Travailler encore, travailler encore…

Alors que les Français souffrent encore plus avec la hausse du prix du pétrole, l’urgence du gouvernement est de vouloir qu’ils travaillent encore plus pour consommer plus de carburants sans doute !

Travailler le 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et rémunéré. Faut-il le rappeler, ce n’est pas « la fête du travail », c’est la journée internationale des travailleurs. Le 1er mai 1891 à Fourmies, l’armée française tire sur une manifestation pacifique revendiquant la journée de 8 heures : 9 morts dont 2 enfants, 35 blessés. Le comble, c’est que c’est la France qui a impulsé en 1889 une coordination syndicale internationale qui a permis que ce jour soit férié dans 163 pays du monde !

Cette loi est faite pour profiter aux grands groupes, comme s’ils en avaient besoin ! Pour essayer de faire passer la pilule un peu grosse à avaler ce serait sur la base du volontariat, on connaît déjà pour le travail du dimanche ! C’est le patron qui fixe le salaire, les horaires, le contenu du travail et peut licencier.

De plus, pas de débat à l’Assemblée nationale. Le camp gouvernemental, soutenu par la droite et l’extrême droite, a empêché toute discussion en déposant à la dernière minute une motion de rejet de son propre texte ! Résultat, aucun débat et un passage en force assumé. Vive la démocratie parlementaire ! Le but est de faire adopter la loi le plus rapidement possible pour qu’elle soit applicable par un décret le 1er mai prochain ! Là est l’urgence du moment !

Au niveau départemental, le 10 avril, jour où la proposition de loi était présentée à l’Assemblée nationale, des rassemblements ont été organisés par la CGT devant les permanences des 3 députés ardennais, les communistes y ont pris part. Cette loi avait été votée par le Sénat à majorité LR en juillet dernier.

Une pétition est en ligne : « Non au passage en force sur le 1er mai ».

Comme l’a dit le vice-président communiste du sénat, Pierre Ouzoulias, « si les patrons veulent bosser, qu’ils y aillent, rien ne les en empêche ! Mais qu’ils laissent aux travailleurs ce jour qui leur appartient ».

Non au travail du 1er mai, un jour chômé, payé et conquis !

Face à la mobilisation et à la menace de censure de la gauche, le gouvernement a reculé !

Le 1er mai reste donc chômé, rémunéré et conquis !

« Ne parlez pas d’acquis, le patronat ne désarme jamais ».

Rendez-vous en 2027 !…

Corine POSTAL