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L’Éducation Nationale face à la crise sanitaire

A la suite du succès de la grève du 10 Novembre 2020, il faut poursuivre la dynamique. L’annonce de la grève avait  déjà contraint le ministre à des annonces sur les lycées mais nous sommes encore loin de ce qu’il faudrait pour assurer la sécurité sanitaire de tous : personnels, élèves et familles. En outre aucune  mesure n’a été présentée pour les écoles et collèges.

Dans les lycées, une concession a été certes accordée sous la mobilisation massive des lycéens et enseignants mais pas à la hauteur pour permettre à l’École de faire face longtemps ; il faut pour cela un recrutement conséquent de personnels, demandé depuis un certain nombre d’années par les équipes éducatives. La crise sanitaire a révélé la dégradation des conditions d’enseignement et aggravé les inégalités entre les établissements.

Le ministre de l’Éducation Nationale, JM Blanquer, propose, lorsque c’est possible, la mise en place de cours hybrides : 50 % en présentiel et 50 % en distanciel. D’autres choix sont possibles ; l’organisation syndicale CGT éduc-action, pour sa part, affirme que le présentiel doit rester la priorité avec des mesures sanitaires exigeantes et elle continue de revendiquer des cours en effectifs réduits en recrutant massivement des personnels.

La réforme du lycée et du Baccalauréat, en 2019, imposée par le ministre contre l’avis des professeurs nuit à la sérénité et à la qualité du travail des élèves de Première et de Terminale. De plus cette réforme institutionnalise le désordre, exerce une pression sur les élèves d’une part, d’autre part affecte aussi le travail des professeurs et des personnels : elle exige de leur part une dépense d’énergie disproportionnée. Suite à la mobilisation depuis la rentée du 2 Novembre 2020, le ministre a fait l’annonce de la suppression des E3C, épreuves communes en histoire, langues étrangères et enseignements scientifiques, qu’il remplace par des contrôles continus dans les différentes disciplines concernées : ce qui accentue un peu plus le caractère local de ce baccalauréat. Certaines organisations syndicales réclament non seulement  la réduction des effectifs à 24 par classe pour des raisons pédagogiques mais aussi sanitaires, le retour à un BAC final en contrôle final et la suppression de la sélection à l’entrée de l’université, notamment Parcoursup. De plus, des classes à effectifs réduits sont également nécessaires en écoles maternelles, primaires et en collèges pour la réussite de tous nos enfants. L’État doit garantir les conditions sanitaires de travail sur l’ensemble des écoles sans exception ; le masque doit être à sa charge.

Toutes les réformes proposées et mises en place font toujours de l’École une machine de tri social. 

Mezhoura NAIT ABDELAZIZ

Pour nous, c’est l’Humain d’abord !

Lundi soir, 450 exilés ont occupé la place de la République pour dénoncer leurs conditions d’accueil qui sont indignes. Indignes de la France, indignes du pays qui a vu naître les fondateurs de notre République, indignes du pays des droits de l’Homme. Cette opération devait servir à alerter l’État et la Ville de Paris. Ceux et celles qui y ont participé ont payé cher le fait de vouloir être vus et entendus. C’est à l’appel de migrants issus des communautés afghanes, soutenus par des associations de solidarité, qu’environ 450 personnes exilées et à la rue ont installé leur tente, place de la République, à Paris. Parmi elles, des réfugiés et des demandeurs d’asile que l’État est normalement tenu de protéger. En réponse, un vaste dispositif de « maintien de l’ordre » se met rapidement en place. Les gendarmes mobiles et la police nationale s’empressent de saisir le matériel nécessaire au campement de fortune. Même occupées, les tentes sont arrachées à leur propriétaire, déchirées, piétinées, retournées et jetées dans un camion de la préfecture.  Eddie Jacquemart, Président de la CNL ne manquera pas de s’exprimer, immédiatement il a exprimé son soutien indéfectible aux hommes et aux femmes qui se sont rassemblées, il a condamné cette opération en la qualifiant d’inhumaine. La liberté des hommes et des femmes est gravement attaquée.

Nous condamnons les violences subies par les migrants, les militants associatifs et les journalistes, et nous demandons à l’État de trouver dès aujourd’hui des solutions d’hébergement pour tous les migrants à la rue.

Comme l’a dit Fabien Roussel, pour eux c’est la matraque d’abord, pour nous c’est l’Humain d’abord. !

Projet de loi 3 D ou l’inégalité organisée

Le gouvernement a annoncé pour 2021 une réforme 3D (décentralisation, déconcentration, différenciation). C’est une nouvelle étape dans l’adaptation de l’organisation de notre pays aux besoins du capital et de la grande bourgeoisie sous la directive de l’Union Européenne, après la fusion des régions, décidée par F. Hollande qui a un peu plus éloigné les lieux de décision des citoyens. La « différenciation » permettra aux collectivités qui en ont les moyens financiers et humains d’expérimenter de nouvelles compétences et de les pérenniser sur simple délibération. La déconcentration va favoriser le démantèlement des services de l’État et la décentralisation parachever l’autonomisation des collectivités territoriales. Dans un contexte de concurrence exacerbée, il en résultera un espace national fragmenté en territoires aux multiples statuts, dont les plus riches actionneront les leviers pour attirer les investisseurs, les autres étant voués au devenir des « territoires périphériques ». C’est un pas de plus en direction de l’Europe des régions, standard d’organisation promu par les classes dirigeantes européennes. 

Notre région est pionnière en la matière avec la naissance au 1er janvier prochain de la collectivité européenne d’Alsace par la fusion des départements du Bas et du Haut Rhin, dotée des compétences des départements mais aussi d’autres avec à la clé le développement d’inégalités de traitement des territoires de la région. Les Ardennes n’avaient pas besoin de cela !

Ce ne sont pas des collectivités compétitives au service du seul capital qui sont nécessaires, mais une organisation territoriale facilitant la solidarité et la démocratie dans un pays respectant l’égalité républicaine.

Michèle LEFLON 

Daniel Jadue, un président communiste pour le Chili ?

Au fil des mois, dans les sondages pour la présidentielle, Daniel Jadue, le très populaire maire communiste de Recoleta, est passé progressivement de 6 à 24% des voix. Ces chiffres dépassent largement l’influence traditionnelle du PC du Chili qui se situe à environ 5% des voix. Ses meilleurs scores, le PC les a obtenus dans les années 70, durant l’Unité Populaire. Il recueillait 16% des voix. Les données très favorables à Daniel Jadue traduisent pour une part l’augmentation de l’influence du PC à partir de l’explosion sociale du 18 octobre dernier.

Elle reflète aussi l’aura personnelle dont bénéficie Daniel Jadue comme maire de Recoleta, une des communes de Santiago. Dans sa commune, il a été à l’initiative de très nombreuses expérimentations sociales. En particulier, Daniel Jadue a créé à Recoleta la première pharmacie municipale populaire qui pratique des prix de médicaments entre 30 et 50% inférieurs à ceux de la concurrence du privé. C’est un homme ouvert, il aide même des municipalités de droite qui souhaitent monter des pharmacies populaires. Il a aussi lancé un plan de production électrique par panneaux solaires pour que sa commune soit autonome en matière d’énergie et ne dépende plus de l’offre privée.

Esteban EVRARD

Les VNF se défaussent sur les collectivités

Aujourd’hui les « Voies Navigables de France », confrontées au démantèlement du service public, ne sont plus en mesure d’assurer seules l’entretien des cours d’eau et des canaux. C’est dans ce cadre qu’en 2019, VNF avaient annoncé leur intention de fermer à la navigation le canal des Ardennes. Cet axe fluvial, d’une longueur de 88 kilomètres, est pourtant vital pour la navigation notamment touristique et le transport de marchandises. Une quantité non négligeable de céréales (orge, malt, luzerne…) est acheminée par ce canal. Quand on sait qu’une péniche équivaut à 10 à 12 camions de 25T on constate tout l’intérêt environnemental et financier de maintenir le transport fluvial. La mobilisation des salariés et des élus locaux permet aujourd’hui d’entrevoir un avenir pour ce canal. Ainsi, la rénovation de l’écluse de la Neuville-Day semble actée et devrait réouvrir pour le printemps 2021.

VNF indiquent en effet que dans le cadre du plan de relance, 43 millions seraient dévolus au Grand Est pour le secteur fluvial. Cependant, même si l’effort financier est là cela ne suffira pas à financer la totalité du programme. C’est pourquoi, comme c’est devenu une habitude, le service public demande aux collectivités de mettre la main à la poche. Le directeur territorial Nord-Est des VNF est clair sur le sujet, le financement ne pourra se faire que sur la base de projets portés par les collectivités.

La casse du service public des VNF augure mal de l’avenir du fluvial pour les années à venir.  Les voies vertes sont un exemple de financement porté par les collectivités. Celles-ci ne sont absolument plus financées par VNF. Un accord a été signé afin de déléguer l’entretien des voies vertes au Conseil Départemental. Seules les berges restent à la charge de VNF. Parmi les abandons de la part des VNF on trouve le projet de modernisation des derniers barrages manuels sur l’Aisne, afin de les automatiser et ainsi supprimer quelques postes d’agents. Pourtant, la situation de crise actuelle montre tout l’intérêt d’un service public fort. Les élus communistes sont aux cotés des salariés pour défendre leur emploi et leur structure.

Sylvain DALLA-ROSA

Quand le confinement creuse les inégalités

Le confinement a mis en relief les inégalités déjà existantes en matière de qualité de vie. En Région Grand Est où plus d’un tiers des habitants vivent en appartement, on dénombre 252000 personnes soit 4.7% de la population vivant en logement sur occupé, dont une majorité de familles monoparentales. En période de confinement, la qualité du logement est déterminante pour la qualité de vie, vivre en logement sur occupé, sans accès à l’extérieur peut nuire fortement aux personnes concernées.

Dans le Grand Est, 16% des habitants vivent seuls, pour ceux n’ayant pu rejoindre leur famille, la situation de confinement s’est révélée encore plus difficile que pour les autres, limitant les contacts sociaux avec des conséquences néfastes sur le moral et la santé. Or 23% des personnes vivant seules ont au moins 75 ans, 8/10 sont des femmes, souvent non pourvues de véhicules, elles voient ainsi leur accès aux soins ou aux achats se complexifier.

Les personnes porteuses de handicap sont aussi plus vulnérables face au confinement et à la dégradation des conditions de vie qui en découlent. En région Grand Est, où 136000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, la précarité accentue encore les difficultés dues au confinement.

Les résidents des EHPAD, privés de visite, souffrent d’un grand sentiment d’isolement ; 1.6% de la population régionale vit en institution, dont beaucoup de personnes dépendantes et de femmes.

Il ressort de ces données de l’INSEE que le confinement a causé des dégâts importants en termes de qualité de vie pour les plus fragiles, et que la solidarité est plus que jamais vitale en ces temps d’épidémie.

La sécurité, droit fondamental et condition de l’exercice des libertés individuelles et collectives.  Mais quelle sécurité ?

Covid, terrorisme sont deux occasions rêvées pour le gouvernement, outil de transmission de la grande bourgeoisie et du capital financier, pour faire passer en douce, en les distillant progressivement, les moyens d’éteindre définitivement les possibilités de luttes. La bataille idéologique est rude : pensons à l’acceptation tacite du relatif confinement actuel, assez inefficace d’un point de vue sanitaire, laissant les travailleurs se faire exploiter, tout en interdisant la culture, les loisirs et plus généralement l’exercice des libertés individuelles.

Tous les moyens sont bons pour le gouvernement : c’est à travers une proposition de loi du groupe LREM, qu’il fait passer la politique de « Sécurité globale » en débat à l’Assemblée Nationale à partir de ce mardi 17 novembre. Cela lui évite ainsi  enquêtes d’impact et avis du Conseil d’État. C’est un fourre-tout dans lequel on retrouve pêle-mêle des restrictions pour la presse, un élargissement des missions des polices municipales et des entreprises privées de sécurité, réduisant ainsi le rôle de l’État, posant une première pierre dans le jardin de la privatisation de la police, l’autorisation pour l’État d’utiliser des drones avec caméras pour surveiller l’espace public. Même l’ONU s’inquiète de cette loi !

Tous les moyens sont bons : le gouvernement Castex a aussi accepté un amendement à la loi de programmation sur la recherche transformant en délit, puni de 3 ans de prison, le fait de troubler la tranquillité de l’établissement ce qui permet d’interdire toute protestation collective dans les universités.

La sécurité globale jupitérienne est bien parcellaire, passant à côté de l’essentiel : une ambition nouvelle, avec les moyens de sa réalisation, pour une politique publique de sécurité et de tranquillité publique pour toutes et tous. Cette politique est indissociable du renforcement des services publics, de mesures fortes d’égalité sociale et d’une véritable politique de prévention, avec l’ensemble des partenaires. N’oublions pas que ce sont les territoires les plus en difficulté et les populations les plus fragiles qui sont les plus exposés à l’insécurité et à la délinquance du quotidien.

Violences contre les lycéennes et lycéens mobilisé.e.s

Depuis la rentrée chaotique de la semaine dernière causée par l’incapacité du pouvoir en place de mettre sur pied un protocole sanitaire rigoureux, efficace et réalisable dans les lycées, les mobilisations s’enchaînent. Les lycéennes et les lycéens veulent étudier dans de bonnes conditions, et sans courir le danger sanitaire que représente la COVID 19. Il en est de même pour les professeurs qui se mobilisent également, qui font grève et font acte de résistance lors d’AG pour exiger la sécurité de toutes et tous. La jeunesse communiste est à l’avant garde de la mobilisation lycéenne depuis 2 semaines maintenant. En tant que première organisation de jeunesse, nous appelons à bloquer chaque lycée du pays tant que nos revendications n’auront pas été prises en compte ! Nous exigeons le dédoublement des classes, la gratuité des masques et du gel, l’allongement des temps de recréation et de cantine pour assurer la distanciation physique ainsi que la gratuité totale des outils informatiques pour suivre des cours à distance. La journée de mobilisation du mardi 10 novembre a encore une fois été marquée par un usage de la violence sur des lycéennes et lycéens mobilisés.

Tout au long de la journée, et dans tout le pays, les forces de l’ordre ont fait usage de leurs matraques et de gaz lacrymogènes face à des jeunes dont le seul tort a été d’exprimer leur volonté d’étudier sans mettre leur santé en danger. Pour cela, certaines et certains ont même été placés en garde à vue. Parmi elles et eux se trouvaient nombre de jeunes communistes. Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron fait glisser notre pays vers la pente dangereuse de l’autoritarisme et de la répression. Jamais nous ne devons nous habituer à ces scènes indignes d’un état de droit !
Esteban EVRARD

11 novembre 2020, discours MJCF08.

Aujourd’hui, mercredi 11 novembre 2020 nous ne pouvons pas nous rendre aux commémorations. Pour autant, nous tenons à rappeler notre indéfectible combat pour la paix, pour la souveraineté des peuples et pour la mémoire. Nous rappelons également que nous exigeons la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple !
Ci-dessous se trouve le discours écrit par Maxime Grulet, responsable à l’organisation de la fédération des Ardennes du MJCF. Discours que la fédération ne pourra malheureusement pas prononcer aujourd’hui.

11 novembre 2020 – « Si les morts étaient des chiffres » – MJCF 08

Si les hommes morts étaient des chiffres, comme il serait simple de les énumérer. Il y aurait d’abord le fusillé numéro 1. Puis le fusillé numéro 2. Et il y aurait le fusillé numéro 3. On totaliserait 639 fusillés. Mais comme il est rapide et facile de dire un nombre, mes amis, mes camarades ! Il y aurait 639 fusillés pour l’exemple, morts non pas pour avoir refusé de se battre pour la France, mais pour avoir refusé de mourir au nom du chiffre. Car c’est bien de cela dont nous parlons. Car les hommes morts vivaient de rires, de muscles et de sang, comme vous vivez de rires, de muscles et de sang. Ecoutons, amis et camarades, et ayons, rien qu’un instant, l’humilité de ceux qui les rejoindront. Ils sont les soldats de Craonne qui se battent depuis déjà deux semaines pour monter les trois terrasses qui les séparent du Plateau de Californie où sont juchées les positions allemandes. Trois terrasses et cent mètres. Déjà quinze fois, vingt fois qu’ils montent à l’assaut. Oui ! Ils montent. Ils montent car « cette fois, c’est la bonne », on leur a promis. Et quand ils montent, ce sont les copains qui tombent. Sur 1000 soldats qui s’élancent, 100 atteignent la première terrasse, 10 parviennent à la deuxième et personne, non personne, n’atteint jamais la dernière terrasse. Oui ! Ils montent pourtant. Vingt fois, trente fois puisque « la prochaine sera la bonne ». Mais un jour, ils ne peuvent plus. Ils ne veulent plus. Ils ne montent plus. Ils ne fuient pas, non. Simplement, ils ne montent plus. Les soldats de Craonne veulent bien tenir les positions mais ils refusent de mourir une trente-et-unième fois. Pas pour rien. Alors les copains se mettent à chanter. Alors on crie « A bas la guerre ! » et « Vive la révolution ! », et puis, parce qu’il le faut bien, on se rend. Sur quelques centaines, on en prend arbitrairement douze pour les juger en conseil de guerre. Sur ces douze, on en sélectionne quatre. Et ces quatre-là vont au poteau se faire fusiller par des copains contraints. Mais la mémoire joue parfois des tours…
C’était Bastien ou bien Gaston ? Ils devaient pourtant avoir des noms… Bof, quelle importance au fond ! Certains nous répliqueront qu’en temps de guerre, l’ordre et la discipline passe avant un prénom, et que la défense de la nation recommande des sacrifices nécessaires au bonheur du troupeau. Nous répondrons que la nation est ce que vous appelez troupeau, et ce que nous appelons peuple. Nous répondrons que lorsque dirigeants politiques et hauts gradés prennent la décision absurde d’envoyer mille et milles hommes prendre des collines imprenables, chaque entaille dans les corps des soldats déchire celui de Marianne. Car la défense de la nation n’est jamais un principe abstrait, elle prend chair dans des politiques et dans les idées qui les soutiennent. Le mépris pour la vie des hommes dont on fait preuve les dirigeants politiques et militaires de la Grande Guerre n’était pas une fatalité due à la menace allemande. Il fut théorisé en France avant 1914, par le général Lucien Cardot : « L’homme qui veut faire la guerre doit faire le sacrifice de sa peau, et tant que ce sacrifice n’est pas accompli sur sa personne, tant que sa propre peau est intacte, il ne peut pas s’en aller » écrivait-il. Mais nous l’avons dit. Vous n’étiez pas des chiffres, pas plus des pourcentages. Vous étiez des hommes. Vous étiez des patriotes. Vous viviez de rires, de muscles et de chants. Et nous le raconterons, nous. Nous qui, sans hâte, vous rejoindrons.

Sécurité Sociale : les deux facettes des tromperies de la droite

Les trois députés de droite des Ardennes se sont exprimés différemment lors du vote en première lecture du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale.

Rappelons que ce projet de loi ne donne pas de moyens suffisants aux hôpitaux pour répondre à la crise sanitaire et prépare le démantèlement de la Sécurité Sociale en créant une cinquième branche pour la perte d’autonomie, avec en ligne de mire le démantèlement de la Sécurité Sociale.

Cerise sur le gâteau, un forfait pour les urgences est créé, pour faire payer les usagers, comme s’ils choisissaient d’aller aux urgences.

Jean-Luc Warsmann, député du Sedanais, doit oublier à Paris les réalités locales : il s’est fait voir dans des mobilisations pour la défense de l’hôpital de Sedan, mais comme l’année dernière, il vote une loi qui l’étrangle financièrement.

Les deux autres députés ardennais ont voté contre ce projet. A part des raisons politiciennes, on a du mal à comprendre les raisons de ce vote, sauf l’aggravation de la dette de la Sécurité Sociale. Mais les députés Les Républicains se gardent bien de toutes propositions pour améliorer les recettes de la Sécurité Sociale, comme faire cotiser les revenus financiers.