Question orale au conseil communautaire du 16 juin

Retrouvez ma question orale présentée en Conseil communautaire du mardi 16 juin 2026 dernier. Elle met en exergue les conditions de travail difficiles des agents communautaires dans le cadre du réchauffement climatique. Le conservatoire, site de Charleville-Mézières, est particulièrement exemplaire de la non-adaptation des bâtiments. 

Une question valable pour l’ensemble de nos bâtiments concernés. En ces temps de fortes chaleurs inédites dans notre histoire, l’adaptation de la société aux changements climatiques apparaît comme prioritaire. Elle ne peut se réaliser qu’avec une vision de long terme avec des moyens financiers à la hauteur des enjeux.

Avec la période de fortes chaleurs que nous avons connue en mai 2026 et qui va revenir prochainement, j’ai été sollicitée par plusieurs agents et professeurs du conservatoire à rayonnement départemental, site de Charleville-Mézières, fréquenté par mes enfants, sur les températures élevées dans les salles de classe et les bureaux allant jusqu’à 36 degrés, voire au-delà.

L’adaptation au réchauffement climatique devient une urgence pour nos bâtiments, tant pour le bien-être des usagers que pour les conditions de travail des agents de la communauté d’agglomération.

Certaines salles du conservatoire sont particulièrement exposées, mettant en péril la bonne conservation des instruments. Ces chaleurs sont également nocives pour le public qui fréquente le conservatoire qui est composé à majorité d’enfants mineurs.

Mais, je m’inquiète également pour les conditions de travail des agents qui doivent subir ces chaleurs toute la journée durant leur temps de travail.

Ce bâtiment communal nécessite des travaux de réfection et d’adaptation au changement climatique d’envergure.

En attendant, dans le cadre de la santé au travail, quelles sont les mesures prises pour permettre aux agents d’effectuer leurs missions au conservatoire dans de bonnes conditions en temps de fortes chaleurs ?

Irène PERRIN TOININ, conseillère communautaire Charleville-Mézières

Fête de l’Humanité 2026

La Fête de l’Humanité revient les 11, 12 et 13 septembre 2026 à la Base 217 au Plessis-Pâté (Essonne). Les bons de soutien au prix de 45 €, donnant droit à une entrée sur la fête, sont disponibles dès maintenant au siège de la Fédération des Ardennes du PCF.

Un car sera organisé au départ des Ardennes : renseignements à venir, mais vous pouvez déjà faire connaître votre souhait d’en bénéficier ! N’hésitez pas non plus à proposer votre participation à la tenue du stand des Ardennes, quelques heures ou plus !

Tout n’est pas à vendre !

Il y a 90 ans, le 11 juin 1936, le Parlement adopte les lois sur la semaine de 40 heures, les conventions collectives et les congés payés.

Cela n’aurait pas été possible sans les luttes et les grèves massives et exceptionnelles de mai-juin 1936.

Des grèves mais aussi des occupations d’usines où on se met à penser l’impensable.

Tandis que des millions de salariés ont cessé le travail, les 2 lois sont adoptées. Une sur les congés payés et l’autre sur les 40 heures par semaine, le 11 juin à l’Assemblée et le 17 au Sénat. Il était impossible d’imaginer qu’un jour les patrons puissent accepter de vous payer pour aller vous reposer ! Mais, grâce à la grève et le Front Populaire, ce qui était vu comme une utopie est devenue réalité. Cette revendication a été arrachée malgré toute la propagande assénée pour la discréditer comme le doux refrain encore entendu aujourd’hui : « les congés payés vont alourdir le coût du travail ».

Rien n’y fera contre la dynamique enclenchée. Avec l’augmentation substantielle des salaires arrachée dans le même temps par les grèves, de nombreux « salopards en salopette » (« Figaro ») ont pu goûter à la joie des vacances. La masse laborieuse réalise son rêve au grand dam de la bourgeoisie même si nombre d’ouvriers ne sont pas partis en vacances. Le sport, la culture et les loisirs se sont développés durant ces temps libres grâce notamment à Léo Lagrange.

Les 3ème et 4ème semaines ont été obtenues par les ouvriers, la 5ème instaurée en 1982.

Le juste partage des gains de productivité reste un combat permanent. La preuve, puisque 90 ans après et presque jour pour jour, le 14 avril 2026, un député LR ressert la soupe que Bayrou avait mijoté en 2025. Vendre ses congés payés ! La solution pour augmenter individuellement son salaire. Renoncer à sa 5ème semaine de congés et la monnayer. Quand les décideurs se refusent obstinément à augmenter les salaires, que ce soit le patronat ou l’État, voilà la solution miracle inventée par des parlementaires aux ordres de la finance.

Et, si l’inflation continue d’augmenter, ce qui, au vu du contexte actuel est largement prévisible, il faudra abandonner la 4ème, la 3ème, voire l’intégralité de ses congés ?

En plus, pas d’impôts ni de cotisations sociales sur cette « vente » ! Non seulement vous vous reposerez moins mais en plus, vous aurez une pension diminuée quand vous ferez valoir vos droits à la retraite ! Une double peine en somme, 2 fois perdant !

C’est une attaque en règle aux conquêtes obtenues durant le Front Populaire et la libération.

Bayrou a essayé la suppression du lundi de Pâques et du 8 mai, Attal veut faire travailler le 1er mai. Ils veulent voler aux Français ce qu’ils ont si durement obtenu par leurs luttes. Les faire travailler plus pour gagner moins. À l’image de la dernière réforme des retraites appliquée à coup de 49.3. Travailler plus pour moins dans la semaine, dans l’année et dans la vie. C’est ça le progrès social ???

Nos droits ne sont pas à vendre « quoi qu’il en coûte » et ils sont à NOUS !

Corine POSTAL

Fête de l’Humanité 2026

La Fête de l’Humanité revient les 11, 12 et 13 septembre 2026 à la Base 217 au Plessis-Pâté (Essonne). Les bons de soutien au prix de 45 €, donnant droit à une entrée sur la fête, sont disponibles dès maintenant au siège de la Fédération des Ardennes du PCF.

Un car sera organisé au départ des Ardennes : renseignements à venir, mais vous pouvez déjà faire connaître votre souhait d’en bénéficier ! N’hésitez pas non plus à proposer votre participation à la tenue du stand des Ardennes, quelques heures ou plus !

Jean Meslier honoré dans son village

On connaît bien (sinon, on gagne à connaître !) Jean Meslier, le « curé Meslier », ce curé athée des Ardennes (Étrépigny) du début du XVIIIe siècle (1664-1729).

Précurseur des Lumières, il a laissé à sa mort un volumineux Mémoire manuscrit dans lequel il a compilé l’exact contraire de ce qu’il était censé prêcher !

Communiste et révolutionnaire, athée et matérialiste en philosophie, ce penseur longtemps ignoré fait aujourd’hui l’objet d’une reconnaissance méritée. Non seulement dans les cercles universitaires où l’on commence à s’intéresser à lui, mais aussi dans le grand public.

L’Association des Amis de Jean Meslier n’est pas pour rien dans cette reconnaissance !

Depuis sa fondation il y a une il y a quinzaine d’années, elle contribue à en faire connaître la pensée.

Tel qu’énoncé dans ses statuts, « son but est, dans la diversité des opinions de ses membres, de favoriser la connaissance de la personnalité et de l’œuvre de Jean Meslier et toutes les activités visant à honorer sa mémoire ».

Balade annuelle

Dans cet esprit, elle organise chaque année, autour du 15 juin, sa date anniversaire, une « Journée Meslier », ouverte à toutes et tous, avec visite et balade.

Cette année, le jour de la balade sur les pas de Meslier était le 6 juin 2026, et l’abbaye d’Élan y était à l’honneur. Meslier s’y rendait lui aussi annuellement pour discuter de la répartition de la dîme avec leurs abbés décimateurs.

La balade qui a réuni pas moins de 60 participants, s’est aussi faite « sur les pas » de notre camarade Sylvain Dalla Rosa qui était un membre actif et dévoué de l’association des Amis de Meslier. Nous avons rendu hommage à ce militant communiste qui, dans la droite ligne de Meslier, s’est battu toute sa vie pour les autres sans jamais rien demander pour lui-même.

Un nouvel ouvrage sur Meslier

Dix ans après celui qu’elle avait publié sous l’égide de la Société d’Histoire des Ardennes, l’association vient aussi de publier un petit ouvrage plein de révélations nouvelles sur Meslier. Il prend la forme d’un tiré-à-part de 140 pages du n° spécial que la revue Maugis publiée par les Amis de l’Ardenne lui a consacré, sous le titre évocateur : Le singulier curé Meslier ou le Facteur Cheval du Matérialisme. Un livre coordonné par Stéphane Collet, secrétaire général des Amis de l’Ardenne, et Serge Deruette, le président de l’association et spécialiste de Meslier.

Il est à commander auprès des Amis de Jean Meslier au prix de 10 euros (+ port) ou à retirer auprès d’un de ses animateurs, à Charleville (tél : 06 42 42 14 18 ou 06 72 29 81 91) ou à Étrépigny (tél : 07 67 08 96 33).

Serge DERUETTE

Soutien à la grève des agents des cantines de Charleville-Mézières !

Depuis lundi 15 juin 2026 et toute cette semaine, les agents de la restauration scolaire sont en grève et mobilisés tous les midis place Ducale pour protester contre des conditions de travail devenues insupportables.

Nous nous sommes rendus à leur rencontre pour soutenir leur mobilisation. Alors que la municipalité cherche à faire des économies sur les services publics, ce sont d’abord les agents des cantines, à grande majorité des femmes qui vont en payer les frais.

Déjà pressurisées par des sous-effectifs avec les non-remplacements des départs, une brigade mobile en nombre d’agents insuffisants qui ne permet pas de palier les absences, on veut maintenant leur imposer une mission supplémentaire qui est celle du ménage des locaux pendant les vacances d’été.

Alors qu’elles exercent un métier exigeant du point de vue des règles sanitaires, et physiques, un métier difficile qui use les corps et les esprits au service des enfants de notre commune, ajouter des missions supplémentaires, c’est un manque de considération qu’elles n’ont pas supporté.

La première préoccupation de la municipalité devrait pourtant d’abord être celle de l’amélioration des conditions de travail sur leur poste. Cela passe par le renforcement des équipes des cantines, un management humain favorisant la bonne entente au sein des équipes. C’est surtout pour les enfants qu’elles se mobilisent. Quand le service public souffre, ce sont les usagers et ici les enfants qui en subissent les conséquences.

Au lieu de cela, les élus et les cadres ont organisés la casse du mouvement social en « anticipant la grève ». Nous les retrouvons tout au long de la semaine en train de servir des menus dégradés dans les cantines scolaires.

Nous nous posons la question : quand se tiendra un dialogue social respectueux ? Quand les revendications des agents, qui portent le service public, seront entendues ?

Les élus de gauche, pour le groupe « Ensemble une autre ville » restent mobilisés. Nous conclurons avec les mots des cantinières :

« Les enfants ne sont pas des chiffres ! »

« Considération et humanité pour la restauration scolaire ! »

Irène PERRIN-TOININ

Conseillère municipale PCF

Attaques en règle contre tous les conquis sociaux !

C’est à une attaque en règle que se livre le gouvernement contre tous les conquis sociaux pour mieux satisfaire les appétits du grand patronat. Et tout y passe ! Avec l’aide des medias à la solde du capital et des élus de droite et d’extrême droite.

C’est une campagne médiatique pour justifier les restrictions budgétaires, alors même qu’il faudrait investir pour relancer l‘économie, s’engager réellement dans la transition écologique, répondre aux besoins humains.

C’est la mise en cause des fonctionnaires, dont le statut même est l’intérêt collectif. A Paris, Ian Brossat, élu communiste, est obligé de corriger un élu de droite qui veut s’attaquer à la « masse salariale » des personnels communaux, pour rappeler leur évidente utilité. A Charleville-Mézières, le maire emboîte ce même pas de droite pour désorganiser les services municipaux et pousse le vice jusqu’à demander à ses élus de suppléer lorsque les agents des cantines se mettent en grève.

C’est la politique des petits pas, l’air de pas y toucher, avec par exemple cette semaine des restrictions sur les arrêts de travail, sans même une interrogation sur les causes de l’augmentation des dépenses de l’Assurance Maladie pour les arrêts de travail, comme par exemple les burn-out à la suite d’organisations délétères du travail, ne cherchant que la rentabilité.

La remise en cause du 1er mai est le symbole de ces petits pas ! Après l’échec de la tentative à l’Assemblée nationale de créer des dérogations à ce jour férié à la suite des mobilisations massives, c’est au Sénat que le débat est relancé. Comme l’a déclaré Cathy Apourceau-Poly, sénatrice PCF du Pas de Calais, « Ce texte cherche à briser l’exceptionnalité des dérogations à l’interdiction du travail le 1er mai chômé, entamant ainsi un processus de remise en cause de ce jour de célébration de la lutte des travailleurs pour leurs droits. Nous ne sommes pas dupes ! Vous n’acceptez pas cette flamme de la lutte, de l’espoir, de l’émancipation et de l’amélioration de la condition humaine, malgré les assauts du libéralisme. »

C’est la mise en cause des militants syndicaux ! Dans les Ardennes, c’est Fabien Pinçon qui est convoqué à une entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement par son entreprise Forgex. Rappelons l’histoire. Fabien était le responsable du syndicat CGT de Walor (ex Atelier des Janves) et il a mené la lutte contre le gâchis de la fermeture de cette entreprise, contre les agissements voyous de ceux qui l’avaient repris récemment pour mieux la liquider. Cela avait abouti à la reprise par Forgex, accompagnée d’une kyrielle de licenciements. Ce n’est pas la première fois que Fabien est attaqué, et ce n’est pas le seul militant CGT de Forgex menacé ! La CGT appelle à un rassemblement à Bogny sur Meuse ce jeudi. La fédération du PCF 08 témoigne toute sa solidarité à Fabien.

Michèle LEFLON

Le stade du Theux porte le nom de notre camarade Christian Preux

Il y avait du monde ce samedi au stade de foot du Theux pour l’inauguration de la plaque portant le nom notre camarade : des officiels, des militants de la CGT et du PCF et bien sur la famille et les responsables du club de foot : Christian est l’exemple du bénévole, de ceux qui permettent au sport amateur de vivre, des invisibles.

Les cheminots en grève pour sonner l’état d’urgence

Les cheminots dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, de salaires et du service public du rail : ouverture à la concurrence, processus de filialisation…

L’appel unitaire des quatre syndicats de cheminots (CGT cheminots, SUD rail, Unsa ferroviaire et CFDT cheminots) à une journée de mobilisation le 10 juin indique : « Nous sommes à un moment de bascule à la SNCF ». Ils accusent la direction « de poursuivre une politique visant à démanteler progressivement l’unité sociale du groupe » et s’inquiètent « d’un climat anxiogène devenu structurel ».

Dans les Ardennes, nous voyons la fermeture progressive de gares, encore récemment celle de Rethel, après celle de Revin.

Le Conseil régional de droite du Grand Est envisage l’ouverture à la concurrence du lot « Etoile de Reims » qui concerne les Ardennes en 2027. La Région confirme son ambition : devenir propriétaire et gestionnaire de ses lignes ferroviaires locales. Plusieurs sections ont déjà été transférées par l’État, notamment en Alsace et en Lorraine. Des demandes de transfert sont actuellement à l’étude : l’une d’elle concerne les Ardennes avec la ligne Charleville-Mézières – Givet.

Pourtant, l’exemple allemand est édifiant : depuis l’ouverture à la concurrence, les retards ont augmenté de 30 %, les tarifs ont explosé sur certaines lignes, et les travailleurs ferroviaires subissent une précarisation sans précédent.

En France, les appels d’offres pour les TER risquent de reproduire les mêmes erreurs :

– C’est la fragmentation du service public, les correspondances plus compliquées, l’absence de solidarité entre les lignes à forte fréquentation et d’autres indispensables, mais moins fréquentées et donc moins « rentables »

– C’est la hausse des tarifs car il faut bien financer les actionnaires des opérateurs privés

– C’est la dégradation des conditions de travail : externalisation, sous-traitance, pression sur les salaires.

École inclusive : un défi sans moyens !

Ce mardi, les AESH (Accompagnant.es d’élèves en situation de handicap) faisaient de l’information devant la préfecture et à des sorties d’école, à l’appel de la CGT .

Ce métier incarne aujourd’hui une contradiction majeure des politiques publiques : alors que le handicap et l’égalité femmes/hommes sont brandis comme deux grandes causes nationales, les 186 000 AESH, à 97 % des femmes, qui font vivre l’école inclusive sur l’ensemble du territoire, sont maintenues dans une précarité statutaire et salariale scandaleuse.

Depuis plus d’une décennie, le ministère de l’Éducation nationale affiche l’ambition d’une école inclusive capable d’accueillir tous les élèves quels que soient leurs besoins particuliers et leur situation de handicap. Cette orientation s’est traduite par la scolarisation en milieu ordinaire de dizaines de milliers d’élèves en situation de handicap. Mais comme toujours avec des dirigeants libéraux, les choix politiques, quand ils répondent à une demande sociale, ne sont jamais suivis d’un budget à la hauteur des enjeux. Cette ambition s’est donc heurtée à une réalité brutale : l’absence de moyens humains et financiers ont mis en grande difficulté élèves, familles, enseignant.es et personnels accompagnants.