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Pour des campagnes vivantes et une ruralité heureuse

La première étape des Rencontres des Jours heureux s’est déroulée mercredi 6 octobre 2021 à Billom dans le Puy-de-Dôme à l’issue d’une journée de rencontres de Fabien Roussel sur le Sommet de l’élevage, où le candidat communiste à l’élection présidentielle était accompagné d’André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et de Jean-Paul Dufrègne, député de l’Allier.

Près de 500 personnes se sont retrouvées le soir pour cette entrée en « campagne » réussie, avec une première partie d’échanges avec les participants, suivie de la présentation des premières propositions consacrées à l’agriculture, à l’alimentation et à la ruralité.

Sur le volet agricole, Fabien Roussel a d’abord appelé à « déconfiner le débat sur les prix et les revenus des agriculteurs et des paysans ». Pour chaque production, il propose d’instituer « une conférence annuelle avec les représentants des syndicats agricoles, l’État, les producteurs, les transformateurs et les distributeurs, pour fixer, publiquement et en amont des négociations commerciales, un prix de référence. », d’instaurer un droit d’alerte en cas de baisse des prix d’achat ne couvrant pas les coûts de production et de « renforcer le pouvoir d’intervention de l’Etat » jusqu’à encadrer les marges de la distribution par l’application d’un coefficient multiplicateur entre les prix d’achat et de vente.

Fabien Roussel a conclu l’échange en revenant sur l’ancrage dans la vie municipale et communale du PCF avec ses élus qui se battent contre la baisse des moyens et des compétences des communes. Il a appelé à la reconquête d’une politique d’aménagement du territoire qui permette « d’irriguer plutôt que de concentrer » avec l’engagement « d’augmenter les dotations de fonctionnement » et le lancement « d’un programme de rénovation et de construction de logements ruraux ».

Une cité dédiée à la Marionnette

Le 26 septembre le rideau est tombé sur le festival 2021 des Théâtres de Marionnettes. Celui-ci, malgré la situation sanitaire, a connu pendant dix jours une affluence qui marque l’ancrage de ce festival dans la culture carolomacérienne. Ce ne sont pas moins de 45 000 billets pour des spectacles qui ont été diffusés. De festival en festival, Charleville-Mézières assoit sa position de capitale mondiale de la Marionnette. L’exubérante ministre de la culture a même tenu à rappeler l’engagement gouvernemental d’attribuer un label national pour les Arts de la Marionnette.

Si le festival, tous les deux ans, est la vitrine, en coulisses la ville continue à investir pour faire de la Marionnette un art majeur dans la ville chef lieu des Ardennes. Ainsi, le conseil municipal a récemment entériné la réalisation d’un projet « Cité des Arts de la Marionnette ». Il s’agit d’une opération d’envergure pour un montant de 15,78 millions. C’est la création d’une réserve muséale (sur le site SNCF de Mohon) ou encore la rénovation et l’extension du site de l’Espace Lebon qui sont à l’ordre du jour. La mise en œuvre de ce projet ancrera définitivement la ville comme leader du développement de la Marionnette. Comme il vient encore de le montrer, le public ne fait pas défaut. Reste maintenant à élargir les spectacles de rue aux quartiers.

Depuis plusieurs décennies, petit à petit, la ville s’affiche comme incontournable quand il s’agit des arts de la marionnette. Membre, en tant qu’élu communiste, j’ai récemment participé au jury de concours pour désigner le cabinet d’architecture comme lauréat qui va assumer la maîtrise d’œuvre pour la réalisation de la « Cité des Arts de la Marionnette ».

Sylvain DALLA ROSA

L’emploi – Une cause nationale

Le PCF lance sa « Semaine pour l’emploi » du 9 au 16 octobre. L’emploi est une des causes majeures de la candidature de Fabien Roussel : permettre à chacun d’avoir un emploi (ou une formation) émancipateur. Dans ce domaine, l’objectif revendiqué par une grande partie de la gauche mais aussi de la droite n’est pas l’éradication du chômage mais seulement le « plein-emploi » c’est-à-dire l’équilibre du marché du travail capitaliste, qui suppose le maintien d’un pourcentage de chômeurs pouvant aller, en France, jusqu’à 9 % selon diverses estimations. On mesure le contraste avec le projet révolutionnaire que porte le Parti Communiste : la construction d’un système de sécurité d’emploi et de formation.

C’est en effet l’articulation des luttes immédiates – éradication du chômage, augmentation des salaires, entrée de la production dans le champ de la démocratie etc. jusqu’au dépassement du marché du travail capitaliste. Avec le PCF et Fabien Roussel, c’est le travail universel, digne et opposé à la rentabilité capitaliste et à la recherche du taux de profit le plus élevé.

En voilà tout un projet : l’intérêt général contre l’intérêt particulier de quelques propriétaires et financiers.

Cette « Semaine pour l’emploi » sera l’occasion pour l’ensemble des communistes de mettre sur le devant de la scène leurs fortes propositions. Il en découle un Grand Rendez-vous National, à Paris (déplacé au 21 novembre).

Esteban EVRARD

Le PCF, à l’initiative pour une industrie à Revin

Vendredi 1er octobre, la section PCF de Revin avait rendez-vous avec Lucile Josse, membre du cabinet de la ministre Jacqueline Gourault, pour comprendre les motifs du désengagement de l’État dans l’implantation des Cycles Mercier et pour proposer des pistes industrielles fiables et pérennes dans la Vallée de la Meuse.

L’action du PCF de Revin a commencé début août, lors de l’annonce du retrait des financements étatiques sur le projet d’implantation de l’usine de vélos des Cycles Mercier, usine qui devait permettre l’emploi de 270 travailleurs. Les camarades lancent alors une pétition pour demander un projet industriel pour la ville et reçoivent un soutien populaire massif. D’abord, les communistes font signer au marché, devant les magasins, devant les boulangeries. Ils sont rejoints par les commerçants qui se lancent dans la bataille et recueillent près de 300 signatures auprès de leurs clients. Fort de cette mobilisation et des 1200 signatures recueillies, les camarades communistes appellent le ministère de Jacqueline Gourault – qui était venu promettre les Cycles Mercier – et obtiennent un rendez-vous. Une délégation est créée pour se rendre à Paris. Partent deux communistes et trois Revinois signataires.

Quel bilan tiré de ce rendez-vous ? Le premier bilan doit être d’ordre militant, et celui-ci est une réussite. La pétition a permis de développer le lien avec les Revinois, de les impliquer et de démontrer la force d’une lutte collective. Lors du rendez-vous, nous avons pu créer un lien privilégié avec les Revinois signataires venus à nos côtés. Je pense à Nassim qui veut continuer à se battre avec le Parti, notamment sur la question palestinienne. Je pense à Guillaume qui ne « s’intéressait pas à la politique » et qui, à la sortie du ministère, souhaitait organiser une manifestation pour défendre l’industrie à Revin. Deux futurs camarades, marqués par leur participation à l’action.

Le second bilan, sur le fond du dossier, est plus nuancé. Nous attendions des réponses sur le fiasco des Cycles Mercier et nous n’avons rien obtenu. Sur la stratégie industrielle, le gouvernement ne souhaite pas prendre le rôle de planificateur, de l’aveu de notre interlocutrice. Celle-ci nous propose donc de travailler nos propositions par nous-même, et d’organiser un second rendez-vous en février à Bercy pour en discuter. Nous disons chiche ! Le travail a commencé avec le Parti Communiste, avec la CGT, avec les élus locaux pour préciser notre plan pour l’industrie dans la pointe des Ardennes.

Maxime GRULET

A vot bon cœur M’sieurs Dames !

C’est la solution du président de la République : défiscaliser les pourboires pour régler le problème des salaires et du pouvoir d’achat de certains travailleurs. En bref, c’est aux consommateurs d’arrondir les fins de mois de ces salarié(e)s aux conditions de travail difficiles avec des salaires de misère. Une entourloupe, un stratagème, une blague, une vaste fumisterie : choisissez le terme adéquat !

La question des salaires est primordiale.

Les solutions proposées ? Des primes, des chèques, augmenter des allocations. Non soumis aux cotisations sociales et défiscalisés, des milliards d’euros ne retombent pas dans le budget des familles.

Sans cotisations sociales et sans impôts, pas de Sécurité Sociale, pas d’hôpitaux et d’écoles publics. Tous ces services publics au service de toutes et tous sont asphyxiés et laissent la part belle au privé.

Mais, quant tout sera privé, nous serons privés de tout !

Toutes ces mesures sont décidées pour ne pas fâcher le capital.

Pourtant, le ministre de l’économie l’assure et il n’en démord pas : « celles et ceux qui ont les rémunérations les plus faibles doivent obtenir une meilleure rémunération » (propos tenus à la fin de l’été).

Sa solution ? Pas de coup de pouce au SMIC, pas d’augmentation du point d’indice des fonctionnaires gelé depuis 2010 !

Le patronat se refuse à augmenter les salaires en particulier dans l’hôtellerie et la restauration, il continue à faire l’autruche. C’est pourtant dans cette branche que les 3 premiers niveaux de la grille des salaires sont inférieurs au SMIC. Depuis mars 2020, ces salariés ont perdu 16% de leur salaire et ce n’est pas la défiscalisation des pourboires qui compensera ce manque à gagner.

Dans les grands magasins, même constat alors que les patrons trônent dans le top 10 des fortunes mondiales ! Les écarts donnent la nausée. Le salaire des patrons du CAC 40 a augmenté de 30% en 1 an alors que le SMIC lui, va progresser de 2% !

Le PCF propose l’encadrement des salaires dans un rapport de 1 à 20 en garantissant une meilleure répartition des richesses produites et en interdisant par la loi les écarts de rémunération au-delà d’une multiplication par 20.

La justice sociale passe par  là et sans complaisance avec les nantis.

AG du comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes

Elle aura lieu le 5 octobre à 18 h salle Guy Canon (Avenue de Warcq) ) à Charleville-Mézières. Après l’AG statutaire, le thème du débat de cette année sera la marchandisation du soin avec la participation d’un économiste du travail : Alexis Jeamet. Plutôt que de donner aux hôpitaux les moyens de fonctionner, l’idéologie actuelle consiste à transformer le travail des soignants pour le rendre plus « rentable » au mépris de la qualité du travail et de la prise en charge des patients, en le déshumanisant, en le transformant en un simple service marchand. Les conséquences en sont redoutables, tant pour les personnels que pour les patients.

Les fausses annonces pour les aides à domicile

Le Premier Ministre a anticipé la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2022 avec des annonces en particulier pour les aides à domicile. Ce PLFSS est le dernier du quinquennat et donc marqué d’annonces préélectorales ! Mais elles sont surtout de façade !

Après avoir renoncé à une loi pour l’autonomie le gouvernement ne reprend qu’une seule des 175 recommandations formulées par le rapport Libault de mars 2019, qui affichait pourtant une réelle ambition pour une meilleure prise en charge de l’autonomie. Mettre en place une tarification nationale plancher pour le secteur de l’aide à domicile est un progrès et l’inscription dans la loi est une bonne chose. Mais le taux de 22€ était déjà dépassé par la moitié des départements ! Il faudrait qu’il soit à 30 € pour tenir compte des nécessaires revalorisations de salaires, de la prise en charge des frais de transport des aides à domicile … Avec les annonces du gouvernement, il n’est même pas sûr que toutes les aides à domicile en voient la traduction sur leur feuille de paye et les restes à charge pour les familles pourraient s’élever ! Sans parler des finances des départements, encore sollicitées davantage sans compensation !

Habitat 08 a 100 ans

Habitat 08 vient de fêter ses 100 ans. Tout le monde se souvient de l’OPAC, de ce qui a pu être apporté en terme de logement, relogement, amélioration de l’habitat pour les plus démunis de notre département.

Quel héritage ?

Aujourd’hui, Macron nous a volé notre libre gestion, nos liens de proximité avec les locataires en nous obligeant à nous marier avec BATIGERE.

Il reste que depuis des décennies, nous assistons à un vieillissement de notre parc HLM sans qu’une politique de construction ne soit entreprise : pas de construction nouvelle alors que nos concurrents font, rénovent.

Moins de gardiens dans les immeubles alors que nos édiles se gargarisent des opérations coup de poings contre les trafics en tout genre qui nous pourrissent la vie dans nos quartiers.

Moins de gardiens, absence de police de proximité, moins de banques, moins de Poste, moins de médecins, moins de bistrots, la zone, l’ennui. Reste pour tuer l’ennui à jouer aux gendarmes et aux voleurs. Qui va gagner ?

C’est pourquoi il faut réintroduire de l’humain dans nos cités. Qu’attend Boris Ravignon pour sanctionner les bailleurs sociaux qui ne respectent pas leurs engagements de réintroduire du gardiennage en échange du non versement de la TFPB (taxe foncière sur les propriétés bâties) ? Oui, nous demandons à nos élus de prendre leurs responsabilités pour obliger à recréer des postes de gardiens sédentaires partout où cela est possible.

Fabien Roussel nous propose des jours heureux avec des gardiens de proximité, une police de proximité, une lutte impitoyable contre les trafics de drogue, une justice à l’écoute, un pouvoir d’achat en hausse, une relocalisation de nos activités industrielles externalisées par la droite et le parti socialiste, un mieux être dans une France verte alliant croissance et République pour toutes et tous.

Philippe PAQUIS

Mobilité, un référendum pour donner la parole aux habitants

A Charleville-Mézières la tenue d’un référendum est une démarche intéressante. Consulter nos concitoyens est important surtout sur le schéma des mobilités. C’est la troisième fois que notre collectivité produit un document global pour améliorer les déplacements. La première approche date de 1978, la deuxième c’est la réalisation d’un Plan de déplacement urbain (PDU) en 2008 et aujourd’hui c’est le schéma des mobilités que nous examinons. Cette démarche devrait avoir des prolongements à l’échelle de l’agglomération. Il est dommage, cependant, que la consultation avec un vote le 28 novembre prochain, se borne à des réponses par un oui ou un non. Ne serait-il pas possible de joindre au bulletin de vote un questionnaire portant sur quelques points sensibles en matière de déplacement et pour lesquels nos concitoyens souhaitent donner leur opinion ? Les modifications à intervenir ne sont pas anodines. Ainsi, par exemple, l’objectif est d’avoir 85% de rues de notre ville dont la vitesse serait limitée à 30 kilomètre-heure, la création de pistes/bandes cyclables sur l’ensemble des rues ou la réalisation de giratoires au carrefour du Pont des 2 villes ou place des droits de l’Homme. Sur ces différents sujets ce serait bien de connaître la position des Carolomacériens. Dommage également que ce référendum intervienne alors que des aménagements majeurs pour la mobilité et la circulation sont déjà réalisés ou décidés. Je pense à la place de l’Hôtel de ville ou à la piétonisation de la place Ducale. Sur ces aménagements il n’y a plus de modifications possibles.

Quand on analyse le document qui va être soumis au vote, on constate que les chiffres montrent que nous ne partons pas de rien sur le schéma des pistes cyclables.

Il faut regretter que le document ne retienne pas la priorité aux transports en commun sur les giratoires ou la création de sites propres notamment avenue d’Arches permettant de créer des itinéraires avec des bus à haut niveau de service (BHNS).

Dans la phase de mise en œuvre du schéma il est prévu une évaluation régulière avec les associations et les habitants. Il n’est cependant pas précisé sous quelle forme. Nous ferons prévaloir ces remarques dans le débat préparatoire au référendum. Afin que l’information soit complète il faudrait préciser le coût de ce référendum et préciser que le document ne peut être retenu que si plus de 50% des inscrits viennent voter.

Sylvain DALLA ROSA

Éradiquer le chômage !

Fabien Roussel résume la campagne que le PCF veut mener pour l’élection présidentielle en ces mots : « Nous voulons mettre la question sociale et écologique au cœur de la présidentielle, pointer la responsabilité du capitalisme, avec l’ambition de prendre le pouvoir sur l’argent ».
Car il s’agit bien de mettre les vraies questions dans le débat public, celles qui concernent toutes et tous, le pouvoir d’achat, l’emploi, la santé … et non la distillation de petites phrases et la diffusion de la haine de l’autre.
C’est le sens de la semaine de mobilisation sur le travail et le pouvoir d’achat que lance le PCF du 9 au 16 octobre qui sera suivie d’une grande initiative à Paris le 20 novembre avec un meeting de Fabien Roussel (covoiturage prévu au départ des Ardennes).
Malgré les affirmations du gouvernement sur la reprise économique, la réalité c’est que l’on continue à compter 6 millions de chômeurs et que la France est un pays de bas salaires qui ne permettent pas de vivre dignement.
Les communistes sont convaincus que c’est le travail qui confère à chacun sa dignité, sa place dans la société. En un mot, ils préfèrent au revenu universel le travail universel, ils préfèrent bâtir une société où chacun a accès à un travail bien rémunéré avec de bonnes conditions d’exercice. C’est le sens de ce que les communistes appellent une sécurité emploi formation garantissant à chacun un emploi ou une formation avec maintien de sa rémunération. C’est le sens aussi d’un revenu étudiant permettant aux jeunes d’étudier dans des conditions dignes. C’est possible à condition de reprendre la main sur la finance.