Dans un document intitulé: « Face à la crise COVID : plan de relance des mobilités en Grand Est », la position de la majorité est claire. Il annonce des transferts de ligne SNCF à la région par le biais de la loi LOM. Les Ardennais ont déjà financé la ligne Givet, les dessertes TGV avec leurs impôts. Ce patrimoine nous appartient à part entière. Ce transfert est du pur racket.
La LOM permet désormais le transfert des petites lignes aux Régions, selon les modalités précisées dans le récent décret n°2020-1820 du 29 décembre 2020.
La Région Grand Est est la première à avoir saisi cette opportunité et avoir signé, le 20 février dernier, un protocole d’accord avec l’Etat sur ce sujet. Ce transfert concernera, à partir de 2023, les 15 lignes ou sections de lignes fortement menacées de fermeture à court ou moyen terme suivantes :
o Charleville-Mézières – Givet
o Reims – Fismes – (La Ferté Million)
o Conflans-Jarny – Verdun
Liste non exhaustive des soit disantes petites lignes.
Au projet de création d’une régie ou de mise en concurrence sur Givet, la SNCF dans un premier temps aide la région en proposant une offre permettant de la productivité et non de l’attractivité.
A cela vient s’ajouter que chaque année, déclare la région « nous percevions de l’ordre de 7M€ de recettes liées à des commissions d’achats de billets TGV aux guichets TER ». « Cette somme sera probablement beaucoup plus faible à partir de 2021 » (sic), puisque le nombre de guichets diminue et que chaque année la desserte ardennaise est sur la sellette.
André GIRAUX
La loi LOM en quelques mots
La loi Macron du 6 août 2015 prévoyait déjà l’ouverture des données des structures publiques de transport, mais n’avait pas été suivie d’effets. La loi d’orientation des mobilités (LOM) confirme cet objectif et poursuit sa mise en œuvre.
La loi LOM permet aux collectivités d’expérimenter des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle dans les territoires, avec par exemple le déploiement de nouveaux services de mobilité et de l’intermodalité, et la mise en œuvre d’un plan vélo inscrit dans la loi, visant à tripler la part modale du vélo d’ici à 2024. Un forfait mobilité durable pouvant s’élever à 400 euros par an est également prévu en remplacement de l’indemnité kilométrique vélo pour les salariés se rendant au travail à vélo ou en covoiturage.
Concernant le ferroviaire :
afin de préparer la mise en concurrence des TER, les audits des « petites lignes » de train, vont donner aux régions la possibilité d’être gestionnaire de plusieurs lignes. Dans notre région la majorité a acté ces fait le 9 avril 2020, par la délibération n°20CP-1028.
Elle permettra à la région de reprendre 15 lignes ou sections de lignes qui seraient d’après elle fortement menacées de fermeture à plus ou moins long termes. Ces lignes seront ainsi transférées en gestion à la Région à partir de 2023.
Ce que l’on peut conclure c’est que cette loi permet d’ouvrir le capital du ferroviaire en bourse d’ici peu. L’exécutif a donc choisi de vendre le service public SNCF.

Le jeudi 18 février les professionnels du feu appelaient à la grève, jour du CA du SDIS. Le piquet de grève était installé devant le Service d’Incendie et de Secours des Ardennes route de Warnécourt.
Alors qu’Israël est en tête pour le pourcentage de sa population vaccinée, aucun résident de l’enclave de Gaza n’a eu accès à la vaccination.
Pour le fric, sans doute ! Pour les Européens, c’est différent ! Pour permettre aux habitants de la Pointe d’accéder à un établissement d’hospitalisation dans la proximité après les fermetures des cliniques de Revin et de Givet, un accord transfrontalier autorise l’accès aux hôpitaux belges et assure la prise en charge par la Sécurité Sociale.
Le «
Le fond d’investissement luxembourgeois Starship Investments a choisi d’installer son usine de cycle à Revin. Voilà la bonne nouvelle qui sonne la fin de l’hécatombe industrielle nous dit-on. On déballe le tapis rouge, chacun s’auto félicite ; qui de la Mairie, qui de la communauté de commune, qui de la région n’y va pas de sa déclaration de presse, de son interview d’autopromotion… Mais grâce à qui l’investissement se fait, grâce à ceux qui vont payer les presque 800 000 euros d’aides publiques diverses et variées (selon la rumeur). Grâce à chaque citoyenne et citoyen qui participent à coup d’impôt et de TVA au remplissage des caisses publiques. Et en échange de quoi ? De rien, pas une action, pas de dividende, non le citoyen est le seul investisseur qui ne demande rien en échange. Nous aurons du travail nous dit-on. Le citoyen devrait-il payer pour travailler alors que c’est le travail du citoyen qui fait le bénéfice du capitaliste ? Si Mercier s’installe à Revin, c’est qu’il n’a pas trouvé mieux ailleurs, un mieux financier bien sûr.
Le journal Le Monde, en partenariat avec d’autres médias internationaux, a réalisé une enquête « Openlux » confirmant que l’évasion fiscale est pratiquée de manière systématique par les ultra-riches et les entreprises multinationales vers le Luxembourg. 37 des 50 familles françaises les plus fortunées ont un compte offshore au Luxembourg et 15 000 Français figurent sur la liste des propriétaires de sociétés luxembourgeoises. Selon les calculs du journal ce sont 100 milliards d’euros d’actifs dans des sociétés luxembourgeoises qui sont possédés par des ressortissants français équivalent à 4 % du PIB français !
A l’usine de la foulerie de Carignan, 116 ouvriers fabriquent des bagues de roulement brut. La plupart des salariés y gagnent un peu plus que le SMIC. Récemment, plusieurs jeunes travailleurs ont d’ailleurs été embauchés pour un salaire de 1380 euros par mois, un niveau de rémunération faible compte tenu du fait qu’ils sont astreints à travailler de nuit une fois par mois.
Pour l’emploi, pour les salaires : ce sont toutes les professions qui sont dans la lutte, comme l’ont montré les différentes interventions qui ont rythmé cette manifestation interprofessionnelle, partie d’EDF : la volonté de privatiser le secteur de l’énergie ne passe pas et concerne tout le monde ! Cette grande manifestation unissait tous les corps de métiers de tous les secteurs.