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POKER MENTEUR

Depuis que le faux suspens de sa candidature pour un nouveau mandat de maire est tombé M. Ravignon n’a jamais eu autant de promesses et de bilans portés à la connaissance des Carolomacériennes et Carolomacériens via la presse locale.

Le bilan du mandat qui se termine a fait l’objet d’une des dernières éditions du journal local. Force est de constater que cette seconde mandature, sous la même majorité, ne restera pas au rayon des promesses tenues et de l’accomplissement total de ce qui avait été exposé dans un programme de trente pages en 2020.

Une composante majeure de ce programme assurait que notre cité offrirait l’accessibilité de toutes ses rues, boulevards et avenues aux cyclistes. Prétendre à ce jour que c’est une pleine réussite est grossièrement faux. Un marquage au sol indiquant que la voie de circulation est ouverte dans ses deux sens aux deux roues, ne garantit pas une totale sécurité et ne porte pas le nom de piste cyclable. Un quartier tel que la Houillère, même s’il n’a pas la même densité démographique que la “ronde couture” n’offre aucune véritable piste cyclable et reste très dangereux pour la pratique du vélo.

Autre promesse non respectée, le réalisation de la piétonnisation durable de la place “Ducale” qui alterne espace réservé aux piétons et ouverture aux automobiles dont la fréquence reste une énigme.

La sécurité, dont le constat de ces derniers jours, laisse malheureusement un goût de stagnation voir de rétrogradation, dixit le Préfet lui- même, ne peut être cité comme un exemple des engagements les mieux respectés. Même si le futur programme (pas encore dévoilé) du maire candidat, annonçant publiquement que cette situation est due à la politique appliquée par le Gouvernement dont il se réclame partisan, laisse entrevoir par une préannonce une certaine augmentation des effectifs de la police municipale (PM), aux frais de la ville. Il ne précise pas que les agents de la PM sont embauchés au statut d’agents territoriaux dont les salaires sont à la charge des communes, qui souffrent énormément jusqu’à mettre leur situation financière en grand danger à cause de la baisse des dotations allouées par l’État.

Le résultat de cette seconde mandature qui boucle un cycle de douze ans “ravignonesque” se clôture sur d’autres promesses restées au rang du “peut-être” avec des délais approximatifs estimés d’au moins une décennie !

On peut citer : la mise en œuvre d’un plan de circulation imposé, l’hypothétique retour du carnaval, la création de 4 grands parcs, l’ouverture d’horizons pour nos jeunes d’au moins 4000 étudiants, la création et l’entretien d’espaces sportifs….

Même si, les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient, la lucidité demeure un juge impartial !

Rendez-vous les 15 &22 mars 2026.

Patrick LATTUADA

Un très mauvais budget !

La France a un budget ! Malgré les promesses du Premier ministre, c’est à coup de 49.3 que ce budget est passé ! Un déni de démocratie !

Comme l’a déclaré Stéphane Peu, président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale pour expliquer le vote par le groupe de la motion de censure, « il (ce budget) ne marque ni rupture, ni inflexion, ni changement de cap. Même si l’absence de majorité vous a contraints à quelques ajustements et à quelques concessions à la marge, la cohérence d’ensemble reste la même : même doctrine, mêmes gagnants, mêmes perdants. Ce budget est l’aboutissement de choix engagés dès 2017 en faveur de la France des dividendes, qui saigne à blanc la France du travail et nos services publics. Le résultat, on le connaît : des inégalités en hausse, une dette abyssale et des services publics en grave difficulté ; bref, une France affaiblie.

Convenons-en, même si vous n’aviez pas usé du 49.3, nous n’aurions pas voté ce projet de loi parce que ce budget proposé pour la France poursuit envers et contre tout une politique de l’offre, malgré son échec patent et le résultat sans appel des urnes en 2024, qui imposait une alternative politique. »

Solidarité avec les forces démocratiques du Rojava et de Syrie

Le régime syrien d’origine islamiste, dominé par les anciens miliciens d’Al-Qaïda, menace les peuples de Syrie : après les chrétiens et les Alaouites, ce sont les Kurdes qui sont visés.

Cette offensive visant à l’anéantissement de l’administration autonome du Rojava a été conduite avec le soutien des États-Unis et de la Turquie. Ce qui fait peser les plus grands risques sur la population kurde et les peuples du Nord et de l’Est de la Syrie, menacés dans leur existence.

La région est de nouveau plongée dans un cycle de violences provoqué par les intérêts des puissances qui ont promu et soutiennent le régime d’Ahmed al-Charaa. Les populations y font face à une catastrophe humanitaire majeure et à des déplacements forcés en masse, à l’exemple de la région d’Alep.

Le PCF réaffirme son soutien au combat du peuple kurde de nouveau piétiné par les puissances régionales et internationales. Les réalisations sociales et démocratiques du Rojava ont créé dans la région un pôle de stabilité capable de résister à l’islamisme totalitaire, ce que le régime de Damas cherche à détruire. Les progressistes doivent défendre aujourd’hui l’action de toutes les forces démocratiques qui au Rojava comme dans l’ensemble de la Syrie agissent en faveur du progrès social et démocratique contre l’autoritarisme et l’obscurantisme.

Membre du Conseil de sécurité, la France a le devoir de saisir les États membres des Nations Unies afin que des sanctions soient de nouveau appliquées au régime de Damas tant qu’il s’attaquera aux populations de Syrie qui luttent pour leur liberté. C’est ainsi qu’elle agira efficacement pour la paix, la sécurité collective et le droit des peuples.

Honte à la suppression d’emplois au Conseil Départemental

Le Conseil Départemental (CD) des Ardennes, comme beaucoup d’autres conseils départementaux, dont une grande partie sont gérées par une majorité de droite, sont asphyxiés par la diminution des budgets qui leurs sont alloués.

Les élus départementaux se trouvent dans l’impossibilité d’élaborer les budgets 2026 leur permettant de réaliser pleinement les missions qui leur sont imparties.

Malgré les efforts engagés ces dernières années qui ont pénalisé en premier lieu les salariés mais aussi les citoyens, le recul des ressources attribuées par les différents gouvernements Macron impacte directement la capacité du département à maintenir à un niveau digne les missions qui lui sont confiées mais aussi son niveau d’emploi.

Face à ce contexte budgétaire contraint le CD n’a choisi comme simple variable d’ajustement que la suppression d’une centaine de postes, pudiquement appelée, non remplacement de départs en retraite.

Cette mesure va mettre en péril la qualité, la continuité des missions essentielles du département et reléguer au second plan la préservation de la qualité du service rendu aux habitants. Un des premiers effets constaté est l’ouverture au public par intermittence de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), qui à sa création était déjà un recul d’un service public de l’État.

Autre conséquence qui va pénaliser les Ardennaises et Ardennais. Ces suppressions d’emplois vont diminuer l’offre d’emplois et accélérer la perte démographique des Ardennes.

Il devient urgent d’interpeller l’État à reconsidérer le niveau de ses dotations aux collectivités territoriales, afin de leur permettre d’exercer pleinement leurs compétences au service des citoyens et de l’emploi public local.

Ce changement de politique serait un premier pas pour redonner à notre République tout le sens de : l’ÉGALITÉ pour toutes et tous !

Patrick LATTUADA

La sécurité : c’est une politique dans la durée qui est nécessaire !

L’actuel maire de Charleville-Mézières communique beaucoup ! Encore cette semaine après les coups de feu à Mohon. Il s’agite, se réjouit de la visite du ministre de l’intérieur dans les Ardennes. Mais ce n’est pas d’une politique du coup par coup dont nous avons besoin, de déclarations après les incidents, mais d’un travail en profondeur pour prévenir l’entrée des jeunes, souvent des très jeunes dans les réseaux de trafiquants, écouter les habitants pour stopper les points de deal dès leur mise en place.

Le soutien à un gouvernement qui ose présenter un budget privilégiant celui de la police et de l’armée à celui de l’école, méprisant les besoins de la justice dans notre pays, confirme que la politique sécuritaire de B. Ravignon est appuyée sur des principes idéologiques qui conduisent à l’échec, comme en témoigne d’ailleurs la situation locale après deux mandats ravignonesques !

La médiatisation d’opérations ponctuelles, alors que les trafiquants agissent au grand jour ,renforce le sentiment d’abandon des populations des quartiers concernés

A l’initiative de Jérémy Bacchi, sénateur communiste des Bouches du Rhône l’appel de Marseille a été lancé, réunissant militants politiques, syndicaux, associatifs, personnalités et citoyen.nes, pas seulement pour Marseille, comme il le stipule.

C’est un appel à l’action de l’État, tout de suite, pour la sécurité, mais aussi pour la justice sociale et l’égalité républicaine.

Pour la sécurité, avec une police d’État de proximité pour mettre fin aux points de deal en lien avec les habitants mais aussi en s’en prenant aux gros « bonnets », aux réseaux de financement et de blanchiment avec des coopérations internationales.

Pour la justice sociale et l’égalité républicaine, en répondant aux besoins des habitants, car les trafics prospèrent sur la mal-vie, l’absence de perspective pour la jeunesse. L’État doit donner plus de moyens à l’Éducation Nationale, s’engager dans la réindustrialisation. Il doit aussi soutenir les actions socio-culturelles et sportives.

Prévenir avant les drames, c’est aussi l’ambition que se donne localement la liste aux élections municipales à Charleville-Mézières conduite par Damien Lerouge, avec Irène Perrin Toinin, chef de file des candidats communistes : restaurer l’égalité républicaine entre tous les quartiers de notre ville, favoriser le tissu associatif, être à l’écoute des habitants, prévenir l’entrée dans les trafics, même si évidemment quand ils sont là il faut sévir !

Michèle LEFLON

Faites entendre votre voix, inscrivez-vous jusqu’au 4 février

À moins de 2 mois du 1er tour des élections municipales, notre liste « Ensemble : une autre ville » a l’ambition de reconquérir la mairie de Charleville-Mézières au service de toutes les populations. Nous devons combattre l’abstention et faire gagner la gauche pour répondre aux attentes des habitante.es. Les communistes ont largement contribué au rassemblement le plus large à gauche et sont mobilisés pour gagner face à la droite et l’extrême droite qui ne disent pas forcément leurs noms !

Grâce au travail mené collectivement avec nos partenaires, nous nous devons de reconquérir notre ville. La dynamique est bien enclenchée sur le terrain, une dynamique également nationale en faveur de l’union malgré des tentatives de division.

Le PCF prend toute sa part dans ce combat et nous affronterons collectivement nos adversaires et en particulier ceux d’extrême droite.

Fort de l’élan populaire de rassemblement qui s’exprime autour de nos candidatures et de l’union très large à gauche, les communistes sont prêts à faire gagner des politiques utiles et protectrices en faisant des services publics locaux, de la solidarité, de l’émancipation humaine et de la démocratie locale les piliers d’un véritable projet de société.

Le 15 et 22 mars, donnez de la voix pour « Ensemble : une autre ville »,

liste de gauche et citoyenne.

Corine POSTAL

POUVOIR D’ACHAT

Malgré la particularité de la période que nous traversons en ce début d’année, à l’image d’un monde chaotique et désespérant, dominé par les déclarations et la politique du va-t-en guerre à la tête des USA aidant largement la prolifération des valeurs nauséabondes de l’extrême droite.

Un sondage récent (Odoxa du 18/12/2025) démontre que la principale préoccupation des Français (43%) reste le pouvoir d’achat, devançant largement les autres telles que : l’insécurité, l’immigration, la dette, les impôts etc…

Cette première préoccupation est surtout exprimée par les classes moyennes et les ménages modestes, pour qui les dépenses essentielles représentent une part croissante des budgets familiaux.

La hausse continue des prix, notamment de l’alimentation, de l’énergie, du logement, met en grande difficulté de nombreux ménages, même des actifs ayant un emploi stable, à maintenir leur niveau de vie. Beaucoup se trouvent dans l’obligation de faire des choix difficiles et de sacrifier, les loisirs, les vacances allant même jusqu’à des dépenses de premières nécessité telles que, chauffage, mutuelle…

Les factures augmentent plus vite que les salaires ce qui entretient un sentiment d’injustice et la non reconnaissance des efforts professionnels exigés par les employeurs.

Les Français attendent des mesures concrètes de la part des pouvoirs publics et des entreprises, passant par une réelle revalorisation des salaires et non l’octroi de primes, une contribution égale des ultras riches à l’élaboration des budgets et non l’application du 49.3, afin de préserver leur pouvoir de vivre dignement.

Ainsi, le pouvoir d’achat ne constitue pas seulement une question économique, mais aussi en enjeu social majeur, influençant le moral, la confiance et la cohésion de la société française.

Patrick LATTUADA

CAF, l’austérité frappe les familles

Un phénomène passé presque inaperçu est le coup porté contre les allocations versées par la Caisse d’Allocations Familiales. Cette décision nationale va toucher des milliers de familles qui vont voir le montant de leurs prestations chuter brutalement.

Dans les Ardennes, la CAF aide environ 124 000 habitants (allocations logements – aides pour les enfants…….) soit 46% de la population. La prochaine allocation de la CAF sera au minimum divisée par deux. Cela découle du nouveau plafond de ressources retenu par la CAF pour 2026 pour le calcul des aides. Ce sont plusieurs milliers d’euros qui vont être perdus par les familles.

Allocations familiales : un droit universel, des montants modulés en 2026. La Caisse d’allocations familiales qualifie elle-même ses aides d' »universelles ». Elles sont versées à partir de deux enfants à charge, quels que soient les revenus, mais le montant varie selon les ressources du foyer. La CAF applique trois tranches : taux plein pour les ménages en dessous du premier plafond, montant environ divisé par deux dans la tranche intermédiaire, puis environ divisé par quatre pour les revenus les plus élevés.

Sylvain DALLA ROSA

Stop au hold-up du capital sur notre agriculture !

L’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) est une nouvelle attaque contre notre souveraineté alimentaire !

Depuis des décennies, le capital impose sa logique : l’agriculture est traitée comme une marchandise parmi d’autres, standardisée, compétitive et soumise à la concurrence mondiale. Résultat : les producteurs de viande bovine, de betterave sucrière, de volaille ou de miel seront encore une fois les grands perdants, face à des producteurs sud-américains qui ont des coûts de production beaucoup plus bas.

Ce traité ouvre les portes à des importations massives de produits agricoles, met en péril les normes environnementales et sanitaires européennes, et accélère la course au moins-disant. Cela menace nos paysans, nos emplois, nos paysages et la qualité de nos aliments.

Nous refusons cette logique de concurrence généralisée qui sert d’abord les intérêts des multinationales, de la grande distribution et des firmes agro-industrielles. L’agriculture doit être protégée, planifiée démocratiquement et soutenue pour garantir des revenus dignes, des pratiques respectueuses du vivant, une réelle souveraineté alimentaire et de nouvelles coopérations entre les peuples.

Le PCF exige :

– l’abandon de l’accord UE-Mercosur tel qu’il est proposé ;

– des politiques agricoles qui défendent les agriculteurs et agricultrices et les territoires ;

– la traçabilité, des normes élevées et le droit à produire notre propre nourriture.

Les études d’infirmières victimes du jeu politique !

A l’IFSI de Charleville-Mézières, 104 places étaient proposées en 2025 sur Parcoursup. Cette année, l’IFSI ne propose plus que d’accueillir 72 étudiant.e.s. Un quart en moins, alors que notre pays manque d’infirmièr.e.s !

C’est une décision du Conseil Régional du Grand Est. Les formations paramédicales ont en effet été décentralisées aux régions par une loi de 2004. La décision s’appuie sur la réduction des dotations de l’État aux régions dans le scandaleux budget que le Premier ministre a décidé de faire passer à coup de 49.3 malgré ses promesses.

Après le COVID le manque de soignants et les mobilisations avaient poussé le gouvernement de l’époque à un ensemble de mesures : le SEGUR de la santé. Parmi elles, une dotation spécifique aux régions pour former plus d’infirmières. Cette dotation n’est pas reconduite cette année d’où la décision du conseil régional pour faire pression sur le gouvernement !

Cette décision interroge, tout particulièrement d’une majorité régionale de droite, que l’on n’entend pas s’opposer aux budgets d’austérité gouvernementaux, avec des conseillers régionaux comme J.L. Warsmann, par ailleurs député des Ardennes, bien silencieux à l’Assemblée Nationale sur ces questions !

Cette majorité préfère plutôt prendre en otage l’avenir du système de santé dans notre pays que de rogner sur des dépenses de prestige, de communication, que de conditionner les financements publics à l’intérêt général, pas aux profits.

Michèle LEFLON