La valse des Préfets touchera à nouveau notre département le 25 août prochain. A cette date Alain Bucquet, Préfet des Ardennes depuis 4 ans, quittera son poste pour une autre destination. Dans une longue interview il redit tout le bien qu’il pense du département des Ardennes. Sauf que son bilan est loin d’être idyllique. Le taux de chômage est toujours aussi élevé et la désindustrialisation continue ses ravages (Walor, la SAM…). Comme nombre d’élus de droite il met dans son bilan l’implantation du groupe Hermès. C’est l’arbre qui cache la forêt. Malgré plusieurs interpellations rien ne transpire sur le sort qui sera réservé à l’usine Stellantis, la première entreprise de Champagne-Ardenne qui fabrique des pièces automobiles. Située aux Ayvelles elle devra adapter son avenir au changement de production automobile. Quelles seront les conséquences sur l’emploi ? Rien également sur la cure d’austérité qui touche les collectivités locales et territoriales. Pas un mot sur la précarité financière qui frappe le Conseil Départemental. Autrement dit le Préfet qui s’en va ne laissera pas un bilan exceptionnel de son passage dans notre département.
Cette passation de pouvoir au niveau préfectoral se fera dans un contexte où le gouvernement envisage une réforme des pouvoirs des Préfets. Le 1er ministre annonce l’installation d’un État fort au niveau local. Avec cette réforme, à défaut de répondre aux besoins locaux, les Préfets auront une responsabilité renforcée « pour intervenir dans tous les domaines « comme le propose F. Bayrou. Cette réforme devrait être débattue dès septembre. Ce débat à l’initiative du gouvernement risque de se dérouler dans une discrétion totale. L’objectif est de mettre les départements sous tutelle de l’État.
Sylvain DALLA ROSA
