Depuis le 28 septembre les lycéen.e affichent leur mécontentement et expriment leurs revendications pour pouvoir étudier dans des conditions plus dignes que celles qu’ils vivent.
La politique restrictive imposée depuis bientôt dix ans par les différents gouvernements mis en place par le Président E. Macron arrive en cette année 2026 à un point de non-retour. Le budget du ministère de l’Éducation nationale qui devrait être un des budgets prioritaires d’une démocratie prônant l’égalité et le bien-être de ses citoyens est relégué au rang des budgets non essentiels.
Cette politique ultra libérale et très restrictive ne répondant plus aux besoins matériels et humains a provoqué un sentiment d’injustice à celles et ceux qui représentent l’avenir de notre Pays. Cette prise de conscience a amené la jeunesse lycéenne mais aussi étudiante à descendre dans la rue pour exprimer son désarroi et exposer, arguments à l’appui, ses revendications.
L’opinion publique en grande majorité a reconnu légitime cette contestation et a approuvé les revendications exprimées.
Dans une démocratie digne de ce nom, la contestation est un moyen légitime d’exprimer son désaccord. Soutenir ce mouvement de la jeunesse, c’est lui reconnaître le droit à la parole et la participation aux décisions qui concernent son avenir et son éducation.
Dès le départ de ce mouvement revendicatif, la réponse policière a fait preuve de réactions disproportionnées marquées par une brutalité aveugle avec l’usage d’armes mutilantes (Lanceurs de balles de Défense, grenades de désencerclement…) provoquant de graves blessures chez les manifestants.
Ces méthodes remarquées et condamnées par les organisations de jeunesse, les syndicats d’enseignants, faisant corps aux côtés de leurs élèves, sont allées jusqu’au secrétariat de l’ONU qui s’est dit inquiète de la forme que prenait la répression de ce mouvement.
La réponse apportée par ce gouvernement avait été téléguidée par le Ministre de l’intérieur, lui-même, qui annonçait le 2 octobre sur TF1 : « qu’aucune consigne de retenue » n’avait été donnée aux forces de l’ordre. Cette réaction illustre bien que ce gouvernement et la droite toute entière incapables, ou plutôt, refusant de répondre aux revendications, se placent sous le couvert de l’ordre et de la sécurité.
Réaction qui sert surtout les médias serviles d’occulter l’aspect politique et revendicatif pour ne parler que de la violence et de feux de poubelles !
Alors que la jeunesse attend des actes : arrêt de Parcoursup, places supplémentaires à l’université, rythmes scolaires, rénovation du bâti…
Hormis la pseudo promesse d’un renfort de 3 000 enseignants, le Premier ministre S. Lecornu n’a rien annoncé de concret, adoptant la méthode des gouvernements Macron : user de la stratégie du pourrissement.
Conscient de ce danger de dépolitisation, Le PCF via son mouvement de la jeunesse communiste, MJCF, a lancé dans tous les lycées les cahiers de doléances.
Patrick LATTUADA
