Actualités

Décès de notre Camarade

Nouvelles des Ardennes a la douleur de vous annoncer le décès de notre camarade Thierry Debaty, à 68 ans. Nous garderons de lui sa joie de vivre, son sourire et son phrasé qui ont marqué des générations de communistes. Lui, l’ouvrier de la pointe qui, très jeune, se mit à militer pour un monde meilleur. C’est avec le cœur et la raison que son militantisme l’a mené à prendre des responsabilités fortes au sein de notre Fédération, jusqu’au Secrétariat Fédéral durant près de vingt ans.

Infatigable militant communiste, il était toujours membre du Conseil Départemental de notre Fédération et s’occupait admirablement de l’activité des vétérans. Nous lui devons notamment en grande partie l’impulsion et l’organisation des « repas des vétérans ».

Nouvelles des Ardennes pense tout particulièrement à sa femme, ses enfants et ses proches qu’il aimait tant. Qu’ils soient assurés que l’ensemble des communistes les accompagnent dans leur peine.

Macron encore ignorant de la situation des hôpitaux ?

L’hôpital brûle et le Président Macron est allé à Cherbourg annoncer une mission d’information sur les urgences hospitalières !

Un premier quinquennat ne lui a donc rien appris ! Pourtant la crise de l’hôpital public, en particulier des urgences, avec plus de 120 services en France actuellement fermés ou à fonctionnement intermittent, ne date pas d’aujourd’hui ! Elle est la résultante des politiques des gouvernements antérieurs, confirmées et aggravées depuis 2017 ! La grève des services d’urgences pendant l’été 2019 (avant la COVID) avait été un sérieux avertissement et les mobilisations de l’automne 2019, comme le plan d’urgence pour les hôpitaux présenté par le PCF, réclamaient déjà la création de 100 000 emplois ! Cela fait trois ans, la durée des études d’infirmières !

Même le MEDEF s’en mêle avec des propositions comme la réduction des durées d’études, au mépris de la qualité des soins et le développement de l’apprentissage, sans objet pour des formations où le compagnonnage est déjà instauré de longue date, mais qui donnerait une main d’œuvre bon marché aux ORPEA et autres groupes dominés par la finance !

L’heure n’est plus à une mission d’information, de même qu’il ne suffit pas de changer de ministre pour changer de politique ! Brigitte Bourguignon est la nouvelle ministre, chargée exclusivement de la santé et de la prévention, un pantin impuissant avec les cordons de la bourse, le contrôle de la Sécurité Sociale, à Bercy dans les mains des émissaires des marchés financiers !

C’est la santé de la population qui est en jeu ! Cela nécessite plus qu’un changement de ministre ou une mission d’information. C’est un basculement politique qui est indispensable. Il faut donner aux hôpitaux les moyens financiers nécessaires pour répondre aux besoins des populations, pour redonner espoir au personnel en des jours heureux et arrêter l’hémorragie des soignants. Des revalorisations salariales sont nécessaires. Ce n’est pas parce que ce sont des métiers où les femmes sont majoritaires que les salaires doivent être plus faibles qu’ailleurs à durée d’étude équivalente. Il faut un véritable plan de formation de soignants en leur assurant un salaire pendant leur formation et un changement dans la gestion des hôpitaux, la tournant vers l’intérêt général et non la rentabilité.

Ce n’est pas une mission d’information qu’il faut mais le vote en urgence d’un collectif budgétaire par la nouvelle assemblée nationale. Pour l’hôpital, pour la santé, c’est le vote pour les candidats de la NUPES qui s’impose les 12 et 19 juin.

L’ESPOIR AU PRESENT !

Alors qu’Emmanuel Macron vient de nommer Élisabeth Borne au poste de Premier ministre, l’heure est plus que jamais à résister à la politique du pouvoir et à continuer d’agir pour les Jours heureux dans le prolongement de l’élection présidentielle et de notre campagne avec Fabien Roussel.

Les élections législatives seront décisives pour empêcher le Président de la République de s’appuyer sur l’Assemblée pour voter ses réformes de régression sociale, tel le report de l’âge de la retraite à 65 ans, et pour faire reculer le Rassemblement national.

Surtout, en faisant le choix du rassemblement des forces de gauche et écologiques avec la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES), nous nous sommes donné les meilleures chances de faire élire de nombreux députés de gauche à l’Assemblée, et parmi eux davantage de députés communistes et, nous l’espérons, conquérir une majorité pour obtenir de grandes avancées.

Dans notre département, Esteban EVRARD est candidat suppléant dans la première circonscription.

VICTOIRE HISTORIQUE DU SINN FEIN EN IRLANDE DU NORD

Pour la première fois, le 5 mai dernier, le Sinn Fein a remporté la majorité des sièges à l’assemblée d’Irlande du Nord. C’est une victoire historique pour les républicains qui luttent pour la réunification irlandaise au sein d’une République du progrès social et de la paix. C’est un véritable pas en avant historique, tant concret que symbolique. Depuis la fin de la guerre d’indépendance en 1921, loyalistes et autres conservateurs sortaient en tête des urnes. Cette victoire sonne comme la promesse d’avancées politiques majeures pour le peuple irlandais bien que le chemin paraisse encore long. 

Revenons en arrière. La colonisation anglaise au prétexte religieux depuis le XIVe siècle — tout ce qu’elle porte de barbarie et de brutalité — puis la famine au XIXe siècle. Une famine où 1 million d’Irlandais ont trouvé la mort et où un autre million s’est exilé. L’Angleterre pourtant très riche ne faisant rien pour aider le peuple irlandais, celui-ci s’organise pour porter le combat politique de l’indépendance. 

De nombreuses organisations naissent, tantôt profondément catholiques, tantôt laïques, tantôt socialistes, tantôt modérées, mais un point commun persiste : la lutte contre la couronne anglaise, pour la reconnaissance de la Nation irlandaise et pour la République. C’est ainsi que naît le Sinn Fein en 1905 (disons le « premier Sinn Fein »). C’est une longue histoire que celle de cette organisation qui dès sa fondation est composée de républicains radicaux et d’autres bien plus modérés. En 1916, les républicains irlandais les plus organisés profitent de l’implication de l’Angleterre dans la Première Guerre mondiale pour lancer la lutte armée. L’armée britannique fait 450 morts en bombardant Dublin pour stopper les ambitions progressistes des nationalistes irlandais. En 1921, c’est la naissance de l’État-nation irlandais avec le traité de paix ; la nation irlandaise est séparée en deux : c’est la constitution de l’Irlande du Nord comme « Nation du Royaume-Uni ».
La spécificité du Sinn Fein réside dans son ancrage au sein de l’ensemble du peuple irlandais, tant au nord qu’au « sud ». Pour autant, il n’avait jamais remporté une majorité en Irlande du Nord, malgré les grandes luttes menées par de nombreuses organisations républicaines. 

Il est donc à voir d’un bon œil le résultat du Sinn Fein en Irlande du Nord, un résultat historique tant il est symbolique au vu du passé et pour l’avenir des Irlandais.

Esteban EVRARD

Agglomération, il faut mettre un terme aux dérives autoritaires

La grogne des syndicats contre le directeur général des services de l’agglomération « Ardenne Métropole », monsieur J.M Roscigni, est totalement fondée. Les conséquences d’une gestion très autoritaire au-delà d’un climat exécrable dans le personnel pousse plusieurs cadres à démissionner. Cette situation n’a pu se développer que par l’absence chronique du Président de l’agglomération, Boris Ravignon. En effet, le cumul des mandats (ville-agglomération-région) ne peut reposer que sur une carte blanche au DGS. Cette gestion qui écarte les élus, représentants leur commune, du fonctionnement de l’établissement public de coopération intercommunale convient bien au Président.

Il est urgent de mettre un terme à cette dérive en rappelant au DGS qu’il est sous la responsabilité directe des élus et qu’il doit appliquer le respect dû aux salariés. D’autant, que plusieurs services de la ville de Charleville-Mézières sont mutualisés et des conséquences se font sentir sur plusieurs agents de la ville chef-lieu.

Sylvain Dalla-Rosa

Vagues de chaleur en France et dans le monde : soutenir le monde agricole et les peuples

Une vague de chaleur touche la France avec un risque de sécheresse et de dégâts agricoles considérables. 15 départements sont déjà soumis à des restrictions d’eau, en raison de bas niveaux des nappes phréatiques. La production de céréales et les cultures de printemps sont particulièrement mises en danger par le manque d’eau. Des feux de forêt peuvent également se déclarer. Des aides à l’adaptation au dérèglement climatique s’imposent. Il s’agit de soutenir le monde agricole en palliant les pertes de rendement, en assurant des prix rémunérateurs et en faisant contribuer les assurances, afin de lutter contre la disparition des petites exploitations. C’est essentiel à la sécurité et la souveraineté alimentaire du pays. Au même moment, au nord de l’Inde, un demi-milliard de personnes subit une canicule d’une rare intensité aux conséquences sans commune mesure. Les travailleurs indiens sont les premiers à subir cette canicule, mettant quotidiennement leur santé en danger. Du fait d’une place importante du secteur informel dans l’économie, sans contrat de travail, sans protection sociale, la population continue de travailler dans des conditions extrêmes. De nombreux incendies se déclarent, des récoltes sont asséchées ou brûlées et de nombreuses activités économiques sont arrêtées. Les plus précaires seront frappés de plein fouet par les lourdes conséquences économiques de cette canicule.

Dans sa course folle au profit, le capitalisme entraîne obligatoirement des crises sociales, économiques et climatiques. De plus, ces vagues de chaleur interviennent dans une situation internationale dangereuse pour la sécurité alimentaire des peuples, exacerbée par la guerre en Ukraine. Endiguer le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C de hausse des températures mondiales est une priorité vitale pour l’humanité. Les conséquences environnementales du capitalisme sont de plus en plus visibles et insoutenables.
Nous devons construire une société respectueuse de l’humain et de la planète, basée sur la solidarité, le partage et la coopération entre les peuples. Les pays développés doivent intensifier leur aide financière aux pays les plus durement frappés par le réchauffement climatique.

Fête de l’Humanité

Les bons de soutien à l’Humanité, donnant droit à l’entrée sur la fête pendant les trois jours, sont en vente dès maintenant au siège de la Fédération des Ardennes du PCF au prix de 35 euros.

Pantouflage !

Changement de gouvernement : avant même les passations de pouvoir, les ministres de Macron se recasent !

Le ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari va rejoindre le conseil d’administration d’Hopium, un fabricant de voitures de luxe à hydrogène : il y a trois ans, Hopium se servait de l’image du ministre pour faire sa promotion.

Ce passage du public au privé est typique de la Macronie qui ignore ce que veut dire l’expression de service public.

Sibeth Ndiaye, ancienne porte parole du gouvernement, est l’actuelle secrétaire générale d’ADECCO France

D’ailleurs, la nouvelle Première Ministre, présentée comme grand serviteur de l’État, est passée par Eiffage. On pourrait aussi parler de ses derniers exploits de ministre du travail : voulant éviter tout risque de requalification des travailleurs des plateformes en salariés, elle s’est lancé dans le projet d’un pseudo dialogue social en instaurant des élections professionnelles dont l’organisation a été confiée à un ancien consultant privé d’Uber : comme résultat un taux d’abstention de 98 %.

Et, regardons dans le département, le candidat de LREM sur Charleville-Rethel n’est rien moins que le délégué général de l’UIMM en Champagne-Ardenne, le syndicat des patrons de la métallurgie !

« Les CRS reviendront régulièrement »

Le week-end dernier une demi-compagnie de CRS a une nouvelle fois investi les quartiers de la Ronde-couture et de Manchester. Une habitude à prendre selon Boris Ravignon qui rêvait depuis longtemps de cette « présence ponctuelle ».

Sortons de tout manichéisme et allons à l’efficace : existe-t-il des bandes organisées ? Oui c’est certain. Faut-il lutter contre les trafics en tout genre, contre le climat de peur qu’instaurent ces individus à l’encontre des locataires notamment ? Évidemment. Or ce n’est pas par cette « présence ponctuelle » que les choses se régleront, le problème est bien plus profond. Les CRS sont arrivés, puis ils sont repartis et rien n’a changé. Pour l’adjoint à la sécurité, il s’agit de « montrer que l’État reste le maître dans les quartiers. ». Oui monsieur Clarin, la République doit réinvestir pleinement ces quartiers, et cela passera essentiellement par trois choses : une police nationale de proximité, des services publics forts et une réelle sécurité d’emploi et de formation permettant à chacun de vivre dignement de son travail et d’en finir avec les vies en pointillés. Vous nous l’avez montré, il est parfaitement possible d’intervenir auprès des représentants de l’État pour l’envoi de CRS, il est donc également possible de peser sur celui-ci pour obtenir une antenne de quartier du commissariat, pour rouvrir une poste à Manchester par exemple.

L’année passée, dans le premier canton de Charleville-Mézières, nous avions déjà réagi à ces envois de CRS par un mot d’ordre fort : « De la répression, mais aussi de social ». N’opposons pas les deux.

Esteban EVRARD

L’urgence de réformer le financement des collectivités

Ressource primordiale des collectivités territoriales, la dotation globale de fonctionnement (DGF) est l’un des piliers de l’autonomie financière locale. Historiquement créée pour compenser la suppression de ressources fiscales, cette dotation continue partiellement d’assumer ce rôle aujourd’hui, mais elle est aussi destinée à financer les charges de fonctionnement des collectivités. La communauté d’agglomération Ardenne Métropole, la plus grosse des Ardennes en terme de population ( 58 communes et 125 000 habitants) subit de plein fouet l’austérité appliquée aux collectivités. En 2022 la dette de cette agglomération a augmenté de près de 20%. Le conseil départemental n’est pas mieux loti et pour faire face à ses prérogatives il augmente régulièrement la fiscalité, plus 9% en 2017.

Depuis plusieurs années, le gouvernement revendique une stabilité de la dotation clef des collectivités, avec un niveau plus ou moins maintenu (26,7 milliards en 2022). En réalité, cette stabilité n’est que superficielle puisque d’une part, elle ne revient pas sur les coupes budgétaires des années précédentes, et d’autre part, elle n’est pas augmentée par rapport à l’évolution des prix. Si l’on accumule l’ensemble des budgets, ce sont plusieurs milliards d’euros qui manquent à l’appel pour les collectivités. Le Gouvernement affiche fièrement des augmentations de certaines dotations financières. Mais il oublie de préciser qu’il les finance en diminuant les dotations d’autres collectivités.

Pendant que les dotations sont en baisses, les attentes envers les collectivités augmentent. Les compétences locales sont de plus en plus lourdes. Les services publics s’éloignent des citoyens à l’exemple de la suppression du service de l’État civil à Charleville-Mézières. les Collectivités doivent compenser le rôle que tient de moins en moins l’État (on le voit avec le financement des Maisons France Services que la ville de Charleville-Mézières a décidé d’implanter à Manchester).Au passage la Poste trouve là l’occasion de fermer son bureau dans ce quartier. L’investissement public local est toujours un élément important de la croissance économique et de l’attractivité française, sa diminution va entraîner un recul économique.

Une réforme globale de la DGF est nécessaire, afin de sortir de ce recul des dotations masqué par de nombreux indicateurs non transparents et obligeant les collectivités à avoir recours à la hausse de la fiscalité. Un processus démocratique doit être réalisé afin de réformer en profondeur les recettes des collectivités pour gagner en lisibilité avec un système qui serait d’abord plus juste, basé sur des principes permettant de garantir l’égalité territoriale.

Sylvain DALLA ROSA