|
1ère circo |
2ème circo |
3ème circo |
|
|
% abstentions |
53,47 % |
56,45 % |
52,39 % |
|
NUPES |
18,48 % |
19,06 % |
14,78 % |
|
LREM |
20,47 % |
12,69 % |
8,64 % |
|
LR |
19,65 % |
40,98 % |
47,69 % |
|
RN |
27,4 % |
21,04 % |
22,27 % |
Actualités
La Macronie menacée !
De ce premier tour des élections législatives, on retiendra avant tout l’ébranlement politique de la Macronie, à tel point que le ministère de l’intérieur joue des nuances politiques pour tenter de masquer que l’électorat s’est plus porté sur les candidats de la NUPES que sur ceux de l’alliance organisée autour de la personne du Président de la République.
Symbolique est l’élimination dès le premier tour de celui qui était il y a quelques semaines encore le Ministre de l’Éducation Nationale. Outre sa gestion calamiteuse de la COVID il s’est fait remarqué par sa politique élitiste et ségrégative, notamment avec la réforme du baccalauréat et Parcoursup. Sa déconstruction de l’école de la République est telle que la réintroduction annoncée des mathématiques dans le tronc commun de la classe de première à la prochaine rentrée a du être transformée en une option facultative, car il n’y a pas assez d’enseignants ! Cette réintroduction était d’ailleurs, en soi, un désaveu d’une éducation nationale limitant de plus en plus la culture scientifique, comme si les jeunes n’avaient pas besoin de comprendre rationnellement les enjeux du monde ! Le bouchon avait été poussé un peu trop loin !
La deuxième leçon de ce scrutin, c’est l’installation du Rassemblement National dans un scrutin pour une part local : les Ardennes en sont le triste exemple, avec sa présence au second tour dans les trois circonscriptions. Si ce vote a des explications dans l’abandon de populations entières par le pouvoir, sa banalisation n’est pas acceptable, encourageant certains vers cette impasse, ce faux nez du capitalisme et de la droite. L’abandon du front républicain par certains, de la LREM au niveau national comme de la droite avec comme exemple G. Maréchal dans le département voudrait préparer notre pays au fascisme que l’on ne s’y prendrait pas mieux ! Le PCF est clair : il appelle à utiliser les bulletins de vote qui permettront de battre les candidats du RN dimanche prochain.
Ce scrutin est bien évidemment aussi marqué par l’abstention, une abstention de plus en plus forte dont les causes sont multiples. Pour sa part liée au fonctionnement de nos institutions, même l’introduction d’une part de scrutin proportionnel a été une promesse non tenue du premier quinquennat d’E. Macron ! Alors qu’une réforme constitutionnelle d’ampleur s’impose face à ce régime présidentialiste.
Terminons par une note d’espoir : non seulement Macron est ébranlé, mais le scrutin de dimanche prochain devrait permettre d’avoir un groupe renforcé de députés communistes à l’Assemblée Nationale pour y traduire les véritables aspirations populaires.
Brève : Revin et les annonces préélectorales
Avant les élections régionales, Revin a eu droit à l’annonce de l’implantation d’une usine Mercier, une promesse démentie à l’été suivant. A quelques jours des élections législatives, voilà un nouveau projet sur la table : celui de l’arrivée d’une usine Cibox, spécialisée dans la micromobilité qui construirait entre autre des vélos électriques.
On remarquera que la campagne menée par la section de Revin du PCF a porté ses fruits : les autorités se sentent obligées de chercher des entreprises pour la friche Porcher et l’on ne peut que se réjouir de cette volonté de réindustrialisation.
Mais les promesses n’engageant que ceux qui les font, on attendra la concrétisation avant de se réjouir vraiment !
Michèle Leflon
Pouvoir d’achat : une question politique !
Le pouvoir d’achat est attaqué à deux bouts : la hausse des prix s’emballe et atteint des taux jamais vus depuis des décennies et les revenus sont attaqués par le blocage salarial engagé depuis longtemps, par le mitage de l’emploi (chômage, précarité) et des dépenses sociales.
L’emballement des prix est d’une nouvelle nature : l’insuffisance de développement humain et écologique s’exaspère, tandis que le gonflement du capital par toutes sortes d’aides et par la spéculation financière atteint des niveaux inouïs. La réponse à la pandémie et à la crise a considérablement élargi le déséquilibre entre l’excès d’offre de monnaie soutenue par les banques centrales et l’inefficacité sociale des productions engendrée par l’obsession de rentabilité financière. Les chaînes mondiales d’activités ont été désorganisées par la pandémie et la spéculation sur les matières premières (pétrole, gaz, lithium, cuivre) et alimentaires est démultipliée par la guerre en Ukraine.
Il faut augmenter l’ensemble des salaires (dont le SMIC, mais pas seulement) et développer l’emploi pour créer des richesses supplémentaires permettant d’augmenter les salaires sans risque inflationniste, développer les services publics et engager un tout autre type de production, écologique et sociale.
Une véritable volonté politique pourrait aller très vite : outre l’augmentation du SMIC, par décret nous pouvons conditionner les aides publiques aux entreprises (100 à 200 Md€, selon les estimations) à des augmentations salariales conséquentes, nettement supérieures à l’inflation et à l’instauration de l’égalité salariale femmes-hommes réelle.
Hommage à Pierre Semard
Pierre Semard, Secrétaire Général de la Fédération des cheminots et figure majeure de la CGTU, membre du bureau politique du PCF, Secrétaire Général de celui-ci de 1924 à 1929, conseiller général de la Seine, fut assassiné à Evreux le 7 mars 1942 par les hitlériens. Ils voyaient en ce patriote communiste courageux, l’une des plus grandes figures de la résistance. Les agents de la gestapo aidés des misérables tortionnaires du régime policier de Vichy savaient quel était le prestige de Pierre Semard parmi toute la classe ouvrière française. N’ayant pu, ni lui faire renier son idéal communiste, ni atteindre sa foi patriotique, ils résolurent de l’abattre sauvagement.
Lors de la réinhumation au cimetière du Père Lachaise le 10 mars 45, Gaston Monmousseau déclare « Il eut tous les courages. Courage physique et courage politique. Il réunit tous les dons qui marquent les grands militants, le don de l’analyse et celui de l’éloquence, celui de l’agitateur et celui de l’éducateur… Voilà l’Homme qu’ils nous ont tué ! »
80 ans après sa mort, pendant que certains tentent de réécrire l’histoire et que les héritiers de Pétain et consorts ont table ouverte dans les médias, les cheminots ardennais ont su rappeler sa mémoire par une marche et un dépôt de gerbe à Nouvion-sur-Meuse ce mardi 7 juin. Une délégation du PCF y était présente.
Esteban EVRARD
La fédération des Ardennes du PCF appelle à voter pour les candidats présentés sous l’étiquette de la NUPES
Dans la première circonscription (Mézières/Rethel), on votera pour Julien Duruisseau qui a comme suppléant notre camarade Esteban Evrard. Dans la seconde circonscription Givet/Charleville, le vote se portera sur Gilles Loyez, de Vireux Molhain dont la suppléante est Véronique Velter de Charleville-Mézières. C’est Sophie Perrin avec comme suppléant Christophe Pineau Afonso qui représente la NUPES dans la troisième circonscription (Sedan/Vouziers).
Le PCF a un candidat suppléant dans notre département et cet accord vise aussi à assurer la réélection de députés communistes, comme notre secrétaire national Fabien Roussel dans le Nord ou André Chassaigne dans le Puy de Dôme et à porter à l’Assemblée Nationale de nouvelles voix communistes, comme celle de Jean-Marc Tellier dans le Pas de Calais.
Toutes les voix compteront au soir du premier tour pour afficher la force de l’opposition de gauche à la politique du Président de la République, confirmer le rejet de sa politique par le peuple français.
Cela comptera dans les luttes qui nous attendent pour le pouvoir d’achat, par une véritable revalorisation du SMIC et du point d’indice des fonctionnaires et des négociations salariales dans toutes les branches professionnelles, pour la retraite à 60 ans, pour des moyens pour la santé et l’éducation, pour des politiques qui empêchent le capital de continuer à détériorer notre planète ….
Y es-tu ? Que fais-tu ? Entends-tu ?…
Le Président de la République, le plus mal élu depuis 1969 se fait tout petit ou alors semble être primo Président selon son humeur. Assurément, il est amnésique et sourd. Parfois désemparé ? Certainement pas. Après avoir évoqué les Jours Heureux pendant la crise de la Covid 19, le voilà qui évoque le CNR, pour lui le Conseil National de la Refondation ! Refondation de quoi ?
Pendant son quinquennat, il a continué à tout casser : les services publics, entre autres, en particulier la santé et l’éducation nationale pour ne parler que de ceux-là.
Il a continué la politique anti sociale en exécutant la feuille de route du patronat : casse de la SNCF, casse du code du travail, suppression des CHSCT, réforme de l’assurance chômage…
Il n’a même pas tenu les engagements de la COP 21 concernant la baisse des émissions de gaz à effet de serre avec sa ministre Élisabeth Borne ! La voilà première ministre ! La symbolique est forte. Elle est mandatée à la tête du gouvernement pour une nouvelle fois des réformes anti sociales dont la retraite à 65 ans.
Les luttes continuent partout sur le territoire pour l’augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail. Dans les transports, dans la santé par exemple mais pas seulement. Des grèves se propagent dans tout le pays comme une traînée de poudre. Le combat doit grandir contre ce capital débridé pour imposer un changement fondamental de politique.
Le vote des Français à l’étranger a qualifié les candidats de la « NUPES » pour le 2ème tour.
Valls s’est pris un bon carton rouge !!! Les Français ne sont pas dupes. Macron le sait. Les consignes ? Ne pas s’exprimer au risque de se fragiliser encore plus. La première ministre refuse les débats. Les ministres fantoches ne s’expriment pas à l’image de la ministre de la santé et de la prévention ou du ministre de l’éducation nationale.
Les fonctionnaires ? Ils les aiment toutes et tous ! Encore heureux que le ridicule ne tue pas ! En restant correct, elles et ils nous prennent vraiment pour des imbéciles !
Alors, pour mener la bataille contre ces serviteurs du capitalisme, unissons-nous. Les élections législatives du 12 et 19 juin sont une étape importante de la lutte pour faire reculer le Président des ultra riches qui, sans rien demander se sont enrichis plus que jamais. Nous avons toutes et tous notre place dans ce combat.
Alors, rejoignez les candidats de la gauche rassemblée. Les 12 et 19 juin, votez pour les candidats de la « NUPES ».
ADAPAH, toujours mobilisés
Les personnels de l’ADAPAH toujours mobilisés, ce mercredi 1er juin devant le conseil départemental : sans revalorisation de leurs indemnités kilométriques, ces salarié.e.s paient pour travailler !
Massacre dans un supermarché à Buffalo : La théorie fasciste française tue en dehors de nos frontières
Les Etats-Unis sont en ce moment touchés par un mal néfaste et dévastateur. Nous avons vu récemment une tuerie dans une église mais aussi à Buffalo où Payton Gendon 18 ans a commis la chose la plus horrible en tuant 10 personnes (un acte terroriste racial ). Lors de son procès il plaide non-coupable et avouera même être inspiré par la théorie du grand remplacement qui est écrite par Renaud Camus un tristement célèbre essayiste d’extrême droite français. Nous avons donc des personnes qui ne sont pas françaises qui sont d’accord avec les idéologistes racistes de notre pays.
Nos ancêtres ont combattu le nazisme. Ce n’est pas pour qu’ils reviennent à la porte grâce à des personnages qui écrivent leurs idées racistes et des fanatiques qui les mettent à exécution.
Le patronat utilise des idées racistes pour diviser les travailleurs et les popularise par les médias à sa solde. Il est temps de reprendre le contrôle des médias.
Maximilien Thiry
Lettre de Fabien Roussel à la nouvelle Première ministre (extraits)
(…) Je souhaite vous alerter sur une question essentielle, qui appelle de votre part des décisions qui ne peuvent attendre encore des semaines, à savoir le pouvoir d’achat des Français.
Celui-ci est aujourd’hui largement entamé par l’explosion des prix, ceux de l’énergie et des carburants, ceux de la plupart des produits de première nécessité. (…)
Or, jusqu’à présent, les réponses apportées par le précédent gouvernement se sont révélées insuffisantes, tant pour le montant des aides accordées par l’État que par le nombre de familles concernées.
Les prix de l’énergie sont plafonnés à un niveau excessif, ceux des carburants flambent encore.
Les chèques attribués à un nombre limité de ménages relèvent de l’anecdotique au regard des coûts que doivent supporter les familles pour répondre aux besoins les plus élémentaires.
L’envolée des recours aux prêts sur gages traduit à cet égard une situation de détresse insupportable dans la sixième puissance économique mondiale.
J’ajoute que les PME, déjà fragilisées par la crise sanitaire, subissent également cette explosion des prix, ainsi que les collectivités territoriales dont les budgets sont sous tension, avec des conséquences sur le niveau des services rendus aux populations.
Les annonces relatives à la suppression de la redevance audiovisuelle, outre les menaces que cette mesure fait planer sur le service public de l’audiovisuel, la trop faible revalorisation du SMIC, qui entretient l’austérité salariale, et l’absence d’un véritable rattrapage sur le point d’indice des fonctionnaires ne sont pas à la hauteur des attentes de nos concitoyens.
Cette atteinte au pouvoir d’achat est un frein au retour d’une croissance saine, susceptible de créer et de sécuriser des emplois, d’en finir avec les bas salaires et de renforcer nos ressources fiscales, pour financer des services publics de haut niveau.
Dans le même temps, les grands groupes industriels et financiers affichent pour la plupart des résultats financiers historiques, tant pour leurs bénéfices que pour les dividendes distribués.
C’est à cette contradiction que la politique gouvernementale devrait s’attaquer avec deux objectifs immédiats.
D’abord augmenter massivement tous les salaires, dont le SMIC, les pensions de retraite et les minima sociaux.
Ensuite, agir sur tous les prix en baissant sensiblement la TVA sur l’énergie, les carburants et les produits alimentaires. Cette action suppose d’une part de refonder la politique fiscale du pays, et d’autre part, au plan international, de s’attaquer enfin à tous les mécanismes spéculatifs, à l’image de ceux sur le cours des productions agricoles. C’est une question de justice fiscale à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés en ces temps difficiles. (…)
Je tiens également à vous exprimer mon opposition ferme au projet de réforme des retraites (…)
