La fête de l’Humanité ne serait pas possible sans tous les bénévoles ! La fédération des Ardennes du PCF tient à remercier toutes celles et ceux qui ont œuvré dans son stand. Cacasse à cul nu, frites, bières … toujours servis avec le sourire malgré une affluence démente ! Les stocks ont été dévalisés à tel point que dimanche on servait des pâtes, achetées à la hâte pour remplacer la cacasse et satisfaire les affamés !
Auteur/autrice : Karine Haas
La fête fut belle !!!
90ème édition de la fête de l’Huma : 610 000 visiteurs !
Comme tous les ans, la fête a tenu toutes ses promesses comme dans le stand des Ardennes.
Dans un contexte national et international bouillonnant, avec des incertitudes et des colères populaires, ces trois jours de fête ont rassemblé une foule dense et diverse ne formant qu’un seul peuple engagé pour une République sociale, laïque, démocratique, féministe et écologique.
La lutte pour des droits à conquérir et pour un partage des richesses et du savoir est plus que jamais d’actualité. La fréquentation de la fête en a été le reflet. L’opposition entre le commun, la démocratie au service d’un idéal communiste et l’hégémonie d’un seul homme Emmanuel Macron est plus que jamais évidente. Liberté, égalité, fraternité, justice et paix entre tous les peuples, ces mots ont un sens et ont rassemblé durant les trois jours de la fête.
La fête reste la fête dans un contexte pour le moins morose et anxiogène. La fête, unique et toujours aussi riche. Débats, échanges animés mais respectueux font sa force et sa popularité. La culture et l’émancipation ne sont pas en reste. La création, si malmenée, a toute sa place et, contrairement aux forces réactionnaires et aux puissances de l’argent, un espace de liberté est offert durant ces trois jours où il est interdit d’interdire.
Le 80ème anniversaire de notre Sécu comme les 130 ans de la CGT ont été mis à l’honneur.
La Paix partout dans le monde n’a pas manqué de nourrir de nombreux débats. L’horreur des guerres, l’horreur du génocide à Gaza ont été dénoncés avec force. Reconnaître l’État de Palestine par la France sera un début mais une étape insuffisante.
Le modèle espagnol est une référence dont le président de la République ferait bien de s’inspirer. En effet, le 8 septembre, Pedro Sanchez a annoncé 9 mesures pour contribuer à « mettre fin au génocide à Gaza » notamment l’embargo total sur les ventes d’armes, l’interdiction du passage dans les ports espagnols pour les navires de carburant destinés à Israël, l’interdiction d’importations de produits « provenant des colonies illégales ». Pedro Sanchez a naturellement été accusé par Israël de mener une « campagne antisémite » avec une rhétorique violente et empreinte de haine. L’Espagne prouve que l’on peut agir concrètement si la volonté politique est bien là.
La France elle, reste d’une timidité complice et la défense du peuple palestinien est considérée par certains comme de l’antisémitisme de « gauchistes » irresponsables !
Comme le disait dans un débat le fils de Marwan Barghouti ( prisonnier politique en Israël depuis 23 ans), son père comme tous les Palestiniens seront libres un jour, la seule question est de savoir quand ?
Les communistes ont toujours soutenu le peuple palestinien. Ils continueront à le faire activement en utilisant tous les moyens nécessaires pour parvenir à une paix juste et durable dans un État reconnu.
FREE FREE PALESTINE
Corine POSTAL
Défendre notre patrimoine culturel
Présidé pendant de nombreuses années par Richard Dalla Rosa la société des écrivains ardennais (SEA) vient de fêter ses cent ans. C’est désormais Carmen Bergès qui préside la SEA. Mettre en valeur les écrits qui fleurissent un peu partout dans le département est nécessaire pour préserver le patrimoine intellectuel Ardennais.
De grands noms de la littérature ont fait partie de la SEA. On peut citer des écrivains illustres comme Jean Rogissart ou André Dhôtel. Pour défendre la création littéraire il est vital de faire vivre une association comme la SEA.
En avril dernier une exposition a retracé les cent ans d’activités de la SEA. Cette mise en valeur de notre patrimoine est nécessaire pour le préserver. Quand vous avez des achats à faire privilégiez les écrivains Ardennais. Cela fait partie de la défense de notre culture. Celle-ci est particulièrement riche dans notre département.
L’arroseur arrosé
Le déni de démocratie opéré avec entêtement par le Président de la République depuis son inexplicable dissolution de l’Assemblé Nationale de 2024 vient d’aboutir une nouvelle fois à un cuisant échec du Premier Ministre et de son gouvernement.
Le rejet de la confiance exprimé par le vote (364 contre, 194 pour) le 8 septembre 2025 est une première victoire contre un projet de budget mortifère pour la grande majorité des Français.
Ce budget ne visait qu’à faire payer encore et toujours le monde du travail et les retraités pour financer les profits aux actionnaires s’alignant parfaitement dans la ligne politique ultra libérale décrétée par le Président Macron depuis son arrivée à la tête du pays.
L’heure est à un changement immédiat de politique. Il est urgent de stopper la rigueur, le massacre des services publics, abroger la réforme des retraites, donner un pouvoir décisionnel aux salariés au sein de leur entreprise, augmenter les salaires.
Seule une nouvelle politique de justice sociale et de relance économique créera les richesses nécessaires pour répondre aux besoins urgents de notre pays.
Ces prévisions ne pourront se réaliser que par la mise en place d’un Premier Ministre et d’un gouvernement de GAUCHE volontaire et capable d’appliquer ses valeurs, surtout pas par un ou une centriste ou un quelconque amalgame politique penchant fortement à droite prôné par les Attal, Retailleau, Vautrin, Wauquiez ou autres.
Patrick LATTUADA
Le traitement des déchets doit évoluer !
Que deviennent nos déchets ? Les Ardennais sont les bons « élèves » avec une production qui est en baisse d’année en année. De 41 697 tonnes en 2021 nous sommes passés à 32 490 tonnes en 2024. Il s’agit des ordures ménagères (OM). Le tonnage du tri est lui en hausse. Ainsi, malgré l’incendie, en 2022*, qui a frappé le centre de tri situé à Charleville-Mézières le geste de trier ses déchets commence à devenir un reflex.
Concernant les OM celles-ci sont enfuies sur le site d’Eteignières, au nord des Ardennes, depuis plusieurs décennies. Dans les années 1980 une proposition de construire une usine d’incinération avait été évoquée. A l’époque le PCF avec d’autres organisations avait mis en échec le projet. La protection des casiers (destinés à enfuir les déchets) est une priorité afin de ne pas polluer le site d’enfouissement. Les jus des casiers sont aujourd’hui traités dans une station d’épuration réalisée sur le site. Malgré toutes ces précautions l’enfouissement doit évoluer avec le temps.
Il est désormais urgent de réfléchir à une solution de traitement plus respectueuse de l’environnement. L’extension du site d’enfouissement est malheureusement une réalité. A titre d’exemple l’enquête publique que vient de lancer la société d’économie mixte ARCAVI, qui gère le site d’enfouissement. Cette enquête nous fait toucher les limites atteintes par l’enfouissement. Plutôt que de favoriser le débat l’État vient d’augmenter la taxe sur les activités polluantes (TGAP) qui est passée en quelques années de 17 euros à 65.
Sylvain DALLA ROSA
Rendez-vous en mars 2026
Dès le mois de décembre 2024 et janvier 2025, la section de Charleville-Mézières avec toutes ses cellules et la fédération ont pensé, en vue des élections municipales de 2026, que pour mettre fin à la piteuse gestion du chef-lieu et de son agglomération la solution passait par un rassemblement des forces de gauche, des écologistes ainsi que des mouvements et ou associations progressistes.
Le 27 août 2025 cette idée a pris forme, le PCF, le PS, les Écologistes, Génération S, Unis vers l’Ardenne (association de citoyens.es) ont scellé un accord pour créer une liste d’union en proposant à LFI, absent ce 27 août, de se joindre à ce rassemblement.
Pourquoi une telle union est essentielle pour ces toutes prochaines échéances ?
À l’heure où les défis sociaux, environnementaux et démocratiques se multiplient seule la gauche apparaît comme la meilleure stratégie électorale et surtout comme l’unique exigence garantissant une politique prônant l’égalité à tous les citoyens.es avec des services publics renforcés.
Les citoyens.es attentent des réponses concrètes à leurs problèmes quotidiens : logement, justice sociale, transition écologique, services publics proches et de qualité, cadre de vie…
Face à la politique de droite fortement teintée par les rapprochements avec le libéralisme menée depuis deux mandats par un maire très ‘’Macron’’ compatible, les électeurs ne comprendraient pas, fort justement, que la gauche parte divisée dans cette élection.
L’union de la gauche permet :
. Le rassemblement de toutes les forces
. L’élaboration d’un programme commun ambitieux et novateur
. La démonstration de ses responsabilités et de sa cohérence
. La meilleure résistance aux politiques réactionnaires et régressives.
L’union n’est pas synonyme de l’uniformité, elle est le garant du respect des sensibilités et de l’historique de chacune de ses composantes.
Cette union est née encouragée par la très forte impulsion des militants communistes et va prouver que c’est tous ensemble que nous allons construire une commune où la solidarité, la démocratie, le bien vivre ensemble et l’écologie se vérifieront au quotidien.
Patrick LATTUADA
Les soubresauts de la droite
Alors que ces dernières semaines l’ex 1er Ministre, qui s’est vu refoulé brutalement par les résultats du vote de confiance le 8 septembre dernier, qu’il avait demandé, s’évertuait à tenter de faire croire que son projet de budget était la seule option valable pour sortir la France de la crise, le Président de la République totalement isolé et discrédité persiste et signe en nommant Sébastien LECORNU comme nouveau 1er Ministre.
Malgré un contexte politique plus que jamais instable, Emmanuel MACRON a choisi l’un de ses premiers fidèles aux orientations libérales et sécuritaires affirmées.
Loin d’un éventuel virage social à gauche attendu, cette décision s’inscrit dans la volonté de maintenir la ligne ultralibérale, pro-riches et pro-entreprises.
LECORNU est le cinquième 1er Ministre en moins de trois ans. Ce rythme frénétique traduit un exécutif en perdition, en proie à une crise de lisibilité, totalement repoussée dans ses derniers retranchements.
Cette nomination est également le signe indiscutable de la main tendue par le Président de la République à la droite dure et réactionnaire ainsi qu’à l’extrême droite.
Pour le Parti Communiste cette obstination, symbole de la continuité des logiques élitistes, ne fait qu’encourager la nécessité de mobiliser tous les citoyens.es le 18 septembre prochain dans les entreprises et leurs lieux de travail.
Seul le rapport de force créé par un engagement déterminé fera reculer les ultras-riches pour sortir de cette impasse, macroniste, synonyme de déni de démocratie.
Cabaret Vert……hommage à A. Rimbaud
Le succès de l’édition 2025 du Cabaret Vert, plus de 100 000 entrées, est incontestable. Ce festival est devenu au fil des ans le rendez-vous musical incontournable de la fin août. Son succès tient certes à l’affiche musicale mais également aux centaines de bénévoles qui ne comptent pas leur temps pour accueillir dans de bonnes conditions les milliers de festivaliers.
Il y a cependant un aspect que bien peu de personnes connaissent, c’est l’origine de l’appellation du festival. Certes les organisateurs ont la fibre environnementale mais ce n’est pas ce qui a guidé à l’origine le nom de « Cabaret Vert ». Il s’agit d’un hommage à Arthur Rimbaud qui a écrit en 1870 un poème intitulé « Cabaret vert ». Celui ci a notamment écrit je cite « Depuis huit jours j’avais déchiré mes bottines aux cailloux des chemins. J’entrais à Charleroi-au Cabaret Vert ».
Cette dénomination du festival montre l’attachement des Ardennais à leur territoire et au poète. Même si celui-ci n’a pas toujours était tendre avec sa ville et son département.
Un Préfet qui va renforcer la tutelle de l’État
Le nouveau Préfet des Ardennes vient de prendre ses fonctions depuis le 25 août. Son nom est Christian Chassaing. Dans sa première déclaration publique il se dit informé des problèmes qui touchent le département des Ardennes. Il compte : « rencontrer et écouter les acteurs locaux ». Recevra t-il les élus communistes ignorés jusqu’à maintenant ?
Sa démarche va se déployer dans un contexte où le gouvernement entend renforcer les pouvoirs des Préfets. Après une déclaration de E. Macron qui disait: « le Préfet doit être un patron de l’État au plan local » c’est Bayrou, entouré de plusieurs ministres, qui a entonné le même credo dans une déclaration du 8 juillet dernier il affirme : » c’est le retour de l’État, un État fort au niveau local ». Si on lit attentivement entre les lignes la déclaration du 1er ministre on s’aperçoit vite qu’il s’agit de mettre sous tutelle la vie locale et les collectivités locales et territoriales. A titre d’exemple on peut prendre la situation du Conseil départemental des Ardennes qui n’est pas loin du dépôt de bilan.
Si le nouveau Préfet applique la volonté du gouvernement de mettre la vie locale sous tutelle, c’est le service public qui va trinquer ! La mobilisation des Français à l’appel des organisations syndicales doit remettre en cause cette dérive autoritaire.
Sylvain DALLA ROSA
Prendre des mesures urgentes pour conforter l’usine des Ayvelles
La transition de la filière automobile vers le tout électrique est programmée d’ici 2035. A cette époque les constructeurs européens ne devront plus produire que des véhicules électriques ou hybrides. Pour les 8 premiers mois de l’année 2025 la vente de voitures neuves a progressé et les véhicules électriques sont devenus majoritaires. Le chiffre est de plus de 2,18% en août dernier en France. Il s’agit d’une progression qui est loin de compenser le recul global du marché automobile français. Cette situation n’empêche pas le groupe Stellantis (ex PSA) de réaliser 5,6 milliards de bénéfices au 1er semestre 2025. L’usine située aux Ayvelles, dans la banlieue de Charleville-Mézières, vient de fêter ses 50 ans dans notre département. A l’époque les objectifs de sa construction était de réaliser un site destiné à la création de 4000 emplois. Aujourd’hui l’usine atteint péniblement les 1800 salariés dont de nombreux intérimaires.
Le groupe automobile Stellantis semble favoriser ses usines implantées en France. Ainsi, l’usine ardennaise vient de se voir confier la production de 150 000 culasses par an. Cette commande est accompagnée de la nomination d’un nouveau directeur depuis juin dernier (A. Filosa). Cette promotion marque t-elle la volonté du groupe automobile de sauvegarder son implantation ardennaise ?
La déprime que connaît actuellement le secteur automobile sera t-elle réellement prise en compte dans la perspective du tout électrique ? Cette évolution montre la nécessité de transformer la fabrication industrielle. L’usine des Ayvelles est un site de production de pièces en aluminium qui n’existent pas dans les véhicules automobiles électriques. Il y urgence à prévoir la transition sous peine d’une catastrophe industrielle pour la plus importante usine de la région Champagne-Ardenne.
Sylvain DALLA ROSA
