Actualités

Rassemblement pour l’hôpital à Rethel

A l’occasion de la journée d’action de la CGT Santé et Action Sociale le 9 octobre, le syndicat CGT de l’hôpital de Rethel avait organisé un rassemblement auquel s’était joint d’autres militants de la CGT, dont la secrétaire de l’UD CGT des Ardennes, mais aussi le Comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes. Des habitant.e.s du Rethélois et du Vouzinois et le maire de Bouconville étaient venus manifester leur exigence du maintien et du développement du groupement hospitalier Sud Ardennes.

Le projet d’une direction commune avec le CHU de Reims inquiète : ne s’agit-il pas de dépouiller le GHSA (Groupement Hospitalier Sud Ardennes regroupant les sites de Rethel et Vouziers) au profit du CHU ? Par ailleurs, les récentes déclarations du maire de Vouziers, accusant les élus parlant de menaces sur le SMUR de Vouziers de désinformation agacent : la suppression éventuelle d’un SMUR dans cette zone figure dans la dernière révision du projet régional de santé du Grand Est.

Après le rassemblement la semaine précédente à Vouziers, l’annonce de cette nouvelle mobilisation dans le Sud Ardennes a obligé l’ARS à sortir du bois : elle s’est fendue d’un communiqué le jour même annonçant des crédits d’investissement pour l’hôpital de Rethel. Mais à quoi sert du matériel sans personnel ? Et le communiqué reste très évasif sur la situation du service de soins non programmés et du SMUR de Vouziers. Comme quoi la mobilisation est utile ! Il faut la continuer.

Michèle LEFLON

Déchets ménagers, un enjeu environnemental

La société ARCAVI gère pour VALODEA (syndicat mixte de traitement des déchets Ardennais) le centre d’enfouissement des déchets ménagers situé à Eteignières. Propriétaire du centre d’enfouissement la société VALODEA mène depuis de nombreuses années une démarche de sensibilisation auprès des Ardennais afin de produire moins de tonnages enfouis. Ainsi, depuis 2010 le tonnage est passé de plus de 100 000 tonnes/an à 50 721 pour 2024. Malheureusement l’incendie accidentel de juillet 2022 qui a ravagé la totalité du centre de tri est venu perturber la communication. Il s’agit d’un bâtiment de 3000 m². Les travaux étant presque terminé le centre de tri va pouvoir reprendre son activité Ce sont 30 salariés qui s’étaient retrouvés au chômage technique et qui voient le bout du tunnel.

Afin de répondre à la demande d’enfouissement une enquête publique est actuellement en cours. L’objet de la demande est la création d’une extension du centre de stockage situé à Éteignières. Le traitement du volume est un enjeu déterminant pour sauvegarder l’environnement. A la demande de la Préfecture un avis de consultation du public est mis en place. Celui-ci est valable jusqu’au 28 novembre. Les collectivités qui gèrent la collecte des déchets ménagers non dangereux ont tout à gagner d’engager une communication auprès des habitants. Pour la préservation de l’environnement mais également pour faire des économies budgétaires. On ne saurait trop conseiller aux Ardennais de s’emparer de cette consultation.

Sylvain DALLA ROSA

Un coup tordu contre les Français

La France affronte une crise de régime, précipitée par le refus du pouvoir d’entendre l’exigence exprimée par les Françaises et les Français d’un changement profond de cap politique. Les principaux responsables de cette situation sont le Président de la République, sa coalition présidentielle et les actionnaires des grandes multinationales qui agissent de concert depuis huit ans au service exclusif du capital. Depuis début septembre les Français se mobilisent pour les salaires, les retraites, l’emploi, l’industrie, les services publics. Il faut les entendre ! La reconduction de S. Lecornu comme 1er Ministre est un geste de mépris et une pratique politicienne.

Les bricolages actuels au sommet de l’État sont néfastes au développement. La priorité est d’appeler le Président de la République à nommer enfin un Premier Ministre et un gouvernement de gauche qui mettront le plus rapidement possible à l’ordre du jour du Parlement des mesures d’urgences :

  • 100 euros de plus immédiatement pour les salarié·es et les retraité·es.
  • L’abrogation de la réforme des retraites et une meilleure sécurité sociale.
  • La taxation des hauts revenus et des revenus du capital, des critères sociaux et environnementaux sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises
  • Un fonds d’avances de 100 milliards d’euros pour l’investissement, l’emploi et la formation dans l’industrie et les services publics.

Le Rassemblement national, absent des mobilisations sociales et en opposition à ces mesures de justice, n’est en rien une alternative et approfondirait la crise en aggravant les fractures du pays par son projet xénophobe et raciste. Au regard de la forte mobilisation des forces du capital pour que rien ne change, l’heure est à la mobilisation la plus large des citoyennes et citoyens, des travailleurs et travailleuses, des forces vives du pays pour le progrès et la paix. Avec la motion de censure chacun se retrouve au pied du mur.

Sylvain DALLA-ROSA

2 octobre à Charleville-Mézières

Des militants toujours aussi déterminés

Droits des femmes un long chemin !

C’est le 21 octobre 1945, il y a 80 ans, que le droit des femmes fait un bon qui les années suivantes sera suivi d’autres décisions qui vont dans le sens de l’égalité Hommes/Femmes. Ce 21 octobre les Françaises votent pour la 1ére fois dans une élection politique. Ce scrutin porte sur les élections législatives de l’après guerre. Ce qui est également inédit c’est l’éligibilité de Femmes à l’Assemblée Nationale. Sur les 586 sièges du parlement 33 sont emportés par des Femmes. Encore loin de la parité. Parmi elles la communiste Madeleine Braun qui deviendra vice-présidente de l’Assemblée en 1946.

Dans notre département c’est la communiste Yvonne Dauby qui deviendra la première femme maire. Elle est élue 1ére magistrate de Mohon qui à l’époque était indépendante avant la fusion de 1966. Au sortir de la 2éme guerre mondiale les partis politiques montrent leur volonté d’honorer celles qui se sont engagées dans la Résistance. Ce qui est le cas d’Yvonne qui pendant toute la guerre fut agent de liaison. Née le 1er mai 1917 à Romilly-sur-Seine, décédée le 5 février 2011 à Charleville-Mézières; institutrice, puis professeur de collège ; syndicaliste, dirigeante de la section des Ardennes du SNI (1944-1948) ; militante communiste et résistante FTPF, membre du bureau fédéral des Ardennes du PCF (1945-1948) ; maire de Mohon de 1945 à 1947.

Sylvain DALLA ROSA

Une centaine de personnes à Vouziers pour défendre l’hôpital

Une centaine de personnes se sont réunies le 2 octobre au matin devant l’hôpital de Vouziers pour dire non à la réduction des heures d’ouverture du service de soins non programmés à l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme et du Comité de défense des Hôpitaux de proximité des Ardennes : parmi elles, des syndicalistes, des élus.

N’en déplaise au maire de Vouziers, président du Conseil de Surveillance du GHSA (groupement hospitalier sud Ardenne), la menace sur le SMUR n’est pas une rumeur, mais est inscrite dans la révision de juillet 2025 des objectifs quantifiés de l’offre de soins du Projet Régional de Santé du Grand Est. Il existe actuellement 5 SMUR dans la zone regroupant une grande partie de la Marne et le Sud des Ardennes : il pourrait ne plus y en avoir que 4 en 2028. Vouziers ? Ste Menehould ? Les deux ont besoin de leur SMUR ! Ce serait bien de ne pas faire la politique de l’autruche mais d’affirmer le refus d’une suppression.

Ce jeudi 9 octobre, un nouveau rassemblement est prévu à 10 h place Hourtoule, devant l’hôpital de Rethel dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale initiée par la CGT santé action sociale contre les politiques austéritaires qui mettent à mal notre système de santé. A Rethel un directeur provisoire a été nommé pour mettre en place un plan d’économie, avant l’instauration d’une direction commune avec le CHU de Reims et l’expérience ailleurs en France montre qu’une direction commune n’est jamais favorable à une offre de proximité.

Michèle LEFLON

Invitation

Les 17 et 18 octobre 1961, lors d’une manifestation non-violente contre le couvre-feu qui leur était imposé, des dizaines d’Algériens étaient assassinés à Paris par des fonctionnaires de police aux ordres de leurs supérieurs. Depuis quarante ans, ce crime a été occulté ; pourtant, ces événements, les plus meurtriers sur le sol de France depuis la deuxième guerre mondiale, ressemblent, par certains aspects, aux heures les plus sombres de la collaboration. Pourquoi cette histoire a-t-elle été dissimulée ? Dans quelles conditions, au nom de quelles raisons, des responsables d’un État démocratique ont-ils caché l’ampleur et la gravité de tels événements ?

Au moment où l’Assemblée Nationale reconnaît que la guerre d’Algérie a eu lieu, ce film doit contribuer à faire que les événements du 17 octobre 1961 retrouvent toute leur place dans notre mémoire collective. Il est aujourd’hui possible d’intégrer ces pages refoulées de notre histoire. Nous avons une responsabilité vis-à-vis des victimes de ce massacre et de leurs familles.

Une vie politique loin des préoccupations populaires

À l’écoute de France Info, le lendemain de la démission du Premier Ministre Lecornu -en poste durant 15h ! -, les commentateurs deviennent des critiques médiocres d’une vie politique s’apparentant à un mauvais vaudeville. Pendant que l’un défend tels responsables politiques, l’autre donne voix aux électeurs, tous s’accordant sur les valeurs de la République.

Mais de quelles valeurs parlons-nous à l’heure où la droite dite républicaine est prête à se compromettre complètement avec l’extrême droite dans une union des droites nauséabonde ?

Est-ce que notre vie politique serait devenue une affligeante scène de ménage d’un théâtre de boulevard ? Les premiers ministres qui se succèdent, un état sans budget, les résultats des dernières législatives non respectées par un président hors sol.

Et pendant ce temps à nos portes et au Moyen Orient, la guerre fait rage tuant des civils innocents chaque jour.

Pendant ce temps, les fins de mois difficiles arrivent de plus en plus tôt pour bon nombre de Français.

Alors que les solutions existent : des solutions politiques avec la nomination d’un premier ministre de gauche, des solutions économiques avec la taxation des plus riches d’entre les Français (taxe Zucman), des solutions sociales avec la suppression de la réforme des retraites.

Au lieu de cela, des menaces de dissolution de l’Assemblée ou de démission du Président planent, ce qui laisserait la voie ouverte à la prise de pouvoir par l’extrême droite.

Rappelons-nous de ces mots du grand écrivain Albert Camus, qui naquit en Algérie : « Faites attention, quand une démocratie est malade, le fascisme vient à son chevet, mais ce n’est pas pour prendre de ses nouvelles… »

Irène PERRIN TOININ

Secrétaire de section de Charleville – Mézières

« Vive la Sociale ! Relever les défis d’aujourd’hui et de demain »

Les 80 ans de la Sécurité Sociale ont donné lieu à un évènement exceptionnel au siège du Parti Communiste, lequel est d’ailleurs orné pour un mois à l’image de la Sécurité Sociale. Cela a permis de revenir sur les défis face à la domination et au pouvoir du capital sur la production de richesses et sur sa répartition.

Défi de prolonger ce principe fondamental : « contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins », une avancée énorme, considérable, révolutionnaire, au cœur de la lutte des classes.

Le défi de prolonger le choix par ses fondateurs d’un financement par la cotisation sociale est central. C’est le choix d’un partage des richesses produites pour la solidarité, au détriment des profits. C’est véritablement un choix de société.

Pour nous, communistes, il est capital de remettre le monde du travail au centre de la gestion de la Sécurité Sociale et d’accroître ses ressources à partir de l’emploi pour répondre aux besoins sociaux :

– Appliquer une contribution additionnelle sur les revenus financiers des entreprises. Ceux-ci ne contribuent pas au financement de la dépense sociale.

– Supprimer progressivement les exonérations de cotisations patronales.

– Moduler les taux de cotisations patronales en fonction des politiques d’emploi et de salaire des entreprises.

Développer la Sécurité Sociale, c’est aussi veiller concrètement à l’effectivité des droits qu’elle ouvre ! Le développement des dépassements d’honoraires est un frein considérable à l’accès aux soins. C’est le sens de la pétition lancée par le PCF qui demande également un 100% Sécurité sociale, plus de moyens pour l’hôpital public et la médecine de ville, un conventionnement unique pour les médecins leur permettant de vivre dignement de leur travail. Signez la sur https://www.pcf.fr/petition_securite_sociale

Un festival qui monte en puissance

Le festival mondial des théâtres de marionnettes s’est achevé sur une participation exceptionnelle. Charleville-Mézières n’avait pas connu une telle animation depuis longtemps. Le président de la maison de la culture, La Bohême, responsable du off en salle, parle même d’un très bon cru, soulignant néanmoins qu’il faudra apporter des aménagements pour les prochaines éditions.

Le directeur du festival donne des chiffres éloquents, « 95% de fréquentation pour les spectacles en salle ». La participation globale est elle estimée à 150 000 festivaliers. D’ailleurs si on regardait les plaques d’immatriculation des véhicules on s’apercevait rapidement que de nombreux étrangers avaient fait le déplacement pour la ville chef lieu des Ardennes. C’est une retombée économique non négligeable à laquelle il faut s’attendre vient de déclarer la Chambre de commerce. Les hôtels affichaient complets et les restaurateurs ont fait le plein pendant ces 10 jours.

A la création du festival par J. Félix personne n’aurait prédit un engouement pareil pour une animation culturelle. La décision prise sous le mandat de C. Ledoux de changer la périodicité du festival en passant de tous les 3 ans à 2 ans s’avère payante. Mention spécial à la CGT qui organise son propre festival à la Bourse du Travail depuis 2009 et ce dans la volonté de donner accès à la culture au plus grand nombre avec un succès populaire grandissant.

Sylvain DALLA ROSA