La monarchie a toujours ses adeptes

En France, depuis 1792, le règne de la royauté a été aboli. Après la révolution de 1789 progressivement tous les privilèges dont le roi, les princes et princesses bénéficiaient ont été supprimés. Plus de 230 ans après certains voudraient bien réécrire l’histoire.

A l’occasion de la visite dans les Ardennes du prince Albert 2 de Monaco et de sa sœur la princesse Caroline, fin avril, le président du conseil départemental a oublié que nous sommes en République. Le représentant de la royauté monégasque avait fait le déplacement jusque dans les Ardennes pour visiter l’exposition consacrée à la famille Grimaldi. L’exposition relate les liens qui existent entre la principauté de Monaco et l’ancien duché de Rethel.

Se sentant intouchable et porteur des intérêts de la royauté le président du conseil départemental, Noël Bourgeois, a invité tout ce beau monde à l’Hôtel du département. Dans son discours d’accueil celui-ci devait déclarer en s’adressant au prince:  » votre présence est un véritable privilège et une grande fierté ».

Comme cela n’était pas suffisant pour marquer l’allégeance ardennaise à la principauté de Monaco il consacre un éditorial plus une page entière dans le dernier bulletin du conseil départemental. Il y en a qui sont nostalgiques de la monarchie.

Sylvain DALLA ROSA

CANICULE DANGER  !

Notre pays comme une grande partie de l’Europe méditerranéenne a traversé ces derniers jours une de ses plus chaudes périodes.

Face à cette montée spectaculaire des températures et à la probable intensification des épisodes caniculaires, les discours incantatoires des membres d’un gouvernement totalement dépassé ont une fois de plus mis au grand jour le manque de moyens alloués pour protéger les populations les plus vulnérables.

Les dispositifs d’alerte, les centres d’accueil et les ressources médicales demeurent très insuffisantes pour répondre efficacement à ces situations d’urgence de plus en plus fréquentes.

Cette carence met en danger la santé publique, principalement celle des personnes âgées, des enfants ainsi que des malades chroniques, qui sont les premières victimes de la chaleur extrême.

Il est primordial que les autorités renforcent les moyens humains, matériels et financiers à la gestion des canicules. Fermer temporairement les écoles, accueillir les enfants dans des églises et ou des bâtiments publics non prévus à cet effet ne sont pas et ne doivent pas être une solution pour assurer une protection réelle et durable.

Ignorer l’urgence climatique, continuer à restreindre les budgets nécessaires pour la contrer revient à négliger la sécurité et le bien-être de nos concitoyens.

Patrick LATTUADA

STOP AUX DIVISIONS

Dans moins d’un an, les élections municipales devraient être le premier rendez-vous démocratique fixé aux Françaises et Français.

Pilier de la démocratie et de la République les communes sont le lieu où se façonnent et se mettent en œuvre des politiques publiques déterminantes pour la population et l’avenir des territoires.

Alors que le RN poursuit, sous couvert d’un discours démagogue truffé de mensonges, sa progression dans le pays et que la droite, dite classique, se raccrochant au discours de l’extrême droite tente d’être à l’offensive, le PCF sonne l’alarme et appelle nationalement tous ses partenaires à renforcer l’union des forces de gauche.

Ces élections municipales, cruciales pour le quotidien de tout.es les citoyens.es se doivent d’être la concrétisation d’une stratégie de rassemblement et d’union autour de projets municipaux à la hauteur de l’attente des habitant.e.s.

Les militant.e.s communistes ardennais dès la fin de l’année 2024 ont été les premiers à lancer un appel à toutes les forces démocratiques et progressistes du département afin de créer un maximum de rassemblements le plus large possible.

La section de Charleville-Mézières en est un des meilleurs exemples.

Patrick LATTUADA

La Fête de l’Humanité se tiendra les 12, 13 et 14 septembre

Mêlant spectacles musicaux et débats politiques, la Fête est le grand rassemblement populaire de la rentrée.

Comme c’est le cas depuis des décennies, la Fédération des Ardennes sera présente avec un stand où vous pourrez vous restaurer et engager le dialogue sur les sujets d’actualité. Au menu culinaire vous retrouverez l’inégalable « Cacasse à cul nu » préparée sur place par notre cuistot professionnel. Vous pourrez également profiter d’un moment de calme pour reprendre des forces pour continuer la visite.

Le groupe de bénévoles ardennais sur qui repose la tenue du stand ardennais vous attend pour vous souhaiter la bienvenue.

Un bus partira des Ardennes le samedi 13. Vous pouvez déjà vous inscrire au tarif de 85 euros, entrée comprise.

La région Grand Est toujours contestée et contestable !

La région Grand Est est née en janvier 2016. L’objectif inavoué du gouvernement de l’époque était de confier des compétences de gestion le plus loin possible des habitants. Ce sont donc 13 régions en France métropolitaine qui sont désormais l’échelon régional. Ainsi la gestion des déchets, de l’eau et l’assainissement ou la politique économique… sont désormais confiés aux grandes régions.

C’est donc au 1er janvier 2016 que la réforme est entrée en vigueur. Celle ci ne fait pas que des heureux. La perte de compétences primordiales pour la gestion de proximité est un mauvais coup pour la démocratie. D’autant que les nouvelles régions sont une cohabitation entre territoires pauvres et ceux qui surnagent dans la crise économique. Ainsi, c’est le cas pour la région Grand Est dont font partie les Ardennes. Il faut beaucoup d’imagination pour trouver des points communs entre notre département et l’Alsace. Cela fait bientôt 10 ans que cette réforme a eu lieu et les cicatrices de la fusion sont toujours d’actualité.

Selon un récent sondage ce sont 72% des Alsaciens qui sont pour la sortie du Grand Est de leur territoire. Cette situation montre à l’évidence que les politiques de gestion ne sont pas les mêmes entre les Ardennes et l’Alsace ou la Lorraine. Le récent débat budgétaire pour la région Grand Est montre que chaque territoire n’est pas frappé par la crise de la même façon. Ainsi le budget du Grand Est pour 2025 connaît une baisse de dotation de 135 millions d’euros.

Sylvain DALLA ROSA

40 milliards d’€ d’économie sans toucher aux riches

La loi Zucman adoptée à l’Assemblée nationale le 20 février n’a pas passé l’épreuve du Sénat le 12 juin avec 129 voix pour et 188 contre. Il faut trouver 40 milliards d’€ en se privant de taxer de 2 % le patrimoine des 0,01 % des Français les plus riches soit 1 800 contribuables !

Cette loi n’est pourtant pas révolutionnaire dans le sens où on l’entend. Ces millionnaires continueraient de s’enrichir mais cette mesure pourrait rapporter 20 milliards sur les 40 estimés nécessaires. Faire participer à l’effort national cette caste c’est donc non pour la majorité des sénateurs, avec toujours les mêmes arguments poussiéreux, l’hypothétique exil fiscal et un mauvais signal pour les investisseurs étrangers ! Aucune réalité, aucune étude n’argumentent ces inquiétudes du grand capital. Pour éviter cet écueil et un éventuel exil fiscal resservi à chaque fois, la loi Zucman a de novateur qu’elle prévoit un bouclier qui permet de soumettre les présupposés exilés à un impôt plancher de 2 % jusqu’à 5 ans après leur fuite !

80 % des Français sont favorables à la taxation des plus riches. C’est donc un scandale démocratique d’y renoncer en cette période de « disette ». Les Français ne sont pas dupes sur les inégalités fiscales qui existent dans notre pays. Ils demandent un système plus juste, plus progressif pour que chacun participe de façon proportionnelle à l’effort de solidarité nationale.

Aujourd’hui, demander toujours plus d’efforts à la majorité des Français sans corriger ces anomalies inégalitaires est inacceptable. Depuis l’élection du locataire de l’Élysée, les 500 premières fortunes de France ont vu leur patrimoine exploser, passant de 200 à 1 200milliards ! La justice devant l’impôt est au centre de l’adhésion démocratique du peuple de France.

Le Sénat a rejeté la loi, le match retour se fera à l’Assemblée, la gauche le prépare et les communistes y prendront toute leur part.

La censure n’est pas loin si le camp présidentiel s’obstine à préserver les plus riches et « rincer » le reste de la population.

Corine POSTAL

NON au démantèlement de la SNCF

L’union départementale CGT organisait le 13 juin dernier un rassemblement dans le hall de la gare de Charleville-Mézières. Il s’agissait de dénoncer la politique de la SNCF de casse du service public. Après les fermetures de gares la décision est prise de fermer, dés 2025, treize guichets d’accueil des voyageurs dans la région Grand Est dont deux dans notre département (Rethel et Revin).

Après la suppression de TGV entre Paris et Sedan cette décision se fait sans concertation. Ainsi, le COREST (comité régional des services de transports) qui est censé instaurer le dialogue, n’a jamais évoqué cette volonté de la part de la SNCF. C’est le mépris total envers les usagers, les cheminots et les élus alors que la ligne Charleville/Givet est la plus fréquentée de Champagne-Ardenne.

Cette décision de la SNCF va contribuer a appauvrir économiquement notre département. On peut regretter qu’aucun élu de la ville chef-lieu, y compris le maire, n’ont pas cru nécessaire d’être présents. Les élus communistes disent NON au démantèlement de la SNCF.

Sylvain DALLA ROSA

L’IVG un droit à défendre !

Depuis 50 ans il existe dans notre pays le droit pour les femmes à une interruption volontaire de grossesse (IVG). La loi portée à l’époque par Simone Veil a été votée le 17 janvier 1975. Cette avancée pour le droit des femmes a suscité dans notre pays des interventions calomnieuse et haineuses tant par les milieux catholiques que par plusieurs élus de droite et d’extrême droite. Pourtant cette loi répondait à un besoin nécessaire.

En France en 2023 ce sont 243 623 IVG qui ont été pratiquées. Dans notre département les Ardennes le chiffre est de 361 pour une année. Dans le département, seul à Charleville-Mézières les IVG sont encore pratiquées. D’un point de vu sanitaire la légalisation de l’IVG était indispensable. Ce sont quelques 300 000 avortements qui étaient pratiqués clandestinement avec dans l’essentiel des cas des conséquences sanitaires plus ou moins graves.

50 ans après le vote de la loi les choses se dégradent sérieusement. Ces 10 dernières années plus de 130 centres ont été fermés. Aujourd’hui les restrictions financières mettent en danger la pratique de l’IGV. C’est dans ce contexte de recul médical qu’il est nécessaire que les forces de progrès se mobilisent et agissent pour défendre ce choix élémentaire pour les femmes à disposer de leur corps !

Sylvain DALLA ROSA

Mieux financer la sécu, c’est possible !

La Cour des Comptes a sonné le tocsin : La trajectoire des comptes de la Sécurité sociale serait hors de contrôle !

Mais au-delà du titre, très politiquement correct pour soutenir l’orientation du gouvernement actuel, le rapport est instructif :

– L’écart entre le prévisionnel 2024 et les comptes qui viennent d’être consolidés et analysés dans ce rapport est surtout du à des recettes inférieures aux prévisions et le plus grand écart est du à la fraction de TVA affectée à l’assurance maladie.

– Côté dépenses, l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) a été dépassé de 1,3 milliards d’euros et ceci est lié aux deux tiers aux relations financières avec les laboratoires pharmaceutiques.

Et oui, il faudrait aller vers un pôle public du médicament !

Et oui, la TVA est une très mauvaise source de revenu pour la Sécurité Sociale. En plus, c’est la plus injuste qui soit, touchant davantage ceux qui ont le moins.

Le gouvernement continue ses ballons d’essai : après la TVA sociale, les menaces sur les ALD (affections de Longue Durée).

Et si, plutôt, on augmentait les cotisations de Sécurité Sociale pour avoir les moyens nécessaires aux remboursements des soins, au renflouement de nos hôpitaux exsangues ? En filigrane, la Cour des Comptes donne encore des arguments en parlant des exonérations : « les effets de cette politique, notamment sur les créations d’emplois, sont complexes à chiffrer ». Sans commentaire !

Macron nous ressort la TVA…antisociale sans le dire

Cette escroquerie chère au patronat a été remise au menu par le président de la République dans son intervention télévisée du 13 mai. Les mots n’ont pas été prononcés mais l’idée est bien là.

Notre modèle de protection sociale reposerait trop sur le travail ! « Les cotisations sociales entraînent une différence importante entre le salaire brut payé par l’employeur et le salaire net perçu par le salarié » sans bien évidemment s’étendre sur ce que sont les cotisations sociales ! A l’image des grands débats pendant la crise des gilets jaunes et du « conclave » sur la réforme des retraites qui n’ont servi à rien, l’évocation d’une conférence entre patronat et syndicats de salariés pour un nouveau modèle social qui serait financé par la consommation a été évoqué par le locataire de l’Élysée  !

Cette idée n’est pas nouvelle mais la prudence est de mise car en 2007, cette mesure décriée par la gauche avait retentit défavorablement pour la droite sur le résultats des élections législatives. Mais, l’idée n’a jamais été enterrée par le patronat et ses soutiens. Ce serait LA solution d’après le patron du Medef. La TVA joue un rôle croissant dans le financement de la Sécurité sociale. Elle est dans leur intérêt car elle redonnerait des marges financières aux entreprises en diminuant le niveau de prélèvement sur le travail. Les travailleurs gagneraient plus d’argent, les entreprises embaucheraient plus et le « made in France » serait favorisé en faisant financer notre protection sociale par les entreprises qui produisent à l’étranger plutôt que par les salariés qui travaillent dans des entreprises françaises ! Enfin ça, c’est ce que les patrons prétendent !

Mais la TVA c’est l’impôt le plus injuste, pesant de la même manière sur les salariés, les retraités, les chômeurs, les étudiants. Si les prix à la consommation augmentent, la TVA « sociale » fera automatiquement baisser le pouvoir d’achat et ce sont les ménages les plus défavorisés qui seront les plus touchés à l’image des bénéficiaires de minima sociaux et des retraités qui subiront une augmentation des prix sans aucune compensation. Pour parler clair, il s’agirait d’un transfert de charges des entreprises vers les ménages !

En fiscalisant la protection sociale, les droits des salariés se retrouveraient réduits car l’impôt n’en procure aucun ! Alors, plus que jamais, défendons notre modèle social solidaire issu du programme du CNR pour le renforcer et dénonçons cette fausse bonne proposition inégalitaire et dangereuse ressortie des tiroirs par les rétrogrades et aux gains plus que jamais discutables pour les gens.

Corine POSTAL