d’un État fort au niveau local. Avec cette réforme, à défaut de répondre aux besoins locaux, les Préfets auront une responsabilité renforcée «  pour intervenir dans tous les domaines «  comme le propose F. Bayrou. Cette réforme devrait être débattue dès septembre. Ce débat à l’initiative du gouvernement risque de se dérouler dans une discrétion totale. L’objectif est de mettre les départements sous tutelle de l’État.

Sylvain DALLA ROSA

Hiroshima, Nagasaki 80 ans et toujours la menace nucléaire

Il y a 80 ans éclataient les bombes atomiques sur les villes d’Hiroshima et de Nagasaki, faisant des centaines de milliers de morts et des survivants dans l’horreur.

Au nom d’un soit disant principe de « dissuasion nucléaire » La France possède l’arme atomique et E. Macron voudrait la mettre à disposition de l’Europe. Mais est ce que cela évite les guerres ?

Regardons plutôt la réalité.

La dissuasion nucléaire n’a pas empêché les guerres (comme récemment entre l’Inde et le Pakistan) ni freiné des actes de défense vis à vis de pays possédant l’arme nucléaire : l’Ukraine a frappé des sites stratégiques russes, de même que l’Iran et avant l’Irak ont répliqué à Israël avec des missiles.

Ce qui compte, c’est la diplomatie ! Pour Gaza, il y a urgence. Non seulement Netanyahou affame le peuple gazoui, mais il parle maintenant d’occuper l’ensemble de l’enclave palestinienne. Arrêtons ce crime contre l’humanité.

Michèle LEFLON

Nouvelle adresse mail

Suite à un piratage de notre boîte mail, notre nouvelle adresse est pcfardennes@gmail.com

Nouvelles des Ardennes prend ses quartiers d’été.

Prochain numéro le 7 août et reprise le 4 septembre.

Bon été à toutes et tous

L’ARS doit agir pour la santé

L’ARS (Agence Régionale de Santé) a pour mission de développer la santé sur notre territoire. C’est dans ce cadre qu’elle vient de rendre public son soutien à cinq projets ardennais pour réduire les inégalités sociales en matière de santé. Le montant de ce soutien à des projets associatifs est de 32 447 euros. Si le fait d’aider de tels projets est louable ce n’est pourtant pas la prérogative principale de l’ARS. On attend de celle-ci qu’elle s’investisse dans la gestion de l’hôpital public. La fermeture de la maternité de Sedan ou les déserts médicaux ne sont que très rarement évoqués par l’ARS et surtout sans mesures concrètes.

Un autre élément qui montre la dégradation dans le domaine de la santé dans notre département, c’est la mise sous tutelle du GHSA (Groupe Hospitalier Sud Ardennes). Il s’agit de mettre sous administration provisoire, pour les six prochains mois, les hôpitaux de Rethel et Vouziers. Cette mesure sans précédent intervient suite à des dysfonctionnements des sites hospitaliers. L’objectif est de reconstruire une offre de soins pérenne et de mettre les blocs opératoires en conformité.

Il y a urgence de mettre l’ARS au cœur de ses prérogatives, un bon niveau de santé. Mais les ARS ne font que suivre les directives ministérielles qui leurs sont dictées.

Sylvain DALLA ROSA