Le gouvernement, par la voix de Gérald Darmanin, souhaite balayer la question sociale en imposant l’immigration comme priorité dans le débat public. Alors que la France vit une poussée inflationniste sévère, que des luttes sont menées sur l’ensemble du territoire par des salariés, les syndicats appellent d’ores et déjà à une grande journée de mobilisation le 29 septembre.
Après différents revers, la volonté de Gérald Darmanin est de « donner les forces à la République de se défendre, en modifiant la loi s’il le faut » en matière d’immigration. Ce qui revient, dans sa conception des choses, à rétablir pleinement la double peine. Cette réforme pourrait pousser la différenciation des peines en fonction de la nationalité, avec une possibilité d’expulsion du territoire national considérablement élargie. S’il faut évidemment lutter contre la délinquance et donner les moyens à la République de le faire, ce n’est pas dans l’amalgame entre l’immigration et la délinquance que la solution se trouve.
« Le bon sens français », c’est dans ces termes que Darmanin explique vouloir supprimer huit des neuf réserves légales qui empêchent l’expulsion d’étrangers condamnés pour crime en France. Parmi celles-ci : le fait d’être arrivé en France avant ses 13 ans, d’y résider depuis plus de vingt ans, d’être marié à un Français, ou d’être parent d’un enfant. En plus d’être opportunément choisie pour saper la question sociale dès la rentrée, cette « thématique » annonce déjà un « un concours Lépine » du sécuritaire entre LR et le RN. À sa manière, le gouvernement jouera à n’en pas douter la carte du manichéisme dans le débat, en limitant celui-ci à « pour ou contre la délinquance ».
Initialement prévu pour octobre, l’examen du texte a été repoussé sur ordre de Matignon pour laisser place à une « consultation » et à un débat préalable au Parlement. Affaire à suivre…
Esteban EVRARD

Jean Jaurès, le fondateur du journal l’Humanité, a été assassiné car il défendait la paix, parce qu’il s’opposait de toutes ses forces au déclenchement de cette boucherie absurde que fut la Première Guerre mondiale.
Le nouveau député de la 1ére circonscription des Ardennes n’est pas un inconnu. Il a sévi pendant 13 années comme délégué général à l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) la principale force du MEDEF 08. Le mandat de Lionel Vuibert, élu de justesse (50,34%), commence mal. Il n’a pas coupé le cordon avec l’organisation patronale ardennaise et peine à se mettre au service du développement de notre département. Nombre d’entreprises de la métallurgie ont mis la clef sous la porte ces dernières années à l’image des patrons voyous de Thomé Génot à Nouzonville sans réaction de l’UIMM et de celui qui, à l’époque, était son secrétaire général.
C’est une nouvelle page qui s’écrit. Après vingt-deux années passées à proximité du parc de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, la Fête de l’Humanité est contrainte de changer de localisation en raison des jeux Olympiques de 2024. Cela a conduit à repenser entièrement l’événement populaire, musical et politique.
C’est ce que prétend le groupe de la Majorité départementale dont font partie deux candidats élus ou réélus aux élections législatives. Le Conseil Départemental dit avoir rassemblé l’ensemble des acteurs de terrain au mois de mai. Mais, nombre de professionnels sont en lutte actuellement.
Comme écrit dans l’édito, la reconstruction de la gauche nécessite la discussion. La Fête de l’Humanité permet cela et dors et déjà, la Fédération des Ardennes du PCF vous propose de vous y rendre. La plus grande fête populaire d’Europe se déroule désormais à Bretigny-sur-Orge. Entre autres débats, discussions et déambulations dans les stands et le village du monde, vous pourrez retrouver en concert Jacques et Thomas Dutronc, Selah Sue, Skip The Use, Laylow, Danakil, Sniper, Benjamin Biolay, Camélia Jordana et bien d’autres !