Actualités

Total Energies : une nationalisation nécessaire

Depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les tarifs affichés dans les stations-service atteignent des niveaux jamais vus auparavant. Total Energies vient de prolonger le blocage des prix à 1,99 € le litre pour l’essence dans ses stations jusqu’à fin avril. Mais est-ce que la multinationale a précisé avoir réalisé un superprofit de 1 milliard de dollars en mars grâce à une opération de pure spéculation, selon un article du « Financial Times » ?

Pendant que les populations du Moyen-Orient meurent, les compagnies pétrolières comme Total Energies se remplissent les poches. En effet, l’augmentation des prix à la pompe est largement supérieure à celle des prix sous-jacents du pétrole brut (rapport de l’ONG Greenpeace). C’est la raison pour laquelle le PCF appelle à une intervention immédiate de L’État pour bloquer les prix, encadrer les marges et nationaliser Total Énergies !

Baptiste GAUTRON

Travailler encore, travailler encore…

Alors que les Français souffrent encore plus avec la hausse du prix du pétrole, l’urgence du gouvernement est de vouloir qu’ils travaillent encore plus pour consommer plus de carburants sans doute !

Travailler le 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et rémunéré. Faut-il le rappeler, ce n’est pas « la fête du travail », c’est la journée internationale des travailleurs. Le 1er mai 1891 à Fourmies, l’armée française tire sur une manifestation pacifique revendiquant la journée de 8 heures : 9 morts dont 2 enfants, 35 blessés. Le comble, c’est que c’est la France qui a impulsé en 1889 une coordination syndicale internationale qui a permis que ce jour soit férié dans 163 pays du monde !

Cette loi est faite pour profiter aux grands groupes, comme s’ils en avaient besoin ! Pour essayer de faire passer la pilule un peu grosse à avaler ce serait sur la base du volontariat, on connaît déjà pour le travail du dimanche ! C’est le patron qui fixe le salaire, les horaires, le contenu du travail et peut licencier.

De plus, pas de débat à l’Assemblée nationale. Le camp gouvernemental, soutenu par la droite et l’extrême droite, a empêché toute discussion en déposant à la dernière minute une motion de rejet de son propre texte ! Résultat, aucun débat et un passage en force assumé. Vive la démocratie parlementaire ! Le but est de faire adopter la loi le plus rapidement possible pour qu’elle soit applicable par un décret le 1er mai prochain ! Là est l’urgence du moment !

Au niveau départemental, le 10 avril, jour où la proposition de loi était présentée à l’Assemblée nationale, des rassemblements ont été organisés par la CGT devant les permanences des 3 députés ardennais, les communistes y ont pris part. Cette loi avait été votée par le Sénat à majorité LR en juillet dernier.

Une pétition est en ligne : « Non au passage en force sur le 1er mai ».

Comme l’a dit le vice-président communiste du sénat, Pierre Ouzoulias, « si les patrons veulent bosser, qu’ils y aillent, rien ne les en empêche ! Mais qu’ils laissent aux travailleurs ce jour qui leur appartient ».

Non au travail du 1er mai, un jour chômé, payé et conquis !

Face à la mobilisation et à la menace de censure de la gauche, le gouvernement a reculé !

Le 1er mai reste donc chômé, rémunéré et conquis !

« Ne parlez pas d’acquis, le patronat ne désarme jamais ».

Rendez-vous en 2027 !…

Corine POSTAL

Pour la défense des consommateurs  !

L’information vous a peut être échappé mais le gouvernement vient tout simplement de supprimer par décret l’Institut National de la Consommation (INC). Cet organisme de défense des consommateurs créé par l’État en 1966 constituait un centre de ressources et d’expertise au service des citoyens et des associations. Avec cette liquidation, c’est l’émission de télévision Consomag qui disparaît, et l’emblématique magazine 60 millions de consommateurs qui est mis en vente. Le mensuel est reconnu pour ses enquêtes indépendantes sur les produits et services du quotidien, comme celle sur la présence de pesticides dans les protections hygiéniques. Il reste une référence dans le paysage de la presse consumériste. Une fois de plus, l’état choisit de faire des économies sur le dos du service public et de ses usagers !

Baptiste GAUTRON, secrétaire de la cellule Rimbaud du PCF

Disparition programmée d’une deuxième chance pour les jeunes en difficulté dans les Ardennes

Le journal L’Union a fait état, les 2 et 3 avril, des difficultés du groupe de formation champardennais Alméa. Ce groupe, d’origine châlonnaise, avait repris en 2016 l’ensemble des CFA des métiers artisanaux (restauration, boucherie, charcuterie, boulangerie, coiffure, …) de Champagne-Ardenne. Il semble que l’origine des difficultés du Groupe Alméa relève de la baisse récente des financements de l’apprentissage qui avaient pourtant été fortement augmentés depuis quelques années.

Au détour de l’annonce de ces difficultés, le Groupe Alméa prévoit le « transfert » à Reims de l’École de la 2ème chance ardennaise (E2C). Pourtant, l’E2C n’a aucun lien direct avec les financements de l’apprentissage. Cette école s’adresse aux jeunes qui ont eu un parcours de vie et scolaire très difficile. Son objectif est de faire accéder ces jeunes à une formation qualifiante et à un emploi. L’E2C champardennaise avait été créée sur le seul site de Châlons-en-Champagne en 2002 par la Région, le CESER et le CFA local. Très rapidement, le constat avait été fait que cette école n’avait rien de régional pour la raison évidente que les jeunes concernés sont très peu mobiles. La région Champagne Ardenne étant passée à gauche en 2004, l’E2C a été réellement régionalisée sous l’impulsion de Michèle LEFLON, alors Vice-Présidente communiste du Conseil régional en matière de formation. C’est ainsi que des sites de l’E2C ont été créés dans les 4 départements champardennais pour permettre à un maximum des jeunes en difficultés de bénéficier de ce dispositif.

Annoncer aujourd’hui le « transfert » de l’E2C 08 à Reims revient en fait à annoncer purement et simplement sa fermeture puisque les jeunes ardennais en difficultés, concernés, étant très peu mobiles, n’iront probablement pas à Reims, ce qui avait été constaté par la Région et le CESER dès 2004.

Fermer l’École de proximité pour une deuxième chance pour ces jeunes ne serait pas seulement un recul. Ce serait une aberration au moment où le nombre de jeunes ni en emploi, ni en formation est en augmentation, et alors que 80 000 jeunes quittent, chaque année, l’école traditionnelle sans qualification, donc avec très peu de chance de pouvoir s’insérer dans l’emploi.

À nouveau, ce sont les départements les plus en difficultés qui pâtiraient d’une telle décision si elle était confirmée, ce qui serait inadmissible.

Patrick TASSIN – Ancien Président du CESER de Champagne-Ardenne et du Grand Est

Ardenne Métropole supprime les subventions à la culture ?

Le nouveau mandat commence sous de sombres hospices : des coupes sèches de budget aux organismes et manifestations culturelles seraient prévues. C’est ce que nous avons eu la stupeur de découvrir via une publication de la page facebook de la Pellicule ensorcelée le 1e avril. Un poisson goût vinaigre? Les responsables de l’association ont appris par le directeur de la médiathèque Voyelles que les subventions aux « Séances en Court » seraient simplement annulées pour la fin de l’année courante. Qui dit suppression des subventions dit fin des initiatives culturelles…. Et l’on connaît le travail fourni par des organismes comme la Pellicule ensorcelée pour apporter la culture à la portée de toutes et tous, une mission d’intérêt public.

Dès que nous l’avons appris, nous les nouveaux élus d’opposition de gauche, nous étions auprès d’eux pour les soutenir et signer le courrier au Président de l’agglo !

Est-ce qu’il reverra sa copie? Il en a tout intérêt pour Charleville et l’agglo, son attractivité et ses habitants !

Irène PERRIN TOININ

Conseillère municipale et communautaire PCF

Le temps des changements

La campagne et les élections des municipales ont constitué un moment politique majeur pour les militants communistes au niveau national comme au niveau local. En amont comme tout au long de la campagne les militants communistes ont pris leurs responsabilités en élaborant une stratégie et des programmes en corrélation avec leurs convictions et les attentes des citoyen.es.

Cette campagne a permis au grand public de rencontrer des militants en action sur le terrain, d’échanger avec eux de leurs problèmes et des difficultés qu’il rencontrait face à la politique appliquée depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel MACRON et de ses réplicants au niveau local.

Mais nous ne devons pas nous aveugler, le grand gagnant de ce dernier scrutin reste, comme c’est le cas depuis trop longtemps, l’abstention. La droite et le centre droit, sous couvert des ‘’sans étiquettes’’, dirigent encore une large majorité des communes dans notre département comme au niveau national, avec une percée inquiétante de l’extrême droite dans un certain nombre de conseils municipaux.

Cette séquence municipale nous appelle donc à une double exigence : celle du travail accompli mais aussi conserver toute notre lucidité de l’ampleur de la tâche qui nous reste à accomplir sur les défis à venir.

En cette deuxième partie de l’année 2026, l’opportunité de préparer au mieux ces futurs défis passe par la tenue de nos différents congrès, national, fédéral et de section.

Il s’agit aujourd’hui de franchir une étape décisive : doter le PCF d’une démarche dans la durée, réaffirmer sa place centrale dans le paysage politique français et prépondérante dans la gauche nationale.

La crise systémique du capitalisme suscite de profonds bouleversements, guerres, menaces nucléaires, dérèglement climatique, crise sociale, crise démocratique…

Dans ce contexte la France s’enfonce dans une crise majeure. L’alignement des derniers gouvernements « macronistes » sur l’impérialisme états-unien l’affaiblit. Ce déclassement est indissociable des choix économiques et sociaux appliqués depuis plusieurs décennies dictés par la politique néolibérale appliquée.

C’est par l’information et la mobilisation des travailleurs, étudiants, retraités et demandeurs d’emploi qu’il sera possible d’inverser le rapport de force. C’est au travers des différents congrès qu’il appartient aux communistes de réunir les conditions utiles pour parvenir à entreprendre la construction d’une société d’émancipation pour parvenir à de nouveaux jours heureux.

Patrick LATTUADA

Quand la droite met en cause les principes de la République

L’école républicaine, laïque, est le ferment du vivre ensemble ! Ses difficultés actuelles, en lien avec la volonté d’économies du gouvernement, mais aussi celle du tri social, celle de priver une partie des jeunes de l’accès à un haut niveau d’études, émancipatrices, conduit de plus en plus de parents des classes aisées à inscrire leurs enfant à l’école privée, des écoles de ségrégation sociale. Et le Conseil départemental des Ardennes suit, accordant des subventions aux collèges privés. C’est remettre en cause l’école républicaine, l’égalité inscrite aux frontons de nos mairies, la laïcité.

Mardi prochain, l’assemblée nationale devra se prononcer sur une proposition de loi, adoptée en commission, sortant l’Alsace du Grand Est, lui accordant un statut spécial regroupant les compétences des départements et des régions. Cela, sous prétexte d’économies ! Si la création du Grand Est a été une absurdité, remettre en cause maintenant son administration serait une nouvelle absurdité, source de désorganisation et de dépenses supplémentaires. Et pourquoi un statut particulier pour l’Alsace, à part casser l’égalité républicaine ? Ce serait mieux de supprimer le Concordat !

Michèle LEFLON

Quel avenir pour nos territoires et la jeunesse

Ces dernières semaines l’actualité de notre département et de notre région, Grand Est, une fois les élections municipales passées, a principalement été occupée par les écoles publiques et ou privées.

La multiplication d’annonces de fermetures de classes, engendre obligatoirement la suppression de postes d’enseignants ou autres, traduisant une crise profonde du modèle appliqué par les derniers gouvernements du système éducatif.

Les fermetures de classes dans le public sont uniquement justifiées par des baisses d’effectif et le sempiternel besoin de réduire les dépenses, les principaux exécutants, municipalités, départements et région, étant totalement asphyxiées par le budget décrété par le gouvernement en place. Les classes surchargées et les enseignants débordés deviennent la norme. Le premier effet est la limitation de l’attention portée à chaque élève, accentuant l’inégalité scolaire, notamment en zone rurale où les classes uniques regroupent jusqu’à 4 ou 5 niveaux différents creusant davantage le fossé territorial et l’abandon progressif du service public.

Le désengagement de l’enseignement supérieur public a conduit à la floraison d’écoles privées soucieuses uniquement de rentabilité.

Le dernier exemple en date étant « Y SCHOOLS » : cet établissement annoncé fièrement par sa direction et le non moins fier maire de Charleville-Mézières, président d’Ardenne Métropole Boris RAVIGNON, sous l’œil bienveillant du président de la région Grand Est, en 2019, pour une rentrée en 2020 (10 500€/1ére année) annonçait il y a peu le clap de fin de son activité dans les Ardennes. Clap de fin suivi par le placement en redressement judiciaire le 27 mars dernier de ‘’la maison mère’’ de Troyes.

Au-delà des chiffres et des décisions politiques, ce triste exemple nous renvoie à la conception de l’éducation qu’applique le capitalisme aux élèves, étudiants et apprentis. Notre système éducatif ne peut être réduit aux diktats des marchés financiers et ses aléas.

L’école doit être et rester un pilier fondamental de la société garantissant à chaque enfant, riche ou pauvre, un accès équitable à un enseignement de qualité. Cela passe par le renforcement de moyens alloués à l’éducation nationale.

L’avenir de nos enfants tout comme celui de notre pays ne doivent jamais être sacrifiés au nom de contraintes économiques à court terme. Les longues années de politique libérale laisse un système d’éducation exsangue. Les militants et les élus communistes ne se résignent pas à cette issue, partout où ils sont présents ils revendiquent le retour et le développement de la démocratie dans l’ordre économique et politique.

Patrick LATTUADA

Carte scolaire 2026 : pour le PCF, l’école publique ne doit pas payer l’austérité

La carte scolaire 2026 confirme une orientation préoccupante : face à la baisse du nombre d’élèves, l’État choisit une nouvelle fois de réduire les moyens plutôt que d’améliorer les conditions d’apprentissage. Pour le Parti Communiste Français (PCF), cette logique est inacceptable.

Dans les Ardennes comme ailleurs, les suppressions de classes et les regroupements d’écoles fragilisent directement les territoires, en particulier ruraux. Pourtant, la diminution des effectifs aurait pu permettre de réduire le nombre d’élèves par classe, de mieux accompagner chaque enfant et de renforcer l’école publique. Au lieu de cela, c’est une vision comptable qui domine.

Le PCF dénonce une politique qui aggrave les inégalités territoriales et sociales. Moins de classes, c’est moins de proximité, moins de suivi, et à terme une école à deux vitesses. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les besoins éducatifs restent élevés : inclusion, difficultés sociales, accompagnement individualisé.

Face à ces choix, le PCF défend une autre ambition : utiliser la baisse démographique comme une opportunité pour investir dans l’éducation, recruter des enseignants et garantir des conditions d’apprentissage dignes pour tous les élèves, sur tout le territoire.

L’école publique n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. Elle est un pilier de l’égalité républicaine et doit être défendue comme telle.

Mezhoura NAIT ABDELAZIZ

Agir pour Cuba c’est agir pour l’humanité

Trump et son secrétaire d’État Rubio ont pour objectif politique d’en finir avec le défi du peuple cubain depuis la victoire de la révolution de 1959.

65 ans après l’instauration du blocus illégal contre Cuba, les États-Unis ont échoué à faire plier le peuple cubain et sa volonté de vivre en peuple souverain. Les risques d’une intervention militaire sont là, la Maison Blanche étant en difficulté au Proche-Orient et les élections de mi-mandat se profilant.

Lors de la mission du PCF menée à Cuba, plusieurs entretiens avec différents interlocuteurs dont le parti communiste cubain ont signalé trois éléments importants :

1) le blocus économique, commercial et financier frappe désormais l’alimentation énergétique du pays et les circuits de nourriture. Seulement 40 % des besoins quotidiens en énergie sont couverts. Les malades meurent dans les hôpitaux et la population souffre cruellement.

2) la volonté de résister, de ne pas se laisser dicter ses choix par les États-Unis demeure très forte.

3) l’action de la France est attendue. Notre pays a su dire non aux États-Unis à plusieurs reprises. Il doit agir en faisant honneur à sa tradition révolutionnaire que les Cubains connaissent si bien et dont ils se sont inspirés. Le PCF a porté cette exigence à l’ambassade de France.

La solidarité politique avec Cuba doit être renforcée pour sauver le peuple cubain.

Après avoir participé du 18 au 21 mars au convoi humanitaire global « Nuestra América » organisé par l’Internationale progressiste avec une délégation composée de Vincent Boulet et Charlotte Balavoine (responsable de la campagne de solidarité avec Cuba), les prochaines initiatives qui commenceront par des mobilisations les 10 et 11 avril prochains seront déterminantes.

À Paris, le rassemblement aura lieu le 11 à 14h30 sur le Champ-de-Mars.

Il nous faut continuer et amplifier le combat.

Viva Cuba !

Corine POSTAL