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Les jours heureux, c’est vivre dignement !

Vivre dignement de son travail quand on est en âge de travailler : l’augmentation des salaires est plus que jamais d’actualité ! Elle est d’ailleurs au cœur des revendications de la mobilisation qui s’annonce massive pour le 29 septembre. Il s’agit bien d’obtenir une augmentation du SMIC brut et de tous les salaires bruts, avec des cotisations pour notre Sécurité Sociale que le patronat aimerait tant tuer, pas de l’assistanat. Vivre dignement de son travail, c’est aussi bien évidemment avoir des droits nouveaux d’intervention dans les entreprises, une véritable démocratie sociale : c’est à ce prix que l’on pourra transformer notre système économique pour qu’il réponde aux besoins humains et respecte notre planète. Vivre dignement, c’est évidemment aussi avoir un revenu de subsistance en cas d’impossibilité de travailler : c’était et cela doit rester un objectif de la Sécurité Sociale.

Encore faut il avoir un travail, allez vous dire. Mais il y a tant de besoins, dans l’agriculture, dans l’industrie pour une véritable transition écologique, dans les services, à l’hôpital, à l’école … pour satisfaire les besoins que l’éradication du chômage est possible, en dépassant cette abomination qu’est le capitalisme qui ne recherche que le profit.

Vivre dignement quand on est plus âgé, c’est une bonne retraite et quand on est plus jeune, c’est un revenu pendant ses études : des droits, pas de l’assistance.

Porter ce projet de société n’a jamais empêcher les communistes de mettre les mains dans le cambouis pour se battre pour tout ce qui peut, ici, tout de suite, améliorer un tant soit peu la vie.

Mais porter ce projet de société, une société de droit, une société de partage, une société du travail de tous au service de tous, c’est la réponse au capital qui veut diviser pour régner, opposer les pauvres aux un peu moins pauvres, les Français de souche aux immigrés de la deuxième, troisième génération, la ville à la campagne etc …

Pour ceux qui douteraient de la nécessité de mettre le travail à l’ordre du jour (avec tout ce que cela comporte (éradication du chômage, salaires, conditions de travail et utilité sociale du travail), il suffit de regarder le succès du bureau d’embauche organisé par le syndicat CGT des cheminots ce mercredi 14 septembre à la gare de Charleville-Mézières : les privés d’emploi sont venus en nombre !

Michèle Leflon

L’État décide et les collectivités ardennaises paient sans rechigner

Le conseil départemental a pris lors de sa commission permanente du 13 juillet 2022 une décision juste : celle d’appliquer à l’ensemble des personnels concernés relevant de sa compétence les dispositions du Segur sur la santé et de leur accorder la prime de revalorisation – le gouvernement aurait du augmenter les salaires plutôt que d’accorder des primes, mais c’est une autre histoire.

Coût pour la collectivité : 1 570 800 € en année pleine.

Avez vous entendu le président du conseil départemental exiger une compensation de l’État ? Non, il rognera sur d’autres dépenses !

Le coût de l’énergie augmente, pour les collectivités, plus encore que pour les particuliers car elles n’ont pas droit au tarif réglementé. Avez vous entendu le président d’Ardenne Métropole s’exprimer à ce sujet, réclamer le droit aux collectivités territoriales d’accéder aux tarifs réglementés de l’énergie ou demander que l’État taxe les superprofits d’entreprises comme Total pour augmenter les dotations aux collectivités ? Non, il préfère diminuer la fréquence des bus !

A Montataire (Oise), le maire PCF de la ville a dégainé un communiqué de presse dans lequel il se dit prêt à ne pas payer la facture d’énergie de sa commune.

Des investissements contre le service public !

Le manque de médecins, généralistes ou spécialistes, touche une bonne partie de notre pays, les Ardennes n’étant évidemment pas épargnées ! Il y a une pénurie globale pour laquelle il faudrait que le gouvernement prenne des décisions énergiques pour augmenter le nombre de jeunes formés, en donnant des moyens aux universités, si on ne veut pas que la situation soit pire dans 10 ou 15 ans. Il y a aussi des inégalités de répartition sur le territoire de notre pays. Beaucoup de collectivités se sont lancées dans une surenchère d’aides à l’installation ! Alors que la création d’un service public de soins de premier recours avec des centres de santé en complémentarité avec le service public hospitalier, répondrait aux aspirations de jeunes professionnels qui veulent être salariés pour soigner et non gérer une entreprise, aux besoins de la population avec la pratique généralisée du tiers payant et éviterait la mise en concurrence des collectivités entre elles. A défaut d’une politique nationale qui mise tout sur le libéral et le privé, des collectivités l’ont compris, comme le département de Saône et Loire ou la région Occitanie.

Et voilà que non seulement la communauté d’agglomération Ardenne Métropole n’investit pas dans des centres de santé, mais en plus elle soutient l’hospitalisation privée contre l’hospitalisation publique en créant une maison des spécialistes pour donner des locaux de consultation en centre ville à des chirurgiens du Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) Polyclinique Ardennes nord, les favoriser par rapport à ceux de l’hôpital public, voir leur permettre en consultation les dépassements d’honoraires, interdits par le règlement du GCS !

Michèle LEFLON

Une nécessité, embaucher à la SNCF

Après des années de casse des services publics par des politiques allant contre l’intérêt général et contre les accords en faveur du climat. La SNCF ne séduit plus, bas salaires, pénibilité non prise à la hauteur puisque celle-ci ne donne quasiment rien pour la retraite. La fédération CGT décide de faire du 14 septembre une journée d’embauche pour porter les revendications de développement du ferroviaire. La bataille des salaires, des conditions de travail et de droit à la retraite sera le second combat à l’issue de cette journée de déploiement. 

André GIRAUX

Ligne 4 : des changements indispensables

Les nouveaux horaires des bus urbains viennent d’entrer en vigueur. Des changements sont intervenus sur la ligne 4 qui dessert notamment le quartier de la Ronde-Couture à Charleville-Mézières. J’ai sollicité le Vice-Président chargé des transports afin qu’il intervienne pour que cette ligne continue à répondre aux besoins des usagers. Il s’agit de la ligne la plus fréquentée du réseau des transports, 657 835 voyages en 2021.

Les arrêts des Haybions et de la Piscine sont désormais desservis par la ligne C2. Avec ce changement, les horaires sont passés de 20 minutes d’attente à plus d’une heure. Pour continuer à prendre la ligne 4 les usagers doivent se rendre à pied jusqu’à l’arrêt de la rue Ferroul. Ceux qui veulent aller en centre ville doivent impérativement prendre cette ligne car le terminus de la ligne C2 se fait devant la gare SNCF. Aujourd’hui seule la ligne 4 se prolonge jusqu’à la place de Nevers. Enfin, les usagers qui empruntent le bus pour se rendre à la zone commerciale doivent faire à pied le trajet retour depuis l’arrêt Ferroul en portant leurs courses. Pour de nombreuses personnes il s’agit là d’un effort conséquent et fatiguant. De nombreux voyageurs souhaitent avec force un retour aux anciens horaires et aux arrêts antérieurs.

A l’occasion de ces rencontres j’ai également été sollicité sur le coût de la billetterie. Sur cette question ma position n’a pas changé, je préconise toujours la gratuité totale des transports de façon progressive comme le pratique déjà de nombreuses collectivités. Un débat en commission devrait s’instaurer sur ces aspects ainsi que sur la volonté d’instaurer un réseau de Bus à haut niveau de service (BHNS).

Sylvain DALLA-ROSA

L’abondance sauce Macron

Pour nous préparer à la politique du pire, le président de la République a une stratégie bien huilée. Oser dire que « l’abondance » c’est terminée.

Quelle « abondance » ? Celle des salariés, des chômeurs, des étudiants, des retraités… ???

Cet enfant gâté, ancien banquier de chez Rothschild, non seulement ne connaît pas son peuple mais en plus, il le méprise !

Pour ne parler que de l’hôpital et de la crise de la Covid 19, y a-t-il eu « abondance » de masques, de tenues de protection, de personnel, de lits pour accueillir les usagers dans de bonnes conditions ? Le Ségur du « feu » ministre de la santé et des solidarités n’a rien changé, la vague de démissions continue. Le budget des hôpitaux est-il « abondant » alors que les projets de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) votés annuellement à l’assemblée nationale ne sont jamais à la hauteur des besoins de santé de la population.

Y a-t-il « abondance » de personnel dans les EHPAD !

Y a-t-il « abondance » de services d’urgence ouvert 24H sur 24 et 7 jours sur 7 quand, à grand renfort de communication, il est demandé de ne pas s’y rendre, d’appeler le 15 et de diagnostiquer le mal dont on souffre  car « les urgences sont réservées aux cas les plus graves » !

Y a-t-il « abondance » de médecins traitants ou de spécialistes de secteur 1 sans dépassement d’honoraires ?

L’abondance existe bien, celle des dividendes versés aux actionnaires d’ORPEA, KORIAN etc…qui pillent la Sécurité Sociale, qui ne payent pas d’impôts en France et se gavent de profits sur le dos de nos aînés et des personnels qui souffrent de conditions de travail déplorables.

Le 22 septembre une journée d’action et de mobilisation est organisée par les syndicats des personnels de santé et de l’action sociale. La population est appelée à se joindre à eux pour contrer  l’abondance  des mesures qui casse notre système de santé et de protection sociale solidaire.

Les communistes seront présents en soutien.

Corine POSTAL

Les 26, 27 et 28 août s’est tenue, à Strasbourg, l’édition 2022 de l’Université d’Été du PCF

Accueillis par le discours d’ouverture de Guillaume Roubaud-Quashie, les militants communistes venus de toute la France ont pu assister pendant trois jours à de nombreux ateliers, débats et conférences sur de nombreux sujets d’actualité tels que la crise de l’énergie, la paix en Europe, le défi climatique ou encore la réforme des retraites qui arrive.

Au programme figuraient aussi des formations économiques, historiques ainsi qu’une très bonne conférence animée par notre camarade ardennaise Michèle Leflon avec Jean-Michel Galano, portant sur la dignité de vie de nos ainés.

Le point culminant de cette édition fut le discours de Fabien Roussel, unanimement applaudi (à l’exception de la presse petite-bourgeoise) réaffirmant les positions du PCF et son rôle rassembleur dans les luttes, dans lesquelles il nous invite à nous mobiliser lors des journées de mobilisation de septembre avant le début du Tour de France qu’il commencera cette année, au plus proche des Français.

Cette riche édition 2022 fut un grand instant d’éducation populaire et sera un appui pour les luttes à venir, celles de la santé, de la paix, de l’énergie, des retraites et plus que jamais des salaires.

Retrouvons nous tous dans la rue les 22 et 29 septembre à l’appel de la CGT et de Fabien Roussel !

Anthony JACOBS-REMACLE

Rentrée scolaire sous le signe de l’austérité !

La France manque d’enseignants ! C’est la conséquence d’années de non revalorisation des salaires, de limitation des postes mis au concours et plus profondément de mépris pour les enseignants.

D’après les autorités académiques, pas de problème dans notre département. Mais à quel prix ! Celui de la fermeture de classes, de l’augmentation des effectifs par classe, comme au collège Jean Macé de Charleville-Mézières où enseignants et parents d’élèves se mobilisent.

Comme le dit Fabien Roussel, « la dégradation du service public d’éducation vise à réduire l‘école publique à un service minimal pour développer un véritable marché de l’éducation, de l’enseignement privé aux cours particuliers. »

Le PCF veut lutter contre les inégalités sociales de réussite scolaire sans en rabaisser sur l’exigence d’une culture commune de haut niveau.

Cela passe par des mesures immédiates : tout de suite un prérecrutement à bac + 3 de 30 000 jeunes, salariés pour la suite de leurs études, un plan pluriannuel de recrutement, le rattrapage des salaires et la revalorisation du point d’indice au-dessus du niveau de l’inflation, un véritable statut pour les AED et AESH, recréer une vraie médecine scolaire …

Il faut aussi en finir avec Parcoursup et la sélection à l’entrée de l’université et abroger la réforme du BAC et revenir à un BAC national avec des épreuves communes garantissant à chacune et chacun une place dans une formation supérieure choisie.

Une école de la réussite de toutes et tous qui réponde aux besoins de la société passe aussi par une véritable gratuité des études ! La région Grand Est a, de ce point de vue, une lourde responsabilité en faisant payer les transports scolaires, autrefois gratuits dans notre département.

Michèle LEFLON

Incendies : la nécessité d’écouter les travailleurs

La France retiendra de cet été 2022 une sécheresse historique et plus de 60 000 hectares de forêts parties en fumée. Alors que neuf incendies sur dix sont d’origine humaine, personne ne pourrait affirmer que cette situation était évitable. Pour autant, les salariés et leurs syndicats alertent depuis des années le gouvernement et les directions sur l’augmentation du risque de mégafeux.

La gestion forestière joue un rôle majeur dans la prévention des incendies. Dans cette optique, la question du statut de ces forêts se pose. En France, toute forêt privée de plus de 25 hectares doit faire l’objet d’un plan de gestion au même titre que les forêts nationales et communales dépendantes de l’Office National des Forêts (ONF). Ces plans de gestion impliquent notamment le débroussaillage, la surveillance des départs de feux et du risque incendie. Au même titre que l’ensemble des services publics — santé, énergie, transport, éducation, sécurité, etc. —, l’ONF subit le désengagement de l’État dans sa mission et les coupes budgétaires. La Fédération agroalimentaire et forestière de la CGT rappelait le 23 août dernier que depuis des années elle dénonce le « projet réactionnaire, austéritaire et climaticide de démantèlement de l’ONF qui sacrifie des milliers d’emplois, casse les statuts et les couvertures conventionnelles. Cette stratégie signifie la mort du service public forestier, de l’entretien et de la maîtrise de nos forêts ».

Dans la pure logique libérale de démantèlement de la puissance publique, ce sont 500 emplois qui furent supprimés en 2021, à y ajouter le non-remplacement des départs à la retraite et les différents plans prévoyant d’ores et déjà de futures réductions d’effectifs. Ce « lien intime » entre progrès social et protection de l’environnement est intrinsèque à leur lutte, à raison. Revendiquer une forte ambition nationale en la matière semble d’une logique implacable. Pourtant le processus est inverse : la privatisation des espaces forestiers s’étend, jusqu’à représenter aujourd’hui 11 milliards d’hectares sur les 15 que comprend la France métropolitaine.

Esteban EVRARD

Article entier à retrouver sur le site du journal L’Avant-Garde

Derniers jours pour s’inscrire au bus de la fête de l’Humanité

Un car est organisé au départ des Ardennes pour se rendre à la fête de l’Humanité le samedi 10 septembre au prix de 65 € entrée comprise. La réservation est obligatoire et urgente pour les retardataires sous peine de ne pas avoir de places !

Dans cette fête nouvelle formule, qui, rappelons le, a lieu les 9, 10 et 11 septembre à la base 217 au Plessy-Paté/Brétigny sur Orge (91), le stand des Ardennes sera dans l’allée Louis Aragon avec son bar, ses bières, de la restauration et l’occasion de discuter politique !

Fabien Roussel prononcera un discours sur la scène centrale le samedi à 18 h 20.

Dans son premier éditorial « Notre but », Jean Jaurès jugeait que « la nécessaire évolution sociale sera d’autant plus aisée que tous les socialistes, tous les prolétaires, seront plus étroitement unis ». Et il ajoutait : « C’est cette union, que tous ici, dans ce journal, nous voulons travailler. »

Dans le droit fil de cette ambition, le journal a toujours invité l’ensemble des forces de gauche à participer à sa fête. Cette année, pour la première fois, l’ensemble des forces politiques de la gauche française seront présentes à la Fête de l’Humanité.

Ceux qui ne peuvent se rendre à la fête peuvent aussi contribuer par l’achat de bons de soutien à l’Humanité. Merci à celles et ceux qui l’ont déjà fait.