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L’hôpital de Vouziers à nouveau menacé

Le personnel du service de soins non programmés de l’hôpital de Vouziers a lancé l’alerte : les heures d’ouverture pourraient être réduites, avec une fermeture plus tôt le soir, et un accès seulement en matinée les samedis et dimanches, associé à une fermeture de la radiologie. C’est en totale contradiction avec la nécessité affichée par les autorités d’un recours possible à moins de 30 mn. Les habitants de la plupart des villages alentours auront plus de 50 minutes de route pour se rendre dans un service d’urgence, que ce soit Sedan, Charleville-Mézières, Rethel ou Verdun occasionnant une répercussion sur les transports sanitaires, les pompiers avec des difficultés de disponibilités qui en découlent.

Les informations témoignent également de difficultés sur Rethel.

La situation est d’autant plus inquiétante que dans un document communiqué aux membres du Conseil Départemental de la Santé et de l’Autonomie, l’ARS faisait état de la possibilité de passer de 5 à 4 le nombre de SMUR sur la zone d’implantation 2 « Champagne ». La traduction de ce langage technocratique pourrait être la suppression du SMUR de Vouziers. (car le sud du département des Ardennes fait partie de la « Champagne »).

La mobilisation s’est construite très rapidement, avec des associations, des responsables syndicaux et un rassemblement est prévu ce 2 octobre.

Cette atteinte à l’accès aux soins est malheureusement le reflet de ce qui se passe dans la plupart des départements de notre pays, en lien avec les politiques de restrictions budgétaires qui touchent notre système de santé.

La continuité contre la population !

L’été 2024 avait été un record de durée dans l’attente de la nomination d’un Premier ministre. L’automne 2025 va battre le record de durée dans l’attente de la composition d’un gouvernement !

Les mêmes causes produisent les mêmes effets : la recherche par le Président de la République de l’impossible, un gouvernement en dehors de la majorité, certes relative, mais majorité de gauche sortie des élections législatives après la dissolution de l’Assemblée Nationale.

E. Macron et S. Lecornu n’ont qu’un but : défendre le grand patronat avec le soutien implicite du RN, soutien implicite et même explicite, comme en témoigne sur le terrain les allégations d’un jeune, soutien de la liste d’extrême droite pour les prochaines élections municipales à Sedan : « il ne faut pas taxer des gens comme Bernard Arnault : on a besoin de gens comme lui » et associant à ce discours une répugnante xénophobie.

Un sondage Ifop révèle que 86 % des Français sont favorables au projet de taxe Zucman. Il s’agirait de la création d’une taxe de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. Cela révèle à quel point notre pays a soif de réduction des inégalités !

Pour les communistes, il faut arrêter de défendre les privilèges du capital, mettre en cause sa domination sur toute l’économie qui empêche de répondre aux besoins sociaux et de relever les défis du siècle. Le problème du pays n’est ni la dette, ni le prétendu « coût du travail ». C’est le coût du capital, les dividendes et les intérêts payés aux banques, qu’il faut baisser.

Ce sont les mobilisations populaires qui permettront le changement nécessaire et le PCF salue la détermination de l’intersyndicale et appelle à participer à ces mobilisations.

Michèle LEFLON

Mobilisation massive contre le projet de budget

Le mouvement décidé par les syndicats prend de l’ampleur. Ce 18 septembre près de 1 million de manifestants dont 1500 à Charleville-Mézières.

Prochaine mobilisation le 2 octobre après l’entrevue infructueuse entre l’Intersyndicale et le Premier ministre.

La pharmacie en lutte !

Il y a un secteur qui traditionnellement ne fait pas partie des mouvements sociaux c’est la pharmacie. Pourtant l’attractivité des officines décline d’année en année. A tel point que ce 18 septembre un appel à fermer leur pharmacie a été largement suivie. Seules sept, dans les Ardennes, sont restées ouvertes sur réquisition du Préfet, particulièrement en zones rurales (Carignan – Vouziers – Revin – Rethel…..).

Le mécontentement des pharmaciens vient de la réduction constante de leur rentabilité. Aujourd’hui un étudiant après ses études qui voudrait acquérir une pharmacie s’endetterait pour une vingtaine d’année.

A la chute de leur chiffre d’affaires (les Français se soignent moins ?), il faut ajouter un arrêté que F. Bayrou a signé le 4 août dernier (juste avant sa démission) qui plafonne les remises des laboratoires à 30% contre 40% jusque là, privant les pharmacies d’une part de leur revenu. Pourtant les groupes de production de médicaments font déjà des profits exorbitants. Ce texte ministériel ne tient pas compte du rôle joué par les pharmacies sur le plan médical. En zone rurale, là ou l’absence de médecins se fait la plus forte, les pharmaciens peuvent conseiller leurs clients. Il ne s’agit pas d’un conseil médical mais de clarifier l’impact d’un médicament.

Le mouvement a été massivement suivi obligeant l’Agence Régionale de Santé à demander au Préfet des Ardennes à réquisitionner les pharmacies pour urgence médicale.

Sylvain DALLA ROSA

Communiqué de presse – Union de la gauche à Charleville-Mézières : la tête de liste désignée

Les forces de gauche, écologistes et citoyennes de Charleville-Mézières, le Parti Communiste Français, le Parti socialiste, Les Écologistes, Génération·s et le mouvement Unis vers l’Ardenne, se sont réunies le lundi 22 septembre afin de sceller leur volonté d’avancer ensemble.
À l’issue de cette rencontre, elles ont défini la tête de liste ainsi que les huit premier·es candidat·es qui porteront le projet d’une liste d’union de la gauche, écologiste et citoyenne pour les prochaines élections municipales.
À l’unanimité, la tête de liste désignée est Damien Lerouge, qui conduira cette équipe rassemblée et représentative de la diversité des sensibilités de gauche et de la société civile. La deuxième candidate de cette liste est Irène Perrin Toinin.
Les huit premier·es candidat·es de la liste ont également été arrêté·es collectivement à l’unanimité. Elles et ils incarnent à la fois l’expérience militante, l’engagement associatif, ainsi que la diversité sociale et générationnelle de notre ville. Cette équipe incarne une volonté commune : offrir aux Carolomacériennes et Carolomacériens une alternative claire, citoyenne et solidaire.
La France Insoumise a fait le choix de ne pas rejoindre cette gauche pluraliste que nous voulons incarner pour les Carolomacériennes et Carolomacériens.
Les huit premier·es candidat·es de la liste :
Damien Lerouge (tête de liste)
Irène Perrin Toinin
Amar Boudemdam
Baptiste Gautron
Emeline Joigny
Muriel Laval
Anne Papier
Karine Perrin
(Liste par ordre alphabétique après les deux premiers)

Un programme partagé pour Charleville-Mézières
Nous souhaitons proposer un programme partagé pour Charleville-Mézières, qui rompe avec la politique menée par Boris Ravignon, la droite et les macronistes dans notre ville.
Ce programme sera co-élaboré avec les citoyennes et citoyens et les forces locales et portera notamment sur :
• La justice sociale : l’accès aux droits, la tranquillité et la sécurité publiques, le logement digne et l’école publique.
• L’écologie pour toutes et tous : rénovation énergétique, mobilités douces, préservation des espaces naturels, prévention des risques.
• La démocratie locale : budget participatif, transparence.
• La préservation et le développement des services publics.
• Le soutien aux associations et à la culture.
• L’éducation et la petite enfance : qualité de nos écoles, développement des structures de la petite enfance, politique renforcée en faveur des publics fragiles.
• La redynamisation des quartiers : accompagnement sur tous les plans de la politique communale.
• Le bien-vivre ensemble : la santé, le handicap, nos aîné·es, le sport, la culture.
Ce programme sera également élargi aux compétences de la Communauté d’Agglomération Ardenne Métropole.
Comme annoncé, dès la fin du Festival Mondial des Théâtres de la Marionnette, une conférence de presse sera organisée pour la présentation des premier·es candidat·es, ainsi que du premier tract de campagne.

Enfin un pas vers un État palestinien

Lundi 22 septembre, à la tribune des Nations unies à New York, Emmanuel Macron aura franchi le pas historique auquel François Hollande avait renoncé en dépit de ses promesses : reconnaître l’État de Palestine. Cette issue était loin d’être écrite.

Nous saluons cet acte politique marquant qui est un pas vers une paix juste et durable au Proche- Orient. Il aura fallu attendre 35 ans d’alertes répétées de l’ONU sur l’urgence de la situation en Palestine, il aura fallu un génocide en cours à Gaza et que la Palestine soit occupée de centaines de colonies pour que la France franchisse enfin le pas de cette reconnaissance. Cette décision, si elle veut véritablement marquer l’histoire, doit s’accompagner d’un travail diplomatique et politique courageux pour parvenir à une solution crédible et à la mise en place effective de deux États. La colonisation de la Cisjordanie et le génocide à Gaza, menés par l’État israélien d’extrême droite est commis en toute impunité. L’état de droit c’est ce même droit qui a tiré le monde de la barbarie après la Seconde Guerre mondiale, et que le PCF défend chaque jour.

La défense quotidienne des droits et des libertés les plus fondamentales de chaque être humain, c’est ce qui fait l’identité de notre engagement. Lutter contre cette injustice, c’est aussi clamer haut et fort que la violence ne doit pas être la base des relations entre les êtres humains et que la dignité et la liberté des peuples sont le seul avenir durable.

Sylvain DALLA ROSA

Yvette Romain nous a quitté

Figure locale de Givet où elle avait été syndicaliste CGT à Tréfimétaux, conseillère municipale PCF dans l’opposition, Yvette a toujours été une militante de notre parti.

La fédération des Ardennes du PCF présente ses condoléances à sa famille.

Les banques cassent la proximité

Les banques aiment votre argent mais n’aiment pas vous donner la possibilité de vous accueillir dans une agence bancaire. En 2006, selon les chiffres de la Banque centrale européenne (BCE), il existait 39 500 agences bancaires en France. Les derniers chiffres publiés dévoilent une baisse sensible des agences. Les établissements recensés par la BCE sont aujourd’hui de 33 500 en France soit une baisse de 15% ces vingt dernières années. Dans la région Grand Est, parmi la moins bien dotée, il y a actuellement 88 agences dans les Ardennes soit une banque pour 3000 habitants. Parmi les problèmes que pose ce déclin bancaire il y a la suppression des distributeurs de billets, notamment en zone rurale.

Les sénateurs ont adopté une proposition de loi visant à « lutter contre la désertification bancaire ». Celle-ci obligerait les banques à ne pas fermer des agences sans solution de remplacement. Ce texte pose la véritable question, celle de la désertification rurale. Son aspect le plus contestable est qu’il renvoie vers les élus locaux la possibilité de lutter contre les fermetures de banques!!!! Ne croyez plus votre banquier quand il vous dit qu’il fait tout pour être à votre service.

Sylvain DALLA ROSA

Merci aux bénévoles de la fête de l’Humanité

La fête de l’Humanité ne serait pas possible sans tous les bénévoles ! La fédération des Ardennes du PCF tient à remercier toutes celles et ceux qui ont œuvré dans son stand. Cacasse à cul nu, frites, bières … toujours servis avec le sourire malgré une affluence démente ! Les stocks ont été dévalisés à tel point que dimanche on servait des pâtes, achetées à la hâte pour remplacer la cacasse et satisfaire les affamés !

La fête fut belle !!!

90ème édition de la fête de l’Huma : 610 000 visiteurs !

Comme tous les ans, la fête a tenu toutes ses promesses comme dans le stand des Ardennes.

Dans un contexte national et international bouillonnant, avec des incertitudes et des colères populaires, ces trois jours de fête ont rassemblé une foule dense et diverse ne formant qu’un seul peuple engagé pour une République sociale, laïque, démocratique, féministe et écologique.

La lutte pour des droits à conquérir et pour un partage des richesses et du savoir est plus que jamais d’actualité. La fréquentation de la fête en a été le reflet. L’opposition entre le commun, la démocratie au service d’un idéal communiste et l’hégémonie d’un seul homme Emmanuel Macron est plus que jamais évidente. Liberté, égalité, fraternité, justice et paix entre tous les peuples, ces mots ont un sens et ont rassemblé durant les trois jours de la fête.

La fête reste la fête dans un contexte pour le moins morose et anxiogène. La fête, unique et toujours aussi riche. Débats, échanges animés mais respectueux font sa force et sa popularité. La culture et l’émancipation ne sont pas en reste. La création, si malmenée, a toute sa place et, contrairement aux forces réactionnaires et aux puissances de l’argent, un espace de liberté est offert durant ces trois jours où il est interdit d’interdire.

Le 80ème anniversaire de notre Sécu comme les 130 ans de la CGT ont été mis à l’honneur.

La Paix partout dans le monde n’a pas manqué de nourrir de nombreux débats. L’horreur des guerres, l’horreur du génocide à Gaza ont été dénoncés avec force. Reconnaître l’État de Palestine par la France sera un début mais une étape insuffisante.

Le modèle espagnol est une référence dont le président de la République ferait bien de s’inspirer. En effet, le 8 septembre, Pedro Sanchez a annoncé 9 mesures pour contribuer à « mettre fin au génocide à Gaza » notamment l’embargo total sur les ventes d’armes, l’interdiction du passage dans les ports espagnols pour les navires de carburant destinés à Israël, l’interdiction d’importations de produits « provenant des colonies illégales ». Pedro Sanchez a naturellement été accusé par Israël de mener une « campagne antisémite » avec une rhétorique violente et empreinte de haine. L’Espagne prouve que l’on peut agir concrètement si la volonté politique est bien là.

La France elle, reste d’une timidité complice et la défense du peuple palestinien est considérée par certains comme de l’antisémitisme de « gauchistes » irresponsables !

Comme le disait dans un débat le fils de Marwan Barghouti ( prisonnier politique en Israël depuis 23 ans), son père comme tous les Palestiniens seront libres un jour, la seule question est de savoir quand ?

Les communistes ont toujours soutenu le peuple palestinien. Ils continueront à le faire activement en utilisant tous les moyens nécessaires pour parvenir à une paix juste et durable dans un État reconnu.

FREE FREE PALESTINE

Corine POSTAL