Stop à l’armement du génocide palestinien

Paix et Justice en Palestine et au Proche-Orient : Le PCF apporte son soutien entier aux actions contre l’exportation d’armes vers Israël et à la journée de mobilisation nationale du 10 octobre lancée par 56 organisations.

Les violations permanentes et impunies du droit international contre le peuple palestinien, la poursuite du génocide à Gaza, la colonisation et l’occupation militaire des territoires palestiniens, nécessitent une réponse ferme et résolue de la France et de l’Union européenne. Un an après la reconnaissance de l’État de Palestine par la France et les dernières déclarations sur les sanctions contre les produits des colonies, cette action doit franchir un cap supplémentaire.

La France exporte chaque année environ 20 millions d’euros de matériel et de composantes militaires à Israël, en infraction des traités internationaux.

Le PCF exige un embargo immédiat et total sur les ventes et transferts d’armes et composantes technologiques à usage militaire à destination de l’État d’Israël.

Continuer d’exporter du matériel militaire vers le gouvernement israélien équivaut à une complicité directe avec les crimes et les exactions commises contre les populations palestiniennes. La France doit faire respecter le droit international et mettre immédiatement fin à toute forme de coopération, de soutien matériel ou logistique apporté à l’armée israélienne ou à ses auxiliaires.

Le PCF continuera à travailler main dans la main avec l’OLP dans le cadre de notre alliance internationale pour les droits du peuple palestinien.

Seule la mobilisation populaire pourra engager l’État français à agir concrètement pour imposer la protection du peuple palestinien et le respect du droit international, et pour faire taire les armes. Elle seule pourra ouvrir la voie à une paix juste et durable, fondée sur le droit à l’autodétermination des peuples et permettre la création d’un État de Palestine, aux côtés de l’État d’Israël, dans les frontières de 1967.

17 octobre 1961

Rappelons nous le contexte : c’est la guerre d’Algérie, la lutte du peuple algérien pour son indépendance. En février, cela a été la création de l’OAS (organisation de l’armée secrète)  : une organisation clandestine française terroriste d’extrême droite pour préserver la présence française en Algérie. La guerre touche à sa fin (elle se terminera avec les accords d’Évian le 18 mars 1962 entre les représentants du Gouvernement de la France et du Gouvernement provisoire de la République algérienne). Mais les attentats se multiplient, en Algérie mais aussi en métropole. C’est le prétexte donné par la préfecture de Paris dirigée par Maurice Papon, pour imposer un couvre feu uniquement pour les « Français musulmans d’Algérie ». Rappelons que Maurice Papon a aussi été impliqué dans la rafle de juifs à Bordeaux entre 1942 et 1944.

Face à cette règle discriminatoire le FLN (Front de Libération Nationale) appelle les Algériens en France à une manifestation pacifique le 17 octobre 1961. En fin d’après midi, 20 000 à 40 000 personnes, selon les estimations, manifestent. Ils viennent largement des bidonvilles de la banlieue parisienne car ils n’en peuvent plus de leur situation sociale ! La situation se tend rapidement après l’heure du couvre-feu. Des manifestants sont tués par balle, à coup de pioche ou de crosse de fusil par la police et jetés dans la Seine. D’autres sont emmenés dans des centres d’internement où les violences continuent. Il y a sans doute eu 200 Algériens tués. La police parisienne est couverte par le pouvoir gaulliste en place. La presse à cette époque est censurée. Ce n’est que plus de vingt ans plus tard que les langues commencent à se délier.

C’est sur ces événements que revient le film de Daniel Kupferstein dont la fédération des Ardennes organise la projection le 17 octobre, jour anniversaire de ce massacre, à l’amphithéâtre Pierre Mendès France de Sedan à 18 h 30. Venez nombreux !

Des moyens pour les services publics : une exigence de la jeunesse

Ces derniers jours, les lycéens sont mobilisés en blocage de leur lycée et manifestations pour exiger des moyens pour l’Éducation partout en France. Nous soutenons leurs revendications.

Mardi 6 octobre partout en France, les agents publics en grève à l’appel de leurs syndicats ont rejoint les lycéens dans la rue dans de grandes manifestations pacifiques. Les services d’ordre de la CGT étaient présents en nombre pour protéger les cortèges et notre jeunesse pleine d’avenir. Comme on l’a vu à Marseille, c’était tout un cordon qui encadrait les 30 000 manifestants , permettant aux jeunes et au moins jeunes d’exprimer leurs revendications en toute sécurité. Parce que des raisons de la colère, il y en a au sein de l’Éducation Nationale : des bâtiments non-entretenus, devenus passoires thermiques, des profs non-remplacés, des postes non-pourvus, etc. Les moyens sont rognés au détriment de ceux qui en ont le plus besoin en premier, renforçant les inégalités année après année. La situation de l’Éducation Nationale reflète la situation de l’ensemble du service public. Or, lorsque le service public perd des moyens, c’est la République qui recule. C’était bien le sens de mon propos lors du dernier conseil communautaire. J’ai pu constaté le désengagement de l’État dans les politiques de santé publique, d’enseignement supérieur, d’équipements sportifs sur notre territoire. Les collectivités locales peuvent tenter avec plus ou moins de ferveur de pallier les manquements de l’État, il n’en reste pas moins qu’une collectivité territoriale n’en a pas les moyens : ce sont des inégalités sociales et territoriales qui s’ajoutent.

Quand on exprime notre désaccord, on nous renvoie dans les ronces. Et les lycéens en paient les frais avec une médiatisation affligeante qui ne parle que des casseurs et une violence inouïe à l’encontre de jeunes qui s’expriment comme on l’a vu à Lens avec ce jeune de 15 ans qui a eu sa main arrachée. Le PCF affirme toute sa solidarité avec le mouvement lycéen.

Parce que la santé, l’éducation, la culture et l’accès aux sports doivent rester des services publics de qualité, accessibles à toutes et tous sans distinction sur notre territoire, nous restons mobilisés aux côtés des lycées et des agents du service public.

Irène PERRIN TOININ

Conseillère municipale et communautaire d’opposition communiste de Charleville-Mézières

La défense de l’hôpital public à Rethel

Le gel du point d’indice des fonctionnaires participe du même mécanisme que la destruction des hôpitaux publics : le mépris du gouvernement pour le service public ! A l’initiative des syndicats CGT et UNSA du GHSA (le Groupement Hospitalier Sud Ardenne, qui rassemble les hôpitaux de Rethel et Vouziers) et avec le soutien du comité de défense des hôpitaux des Ardennes, un rassemblement a eu lieu ce 29 septembre à Rethel. La prolongation de la fermeture de la chirurgie en hospitalisation complète à Rethel, la fermeture de lits de médecine et de SMR à Vouziers sont en fait la mise en œuvre d’une circulaire ministérielle de juillet dernier, prônant des réorganisations pour faire des économies !

Des médecins de l’hôpital s’étaient joints au personnel. Élus locaux et population étaient là aussi ! Puissent les élus nationaux ardennais en tenir compte quand ils voteront sur le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale : faire des économies sur les hôpitaux est un non sens !

Les lycéens avec la fonction publique  !

La surprise de la manifestation de la fonction publique ce 29 septembre à Charleville-Mézières est venue des lycéens faisant irruption à deux reprises dans la manifestation, au square de la gare, puis dans la rue piétonne. C’est le symbole de la solidarité entre leurs revendications et celles de leurs enseignants : avoir les moyens d’étudier.

Comme souvent, les communistes étaient nombreux dans la manifestation, invisibles, car avec leurs collègues de travail ou retraités, bien ancrés dans la réalité de la vie sociale !

Pour la paix  et la solidarité

Les 24 et 25 septembre derniers la fédération des Ardennes avait décidé d’organiser un week-end de la paix. Ces deux soirées consistaient à projeter deux documentaires sur la Palestine et Cuba avec un temps d’échanges entre les participants et deux témoins, un palestinien et un cubain.

Ces deux temps forts ont démontré que le Parti Communiste Français et ses militants sont depuis toujours des fervents défenseurs de la paix. Il est primordial que les principes du droit international soient respectés, que les conflits ne peuvent être que réglés pacifiquement et non par l’application de la loi du plus fort, comme tentent de le faire différents despotes actuellement.

La paix ne devrait pas être un privilège. En Palestine comme à Cuba, des populations civiles, enfants compris, subissent les conséquences de décisions politiques iniques qui ont des répercussions profondes sur leur quotidien.

Ces situations sont le résultat de la gangrène qu’est l’impérialisme engendré par le capitalisme.

Pour la soirée consacrée à la Palestine, le film choisi était consacré à Marwan BARGHOUTI prisonnier politique emprisonné depuis plus de 20 ans. Marwan est l’homme politique le plus populaire de Palestine, son seul tort est de militer pour établir la paix entre Israéliens et Palestiniens, récupérer les terrains spoliés par les colons et stopper les massacres du peuple palestinien.

La bande de Gaza est devenue un désert où la vie n’est plus possible, sans hôpital, sans école, sans habitation. Le seul embryon où la vie peut encore exister se situe en Cisjordanie. Après le documentaire un échange en direct entre Charleville-Mézières et Ramallah s’est établi, plein de gravité mais dans une extrême fraternité avec un compagnon de lutte de Marwan BARGOUTHI qui a partagé sa cellule après une arrestation arbitraire et une libération sans explication, le seul grief lui étant reproché étant celui d’avoir manifesté pendant l’intifada.

La seconde soirée a eu pour sujet le blocus exercé par les USA sur l’île de Cuba ; blocus qui dure depuis plus de 60 ans. Là également cette situation totalement hors la loi, n’est rien d’autre qu’une guerre économique menée dans l’indifférence totale contre un pays souverain. Le débat s’est déroulé en direct avec un représentant de l’ambassade de Cuba à Paris et un camarade du PCF chargé de la campagne de solidarité avec Cuba.

Comme dans toutes les guerres les principales victimes sont les civils. Aussi irrationnel que cela puisse paraître, une grande partie de la communauté internationale via l’assemblée générale de l’ONU condamne chaque année par un vote à très large majorité l’arrêt définitif de ce blocus. Les conditions de vie de plus en plus précaires du peuple cubain font qu’il devient urgent d’entendre et de respecter cet appel universel.

Pour la Palestine comme pour Cuba, la solidarité entre les peuples doit retrouver sa place et primer sur la logique de domination et de coercition.

Patrick LATTUADA

Sedan le 17 octobre

La fédération des Ardennes du PCF continue ses initiatives autour d’un film, suivi d’un débat.

La prochaine aura lieu le 17 octobre à l’amphithéâtre Pierre Mendès France, autour d’un film historique montrant comment les événements du 17 octobre 1961 ont pu être gommés de l’histoire de notre pays.

Signez la pétition en ligne pour la nationalisation de TotalEnergie

La hausse des prix du carburant, du gaz et de l’électricité pèse lourdement sur la vie quotidienne. Aller travailler, se chauffer, se déplacer deviennent des dépenses toujours plus difficiles à supporter. Pendant que les familles se privent, les profits de l’énergie alimentent les dividendes au détriment des salaires, de l’emploi et des investissements nécessaires à la production dans notre pays.

Le PCF, avec Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle, porte 3 propositions :

• Bloquer les prix des carburants à 1,60 euro le litre.

• Baisser les taxes prélevées par l’État sur les carburants.

• Nationaliser TotalEnergies et Engie, aux côtés d’EDF, pour assurer une maîtrise publique de l’énergie, développer la production dans le pays et répondre aux besoins sociaux et écologiques.

Certes, Total a fait des gestes au niveau de la distribution, en maintenant des prix plafond dans ses stations. Mais, la vérité, c’est que Total fait encore énormément de marges sur les ventes en France car, bien plus que la distribution, l’activité génératrice de profit est le raffinage. Patrick Pouyanné a vanté le 28 septembre, devant ses investisseurs, des raffineries européennes qui « tournent toutes à plein régime et sont comme des mines d’or ». Ce ne sont de fait pas les raffineries françaises qui sont concernées, Total ayant choisi de fermer la plupart de ses raffineries sur le territoire national, une stratégie lui permettant d’échapper à l’impôt dans notre pays !

TotalEnergies profite de la guerre au Moyen-Orient et de la paralysie du trafic dans le détroit d’Ormuz pour maximiser ses profits et la politique du gouvernement entretient cette logique : les chèques énergie financent les profits par la dette publique.

C’est pourquoi le PCF propose de nationaliser TotalEnergies, une nationalisation qui doit s’accompagner de pouvoirs démocratiques d’intervention des salariés et populations sur la gestion de Total. Signez la pétition.

Michèle LEFLON

Aginode (suite)

Le 17 septembre, le tribunal de commerce de Sedan a de nouveau statué sur les sites de Fumay et Vrigne aux bois. Deux repreneurs se sont manifestés. Prochaine audience le 5 novembre…

Les communistes étaient de nouveau présents pour soutenir les salarié.es.

Non au permis de tuer

Ce dimanche à l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme, d’Amesty International, de plusieurs partis politiques, de syndicats et d’associations, près de deux cents manifestants ont protesté contre le projet de loi dit « Permis de Tuer ».

Parmi eux de nombreux communistes.